Le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité - Congrès PCF

redefinir la classe ouvriere
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La Calasse ouvrière ce n'est plus seulement les métallos, les mineurs, ......c'est aussi et de plus en plus les ouvriers en ''col blanc'' qui travaillent dans l'informatique , le service...Une grande majorité travail dans de toutes petites structures et sont plus exposés à la pression du patronnât...nous communistes devons nous adresser à ces ''prolos'' des petits et très petites entreprises tout autant qu'à ceux des grands groupes...

Les commentaires

  • a commenté 2017-12-22 21:31:35 +0100
    @JC Rannou
    Je constate que je n’ai pas répondu à la question de savoir si le Parti Communiste devait prendre en compte les seul intérêts de la seule classe ouvrière ou ceux du prolétariat tout entier. Poser la question c’est y répondre. Aucun des aspects du travail ne nous est étranger, or tous les prolétaires doivent travailler pour vivre, la réponse est donc une évidense. Reste à définir les limites du prolétariat…
  • a commenté 2017-12-22 20:08:48 +0100
    @ JC Rannou
    Le distinguo classe ouvrière-prolétariat est évident chez Marx puisqu’il affirme, et démontre, que le prolétariat est une “immense majorité” alors qu’il n’a jamais dit que la classe ouvrière (travailleurs manuels salariés) était majoritaire. Les chauffeurs Uber ne sont pas des ouvriers, mais ce sont, comme les canuts d’antan, des prolos. Il suffit d’aborder le Capital pour constater que Marx est un monument de rigueur intellectuelle. Personne n’a pu coincer Marx comme il a, lui, coincé Proudhon à propos de sa fameuse formule “la propriété c’est le vol”; “et le vol de la propriété c’est quoi?” rétorque-t-il ! Et sur le terrain de l’économie, Proudhon cesse alors d’exister….
    J’ai montré, dans un post précédent, que la classe ouvrière évoluait mais ne cesse pas d’exister. L’organisation moderne du travail tend à dissoudre son unité dans la lutte et a complexifier son organisation, mais son exploitation est toujours aussi évidente. Le capitaliste continue de vendre la plus value issue du surtravail gratuit et de ne payer que l’entretien de la force de travail…
  • a commenté 2017-12-22 17:56:00 +0100
    Par exemple tu fais le distinguo classe ouvrière / prolétariat. De ce que je comprends, historiquement la littérature marxiste louvoie allègrement mentre classe ouvrière pour dire classe travailleuse et donc synonyme de prolétariat et classe ouvrière en tant sous-ensemble du prolétariat. Avant les années 70-80 (pour la France), Cette question théorique se résolvait d’elle même car en pratique la partie la plus nombreuse et la plus dynamique du prolétariat était la classe ouvrière “classique” (le col bleu de la métallurgie ou le mineur).

    Le prolétariat a changé (et ce n’a pas fini de changer) notamment parce que des nouveaux types de prolétaires ont apparus. De plus sans que les ouvriers aient disparus la dynamique de la classe ouvrière a été cassée (notamment en dispersant les concentration d’ouvriers en les soumettant à des statuts différents au sein d’un même site de production) (*). Enfin les ouvriers et leurs rapport à la production ont eux-même changé avec comme conséquence que @paul adjedj a bien raison de parler de l’existence de cols blanc au sein de la classe ouvrière.

    La question théorique distinguo classe ouvrière / prolétariat refait surface et, à mon avis, ne peut pas avoir la même réponse qu’avant puisque l’Histoire ne ressert pas les plats. Où on définit la limite? Question sous-jacente, le PCF se veut-il le parti des prolétaires ou celui de la seule classe ouvrière (dans sa définition étroite) ? Quand on lit Mischi, on voit que dans la première moitiés années 70 des années 70, le Parti faisait la promotion d’une vision large de base (l’ensemble du prolétariat) notamment dans ces choix de cadres. Cette période a été suivi d’une autre qui a consisté à non pas de revenir à l’ouvrièrisme d’avant (la promotion d’ouvrier-e-s d’expérience vers les postes de direction) mais à la promotion de militants « juste » « d’origine ouvrière » concept vague, à géométrie variable, et sujet à des interprétations opportunistes tout en prétendant à l’orthodoxie. Dans la dernière période le parti fait surtout la promotion de celles et ceux qui veulent bien s’intéresser, c’est à dire ceux qui sont en phase avec la ligne à moment donné (**), à lui ce qui n’est pas suffisant pour ré-élargir son audience notamment parce qu’on est pas capable de hiérarchiser nos messages.
    • La conséquence pratique de cette dispersion est qu’elle empêche, à mon avis, la possibilité d’utiliser les entreprises comme support principal de structuration du Parti.
    • Typiquement le XXVII° congrès a fait bizarre à beaucoup camarades qui ont adhéré entre 2010 et 2013 (j’en suis)


    Alors les non-dits :
    • Le fait que l’ouvrierisme classique systématique n’est plus pratiqué, ne sera plus pratiqué parce qu’il n’est plus socioligiquement pertinent.
    • Le distinguo classe ouvrière / prolétariat
    • Le périmètre de l’audience souhaité du parti : les ouvriers ? les prolétaires ? Les salariés et les fonctionnaires ? les pauvres ? Les 99 %?
  • a commenté 2017-12-22 15:35:53 +0100
    @ Jean Cristophe Rannou
    Les non-dits c’est quoi ?
  • a commenté 2017-12-20 18:36:23 +0100
    « Qui sont les prolétaires de la France du XXI° siècle ? » est une des question fondamentales auxquelles le Parti doit répondre urgemment. Cependant s’attaquer à cette question implique de se colleter certains des non-dits qui traînent dans le parti depuis bien 30 ans.

    Espérons que nous aurons le courage de ne pas laisser non-dits sous le tapis au prétexte d’apaiser les débats.
  • a pris position important 2017-12-20 18:36:22 +0100
  • a pris position favorable 2017-12-20 18:36:21 +0100
  • a commenté 2017-12-20 10:20:05 +0100
    Vrai problème mais fausse solution. La classe ouvrière ne se définit pas en fonction des outils que les ouvriers utilisent pour produire. Avec une pioche, un tour, où un ordinateur etc.. un travailleur qui est tenu de fabriquer une quantité de produit donnée pendant un temps donné est un ouvrier. Qu’il soit habillé en bleu ou en blanc ne change rien. Mais il est exact qu’aujourd’hui, comme toujours, la frontière est ténue entre la classe ouvrière et d’autres catégories du prolétariat, techniciens, employés, ingénieurs, cadres subalternes etc…Mais nul besoin d’un microscope pour reconnaître l’ouvrier.

    Pourtant la classe ouvrière a changé, elle est moins concentrée, les entreprises de plus de mille ouvriers sont rares, les postes de travail sont plus vastes, plus individualisés, d’où moins de contacts possibles. Beaucoup de sous-traitants dans les ateliers ou sur les chantiers, ce qui contrarie l’unité revendicative et même l’éventuelle organisation politique. Le patron est souvent invisible et inconnu, c’est “un groupe” qui est représenté sur place par un cadre à 4 ou 5000€/mois qui vit 24/24 et 365/365 avec sa “boite” dans la tête… Mais le pb de fond reste le même, toujours aussi difficile à atteindre: comment réaliser l’unité, la plus large, pour faire avancer le “smilblic”?
  • a publié dans Le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité 2017-12-18 16:18:09 +0100