Le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité - Congrès PCF

Créer un collectif national de positers-es et de télécommunicants-es
Contributeurs :

Est-ce possible de reconstruire des espaces de débats politiques du PCF sur les lieux de travail dans les conditions actuelles de l’organisation du travail ? Il faudra bien trouver des réponses à cette question si on veut maintenir et développer le parti communiste dans notre pays. Il est clair que les conditions d’aujourd’hui rendent plus difficiles l’activité politique sur les lieux de travail. Ceci dit, avant, ce n’était pas forcément si aisé de militer dans l’entreprise. Les anciens se battaient en permanence dans ce sens. Les dirigeants d’entreprises publiques ou privés s’opposaient à l’activité politique à l’intérieur des établissements. Les rapports de force construits dans les luttes et dans le poids électoral du parti permettaient des avancées qui n’étaient jamais totalement acquises. L’affaiblissement de notre parti est un handicap certain pour notre activité en direction des entreprises et des lieux de travail. Pour autant les pratiques militantes traditionnelles doivent être poursuivies et développées partout où nos forces le permettent. La distribution à la porte des entreprises, la distribution des œillets le 8 mars, la vente du muguet doivent être organisée par les directions fédérales et de sections. Nous avons besoin de prises de décisions de nos direction, du national au local, pour impulser et organiser des initiatives militantes. De ce point de vue la mise en place d’un collectif national des cheminots communistes est très positive. Il faudrait également créer un collectif national à La Poste et dans les télécommunications. Le 18 janvier dernier, sous l’impulsion de la fédération du PCF du Gard et dans le cadre des états généraux du progrès social du 3 février, nous avons réuni à Nîmes une quinzaine de salariés actifs ou retraités. La diversité des participants (adhérents et non adhérents du PCF) et la qualité du débat a montré qu’il y avait un espace politique pour débattre et élaborer des propositions pour le devenir de ses entreprises de service public. Un collectif national avec des ramifications dans les territoires et une publication nationale numérique abordant tous les enjeux de la communication et l’actualité des luttes seraient des outils efficaces pour le personnel mais aussi les usagers et les élus qui agissent pour le service public.

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