Le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité - Congrès PCF

recréer des lieux où les besoins sociaux se discutent!
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Aujourd'hui tout est marchandise. ou presque. dans ce "tout" on a inclus aussi les services publics qui autrefois étaient exempts de faire quelque bénéfice que ce soit. Aujourd'hui on leur demande d'être rentables si on veut qu'ils se pérennisent. Avant ils étaient la base même des solidarités et s'adressaient en priorité aux classes populaires qui pouvaient ainsi profiter un peu des vacances, de l'éducation populaire, bref d'une répartition des richesse qu'elles avaient fournies à la nation, à la collectivité, pendant que d'autres se répartissaient les bénéfices après impôts. aujourd'hui il est de bon ton de vilipender le système même de l'impôt au point que même des gens qui n'en paient pas s'insurgent du fait qu'ils existent. au point que beaucoup de monde a intégré l'idée que tout est trop cher, bien trop cher et qu'il est juste de tout acheter à bas coût sans s'apercevoir que le bas coût est un outil du capital pour lui permettre de payer les salaires à bas coût. Aujourd'hui on a vraiment banalisé le fait que les usagers des services publics sont devenus des "clients". il est même certains maires qui en sont fiers. Alors que c'est un recul immense de civilisation. je regrette beaucoup que lors des lois de la décentralisation les villes n'aient pas compris assez l'intérêt qu'il y aurait eu à mettre en place des comités d'usagers, on a eu peur que le pouvoir se transporte des municipalités aux comité d'usagers, bref ils n'ont pas vécu. Alors qu'aujourd'hui on en aurait le plus grand besoin pour repenser les services publics locaux, pour les développer avec les nouvelles besoins nés des nouvelles technologies. il faut arrêter de ne confier ces tâches qu'à des associations de consommateurs qui n'ont souvent pour objectif que de rechercher le rapport qualité/prix sans aucune éthique sociale à la clé. On parle ici des classes populaires qui se résignent. D'abord, pour un grand nombre de gens des classes populaires, la première des priorités c'est de survivre, rien que pour manger c'est le parcours du combattant, les restos du coeur, les associations que l'on qualifie de plus en plus caritatives; mais c'est aussi de donner un avenir à leurs enfants, éducation, et c'est le parcours du combattant pour trouver la meilleure école, la meilleure association d'aide au devoir, le meilleur mode de garde si on a la chance de travailler, souvent aussi parce que l'on ne maîtrise pas soi même la langue française pour aider son enfant. Et l'on est obligé de constater qu'après plus deux décennies de "politique de la ville" il y a échec de la plupart des dispositifs qui ont été mis en place. L'école publique ne permet pas aux enfants des quartiers populaires d'échapper à son destin, sauf à vouloir émerger de manière originale qui leur permettra d'être connus. On ne palliera pas aux insuffisances des pouvoirs publics si on ne met pas en place de nouvelles structures d'expression, de contre pouvoirs populaires. A Trappes, au fil du temps, les recruteurs du Djihad ont réussi à envoyer une cinquantaine au moins de jeunes sur des champs de batailles syriens. Il leur a été offert du rêve, certains ont trouvé la mort. Voilà, s'il avait existé de vrais comités d'usagers, de vrais comités de quartiers où l'on donnent des pouvoirs réels aux gens pour que les gens eux-mêmes servent à quelque chose, à poser des pierres sur un monde nouveau, on aurait sans doute pu éviter du gâchis. or les communistes peuvent encore y penser, il suffirait d'appeler les gens à venir se réunir sur les problèmes du quartier, d'un service public, d'un projet d'urbanisme, d'un projet environnemental, de volontés de jardins familiaux.... même s'il y avait peu de monde, mais que ce monde vienne des classes populaires, on ferait un grand pas

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