Nouveaux modèles d'organisation - Congrès PCF

Etat de lieux avant tout
Contributeurs :

Apres relecture de la feuille de route qui dit :"Nous voulons le faire à partir d'un bilan lucide de notre action de ces dernières annéeset d'une analyse en profondeur des enjeux de la nouvelle période " " Nous ouvrons 4 grands thèmes de travail et d'action sur la base de la période écoulée " je ne comprends pas qu'on ne commence pas par le bilan ! Rassemblement transformation organisation mais sur quelle assise ? En réclamant une analyse sur le bilan mon but n'est évidemment pas de faire le " proces " de qui que ce soit mais bien de comprendre où nous avons été défaillants , insuffisant ou autre ( dans la mesure où nous avons une responsabilité ) Ce n'est pas MACRON ou FI qui rendent nécessaire un congrès extraordinaire mais bien notre lente disparition ( même si nous sommes toujours une force militante importante )

Les commentaires

  • a commenté 2017-12-24 15:43:11 +0100
    Effectivement je pense que la rigueur de raisonnement s’impose . La piste proposée par Alain MASSON peut paraître intéressante . Je crois que son public sera très peu nombreux . De plus cette proposition , si j’étais membre de la direction du parti me laisserait penser que jusqu’à ce jour il n’y a pas eu de telle analyse . Nous naviguerions à vue ! Chacun peut le penser , ce n’est pas mon cas ! Je n’ai pas non plus de problème avec le programme ! Donc je ne vois pas trop la nécessité de solliciter une fois encore à travers les cahiers ceux qui sauraient . Je n’oublie pas La France en Commun fruit de la précédente grande consultation .Je crois que nous avons été naïf , notre volonté de rassemblement , d’ouverture ne nous a pas profité et maintenant que nous n’avons plus grand chose à offrir on voit bien comment nous "traite Mélenchon . Nous sommes une force importante à mettre au service de nos convictions . Les élections sont un moment de la lutte à nous d’essayer de l’éclairer du mieux possible .Nous devons savoir tenir compte des positions des autres sur l’échiquier . Ainsi le débat sur les européennes méritent il d être clairement mené . Nous ne serons sans doute pas unanimes , qu’importe ! Rappelons que notre dernier congres a voté a 53% le texte proposé et que la candidature JLM a recueille a peu prés le même score . L’unité du parti est en jeu ! Ne gâchons pas cette opportunité par des débats de théoriciens ou d’experts qui illuminent le discussions auxquels trop peu nombreux sont les participants
  • a commenté 2017-12-24 12:01:01 +0100
    Précision à Franck Boyer :
    Le Parti est issu de la société pour la remettre sur ses pieds
    par la révolution, qui ne tient pas du rêve mais du renversement.
    Pour apprécier l’efficacité du Parti, il est indispensable,
    en bons matérialistes, d’étudier en premier les évolutions
    de la société dont il fait partie.
    Le bilan de la politique du Parti ne pourra être discuté et édifié
    que sur l’état des lieux attentif de la société que je proposais
    en 4 thèmes. ( Voir Contributions hors chantier, en bleu)

    Assise sur des fondations solides,
    la discussion stratégique incluant le bilan du Parti
    pourra se dérouler ensuite.

    Bonnes fêtes !
  • a commenté 2017-12-24 00:11:12 +0100
    ok Alain, je croyais que tu parlais d’un bilan de l’activité du Parti, que je ne vois pas se décrire en courbes et graphiques. Mais puisque tu parles en réalité d’un Etat des lieux économiques et social, oui bien sûr cela peut en partie se condenser dans quelques tableaux et graphiques.
    Toutefois, si un Etat des lieux économique et social peut avoir son utilité pour donner la mesure des évolutions de la société française et aider à l’ajustement judicieux de certains aspects de notre politique et de nos pratiques, il me semble clair que la Feuille de route faisait référence à un Bilan de l’action du Parti, et Michel Laurent parle bien de cela lui aussi (même si son titre “Etat des lieux” peut porter à la méprise).
    Je suis d’accord avec lui, commençons par un tel Bilan critique, sinon ce congrès ne sera qu’une mauvaise farce.
    Note que j’ai fait un sérieux lapsus : au départ j’ai pris Michel Laurent pour notre secrétaire général Pierre Laurent, ce dont je me réjouissais et qui vous a valu mon petit couplet sur la nécessaire participation des dirigeants nationaux et fédéraux au débat sur le site web du Congrès… et surtout dans les cellules et sections ! C’est cocasse mais je ne retire rien de ce que j’ai dit. J’aurais juste préféré ne pas m’être gouré et que Pierre Laurent mette effectivement son grain de sel ici, si possible de manière aussi lucide et transparente que Michel ou qu’Hervé, par exemple…
  • a commenté 2017-12-23 23:18:21 +0100
    Franck Boyer,
    Je te remercie de ton texte.
    En effet, notre site tourne au blog où, dans le noir, des dialogues se croisent.
    Au sujet des Nouveaux modèles d’organisation, je confirme notre exigence de militant
    suggérée par Michel Laurent :

    UN ETAT DES LIEUX AVANT TOUT !

    Pour faire le point, nous avons besoin d’un bilan explicite des situations économiques,
    sociales, politiques et idéologiques,
    et j’avais suggéré dans ma contribution que ce bilan soit formalisé en dessins graphiques
    pour que nous nous l’approprions collectivement car les paroles s’envolent.
    Sans cette exigence raisonnable, qui est juste une maîtrise du sujet,
    à la suite notre réflexion stratégique risquerait de manquer sa cible
    et nous serions contraints, comme par le passé, de rester réactifs
    et non offensifs dans la lutte des classes.

    En haute mer, on sait où on est en regardant son sillage …
    et, ensuite, on décide du cap !
  • a commenté 2017-12-23 21:18:25 +0100
    Michel Laurent ne comprend pas pourquoi les chantiers ouverts sur le site web du Congrès 2018 ne commencent pas par une analyse sur le bilan de notre action, pour identifier en quoi nous avons été déficients ou insuffisants, corriger ce qui doit l’être, et résoudre ainsi le problème de « notre lente disparition ». Michel rappelle que c’est pourtant la méthode retenue par l’Assemblée nationale du 18 Novembre et détaillée par la « Feuille de route » : l’investissement des communistes dans les « quatre grands thèmes de travail » adoptés est censé se fonder sur « un bilan de la période écoulée ». C’est de la part de Michel une manière d’essayer de recentrer le débat, tant il est vrai que celui-ci a démarré de manière très timide, désordonnée et peu productive pour l’instant.
    Je considère que l’intervention de Michel est doublement bienvenue. Sur le fond, bien sûr, mais aussi parce que la participation de nos dirigeants nationaux et fédéraux dans le débat ouvert sur le site web du Congrès, aux côtés et parmi l’ensemble des communistes, constitue une nécessité, surtout dans la phase d’amorçage. Non pas que leur sagacité soit forcément supérieure à celle des autres, mais parce qu’il faut assumer leur responsabilité de dirigeants (entrainer et aider les autres à la réflexion et à l’action). Leur silence jusqu’alors devenait assourdissant et commençait à poser question. Pourquoi cette étrange réserve ? Pour laisser humblement la parole aux « adhérents de base » pas habitués à tant d’égards ? Pour mieux reprendre la main après le défoulement collectif de la piétaille ? Pour éviter d’avoir à rendre des comptes sur sa propre activité ? Pour voir dans quelle direction tourne le vent et s’inscrire dans le courant dominant le moment venu ? C’était troublant en tout cas, et c’est bien que Michel soit venu ouvrir le ban de ce côté-là.
    Pour ma part j’avais de sérieux désaccords sur la manière dont a été lancée la procédure de Congrès extraordinaire, le principe et le contenu du fameux « questionnaire individuel », et les conditions dans lesquelles a été convoquée l’Assemblée du 18 Novembre, où les représentants des Sections étaient nécessairement dépourvus de mandat, puisque la matière était fournie par la « synthèse » de ces questionnaires individuels et non pas par la discussion et la décision collectives des communistes dans leurs organisations de base. Je m’étais ouvert de cette difficulté auprès du Secteur Vie du Parti, en proposant que l’Assemblée du 18 Novembre ne soit pas conclusive et que les décisions sur la préparation de la « base commune » soit renvoyées à la discussion des communistes dans leurs organisations. Sans effet, malheureusement, et la « Feuille de route » du 18 Novembre a approfondit la dérive anti-démocratique en cantonnant la préparation de la base commune dans des chantiers « ouverts aux contributions extérieures », « disposant de l’outil numérique » et « suivie » par une « Equipe d’animation nationale », en clair en cantonnant le débat au site web dédié, sans aucune référence à un possible investissement collectif des communistes dans leurs cellules et sections.
    Pour autant j’assume ces errements comme tout le reste, et je ne m’adonnerai pas à la politique du pire : j’essaie d’obtenir que les communistes de ma Section s’investissent dans le travail sur les thèmes préparatoires adoptés (et sur les Cahiers du Progrès Social), tout en essayant d’être contributif et utile dans les débats ouverts sur le site web, même si ce n’est pas de ceux-ci que j’attends le plus de résultats au bout du compte. En effet le fameux « outil numérique » n’offre rien de plus qu’un blog et ça ne peut donner mieux que les résultats d’un blog, c’est-à-dire pas grand-chose puisqu’il s’agit d’abord d’un empilement de monologues plus ou moins pertinents, puisque des échanges contradictoires et cohérents s’y forment difficilement et sont tout aussi difficiles à localiser et à suivre, et enfin parce que l’impasse est faite sur toute décision collective permettant d’acter pas à pas et de poursuivre ensemble. D’autant que notre « Equipe d’animation nationale » n’a pas aidé, en choisissant de prioriser des « chantiers » pas forcément prioritaires, tels que « Révolution numérique » (y a plus qu’à appuyer sur la souris et hop, on a fait la révolution ?) , la « Communication » (si on faisait un peu plus moderne dans notre expression, c’est sûr qu’il y aurait depuis longtemps des soviets partout ?), les « Initiatives de solidarité concrète » (les sorties à la mer, la vente de fruits et légumes, etc : bien sympathique tout ça, mais encore assez loin de la transformation sociale). Ceci au détriment de chantiers sur des thèmes réellement structurants, comme le bilan de nos pratiques et de nos choix politiques que réclame Michel, ou le couple « visée communiste et stratégie de transformation sociale » que je réclame de mon côté. Je ne sais pas si cette formule de blog est le summum de la « modernité », en tout cas c’est un clair parti-pris contre l’élaboration et la décision collective des communistes, au profit d’un « pilotage par le sommet » dont l’efficacité et la légitimité me semblent très douteuses.
    Je pense que toute la méthode est erronée et je ne suis pas surpris qu’elle conduise aux impasses déjà perceptibles. La fuite du bilan est patente : le « Feuille de route » détaille force exemples de réflexions et d’initiatives à mener dans chacun des quatre « thèmes » retenus, mais rien sur la méthode de travail pour documenter et analyser le « bilan » censé leur fournir une assise concrète. Je ne pense pas que cela soit fortuit : la réalité, c’est qu’aborder un bilan sérieux de notre action, et déterminer les causes et les responsabilités de notre délitement politique, cela donne le vertige à beaucoup, dirigeants ou pas, et nombreux sont ceux qui y vont à reculons, quand ils ne cherchent pas, consciemment ou pas, à contourner l’épreuve ou à noyer le poisson.
    Comment peut-on remettre en selle la question du bilan, étant entendu que toutes les bêtises faites ne se réparent pas et que le temps va finir par nous manquer ?
    Pas d’accord avec la remarque d’Alain Masson : le bilan que l’on doit dresser n’est pas une opération d’économétrie qui se synthétiserait dans « une trentaine de graphiques », d’autant que la dégringolade de nos effectifs, de nos finances ou de nos positions électorales ne disent rien sur les causes, et ce sont les causes qui nous intéressent, à l’aune des exigences de transformation sociale à chaque moment. La question centrale étant toujours : en quoi a-t-on été efficaces ou pas pour favoriser la libération humaine et la transformation de cette société par ceux-là même qui en pâtissent ?
    D’accord en revanche avec Hervé Radureau : nombre des suggestions présentées dans les différents chantiers répondent de manière explicite ou implicite à des insuffisances dans nos pratiques et dans nos choix, récents ou plus anciens. Il y a certes à mieux organiser tout cela, avec des rubriques mieux adaptées et un système de classement plus pertinent, voire une régulation et des arbitrages qui favorisent l’efficacité du débat (comme dans une réunion de cellule, pour ceux qui ont encore souvenir de la chose), mais le bilan et son analyse pointent déjà à la surface, il faut surtout les aider à percer avant que la pâte ne retombe.
    Bref je soutiens la demande de Michel et je propose ceci : difficile de fermer des chantiers ouverts, même s’ils sont peu pertinents ou pas prioritaires, mais gérons-les un peu mieux et procédons à l’ouverture de chantiers « structurants » dans la phase d’amorçage : un chantier sur « Bilan de nos pratiques et de nos choix politiques » (avec les sous-rubriques qui s’avèreront nécessaires) et un chantier sur « Visée communiste et stratégie de transformation sociale ». En soulignant qu’une analyse sérieuse du bilan doit se faire au regard de la stratégie adoptée jusqu’alors, et qu’en contrepartie nos conclusions sur le bilan contribueront à revalider, préciser ou modifier la stratégie s’il y a matière.
    Et puis surtout : impulser la réflexion sur le bilan et sur le contenu d’une « base commune » au sein des cellules et section, comme moyen d’élaboration crucial dans la préparation de ce Congrès. Mon avis c’est que si on ne réussit pas cette remise en ordre dès la rentrée de Janvier, la désaffection gagnera tout le monde et notre remise en selle sera fichue.
  • a pris position favorable 2017-12-23 21:18:25 +0100
  • a commenté 2017-12-18 10:45:21 +0100
    ETAT DES LIEUX AVANT TOUT :
    Je soutiens cette exigence.
    Nous ne pourrons faire une analyse véritable qu’à partir d’un état des lieux concret.
    Celui-ci peut être formalisé sous une trentaine de graphiques statistiques sur 60 ans
    et devenir le bien commun des communistes.
    Cet outil permettra de maitriser la réflexion stratégique
    qui, autrement, serait le bouchon au fil de l’eau des autres.

    Ces éléments font partie d’une contribution que j’ai adressée le 9 décembre sur ce site.
    Elle s’intitule METHODE PARTAGÉE et n’a pas encore été publiée ici.
  • a pris position favorable 2017-12-18 10:45:21 +0100
  • a commenté 2017-12-14 13:48:23 +0100
    Bonjour Laurent,

    Tout à fait d’accord avec ta remarque: on ne peut améliorer ou changer que ce qu’on connait. C’est la base de tout projet de transformation -et au passage on comprend mieux que e capitalisme soit accroc au principe de Schumpeter de Destruction-Création pour éviter justement de faire un bilan qui ne lui serait pas favorable du tout.

    Néanmoins, nombre des suggestions fournies dans les différents chantiers prouve qu’elles sont en réponse à des insuffisances voire des absences dans nos pratiques passées, lointaines et récentes.

    Par contre, il manque totalement le débat sur les objectifs et le comment procéder de façon générale pour entrer correctement dans les échanges sur le Comment procéder au sein du PCF.

    J’avoue être très perturbé par la façon dont on lance le débat du Congrès avec ce site et je ne vois pas bien non plus la façon de faire cohabiter la réflexion sur les Etats Généraux du Progrès Social, surtout que cette dernière est ouverte à tou-te-s nos concitoyen-ne-s.
  • a pris position important 2017-12-14 13:48:23 +0100
  • a publié dans Nouveaux modèles d'organisation 2017-12-14 10:46:56 +0100