Écologie, enjeux de classe et projet communiste - Congrès PCF

Lutter partout dès aujourd'hui pour une gestion publique de l'eau
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La gestion publique de l'eau: un enjeu pour les communistes Les différentes politiques libérales mises en œuvre depuis des décennies ont fortement mis à mal l’image, l’efficacité et la présence des services publics à travers le territoire. Fermetures ou déclassement de bureaux de poste, attaques contre les hôpitaux publics et désertification médicale, menaces contre certaines lignes SNCF, fermetures de centres d’impôts, fermetures de classes et d’écoles ...... Notre département de l’Aude qui est encore à dominante rurale subit tous ces fléaux de plein fouet ! Le phénomène est encore accentué dans les zones rurales où l’éloignement fait naître un sentiment d’abandon favorisant le repli sur soit et le fatalisme. Les communistes se doivent d’être de tous ces combats pour le maintien et l’amélioration des services publics. Mais aujourd’hui, un nouveau lieu d’affrontement politique devient crucial. En effet, partout dans le pays la loi Notre fait obligation aux communautés de communes ou d’agglomérations de prendre en charge la gestion de l’eau et de l’assainissement. A cette occasion, des choix doivent être faits : soit opter pour une gestion publique de cette ressource, soit déléguer cette gestion à l’une des multinationales sévissant dans ce domaine (Veolia, Saur, Suez). Il est temps de reprendre la maîtrise publique de l'eau ! Les communistes doivent faire du passage en régie publique de la gestion de l’eau dans toutes les agglomérations un enjeu majeur de leurs combats. Cette gestion publique, nous la voulons démocratique et paritaire avec une juste représentation de chacun ( élu(e)s, usagers et personnel technique). L’eau est un bien commun de l’humanité, c’est aussi un enjeu majeur pour la sauvegarde de l’équilibre écologique de la planète. L’eau n’est pas une marchandise que l’on peut soumettre aux appétits des grands groupes financiers. La gestion publique de l'eau, c'est la garantie pour les populations : • De payer le juste prix pour leur eau, sans voir leur facture augmentée des dividendes versés aux actionnaires du privé • Que l’argent de leur facture servira à investir pour améliorer la qualité de l’eau et du réseau au lieu d’aller dans la poche des actionnaires • D’avoir une gestion qui préserve la ressource en eau et la gère en pensant aux générations futures plutôt qu’aux profits à court terme. • De garantir l’accès à l’eau à tous par l’établissement de véritables tarifs sociaux pour les plus démunis. Il est temps de passer des paroles aux actes ! Il nous faut partout essayer de développer la mobilisation des populations concernées en expliquant les enjeux. Notre expérience locale nous a permis de constater que ces mobilisations permettaient de rétablir des liens de proximité avec les citoyens et, autre aspect non négligeable, d’obtenir des avancées et des améliorations significatives pour peu qu’elles soient suffisamment rassembleuses. En effet, les élu(e)s sont globalement très sensibles au rapport de force que nous pouvons créer. Ainsi dans notre secteur, face à l’action de la population, à l’heure du choix, l’Agglomération a dû couper la poire en deux : une partie du territoire sera en DSP (délégation de service public), l’autre partie sera en gestion publique directe. Ailleurs encore, alors que Suez réclamait un arriéré de 5 ans pour une régularisation de facture, la mobilisation a permis de ramener cet arriéré à 2 ans. Ces exemples permettent aussi de rendre l’espoir et montrent que la lutte peut payer. Sur le long terme, nous préconisons que sous la houlette du Ministère de l’Environnement soit créé « un pôle public de l’eau et de l’assainissement ». Ce « pôle public » aurait l’objectif de parvenir à l’harmonisation tarifaire à travers tout le territoire, les communautés de communes et d’agglomération gardant la main sur toute la partie gestion technique. Ainsi chaque citoyen de notre pays pourrait avoir un accès égal à cette ressource vitale qu’est l’eau. PCF 11 - Section de Conques/Villemoustaussou

Les commentaires

  • a commenté 2018-02-08 12:10:42 +0100
    Je suis favorable à ta proposition avec subsidiairement une autre possibilité : la coopérative. Je vous incite à lire une note de la fondation Gabriel Péri “Vers une gestion coopérative de l’eau” de Jean Huet. Pourquoi une coopé parce qu’elle permet de faire interagir les producteurs, les collectivités, les consommateurs et les salariés du secteur. La régie municipale ou locale, c’est mieux que le privé. Voilà je ne vais pas m’étendre. Le sujet méritait d’être ouvert.
  • a pris position important 2018-02-08 12:10:42 +0100
  • a pris position favorable 2018-02-08 12:10:42 +0100
  • a commenté 2018-02-07 22:17:26 +0100
    très bonne analyse
    Roland Charlionet
  • a pris position important 2018-02-07 22:17:25 +0100
  • a pris position favorable 2018-02-07 22:17:25 +0100
  • a commenté 2018-02-04 11:39:29 +0100
    Favorable
  • a pris position favorable 2018-02-04 11:39:29 +0100
  • a commenté 2018-02-02 11:57:37 +0100
    Bien sur que la gestion de l’eau doit être gérée par un service public, pour favoriser la transparence du processus de distribution à tous les niveaux. Il ne faut pas oublier que dans certains territoires de montagne comme dans les Cévennes par exemple, certaines communes ou certaines parties de communes n’ont pas encore un réseau d’adduction d’eau potable parce que l’investissement est trop important pour les budgets des collectivités. Il est vrai que la solidarité nationale serait, dans ces cas, là nécessaire!
  • a pris position important 2018-02-02 11:57:37 +0100
  • a pris position favorable 2018-02-02 11:57:37 +0100
  • a commenté 2018-02-01 18:55:36 +0100
    Il faut que la gestion articule gestion à l’échelle locale et solidarité nationale.

    Par exemple Paris a besoin d’eau et ses besoins relèvent d’une captation d’eau au-delà de son emprise géographique (le pb est pris en compte depuis longtemps!). Les bases d’une telle gestion solidaire des ressources en eau existent, notamment à travers la recherche publique.

    l’un des enjeux est d’ailleurs que l’eau potable ne devienne pas encore plus qu’aujourd’hui une rente pour des groupes comme Nestlé (Vittel….) qui savent d’ailleurs très bien protéger leur rente (l’eau de qualité, sans traitement, sans pesticides liés à l’agriculture etc), à l’exemple de ce qui se fait autour des terres agricoles de Vittel au terme d’une politique avec l’Inra.

    Le capital est parfois un singulier adversaire! La bourgeoise éclairée existe et elle a conscience de rendre durable les sources de ses intérêts. Reste certaine expérience à exploiter de manière communiste, de la protection et de la gestion de l’eau, à la production agricole, jusqu’au consommateur
  • a pris position important 2018-02-01 18:55:35 +0100
  • a pris position favorable 2018-02-01 18:55:35 +0100
  • a publié dans Écologie, enjeux de classe et projet communiste 2018-02-01 17:44:44 +0100