Le défi politique de l’anti racisme - Congrès PCF

Le racisme d'Etat
Contributeurs :

Il va bien falloir parler du racisme d'Etat, du racisme institutionnalisé. Depuis des lustres le CESEDA (code d'entrée et de séjour des étrangers et demandeurs d'asile) n'a cessé de se durcir. Ce que fait aujourd'hui Gérard Collomb n'est que l'application dure de ce texte, il ne fait rien d'illégal ! Et s'il se permet de le faire, c'est qu'il ne rencontre pas vraiment de mobilisation capable de lui faire face durablement sur l'ensemble du territoire (se rappeler que Lepne était au 2è tour) Il va bien falloir parler aussi du rôle fondamental des associations antiracistes en la matière et savoir qu'elles ne sont pas toutes aussi antiracistes que cela, dès lors qu'elles entretiennent une différence entre les formes de racismes ou qu'elles ne s'occupent que de tel ou tel racisme. Il va bien falloir parler de la désaffection des militants dans cette lutte et du manque de jeunes qui s'y intéresse vraiment. Un société de racistes peut se construire en 10 ans grâce aux mécanismes de domination des classes au pouvoir; et grâce aux réponses communautaristes apportées à ceux qui ont été racisés et ghettoïsés on se retrouve dans un monde clivé. Une hauteur de vue est indispensable pour inclure ces données dans un projet de société. Un ancrage dans la vie associative est tout autant indispensable pour appréhender tous les phénomènes auxquels nous avons à faire face. Un renforcement d'un association telle que le MRAP est VITAL. Le MRAP est une des rares associations nationales historiques à disposer d'analyses universalistes, s'inscrivant dans la mouvance de la lutte des classes, et possédant à la fois une expérience de luttes, un poids dans les institutions (conseil à l'ONU, agréé à l'Education nationale et à la Jeunesse et aux Sports, ce que ne peut aucun parti politique. Pour cela il dispose d''experts et de militants de terrain, et de son histoire. Or pour beaucoup, il suffit de dénoncer le racisme dans son organisation pour se dire militant antiraciste, c'est que disent aussi des camarades, et des militants dans d'autres associations, voire des services publics. Eh ben NON, c'est pas comme ça que ça marche et je suggère que l'on affirme bien qu'il est indispensable de renforcer les mouvements antiraciste existants

Les commentaires

  • a commenté 2018-02-08 21:33:37 +0100
    agnès cluzel, c’est bien gentil tout ça, c’est une description du racisme dans sa forme actuelle que je partage en tant que militante du MRAP. Mais à part la description, quelles propositions politiques? j’attends que l’on débatte de ce qu’est le CESEDA qui est le cadre légal derrière lequel le pouvoir s’abrite pour mener sa politique d’expulsion des migrants, et qui est donc la politique de la France vis-à-vis des étrangers. j’attends que l’on se prononce sur le combat politique que je propose de ne plus tolérer le CESEDA qui fait des étrangers non européens des gens potentiellement dangereux. J’ai fait un post dans cette rubrique sur le CESEDA; je n’y reviens pas.
    d’autre part, la lutte contre le racisme passera forcément par son inscription dans les programmes scolaires, comme le féminisme, comme l’écologie…
  • a commenté 2018-02-08 19:46:06 +0100
    Le racisme dont il faut nous préoccuper en tant qu’organisation politique est le racisme qui permet à notre système capitaliste de se développer ou se maintenir.On peut l’appeler racisme d’état comme le revendique les organisations de l’antiracisme politique , ou racisme structurel , racisme institutionnel qui semblent plus communément employés, ou racialisation de rapports sociaux comme le précise Eric Fassin ou encore racisme dans l’état ( ce que je partage le moins) comme le dit la LDH, je dirais à la limite, peu importe.

    Il faut se situer , me semble t-il dans une continuité historique qui démarre …lors commerce triangulaire, qui s’est poursuivi par la colonisation et se maintient par un impérialisme économique, culturel mais aussi l’exploitation des “colonisés” au sein de nos frontières. Le système a besoin de ces ressources naturelles mais aussi humaines. Notre système pousse l’horreur à ce jour, jusqu’ à marchandiser le contrôle et l’expulsion des demandeurs d’asiles. La misère organisée des pays les plus pauvres, et qui pousse une partie de la population à émigrer , produit encore de l’argent :exploitation d’un sous prolétariat du travail non déclaré ou dévalué par rapport aux “blancs”(voir les luttes récentes des femmes de ménages dans des hotels et des employés de la propreté à la SNCF, voir luttes des tavailleurs sans papiers avec la CGT) , voir l’article du GISTI sur le business de la migration(N° 101 de Plein droit, la revue du Gisti ) .

    Autre exemple que je connnais bien , les PRADHA  sont finances par des fonds privés dont la MAIF et rapportent 3,5 % d’intérêts …

    Cette continuité historique est illustrée de manière pertinente par la récente enquête “trajectoires et origines” (TEO) .Les résultats les plus probants “montrent que l’on ne peut ignorer l’existence de discriminations racistes en France.Il est donc urgent de relancer des actions déterminées pour intervenir contre ce phénomène qui fait système , et qui porte atteinte à la cohésion sociale”. 

    Cette réalité massive « d’apartheid territorial  " pour reprendre le mot du très révolutionnaire Valls ne se limite pas (meme si celà en fait partie) au contrôle au faciés.Il en est un des aspects, y compris quand ils sont le fait de policiers, individuellement racistes.Le refus du récépissé , simple outil de contrôle de cette pratique discriminatoire, témoigne que les résistances au changement sont fortement ancrées.
    Je rappelerais la définition de Fabrice Dhume : « Mais le racisme, c’est d’abord des mécanismes de hiérarchisation raciale structurellement intégrés au fonctionnement des institutions… »
    Le pire ennemi du système que nous combattons est donc l’égalité des droits et de traitement.Celà doit être notre boussole : envers et contre tout.
    Cet engagement miltant doit évidemment s’accompagner d’un travail constant de déconstructions des préjugés personnels,par l’éducation et la conaissance, tout au long de sa vie.
  • a commenté 2018-02-08 19:46:05 +0100
    Le racisme dont il faut nous préoccuper en tant qu’organisation politique est le racisme qui permet à notre système capitaliste de se développer ou se maintenir.On peut l’appeler racisme d’état comme le revendique les organisations de l’antiracisme politique , ou racisme structurel , racisme institutionnel qui semblent plus communément employés, ou racialisation de rapports sociaux comme le précise Eric Fassin ou encore racisme dans l’état ( ce que je partage le moins) comme le dit la LDH, je dirais à la limite, peu importe.

    Il faut se situer , me semble t-il dans une continuité historique qui démarre …lors commerce triangulaire, qui s’est poursuivi par la colonisation et se maintient par un impérialisme économique, culturel mais aussi l’exploitation des “colonisés” au sein de nos frontières. Le système a besoin de ces ressources naturelles mais aussi humaines. Notre système pousse l’horreur à ce jour, jusqu’ à marchandiser le contrôle et l’expulsion des demandeurs d’asiles. La misère organisée des pays les plus pauvres, et qui pousse une partie de la population à émigrer , produit encore de l’argent :exploitation d’un sous prolétariat du travail non déclaré ou dévalué par rapport aux “blancs”(voir les luttes récentes des femmes de ménages dans des hotels et des employés de la propreté à la SNCF, voir luttes des tavailleurs sans papiers avec la CGT) , voir l’article du GISTI sur le business de la migration(N° 101 de Plein droit, la revue du Gisti ) .

    Autre exemple que je connnais bien , les PRADHA  sont finances par des fonds privés dont la MAIF et rapportent 3,5 % d’intérêts …

    Cette continuité historique est illustrée de manière pertinente par la récente enquête “trajectoires et origines” (TEO) .Les résultats les plus probants “montrent que l’on ne peut ignorer l’existence de discriminations racistes en France.Il est donc urgent de relancer des actions déterminées pour intervenir contre ce phénomène qui fait système , et qui porte atteinte à la cohésion sociale”. 

    Cette réalité massive « d’apartheid territorial  " pour reprendre le mot du très révolutionnaire Valls ne se limite pas (meme si celà en fait partie) au contrôle au faciés.Il en est un des aspects, y compris quand ils sont le fait de policiers, individuellement racistes.Le refus du récépissé , simple outil de contrôle de cette pratique discriminatoire, témoigne que les résistances au changement sont fortement ancrées.
    Je rappelerais la définition de Fabrice Dhume : « Mais le racisme, c’est d’abord des mécanismes de hiérarchisation raciale structurellement intégrés au fonctionnement des institutions… »
    Le pire ennemi du système que nous combattons est donc l’égalité des droits et de traitement.Celà doit être notre boussole : envers et contre tout.
    Cet engagement miltant doit évidemment s’accompagner d’un travail constant de déconstructions des préjugés personnels,par l’éducation et la conaissance, tout au long de sa vie.
  • a commenté 2018-01-26 16:50:23 +0100
    Le racisme est une idéologie.
    Penser qu’il serait ou non dans la “nature” de l’homme reviendrait à le réduire à une question morale ou psychologique individuelle.
    Une idéologie est produite par une société et s’inscrit dans des rapports de domination. La classe dominante issue de la Révolution Française est la classe capitaliste qui a bénéficié de l’accumulation primitive du capital grâce aux colonies et à l’esclavage. Pour les justifier, il fallait produire une idéologie racialiste faisant du Blanc une race supérieure et du Noir une race inférieure.
    Cette idéologie persiste aujourd’hui sous la forme du racisme culturel : il y aurait des cultures supérieures et des cultures inférieures…..
    Le combat de l’anti-racisme est politique.
    Personne ne peut donner des leçons à ceux qui le vivent au quotidien, qui le vivent comme un racisme d’état puisque cet état de droit permet des assassinats sans punitions, exerce des contrôles aux faciès etc…..
    Je n’ai jamais été contrôlée dix ou quinze fois dans mon quartier par des flics qui savent qui je suis, qui me palpent, m’humilient, etc…
    Selon l’Ined, 30% de la population FRANÇAISE est racisé-e. Ces 30% sont liés à l’Histoire coloniale et neo-coloniale de la France qui reste occultée : en Asie, dans les Caraïbes, en Afrique (Nord, Ouest, Sud). Ils sont français et sommés, en permanence, de le justifier. .
    Ne pas confondre communauté et communautarisme, identité et identitarisme.
    Au fait, les vrais communautaristes, ce sont les capitalistes du 16è et de Neuilly qui se “protègent” par des règles très strictes et se replient sur leurs quartiers (cf les écrits des Pinçon-Charlot).
  • a commenté 2018-01-26 10:33:46 +0100
    Il existe, parmi les réponses communautaristes, hélas, des appels à se replier sur soi, à ne parler qu’entre soi; je parle ici du communautarisme non organisé, je parle de celui qui a conduit des personnes à ne faire confiance ni aux institutions de la République et qui s’est révélé davantage lors de l’attentat de Charlie Hebdo, non pas comme notre ennemi, mais ayant vécu cet événement (Charlie) par la sidération et qu’on ne veut pas entendre car la seule chose qu’on leur balance comme réponse, c’est “la laïcité”, je parle ici de lycéen-ne-s, de collégien-ne-s. ( donc je ne parle pas des associations de communautés). On leur enseigne de ne pas s’insulter, de se respecter, de nous respecter, puis on leur dit qu’on a le droit d’insulter le prophète au nom de la laïcité… Trappes est la ville de France qui détiendrait le record d’EUROPE de départs au djihad avec 67 jeunes sur 32000 habitants, y en a qui sont morts là-bas. C’est énorme. Cela dépasse le cadre du mouvement antiraciste. Des femmes de ma génération qui on vécu toute leur vie habillée comme moi, se retrouvent du jour au lendemain voilées de pied en cap. Je connais des hommes (“militants” associatifs) qui ne me serrent pas la main parce que je suis une femme, une association qui, lorsqu’elle s’adresse à la population des quartiers parle de la ouma, je connais des gens qui refusent tout débat sur ces questions parce que cela ne me regarde pas, des associations qui se targuent de n’obtenir aucune aide publique car il faudrait expliquer ce qu’on y fait alors qu’elles font “des actions caritatives” et qu’elles disposent de moyens visiblement importants . Et je connais les associations gérées par des personnes issues de l’immigration qui se battent pour le co-développement: j’ai une amie qui est au Mali pour enfin construire l’école dans son village après avoir réussi à y installer un puits. Et puis les autres, plus institutionnelles qui parviennent à faire de l’aide aux devoirs, à l’alphabétisation…. Dès que j’ai le temps j’écrirai un autre article sur le PCf et l’antiracisme.
  • a commenté 2018-01-25 16:54:40 +0100
    Colette je connais les difficultés du MRAP, et je partage l’idée qu’il faille le renforcer, je fréquente des militants du MRAP comme toi qui se sont beaucoup investis et qui continuent malgré les difficultés, je partage le fait que trop peu d’adhérents s’investissent auprès des migrants, tu as raison., Tu évoques à juste titre le combat féministe d’il y a 50 ans et les limites du combat spécifique mais c’est bien ce à quoi est confronté le mouvement anti raciste aujourd’hui , c’est ce que j’ai voulu évoquer mais peut être ais je mal interprété ta phrase ’" grâce aux réponses communautaristes apportées.." Je suis disponible pour continuer à échanger avec toi
  • a commenté 2018-01-25 15:59:33 +0100
    Fabienne Halaoui : Est-ce que je reproche aux associations diverses d’exister sur d’autres fondements que ceux de l’universalisme? la vie a fait qu’elles existent et qu’elles se reproduiront dans tout type de combat. J’ai l’impression d’être projetée plus de 50 ans en arrière quand on débattait sur un autre sujet (celui du féminisme en l’occurrence) des limites de combats spécifiques . Mon propos n’est absolument pas là, on fait avec, et on fait aussi avec les associations de gens qui sont investis dans le co-développement, dans le social, bref quand on peut

    Je vis à TRAPPES, je suis co présidente du comité local du MRAP et nous préparons un initiative populaire et publique dans le cadre de la semaine de lutte contre le racisme et les discriminations le 24 mars 2018. Personnellement je ne te renvoie à rien car je n’ai de leçon à donner à personne. Cela fait 47 ans que je suis dans cette ville que je connais par coeur et que force m’est de constater que les associations y sont désertées par les cocos quand il s’agit d’y bosser sur le terrain, auprès des migrants, hormis les visites de soutien; alors peut-être avec maladresse, j’ai tenté de faire apparaître que certains comités du MRAP sont en train de crever et que cela va bientôt être le cas du mien et que ce sera une parole universaliste de moins sur la localité. Alors la bonne volonté je l’attends pour venir m’aider, car j’en crève d’avoir vu Trappes désertée définitivement par les camarades tant jeunes que retraités
  • a commenté 2018-01-25 14:58:38 +0100
    Tu as raison Colette nous avons besoin de hauteur de vue pour construire un projet de société. Nous avons besoin sur les questions de l’anti racisme de renouveler aussi notre analyse. Comme toi, je suis adhérente au MRAP, je suis aussi adhérente à la LDH.

    Mais nous ne pouvons pas concevoir un projet qui consacre les divisions du mouvement anti raciste sans tenter de recréer de l’unité pour porter des causes communes.

    Tu n’ignores pas qu’il existe, déjà, des clivages entre les associations universalistes historiques de l’anti racisme, on peut en débattre si tu veux mais comme tu évoques les réponses communautaristes, parlons plutôt de cela :

    Tu me corrigeras si je me trompe mais tu sembles faire référence aux collectifs ou différents mouvements plus récents qui sont accusés de porter des revendications qualifiées d’identitaires ou d’ agir contre une seule forme de racisme

    Au lieu de leur reprocher d’exister, interrogeons nous pourquoi ils existent ? Qu’est ce qui a contribué à la fragmentation ? Que fait on maintenant qu’ils existent ?

    Alors que nous subissons une offensive de l’extrême droite qui se pare des habits de la république pour exclure et stigmatiser, pouvons nous mettre sur le même niveau :
    - les revendications de ceux qui à droite, veulent, au nom du groupe majoritaire exclure
    - et les revendications de groupes minoritaires qui prônent la reconnaissance et l’égalité (ce qui semble être le plus souvent la caractéristique de ces mouvements).
    Je précise cela car la définition de ces mouvements à partir de leurs revendications est une question importante : nous ne pourrions pas accepter de soutenir des revendications qui prônent le séparatisme.

    Par exemple la revendication du récépissé contre le contrôle au facies, a été portée par ces mouvements : elle est devenue une revendication portée par tous avec une dimension universaliste. Il faut penser que des causes spécifiques peuvent devenir des causes d’intérêt général,

    je te renvoie à un article du Monde du 18 décembre 2017 intitulé “Il existe bien un racisme structurel en France” . Il s’agit d’une interview de Pap N’diaye qui pourrait faire l’objet d’un nouveau débat

    ()……L’antiracisme généraliste apporte beaucoup, en ayant, dans le meilleur des cas, une perspective globale des problèmes qui se posent. En revanche, il n’a pas bien su s’adapter à de nouvelles demandes portées par une nouvelle génération où les jeunes femmes sont très visibles, moins préoccupée par la lutte idéologique contre le racisme que par la lutte contre les discriminations et les contrôles au faciès. Les associations généralistes ont perdu énormément de terrain depuis vingt ans, et elles ont du mal à reconstituer une base militante robuste et représentative dans les quartiers populaires.

    Mais, plutôt que de rejouer l’opposition recuite entre universalisme et particularisme, il serait plus utile de considérer les associations généralistes et spécifiques comme complémentaires. Encore faudrait-il un peu de bonne volonté de part et d’autre : reconnaissons que les unes ne sont pas les instruments affreux de la domination des hommes blancs ; et que les autres ne sont pas constituées d’horribles communautaristes…
  • a commenté 2018-01-21 14:55:54 +0100
    Déjà le racisme d’état est dans le contrôle au faciès, plus personne ne le nie. Il est dans le CESEDA qui traite différemment les citoyens européens des autres citoyens (plus de droits pour les uns, de vote notamment, méfiance, contrôles et exigences pour les autres) autres qui sont pourtant issus d’anciennes colonies du monde dit occidental, autrement il s’agit bien d’une xénophobie d’état puisqu’il y est toujours question de se protéger de l’étranger, ennemi potentiel. Autrement Bouabdallah Halloui, je n’ai jamais prétendu que c’est seulement aux associations antiracistes de mener ce combat, les élus PCF ont besoin d’avoir des analyses politiques sur le sujet pour contester les lois et les mesures d’état qui portent atteinte aux droits de l’homme et pour construire un projet de société fraternel. Mais je prétends que les camarades ne sont guère présents dans ces associations
  • a commenté 2018-01-21 14:45:54 +0100
    Colette Parent les associations comme le MRAP ont parlé à propos des lois CESEDA de xénophobie d’état voir de racisme d’état mais je ne crois pas que le racisme en France soit un racisme d’état, tu parles de racisme institutionnalisé c’est de cela qu’il s’agit : sans intention réelle des actes dans les institutions publiques ou privées excluent, discriminent, enferment dans le ghetto,ce qui veut dire que le racisme est sacrément enkysté
  • a commenté 2018-01-20 10:59:42 +0100
    Pierre Boukhalfa, il appartient aux associations antiracistes de se rassembler elles-mêmes, elles n’ont pas besoin de tuteurs pour ce faire ni de conseil. De nombreuses associations de droits de l’Homme travaillent déjà ensemble sur le terrain et au niveau national, il suffit de lire les nombreux communiqués communs qui sortent signés d’un grand nombre d’entre elles et quasiment toujours par le MRAP . En ce qui concerne aujourd’hui, tout de suite et maintenant, ce que je vois c’est que ces associations n’en peuvent plus de manquer de militants et de vrais théoriciens en formation. On n’arrive pas à la cheville de la Cimade (protestante) en la matière. Si on ne comprend pas le lien étroit, théorique et historique qui existe entre le MRAP et le mouvement communiste on est mal. je ne dis pas que le MRAP dépend et rend des comptes au PCF, je ne dis pas que les autres associations sont nulles (la preuve, on travaille ensemble dans bien des circonstances et souvent de manière pérenne, il faut le voir pour le croire, mais il faut le savoir tout de même), je ne dis pas qu’il faut se focaliser sur cette association-là, j’affirme que ses forces diminuent dangereusement. Or, aujourd’hui, tout de suite et maintenant, pour être efficace, je préfère travailler avec de nombreuses associations renforçant le “tous ensemble avec ses différences de croyances et d’opinions politiques”, que de travailler à niveler un rassemblement a minima, un jour lointain où ces différences seront nivelées. Cependant, dans ces “toutes ensemble avec leurs différences”, l’un d’elles est en perte de vitesse -moins d’adhérents, et moins de militants sur le plan local. la question, pour la société dans son ensemble, n’est sans doute de savoir si les assoc vont savoir se rassembler, mais c’est d’y aller pour agir. Or je connais peu de communistes qui sont dans quelque organisation de lutte antiracisme que ce soit (MRAP ou les autres)
  • a commenté 2018-01-19 17:51:13 +0100
    Il y a aussi un racisme d’institutions extérieures à l’état : du patronat qui discrimine selon les origines (réelles ou supposées) aux média qui font beaucoup pour la discrimination en renvoyant chaque délinquant racisable à une origine, souvent maghrébine mais depuis peu ils ont inventé la Musulmanie, qui concentrerait toutes les menaces à notre société.
    Il y a de nombreuses organisations antiracistes. Face à l’offensive de grande ampleur du F-haine et de ses clones, l’important n’est pas de se focaliser pour l’une ou contre l’autre mais les rassembler.
    C’est un des rôles principaux du PCF dans la situation actuelle.
  • a publié dans Le défi politique de l’anti racisme 2018-01-18 10:41:16 +0100