La révolution numérique - Congrès PCF

Numérique ou robotique ,
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Il faudrait parler de la révolution robotique qui fera disparaitre de nombreux emplois. Face à ces grandes menaces et à la grande souffrance que connaissent beaucoup dans le monde du travail ou du non travail le parti doit s'inscrire avec d'autres forces dans la mise en place d'un revenu universel. Ce sera une réponse concrète à cette question lancinante de la souffrance sociale. Cette possible disparition partielle du mode du salariat ne doit pas inquiéter si le parti s'inscrit dans cette protection de la population par ce revenu. Le marxisme prône la disparition du salariat. Le revenu universel peut être utilisé comme avancée sociale dans la lutte des classes et la marche vers le communisme.

Les commentaires

  • a commenté 2017-12-22 15:45:28 +0100
    Je connais cette idée défavorable au revenu universel qui voudrait le comparer à des mesures du passé. Il convient de rappeler que nous sommes en crise depuis des décennies alors que la productivité est en croissance. Le peuple doit pouvoir commencer à jouir des fruits de la productivité. Cela n’est qu’une étape comme je l’avais précisé dans la marche vers le communisme.
    Quand le peuple verra qu’on œuvre à des propositions concrètes pour faire face à sa souffrance sociale, il se joindra au mouvement. La réalité du salariat est directement menacée par la révolution robotique. Tous dans cette situation doivent avoir un matelas de sécurité. A son époque Marx a déblayé le terrain théorique pour avancer dans la transformation sociale. Nous devons faire;le même travail face à la révolution robotique en réfléchissant avec d’autres sur des outils comme le revenu universel.
  • a commenté 2017-12-22 11:04:00 +0100
    A chaque fois que les sociétés de classes attisent de trop grandes contradictions sociales qui menacent leur stabilité, les idées de types revenus universels surgissent.

    L’empire romain inventa le pain et les jeux pour la plèbe romaine, financé par les tributs des peuples conquis. Quand ses doux moutons se mirent à manger les hommes, l’Angleterre institua les 1ères Poor Laws (1601) et créa les conditions d’un pré-salariat qui ira finalement dans des ateliers de tissage précapitalistes (ou émigra…). Durant le révolution française, Thomas Paine proposa une réforme agraire et un revenu universel pour protéger les nouveaux propriétaires (puis les années 1830 connurent les ateliers nationaux, 1ers emplois aidés du capitalisme…). Machines ou pas, le débat se réinvite donc assez systématiquement : sans doute à cause des divers modes de production eux-mêmes, donc de leurs rapports sociaux, leurs formes de propriété…

    S’il s’agit d’assurer l’urgence sociale, la solidarité nationale a appris depuis à faire mieux, dans la douleur. Alors n’oublions pas les leçons de l’histoire. Solidarité charitable ne fait pas révolution mais au mieux apaisement de la tension sociale. Pas condamnable en soit mais les problèmes du mode de production et de classes restent entiers… D’ailleurs quelques libéraux savent jouer, y compris dans cette période de capitalisme débridé.

    Il faut donc commencer à définir le salaire et le profit correctement. Les deux expriment des temps de travail plus ou moins “productifs”. Aussi, Marx notait déjà que le capital n’avait guère de problème pour faire payer aux exploités en situation de travail les faux frais des exploités en situation de chômage. Remettons en perspective et en articulation le mouvement du capital et des forces productives.
    Ne nous trompons donc pas de projet de société : le communisme n’est pas une société de consommation mieux partagées des richesses du monde mais le développement d’un mode de production qui assure à la fois la production du règne de la nécessité et les conditions de l’émancipation de tous, dans d’équilibres bien compris de l’homme avec la nature, et du temps de production social et du temps libre.
  • a pris position défavorable 2017-12-22 11:03:59 +0100
  • a commenté 2017-12-16 15:35:39 +0100
    Bonjour Hervé. Il me semble que tu abordes un vocabulaire pointu sur le numérique et je ne suis pas sûr que dans un avenir proche l’ensemble de la population maitrise ces données ou ait cette éventuelle expertise. J’ai voulu surtout aborder les conséquences sociales de la révolution robotique et penser à des réponses rapides à ces conséquences. L’avancée vers le communisme se fera par une moins grande centralité du travail
    Pour ce qui est du numérique j’avoue ma perplexité et pour résumer je n’ai aucune conscience de mon degré de connaissance et d’ignorance en ce domaine. Je ne dois pas être le seul dans cette situation. A te lire, je me suis demandé si j’étais ignorant du sujet ou du jargon utilisé. A moins ce qui est possible, que toute une génération accède à ce qui semble être ton expertise dans le numérique et je ne sais pas en combien de temps et à quelles conditions cela pourrait se faire. Il faudra penser rapidement à la manière de faire face à ces conséquences. Tu fais bien de penser aux savoirs du passé à mobiliser en cas de catastrophe.
    Dans un revenu universel décent je vois la possibilité de s’émanciper en dehors du travail, d’échapper à un monde qui tourne autour de lui.
  • a commenté 2017-12-15 18:29:57 +0100
    Bonsoir Thierry,

    D’abord, ce que tu appelles “révolution robotique” est un des éléments de la révolution numérique" que pour ma part je préfère nommer “Mutations Numériques et Informationnelles (MNI)”.

    Ensuite, il est très important d’avoir en tête que ces mutations ne tombent pas du ciel, qu’elles résultent de décisions à toutes les étapes de leur élaboration. Ces mutations ne sont pas inéluctables et définies une fois pour toutes. Il faut faire rentrer la démocratie et nos concitoyen-ne-s dans le processus d’élaboration et de mises en œuvre de ces mutations.

    Il importe ainsi de réussir à faire cohabiter des low-techs et des high-techs, à ne pas perdre la connaissance des savoirs et des savoirs-faire du passé qui pourraient nous être très utiles en cas d’incident, d’accident voire de catastrophe.

    Enfin, il faut continuer à se battre pour que chacun-e puisse exercer des activités de travail faisant qu’on se réalise et on est utile au reste de la société. La réflexion ici nous impose évidemment de pouvoir imaginer et trouver des formes de travail où on n’est pas forcément un-e salarié-e.

    En suivant cette voie, on ressent que le revenu universel n’est pas adapté car il n’est pas sûr qu’il pousse les êtres humains à s’émanciper, à se développer en cherchant à sortir fréquemment, comme on le dit, de leur zone de confort.
  • a publié dans La révolution numérique 2017-12-15 17:29:49 +0100