La formation des communistes - Congrès PCF

Marx dans toutes les poches
Contributeurs :

Je propose de fournir à tous les nouveaux adhérents un exemplaire du Manifeste de 1848, de le rendre accèssible sur le site pcf.fr ainsi que d'autres textes (Salaires, prix et profits...etc)

Les commentaires

  • a commenté 2017-12-22 16:07:51 +0100
    Pour répondre à une intéressante question sur l’ancien lien entre le PCF et l’URSS, il ne s’agit pas que dans cette internationale il y ait un refus du débat mais une coordination comme cela a existé dès la première internationale. Ce communiste américain a eu raison de parler de la lutte des classes dans son pays car c’est là que se décident beaucoup d’enjeux pour la lutte future.
    A l’époque du bloc soviétique, il y avait quand même un avantage pour le mouvement communiste en terme de rapports de forces. Face à ce bloc, le bloc US devait réfréner ses ardeurs destructrices et souvent concéder des avantages sociaux aux masses de ses pays suite à des luttes sociales. Avec la disparition de l’Union soviétique ce rapport de forces ne joue plus en notre faveur, les reculs succèdent aux reculs. Seule la création d’une internationale permettra de résister et de conquérir des points d’appuis dans la marche vers le communisme. Je ne vois pas en ce moment comment les partis communistes nationaux pourront aboutir à un quelconque résultat sans internationale.
    Par rapport à un autre sujet, je suis très étonné d’entendre parler du dépassement du capitalisme au sein du PCF. Je suis en fait à moitié étonné car c’est un étrange concept né pendant la période appelée mutation du parti. On parle de mutation, de dépassement. C’est assez fumeux. Le but visé est le renversement du capitalisme même si celui ci ne va pas disparaitre en une seconde d’un coup de baguette magique. Nous baignons actuellement dans ce capitalisme avec toutes ses contradictions mais quand nous en sortirons ce ne sera pas un simple dépassement mais bien son abolition.
  • a commenté 2017-12-22 09:50:19 +0100
    @ Francis Velain
    Pour ma part je reste dans les limites, fixées par moi, de ce débat: tout Marx, mais rien que Marx. Comme lui je milite pour le communisme qui, effectivement ne sera pas la fin de l’histoire, mais dont je ne possède aucun élément pour pouvoir en parler sérieusement. Mon époque est celle du dépassement du capitalisme (à chacun selon son travail..), mais pas encore celle du communisme (A chacun selon ses besoins)….
  • a commenté 2017-12-22 09:03:56 +0100
    @Claude Nastorg
    La notion de communisme = terminus ouvre un sacré débat.
    La seule chose que je crois pouvoir imaginer est: lorsque le prolétariat aura réussi à abolir la propriété capitaliste, il restera des choses à faire…

    La révolution “prolétarienne” permettra de mettre le cap sur une civilisation de niveau supérieure qui sera du “déjà là en puissance seulement” et le nouveau mode de production aura de grands défis à relever.
    Que subsistent alors quelque temps plus ou moins longs quelques formes de propriété privée, sans doute. Toute la question est de savoir si elle peuvent finir par disparaitre et tourner la définitivement la page des sociétés de classes, ou subsister et finalement reprendre un jour la main et restaurer une société de classes à leur image…

    Le problème sur le court terme que tu soulèves est en définitive celui de l’efficacité du mode de production sans propriété privée VS celle des modes de production à propriété privée. Ce qui est lié d’une certaine manière à l’utilité et l’efficacité du marché VS quelle alternative ?.

    Il faudrait ici regarder ce qui fait évoluer fondamentalement les forces productives: il me semble que c’est fondamentalement le science et la recherche, activité fondamentalement publique depuis de long millénaire, même si c’est en toute dialectique qu’il faut en envisager l’histoire et les enjeux.

    Et ensuite, je crois que Marx et JB Say étaient d’accord: à force de déployer l’efficacité des forces productives, l’économie politique ne sera plus d’actualité, donc pourquoi la société aurait-elle besoin du marché ?

    On analysera peut-être cela dans un prochain congrès!
  • a commenté 2017-12-22 08:28:37 +0100
    @ Francis Velain
    Si Marx ne propose aucune société intermédiaire pour remplacer le capitalisme, hormis le terminus communiste, (déprivatisation totale des moyens de production), la raison siège dans la conscience qu’il a de l’extrême variété de situations qu’il prévoit, et que depuis, la vie a confirmé.
    A mon sens, plutôt qu’une nouvelle société, Marx propose surtout un changement de direction: “les prolétaires n’y ont rien à perdre, que leurs chaines”
  • a commenté 2017-12-22 06:31:26 +0100
    @Vassili Krassakis
    Il me semble que tes propos et tes échanges avec @Claude Nastorg, puis avec moi, dépassent tout simplement le cadre de sa proposition : Permettre aux communistes en formation d’accéder et de réfléchir au travail de pensée de Marx à travers ses propres textes.

    Tu es déjà dans ce que, selon toi, les nouvelles générations de communistes devraient en tirer. Ils le feront quand ils auront lu comme toi et moi un peu lu Marx et qu’ils auront plus ou moins retenu l’intérêt de réfléchir et débattre de ses textes, dans leurs propositions et plus encore dans leur construction, la rigueur et la nature du processus de réflexion.

    Par exemple, une chose est évidente : Au-delà des enjeux des drapeaux rouge et tricolore, la période à laquelle tu te réfères portent de nombreux autres enseignements. Par exemple l’usage du recours au suffrage universel, la violence à prévenir de la bourgeoisie, le fait que le mouvement ouvrier restait sous influence idéologique, politique, qu’il n’était pas seulement communiste, mais aussi petit-bourgeois etc. Ainsi, on va en peu vite quand on voit dans les canuts une lutte de la classe ouvrière… Ce fut avant tout une lutte d’une ancienne forme de propriété et de production qui relevait de l’ancien régime (la corporation). Si je me rappelle bien Marx savait noter ce genre de détails, il savait prévoir les conséquences d’une guerre entre la France et la Prusse ou toute tentative d’insurrection à cette occasion… ce qui ne l’a pas empêcher d’être solidaire de la Commune et encore moins d’en tirer enseignements (idem pour Lénine, la SFIO se transformant en SFIC quand le mouvement ouvrier allemand choisit de faire révolution et connaitre le sort des communards etc.).

    Tout cela est sans doute de nouveau à retenir pour les communistes actuels face au retour des idées proudhoniennes (De fait depuis les années 60 avec l’idéologie du “libre” et à la réhabilitation récente de l’entrepreneur par le capital). La seule lecture du manifeste est déjà un point d’entrée à cette problématique actuelle. La lecture de la lutte des classes en France 1830-50 et la guerre civile en France prend ici un certain intérêt… Peut-être que le livre de @ Salidha Boussedra aborde ce genre de thématique.

    Mais s’il faut certainement en discuter, est-ce dans le cadre de cet atelier et de cette proposition ?

    Cela dit, l’histoire est aussi un point d’entrée pour amener à lire Marx dans le texte : pour appréhender l’approche dialectique, l’importance de la notion de mode de production, la manière de les décrypter à travers la notion de surtravail, où les grands tournants historiques dont peuvent témoigner de simples drapeaux… Faut-il que la formation des communistes offre aussi ce point d’entrée ? A toi de voir s’il faut en faire la proposition ici.
  • a commenté 2017-12-22 00:42:19 +0100
    @ Francis Velain
    Si je rejette le drapeau tricolore, ce n’est pas au nom d’un internationalisme idéaliste. Il est évident que la Révolution doit prendre en compte les spécificités nationales. A ce titre, il est du devoir du Parti communiste d’étudier et mettre en avant les éléments progressistes de la culture nationale. Le drapeau tricolore possède une histoire : il est devenu le drapeau de la France au moment de la révolution bourgeoisie. S’il est indiscutable qu’elle fut progressiste, à l’époque, il est non moins indiscutable qu’elle a cessé de l’être ensuite (le gros tournant étant 1848, comme Marx l’a démontré). C’est au nom de la défense du tricolore et de l’Etat bourgeois que le prolétariat et la Commune ont été massacrés. Notre seul drapeau est rouge ! L’Histoire qu’il porte est suffisamment riche et noble pour ne pas s’encombrer d’une bannière correspondant à un stade dépassé et, désormais, réactionnaire de l’évolution de notre société.
    Amitiés révolutionnaires.
  • a commenté 2017-12-21 21:04:23 +0100
    @Claude Nastorg

    Ce n’est pas à ta proposition que je commentai. J’y suis favorable. Point. Je rajoute, cela ne s’oppose pas à une proposition comme celle de @Saliha Boussedra. Mais ca à l’avantage que les camarades puissent par eux-mêmes se construire leur propre lecture, dans le texte, de Marx et ne soient pas prisonniers de telle ou telle lecture de Marx. Je ne préjuge en rien de la qualité des unes et des autres ; Je pense même que confronter comment, les uns et les autres, en débat direct ou par médiation, nous percevons Marx peut avoir du sens)
    i
    C’est ton échange avec Vassili Krassakis sur propriété, drapeau rouge etc. qui m’a fait réagir. ca me semblait sortir trop largement du cadre de ta proposition.
    Je voulais simplement rappeler que les écrits de Marx ou le manifeste donnaient les éléments de réponses nécessaires.

    - Que ce soit sur la disparition de la propriété privée des moyens de production et d’échanges qui se fera jusqu’à son terme et donc qui est bien un élément essentiel du mode de production communiste

    ….ou le rapport national/international et donc les drapeaux.

    Sur le fait que le communisme sera un mode de production sans propriété privée des moyens de production, cela renvoie en fait au processus d’expropriation par le capital, en lien avec l’efficacité productive du travail que nourrit le capital, processus que le “prolétariat” continuera autant que nécessaire et ensuite, parce que cette efficacité et les limites de la planète n’autoriseront pas éternellement la liberté d’entreprendre individuelle ou même peu ou prou associée. Cela oblige à penser démocratie bien évidemment, la fin d’un rapport de l’homme au travail et au besoin de penser pour rendre émancipateur tout temps libre..

    Quant au processus réel, prévoir aujourd’hui comment il se déroulera, c’est bien évidemment bien difficile à concevoir totalement… Le manifeste lui-même ne s’engage que sur de grands principes et des secteurs structurants. Marx, dans sa correspondance rappelle en tout état de cause, que certaines conceptions historiques insuffisantes du communisme expliquent pourquoi des thèses comme celles de Proudhon ou des socialistes utopistes ont pu voir le jour à partir des ces insuffisances tout en restant elles-mêmes insuffisantes voire erronées face au capital. Il est clair que tout cela fera partie des difficultés politiques avec lesquelles il faut compter.
  • a commenté 2017-12-21 19:14:45 +0100
    @ Thierry Bisson
    Par moment je pense comme toi, par exemple lors d’une conversation avec un américain à la fête de l’Huma qui déplorait son constat que beaucoup de camarades français paraissaient, selon lui, sous-estimer les pb de classes aux USA. Et puis je replonge dans l’hexagone et alors je me demande si les pb du PCF ne découleraient pas d’un excès de solidarité envers l’URSS… Du coup le pb d’une nouvelle internationale me laisse dubitatif…
  • a commenté 2017-12-21 18:55:11 +0100
    @ Francis Velain
    Mon titre t’as induit en erreur. Je pense d’abord au Manifeste qui est un texte formidable dans par sa précision et la densité des formules. On pourrait croire que c’est un résumé de la pensée de Marx mais, au contraire, c’est une fabuleuse introduction dans un raisonnement franchement novateur par rapport à la pensée bourgeoisie qui est censée être dominante chez un nouvel adhérent. Après, chacun, comme Marx en son temps, fait son chemin…
  • a commenté 2017-12-21 18:32:09 +0100
    Je n’ai jamais dit que Marx perdait son temps; C’est nous à notre époque qui le perdons face aux enjeux du moment. A son époque ils ont fait une internationale. Elle est où l’internationale maintenant ? Je vois le rouleau compresseur du capitalisme qui avance et devant une suite de défaites. Rien que l’exemple du macronisme en France devrait nous ouvrir les yeux sur ces questions. C’est ce qui doit être exigé lors du prochain congrès, l’union des forces communistes en France et dans le monde entier. Comment vaincre dans une guerre s’il n’y a pas de stratégie. Oui le capitalisme finira par imploser mais combien de temps on va laisser passer ce rouleau compresseur ?
  • a commenté 2017-12-21 18:11:03 +0100
    “Marx au début pouvait s’intéresser aux traditions révolutionnaires de chaque pays et il faut s’y intéresser mais maintenant en 2017, face aussi à toutes les attaques subies, il y a de quoi être impatient”.
    Je ne crois pas que Marx fut à un seul moment de sa vie un homme à perdre son temps !!!
    Il s’est ainsi intéressé à la manière avec laquelle les mouvement “ouvriers” anglais et “français” prenaient la question de la réduction du temps de travail (Le 1er de manière professionnelle, le second de manière professionnelle). Et s’il a fait de l tout en faisant de la réduction du temps de travail un exemple une revendication concrète et commune du prolétariat à l’échelle mondiale en soutenant la revendication des 8 heures.

    Il me semble d’ailleurs que Marx était d’abord soucieux de la bonne compréhension du capital dans les mouvements “ouvriers” de chaque pays et dans l’internationale…

    Pour le reste, dans cette proposition “lire Marx en le mettant dans les poches”, il ne s’agit pas plus de “sauver” le marxisme que “le marxisme léniniste” ou d’autres pensées d’autres grands penseurs.

    Il est de voir en quoi et comment la pensée fondatrice de Marx cela peut aider à former les communistes.

    Faut-il mettre aussi Lénine dans les poches et à quel titre ? Qu’apporterait-de supplémentaire sa lecture ? C’est là dessus qu’il faut argumenter. A ce point, il serait mieux pour le débat de scinder le débat. A toi de voir.
  • a commenté 2017-12-21 16:32:42 +0100
    Qui parle d’une vision seulement internationaliste ? On sait qu’il y a des particularités nationales et culturelles. Mais il me semble que le PCF comme d’autres partis communistes souffre plutôt d’un manque d’internationalisme et d’un trop grand repli sur ces réalités nationales. Chaque PC semble être dans son coin, avec ses petites affaires nationales alors qu’ils pourraient conjuguer leurs forces entre eux. Pour prendre un exemple, on sait que les USA sont la forteresse principale du capitalisme. Pourquoi les PC ne se joignent ils pas au PC américain pour des actions offensives ? Des actions qui pourraient pourrir notamment la vie des grandes familles capitalistes, elles qui pourrissent la vie des peuples dans le monde entier. Marx au début pouvait s’intéresser aux traditions révolutionnaires de chaque pays et il faut s’y intéresser mais maintenant en 2017, face aussi à toutes les attaques subies, il y a de quoi être impatient. Il faut passer à l’action internationaliste, notamment avec une internationale communiste solide, offensive. Le capitalisme a aussi ses traditions nationales mais il conjugue aussi ses forces pour faire de mauvais coups au niveau international. La riposte communiste doit être à ce niveau internationaliste où l’ennemi mène l’attaque.
  • a commenté 2017-12-21 16:12:02 +0100
    @Vassili Krassakis
    @ Claude Nastorg

    Lire plus Marx pour être en capacité de développer la même rigueur intellectuelle entre autres

    1. La Bourgeoisie reste révolutionnaire dans un domaine : celui des forces productives et à ce titre et de multiples manières pousse à ses limites le mode de production du capital. Mais c’est pour se faire conservatrice du mode de production : changer pour que rien ne change

    2. Elle reste révolutionnaire à l’insu de son plein gré car finalement cela lui pose autant de problèmes qu’au prolétariat : mais pas les mêmes….
    Normal : le rapport entre le “prolétariat” et la “Bourgeoisie” est un système “maitre-esclave”, (au sens technique donc) auto-verrouillé pour se reproduire sans cesse jusqu’à ce que les hommes en trouvent le clé et décident d’en user…

    3. Drapeaux rouge et tricolore ?
    Renvoie à la dialectique du besoin de solidarité internationale face à la violence de classe à laquelle est toujours prête la Bourgeoisie (comme avant elle les ordres privilégiés !) devant toute révolution quelque part

    Renvoie aussi au besoin de partage de la compréhension par les communistes de toute la planète de l’évolution des forces productives qui repose sur des connaissances communes, donc accessibles d’une manière à une autre, à toute l’humanité, toute société, tout mode de production.

    Renvoie enfin au fait qu’aucune révolution ne reposera jamais sur une base seulement internationaliste. Chaque révolution a besoin d’un ancrage national pour avoir une chance de réussir. Marx n’a cessé de chercher à comprendre les singularités du prolétariat anglais, français etc. Autre chose est de travailler à généraliser quelques concepts : communes (France), soviet (Russie) conseils d’atelier (Italie).
  • a pris position favorable 2017-12-21 16:12:01 +0100
  • a pris position important 2017-12-18 21:00:10 +0100
  • a pris position favorable 2017-12-18 21:00:10 +0100
  • a commenté 2017-12-18 14:57:28 +0100
    100% Pour !!
    Et je propose l’édition de livre de poche contenant aussi la critique du programme de Gotha. Très intéressant pour se faire une idée de la rigueur intellectuelle que représente le matérialisme dialectique.
  • a pris position important 2017-12-18 14:57:28 +0100
  • a pris position favorable 2017-12-18 14:57:28 +0100
  • a commenté 2017-12-18 09:17:15 +0100
    @ Salidha Boussedra
    OK, mais on entre dans des pb de droits, de choix plus ou moins subjectifs etc.. qui me dépassent.
  • a commenté 2017-12-18 08:03:16 +0100
    @ Vassili Krassakis
    La bourgeoisie n’a pas fait que déboulonner les féodaux, elle a aussi réalisé, en Occident, (+Japon) l’accumulation primitive du capital qui est nécessaire à la réalisation concrète du socialisme (voir Chapitre 1 du Manifeste)….
  • a commenté 2017-12-17 20:46:16 +0100
    @ Claude Nastorg
    La bourgeoisie a été progressiste dans sa lutte contre le féodalisme. A partir de son installation au pouvoir, elle est devenue le principal ennemi de classe du prolétariat.
    Quant à la propagation “de la révolution dans les monarchies européennes”, il s’agit toujours de la Révolution bourgeoise et capitaliste. Progressiste, à l’époque, contre le féodalisme, mais représentant aujourd’hui le passé et l’ennemi de classe.

    Croire la bourgeoisie toujours révolutionnaire, mais se revendiquer de Marx, c’est quand même fort de café ! Vous l’avez réellement lu, le Manifeste ?

    “Marx dans toutes les poches” dites-vous ? Ca semble urgent, en effet !
  • a commenté 2017-12-17 16:43:58 +0100
    “Très bonne idée! Je propose également les deux livres “Décourvrir Marx” et “Découvrir Engels”. Ces deux livres sont tirés d’une rubrique de la revue du PCF : “Cause Commune” (ancienne “Revue du Projet”). Ils constituent une bonne introduction à l’oeuvre de Marx avec de courts extraits (pour lire Marx dans le texte), une petite explication et enfin une petite bibliographie pour ceux et celles qui souhaitent aller plus loin. Ils ont été publiés aux Editions sociales et coûtent 9 et 10 euros (pour des jeunes et moins jeunes le prix est aussi important!). Les auteurs sont Jean Quétier et Florian Gulli."
  • a pris position important 2017-12-17 16:43:58 +0100
  • a commenté 2017-12-17 15:39:03 +0100
    " Le tricolore a été instauré par la bourgeoisie. Laissons-le lui"
    Oui mais, “dans l’histoire, la bourgeoisie a joué un rôle éminemment révolutionnaire”…. (Manifeste- 1848) Et c’est avec le drapeau tricolore que les prolétaires-soldats de Napoléon ont propagé la révolution dans les monarchies européennes….
  • a commenté 2017-12-17 14:32:11 +0100
    @ CLaude Nastorg
    Evidemment. C’est l’opposition entre la propriété privée, aux mains de la bourgeoisie, et la propriété collective qu’il s’agit d’établir entre tous les Hommes.
    Quant à parler d’interprétation, ce n’est pas un reproche que je vous faisais, mais une reprise du verbe que vous aviez vous-même utilisé.
    La propriété privée des moyens de production, même à petit niveau, produit le capitalisme. Le sens même du communisme est de l’abolir pour établir une propriété partagée et collective de ces moyens de production. C’est le cœur du marxisme. Vous avez le droit, comme Jaurès et Proudhon, de défendre l’élargissement de la petite propriété privée, mais ne venez pas parler de Marx, après. Ce dernier et son camarade Engels ont démontré son importance dans la société humaine (cf. Anti-Dühring ; L’Origine de la famille, de la propriété et de l’Etat ; Le Capital ; etc.) et la nécessité de s’en défaire. Il ne s’agit même pas d’un débat entre deux variantes du marxisme, entre orthodoxes et révisionnistes, mais entre marxisme et anti-marxisme.
    Il y a autant de logique à lier Marx & Jaurès qu’à lier, idéologiquement parlant, Pierre Laval et François Hollande (deux autres “socialistes”, n’ayant pourtant rien de commun).
    Le marxisme vise au dépassement révolutionnaire du mode de production capitaliste. Le jaurèssisme vise à la défense de l’Etat Républicain et de la petite-propriété. Le marxisme se base, idéologiquement sur le prolétariat, le jaurèssisme sur la petite-bourgeoisie. Le marxisme se base sur le matérialisme dialectique, le jaurèssisme demeure idéaliste et romantique.
    Jaurès soutenait les ouvriers mais, n’ayant rien compris au marxisme, ne les a jamais réellement mis au centre de sa réflexion politique, très idéaliste et “républicaine”.
    Notre drapeau est rouge, comme celui de la Commune. Le tricolore a été instauré par la bourgeoisie. Laissons-le lui.
  • a commenté 2017-12-17 07:51:33 +0100
    @ je n’"interprète" rien, je constate que dans le Manifeste, où tous les mots sont pesés, Marx écrit “propriété bourgeoise”, et j’en déduis que l’adjectif “bourgeoise” n’est pas là par hasard. Donc que la propriété peut aussi ne pas être bourgeoise, c’est à dire, ne pas générer de plusvalue qui, elle, fait la bourgeoisie !
  • a commenté 2017-12-17 07:45:00 +0100
    @ je n’"interprète" rien, je constate que dans le Manifeste Ma
  • a commenté 2017-12-16 21:44:59 +0100
    @ Claude Nastorg
    Il n’y a rien à “interpréter”, mais à comprendre. Marx constate que, sous le régime capitaliste, la propriété privée est au cœur de la société, de son fonctionnement et de sa logique, entraînant exploitation et individualisme. Il affirme donc sa suppression comme nécessaire. Au delà de cette simple citation (que vous semblez ne pas comprendre parfaitement), c’est l’oeuvre dans son intégralité qu’il faut comprendre et étudier.
    Si ce principe essentiel demeure obscure pour vous (ce qui vous fait un point commun avec votre cher Jaurès), je vous renvoie (entre autres) aux “Principes du communisme” de Friedrich Engels, dans lequel il affirme la chose suivante :
    " La suppression de la propriété privée est même le résumé le plus bref et le plus caractéristique de cette transformation
    de toute la société que rend nécessaire le développement de l’industrie. Pour cette raison, elle constitue, à juste titre, la principale revendication des communistes. "
    Afin de vous simplifier la tâche, je me permet de préciser que la “transformation de toute la société” dont il parle ici, correspond évidemment à l’émergence et au développement du capitalisme.
    En tout cas, le débat que nous avons ici, cher camarade, confirme la justesse et la pertinence de votre proposition : “Marx dans toutes les poches”.
    Amicalement
  • a commenté 2017-12-16 15:39:35 +0100
    Bonne idée ! Surtout dans les poches des élus du parti et de ceux qui y ont des postes de responsabilité !