Nouveaux modèles d'organisation - Congrès PCF

retrouver une lisbilité de notre stratégie et une cohérence auprès des électeurs
Contributeurs :

Quel est un de nos problèmes au niveau électoral? Pourquoi ne sommes-nous plus attrayants? Il me semble qu'un des problèmes est notre stratégie électorale. Nous nous battons pour "sauver" des élus, souvent au détriment d'une lisibilité de notre stratégie auprès des électeurs, qui ne savent plus ce que nous pensons, et qui, du coup, ... nous font perdre des élus. Au nom de la théorie d'être proche du terrain, sauf erreur de ma part, on a dénaturé les statuts. Chacune des instances adopte les orientations essentielles pour le niveau relevant de sa responsabilité, notamment (...) elle procède aux choix politiques. Du coup, aucune ligne nationale, chaque instance territoriale décide de sa stratégie électorale et de ses alliances sans ligne nationale. Si on prend l'exemple des dernières municipales ou départementales, il y avait une illisibilité totale et des alliances surprenantes (comme les alliances avec un PS au gouvernement). d'où un recensement des résultats électoraux par le ministère de l'intérieur complètement ubuesque (PCF, PCF-FdG, divers gauche, PCF-PS, PCF-Fi, etc.) Il faut arrêter cela. Il faut donner une ligne nationale à respecter aussi bien aux législatives, régionales départementales qu'aux municipales (pour des mairies de plus de xx habitants), et acter les exceptions quand, raisonnablement, on ne peut rien faire.

Réponse du PCF

Cher camarade,

Merci de ta participation et de tes suggestions, cependant elles sont plutôt à intégrer dans la réflexion sur notre démarche stratégique et se trouvent donc hors sujet dans ce chantier-ci, dédié aux nouveaux modèles d'organisation.

L'équipe d'animation du chantier

Les commentaires

  • a commenté 2017-12-16 15:15:25 +0100
    Sur la question des alliances électorales, donc politiques, ce qui est le plus important c’est le contenu des programmes proposés aux électeurs, et pour les communistes il ne peut s’agir de propositions de caractère sociales démocrates, réformistes, d’accords du moins disant pour les populations au nom du “réalisme” économique cher au PS et à la FI notamment.
    Toute la clarté doit être apportée sur la main mise de la finance dans les gestions des régions, des départements et des communes, pour s’inscrire dans des projets progressistes assis sur la consultation et la participation des citoyens.
    Enfin, il s’agit aussi de veiller à ce que les propositions issues de programmes entérinés par les électeurs soient bien appliquées, quelles que soient les difficultés, et sans prétexter des obstacles de dernière heure.
    Claude BOUY
  • a pris position important 2017-12-16 15:15:25 +0100
  • a commenté 2017-12-16 09:05:46 +0100
    Bonjour Franck,

    J’ai le sentiment que tu n’as pas lu correctement mon commentaire, dans lequel j’ai oublié de signaler qu’il y avait aussi un effort de désignation de nos candidat-e-s aux élections par un maximum d’adhérent-e-s (et ce qui n’empêche pas d’avoir des conflits avec sa fédé ou même le CEN).

    Si j’ai choisi justement le terme d’animateur, c’est bien pour différencier ce rôle avec celui de dirigeant.

    Et je finis mon commentaire aussi justement sur la réflexion indispensable d’une part pour éviter la délégation de pouvoir usuelle avec la démocratie représentative et d’autre part pour faire cohabiter efficacement démocratie représentative et démocratie participative qui sont pour moi de nature complémentaire, du fait de la nécessité d’une certaine efficacité, ce qui n’implique pas mécaniquement une confiance aveugle!
  • a commenté 2017-12-15 23:57:15 +0100
    La contribution de Pascal Tournois est sans doute maladroite à plusieurs titres, mais elle soulève quelques questions récurrentes dans l’histoire de notre Parti – y compris dans l’histoire très récente –, et dans la débandade sans fin de notre influence – et si ce n’était que de notre influence électorale, ce ne serait qu’un moindre mal ! Dans notre situation actuelle et avec tous les problèmes qui nous sont posés, soulever la question des pratiques électorales peut sembler prendre la lunette par le petit bout, et d’une certaine manière, ça l’est un peu. Mais il va nous falloir attaquer tous les sujets, de toute façon, et la cohérence des diverses solutions viendra du débat, si celui-ci est sans exclusive, constructif et correctement organisé.
    Alors ne jetons pas la contribution de Pascal avec l’eau du bain. Car en matière de lisibilité de notre offre électorale, on peut considérer effectivement qu’il y a problème, et de manière croissante, que ce soit dans le contenu des projets et de l’argumentaire, dans le profil des candidats, et dans les alliances nouées ici et là. Problème de politique électorale qui n’est pas vraiment nouveau, mais qui a été porté à son paroxysme depuis 2016, avec le grand débat sur la candidature aux présidentielles, la politique d’alliance électorale avec LFI, et les avanies qui ont suivi. D’où forcément un déficit de crédibilité qui se creuse, le soupçon d’opportunisme qui s’installe, et la contradiction qui grandit entre notre parti-pris proclamé en faveur de l’intervention des gens pour la transformation sociale et politique de notre société d’une part, et d’autre part un électoralisme de fait qui ne dupe personne. Cette perte de lisibilité de notre offre électorale constitue certainement plus la conséquence de notre affaiblissement politique qu’elle n’en constitue la cause principale, mais nos pratiques électorales fonctionnent au moins comme révélateur, et elles participent sans doute à notre affaiblissement comme cause reproductrice.
    Là où Pascal se montre un tantinet naïf, selon moi, c’est quand il cherche la solution dans « une ligne nationale cohérente », suggérant ainsi que l’on pourrait être cohérent et conséquent au plan national, à défaut de l’être au plan local. D’abord ce n’est pas gentil pour le local, et puis regardez l’expérience : Pierre Laurent et Marie-Georges Buffet auront mis tout leur poids dans la balance pour faire pencher nos votes en faveur d’un soutien à la candidature de J-L. Mélenchon ; on a vu le résultat, et on peut aussi bien se poser la question à ce niveau-là : quelle a été la lisibilité de notre offre électorale, et quels intérêts ont-ils été servis ? En tout cas le problème est loin d’être réservé au « local », il est tout autant « national » et il nous faut traiter tout le paquet d’un coup, à l’aulne des objectifs politiques que nous poursuivons.
    La réplique de Bruno Prouvelle ne me satisfait pas, car non toutes les compromissions et toutes les combines ne sont pas bonnes pour avoir des élus, et non les élus ce n’est pas forcément loyal, utile et efficace. Quant à la réplique d’Hervé Radureau, elle révèle trop de choses sur le parti-pris délégataire et le culte déplacé des élus, notamment quand il présente ceux-ci comme « animateurs de l’intervention de leurs camarades communistes ». Admettons que nos élus ce n’est pas qu’un atout et que ça peut être un problème, et ne nous privons pas de mettre en débat nos pratiques électorales ainsi que le rôle que nous assignons aux élus dans notre stratégie de transformation sociale.
    Enfin il y a ce commentaire de « l’Equipe d’animation du chantier » : ça suggère d’intégrer la contribution de Pascal dans « la réflexion sur notre démarche stratégique », pour ne pas rester hors-sujet dans le chantier dédié aux nouveaux modèles d’organisation. Sauf que Pascal posait essentiellement sa problématique en termes de meilleure organisation et de mise en cohérence de nos pratiques électorales, pas en termes de stratégie générale. Mais effectivement il y a besoin de débattre de notre stratégie, d’autant que nos modes d’organisation pertinents doivent nécessairement découler de la stratégie de transformation sociale que nous adoptons. Alors merci à l’Equipe d’animation d’ouvrir un chantier sur « Visée communiste et stratégie de transformation sociale », ça fera bien avancer les choses et ça nous évitera de devoir verser le débat stratégique dans les « contributions hors-chantiers ».
  • a pris position favorable 2017-12-15 23:57:14 +0100
  • a commenté 2017-12-14 15:05:53 +0100
    Bonjour Pascal,

    Je ne suis pas d’accord avec toi et je partage les arguments avancés par Hervé Radureau.

    Je voudrais juste ajouter quelques mots.
    Les tenants de la pensée dominante et les médias veulent amener les gens à ne plus réfléchir, à ne plus analyser, mais à réagir de façon binaire. On est pour ou on est contre. Si tu n’es pas avec moi, tu es contre moi. Si tu ne rejettes pas tous les socialistes, tu es aussi pourri qu’eux. Si tu es communiste, tu es responsables des purges staliniennes. Et caetera.
    C’est bien entendu un piège. Pour la tranquillité et le bien être des capitalistes, il vaut bien mieux avoir des citoyens qui réagissent avec leurs tripes au lieu de réfléchir et d’avoir l’esprit critique.

    Nous ne devons pas, nous-même tomber dans ce piège.

    Nous avons des quantités d’exemples de communes où nous n’avons pu arriver en responsabilité qu’en faisant alliance avec le PS et où nous mettons en place de nombreuses choses en faveur des plus démunis. Ça n’est pas difficile de démontrer qu’il vaut bien mieux continuer à faire du bon travail dans ces communes plutôt que de rompre toute alliance avec les socialistes et permettre à la droite de revenir aux commandes.
    Autre exemple, en PACA nous avons eu (il y a quelques temps) des élus régionaux, à la faveur d’une liste commune avec le PS au deuxième tour. Entre autres choses positives, ces élus ont pu proposer au conseil régional une motion de soutien à des ouvriers en lutte contre la délocalisation de leur entreprise, les Fralibs. A l’exception du FN, tous les conseillers régionaux ont voté cette motion (c’est peu de chose, mais ça n’est pas négligeable). Aujourd’hui, nous n’avons plus d’élus au conseil régional. Qui y soutiendra les ouvriers en lutte ? Personne !
    Des exemples comme ça, il y en a des quantités, et sans doute des plus pertinents.

    Nous ne devons pas améliorer notre lisibilité par l’adoption de mesures simplistes et injustes. Nous devons combattre l’atrophie de la réflexion, de l’analyse et de l’esprit critique. Mais pour cela, nous avons besoin d’une meilleure communication en interne et d’outils qui nous permettent de soumettre nos problèmes et d’en débattre pour trouver des réponses satisfaisantes. C’est en ayant les idées claires que nous pouvons convaincre nos concitoyens.
  • a commenté 2017-12-14 10:48:41 +0100
    La charrue avant les boeufs , pas d’accord , si on ne fait pas le bilan on va changer peut être ce qui est bon alors non
  • responded with submitted 2017-12-13 17:59:16 +0100
  • a commenté 2017-12-13 13:39:29 +0100
    La stratégie électorale a pour toi un imact sur nos résultats . Pour moi aussi . Nous sommes associés dans la reflexion au PS . Est ce faux ? Bien sur que non ! Sauf à renier tous les accords de gestion locale ! Alors si on ne “renie” pas nos accords locaux nous devons assumer ce choix. Des accords locaux n’empêchent en aucun cas un désacord au niveau de la poilitique nationale . Comment pourrait on continuer à parler de gauche si nous nions qu’au nieau local au moins droite et gauche sont différents ? Ne serions nous pas capable de défendre cette position ?
  • a commenté 2017-12-12 13:46:42 +0100
    Bonjour Pascal,

    Je ne partage pas du tout ton point de vue.

    La ligne de notre Parti est claire sur les objectifs et les conditions du rassemblement.

    Ce qu’il y a de nouveau depuis quelques temps, c’est justement la responsabilisation des communistes à tous les niveaux de collectivités territoriales: ils sont les mieux placés pour faire le choix qui leur semble le plus utile à la population de leurs territoires, de la commune à la région. Ce qui conduit effectivement à vue d’avion à des résultats concrets divers et variés qui doivent être au moins expliqués aux citoyen-ne-s concerné-e-s.

    Le rejet à priori n’est pas le meilleur moyen de rassembler et la politique de la chaise vide a démontré depuis longtemps que les absents ont toujours tort.

    Il est essentiel d’avoir partout des élu-e-s qui prendront connaissance des projets et pourront alors animer l’intervention de leurs camarades communistes et avec ces derniers celle encore plus large de la population.

    Regardons les dégâts causés ces dernières années par la division dans les communes, les cantons et les régions perdus. Que dire aussi du refus de JLM et LFI d’avoir des candidatures communes pour les élections législatives, y compris en soutenant des candidat-e-s hors FDG, ce qu’ils semblent vouloir rééditer pour les circonscriptions dont l’élection devrait être invalidée (notamment pour cause du dépassement des dépenses maximales, ce qui toucherait une centaine de député-e-s très majoritairement de LREM).

    Que dire aux bénévoles du SPF, aux syndiqué-e-s qui se voient obligés de quitter les locaux attribués par la municipalité, aux membres des associations dont les subventions sont fortement réduites et même parfois annulées?

    Que dire à celles et ceux qui ont combattu la loi Travail sous Hollande quand LFI présente une candidature de l’écologiste et féministe Caroline de Haas qui a été à l’initiative de la pétition qui a rassemblé plus d’un million de signatures en quelques jours?

    Ce n’est pas de la tambouille mais le passage nécessaire dans le cadre d’une démocratie représentative.

    La question est bien donc de trouver comment empêcher que la démocratie représentative se transforme en pure délégation de pouvoirs et mieux encore comment adjoindre une démocratie participative et faire fonctionner de façon efficace le couple démocratie représentative et démocratie participative, sans les opposer comme il ne faut pas opposer adhérent-e-s et dirigeant-e-s.
  • a publié dans Nouveaux modèles d'organisation 2017-12-12 13:10:27 +0100