Le défi politique de l’anti racisme - Congrès PCF

Le racisme un rapport social de domination
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Véronique de Rudder écrivait ceci : dans L’Humanité, en novembre 2005, « Le racisme au quotidien est souvent quasiment imperceptible et il exprime un certain type de rapports de domination, par lequel la victime, le racisé, est «remis à sa place» - la place qu'on lui concède, qu'on lui accorde ou qu'on lui impose ». Si l’on considère que le racisme n’est pas toujours lié à une conscience et une intentionnalité de nuire mais bien un « ensemble intégré », le défi à mener réside dans la nécessité de s’intéresser aux mécanismes de sa construction, de sa réalisation diffuse et de sa gestion. Par ailleurs, il importe de considérer l'expérience subjective du racisme quotidien non comme une simple collection d'anecdotes mais comme un vécu profond, situé dans un rapport social qui imprègne l’expérience globale.

Les commentaires

  • a commenté 2018-02-08 20:39:27 +0100
    Cette discussion se rapproche de celle initiée dans le texte: racisme d’état. Si le racisme interpersonnel qui est toujours tellement ancré, comme le souligne Bouabdallah, nécessite éducation et sanction (le racisme n’est pas une opinion, mais un délit), l’urgence est de construire une lutte collective pour l’égalité des droits et de traitement. Il est important de comprendre que cette lutte ne peut se concrétiser sans l’impulsion des premiers concernés: elle ne se décrète pas de l’extérieur!!!. Toutes les avancées concernant les droits des femmes(de droit de vote au “balance ton porc”)ne se font qu’avec elles ou à travers leurs luttes. Nous avons , collectivement , pris un grand retard, pour favoriser l’expression et l’intervention des premiers concernés.Comment s’étonner alors du besoin des victimes de se retrouver ensemble, afin de faire “constat commun” avant “action commune”?
    La position ultramajoritaire des députés de l’assemblée nationale, lors de l’intervention du ministre de l’éducation nationale sur un groupe de travail non mixte au cours d’une formation syndicale, témoigne d’une suspicion particulière en direction de ce groupe qui se revendique “racisé”. Nul autre groupe discriminé n’aurait connu une telle bronca. Militante du MRAP, je me refuse pour autant à me laisser enfermer dans un déterminisme d’antiracisme moral.L’engagement de nombreux militants qualifiés trop souvent d’universalistes, avec les derniers arrivés(roms, sans papiers, demandeurs d’asiles..) n’est pas de trop.Il est important que notre parti contribue à construire des ponts entre organisations et militants.Bien évidemment, je mettrais un bémol sur la LICRA qui aujourd’hui cautionne la politique gouvernementale.Je continue à penser que le racisme ne se hiérarchise pas, ne se segmente pas , sauf à en vouloir citer toutes les formes. Je pense qu’il faut donc remettre en question ces plans gouvernementaux “contre le racisme et l’antisémitisme”.
  • a commenté 2018-01-21 17:04:14 +0100
    Je pense que l’espèce humaine s’est montrée capable de racialiser les rapports sociaux dès l’instant où des intérêts contradictoires ont pu opposer des groupes d’individus. C’est pourquoi le parti communiste doit donner une bien plus grande place à l’antiracisme, dans son activité politique.
    Non seulement pour unir celles et ceux qui ont le plus intérêt au dépassement du capitalisme. Mais en assumant clairement le fait que le racisme n’est pas né avec le capitalisme, même s’il a représenté un levier majeur (et cela continue bien sûr) dans l’histoire longue de l’avènement du mode de production capitaliste (et aujourd’hui de la lutte de ses tenants pour conserver leurs privilèges). Et s’il n’est pas né avec le capitalisme, qu’il promet de pouvoir durer bien longtemps, même après que se seront produites, des évolutions politiques majeures, représentant d’authentiques avancées dans la visée du dépassements du système capitaliste.
  • a pris position favorable 2018-01-21 17:04:14 +0100
  • a commenté 2018-01-21 14:14:33 +0100
    oui le racisme que les personnes comme moi peuvent subir n’est pas toujours visible des autres qui ne le subissent pas, il peut s’agir d’un regard, d’une personne qui va protéger son sac, d’une stratégie d’évitement, on sait comment cela peut se passer pour l’obtention d’un logement, n’avez vous pas entendu l’expression pour plaider en faveur de ; “c’est quelqu’un de bien” pourquoi les autres ne le sont ils pas ?
  • a publié dans Le défi politique de l’anti racisme 2018-01-15 15:06:09 +0100