La formation des communistes - Congrès PCF

Formation à l'éducation populaire
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Le but est simple: permettre aux communistes d'être capable d'initier des moments de réflexion collective dans les groupes politique ou syndicaux auxquels ils participent et d'orienter les débats vers des ouvertures clairement communistes. Exemple d'un atelier que j'expérimente en ce moment et qu'on a construit avec un camarade suite à notre expérience sur Nuit Debout République. Nous avons constaté un énorme fétichisme de la démocratie parmi tous les militants impliqués. Et, trop souvent, une absence totale de ligne directrice dans les débats. Alors on a joué le jeu et on s'est attelé à participer à des débats et surtout à en animer grands nombres (On a tenu le rythme de 1 tous les jours à 17h30 pendant 2 mois). Beaucoup se sont joints à nous en fait pour nous permettre de tenir le rythme. Mais justement, 3 ont adhéré au PCF à la fin du mouvement, et une grande richesse de pratiques de débat et de communication en est ressorti. L'atelier que nous expérimentons aujourd'hui porte ce nom: "Démocratie économique: Comment définir nous-même la valeur de notre production". C'est un atelier d'une efficacité redoutable des les mouvement type Nuit Debout. Tout le monde vient par intérêt pour la "démocratie" (concept très vague pour lequel ils cherchent sans cesse des réponses), et repart au bout de 2 heure avec une vision des enjeux sur la plus-value, qu'est-ce que c'est concrètement la lutte des classes, le service public, la cotisation, etc, etc... C'est un très bon atelier pour attirer des personnes qui cherchent du sens, qui cherchent à former une conscience collective, vers une CONSCIENCE DE CLASSE. Un autre atelier que j'essaie de monter en ce moment avec Coopaname et la CGT serait concentré sur la fiche de paie. Ce serait un atelier d'approfondissement sur les questions des cotisations (et non les charges) et le pouvoir économique qu'elles représentent pour les travailleurs sur le capital. Bref, les sujets ne manquent pas et justement chacun peu travailler le sujet qui lui plait de la manière qui lui semble la plus adaptée, avec l'angle qu'il ou elle souhaite. Mais pour ça il faut qu'on se forme à l'éducation populaire. A l'animation de réflexions collectives. A l'utilisation de certains outils qui facilitent la prise de parole ou l'orientent, etc...

Les commentaires

  • a commenté 2018-01-13 15:04:15 +0100
    c’est très important et j’aimerais personnellement me former à ce genre d’éducation populaire, seule à même, ou en tous cas mieux à même de fiare avancer les idées, dans le respect de tou-te-s..
  • a pris position favorable 2018-01-13 15:04:15 +0100
  • a commenté 2017-12-13 11:21:06 +0100
    Le thème “comment définir nous-mêmes la valeur de notre production” est excellent car il permet cette prise de conscience qui est la clé du réveil des travailleurs, aujourd’hui enfumés par des medias qui parlent en continu mais n’expliquent rien, réduits à l’ignorance de leur condition d’exploité.e.s et des mécanismes financiers, avec entre les mains des fiches de paie et des feuilles d’impôts indéchiffrables.
    La véritable démocratie, c’est donner à toutes et tous les moyens de comprendre le fonctionnement de leur exploitation. Des consciences éveillées peuvent lutter contre leurs exploiteurs.
  • a pris position favorable 2017-12-13 11:21:06 +0100
  • a commenté 2017-12-11 00:16:19 +0100
    Exactement les camarades ^^
    Eh bien, je ne sais pas comment ça se passe chez vous mais par chez moi ces pratiques restent quand même très rares. Et sans mon implication dans certaines associations d’éducation populaire ainsi qu’à Nuit Debout, je ne sais pas quand c’est que j’aurais pu pratiquer… De mon expérience, c’est quand même au parti que j’ai eu les débats les plus barbants au monde perso. Avec son lot de monopolisations de parole, d’horizontalité totale, d’esquives de contradictions etc etc, bref, le modèle parfait pour faire fuir les non-avertis et épuiser grandement les avertis. Vous inquiétez pas que je l’identifie bien le problème du non renouvellement de nos forces chez moi MDR

    En tout cas, tout ça pour dire que nous avons besoin d’organiser un collectif de praticiens de la recherche action qui puisse diffuser et apprendre ces méthodes de construction collective.
  • a commenté 2017-12-10 20:27:56 +0100
    cette proposition ressemble fort justement aux démarches de “recherche -action” conduites dans des collectifs de travail. J’y reviendrai prochainement dans une “suggestion”.
  • a pris position favorable 2017-12-10 20:27:55 +0100
  • a commenté 2017-12-10 14:42:36 +0100
    Cette pédagogie est déjà fortement utilisée par la CGT depuis plusieurs décennies. Lancer la discussion autour d’un thème, ensuite rassembler les idées, apporter un contenu à la discussion à travers un film, un diaporama, ou un court exposé ou même une lecture, un petit travail individuel de recherche autour de quelques questions du sujet, travail en groupe et finir par un débat collectif et le soir auto-évaluation (anonyme) qui relance le débat le lendemain pour les stages de plusieurs jours. Dans tout cela, il faut un fil (rouge), une progression pédagogique et un objectif à atteindre. Dans ton cas, il faut qu’à la fin de la session il sache identifier chaque ligne d’une feuille de paie et la lutte qui y est attachée (maladie, retraite, CGS, RDS, veuvage, etc…) et savoir où retrouver l’information qu’il n’aura pas mémorisé.
    Dans le débat, laisser la place à l’appropriation personnelle du sujet qui peut être différente en fonction de ses convictions. Ce que l’on cherche c’est valoriser et stimuler la réflexion personnelle. c’est cette diversité de pensées qui fera la réussite du débat et de la formation.
  • a pris position important 2017-12-10 14:42:36 +0100
  • a pris position favorable 2017-12-10 14:42:36 +0100
  • a publié dans La formation des communistes 2017-12-08 22:54:51 +0100