La révolution numérique - Congrès PCF

Défendre la neutralité du web
Contributeurs :

Le 14 décembre, le gouvernement étasunien vote l'abrogation de la neutralité du web. Ainsi, au delà même des GAFAM, il y a une vraie volonté des pouvoirs publiques étasuniens (mais pas que) de verrouiller le web, d’en finir avec la neutralité du web. Cette neutralité, il me semble important de la défendre à tout prix puisqu’elle contribue à la libre expression de la pensée et au droit à l’information notamment. Elle implique également des principes et valeurs qui touchent au commun et au partage, qui sont des mots qui feront écho au sein du Parti je pense. Il y a donc là un enjeu capital pour le Parti Communiste. Mon avis est que nous devrions porter la revendication de faire entrer la neutralité du web dans la Constitution Française de façon à la protéger durablement des appétits capitalistes qui souhaitent en voir la fin.

Les commentaires

  • a commenté 2018-01-08 11:42:12 +0100
    Il faut sur ce sujet faire la part des choses et ne pas confondre un concept forgé dans le pays très peu communiste que sont les USA, et le service public type PTT forgé en France au titre du droit aux communications (y compris la réception de la presse nationale et politique dans le moindre village) et à la confidentialité de ces communications.

    La difficulté ici est de mesurer que le réseau des réseau est un support à communication et tout autant un moyen de travail qui participe du déploiement d’un capitalisme cybernétique, qui est l’Immense enjeu et défi stratégique que les communistes ont besoin de mieux appréhender …

    A défaut, sachons remarquer qu’un Google s’est affiché au coté de Obama pour faire voter la précédente loi américaine sur cette neutralité. Il y a ici sans doute quelques possibles contradictions à agir au coté d’un Google que l’on ne cesse de qualifier d’entreprise prédatrice… Ca devrait éveiller quelque peunnotre sens critique!

    Si on regarde dans les angles qui restent trop souvent dans l’ombre, la neutralité du net est avant tout:
    - Un dispositif libéral anti-trust établis, anti services publics,
    - mais libre moyen à fabriquer des Gafa,
    - s’appuyant sur un « couteux moyen de travail » à collecter librement les données pour nourrir des machines numériques intelligentes,
    - couteux moyen de travail qui tout autant permet de déployer le(s) marché(s) parfait(s), libre(s) et concurrentiel(s), omniscient(s), et omnipotent(s) dont n’osait rêver Adam Smith…

    Ce qui est d’actualité, c’est la construction d’un modèle internet et des infrastructures nécessaires, en phase avec notre tradition éclairée des services publics et le développement d’une économie “cybernétique” de rupture avec la logique libérale. Pas la soumission, ni le soutien servile à une domination idéologique quelconque type Neutralité du Net ou autre…
  • a pris position important 2018-01-08 11:42:12 +0100
  • a commenté 2017-12-23 09:49:53 +0100
    BONJOUR

    Je suis d’accord que se soit inscrit dans notre constitution afin de ne pas en laisser la gestion par de multi national qui ne pensera qu’aux profits
  • a pris position favorable 2017-12-23 09:49:53 +0100
  • a commenté 2017-12-21 15:33:33 +0100
    Bonjour,

    La Neutralité du Net est un vaste sujet sur lequel nous devrions chercher à ne pas être intégriste, au risque de commettre des erreurs qui coûtent cher à tou-te-s!

    Tout le monde doit pouvoir accéder au net, aux outils et applications sans aucune discrimination, tant de façon physique que de façon pratique: mais un bit de communication ou de stockage n’est pas une immatérialité et a donc un coût. Il ne me choque donc pas que l’on paie à l’usage comme pour la consommation d’eau, de gaz ou d’électricité. Il faut donc définir un plancher mis à la disposition de tou-te-s.

    De la même façon, parce que les ressources sont limitées dans les réseaux et dans les centres d’archivages et d’hébergement, il ne me gêne pas qu’une priorité soit donnée aux entreprises et aux administrations, ce qui a encore plus de sens pour les organismes d’urgence et de secours.

    Et il faut revoir la répartition des revenus entre les gestionnaires de contenus ou OTT (Over the TOP) dont les GAFAM sont les plus connus et les opérateurs de télécommunications: ces derniers sont obligés de faire évoluer leurs réseaux pour satisfaire les usages auprès des OTT des utilisateurs finaux qui sont leurs abonnés alors que les OTT ramassent les mannes de ces usages et que les abonnés se retrouvent insatisfaits.

    L’erreur commise initialement avec le haut débit fixe de n’avoir pas limité la capacité transmise dans le forfait des abonnés est la source de cette écart important entre les OTT et les FAI (Fournisseurs d’Accès Internet) qui ont corrigé le tir d’une certaine façon avec les forfaits mobiles où une capacité max est définie. Ce dont ont profité donc les OTT qui plus est parviennent à esquiver la fiscalité des Etats, ce qu’un opérateur de Télécommunications peut beaucoup moins.

    Cette situation a été fatale industriellement à de nombreux équipementiers occidentaux dont dans notre pays Alcatel maintenant disparu, au profit des groupes chinois comme Huawei et ZTE, qui ont aussi bénéficié de la dérégulation et de la dérèglementation ouvrant les portes à des opérations financières qui se poursuivent aujopurd’hui comme ALTICE en France.

    Mon propos est donc que nous devons nous plonger dans ces questions autour du Net et du numérique de façon réfléchie et raisonnée, en essayant d’envisager tous les scénarios et les risques résultant de choix, comme cela devrait d’ailleurs se faire dans tous les sujets à traiter.
  • a pris position important 2017-12-21 15:33:33 +0100
  • a publié dans La révolution numérique 2017-12-21 10:53:31 +0100