Nouveaux modèles d'organisation - Congrès PCF

S'organiser pour quoi faire et avec qui?
Contributeurs :

Je partage plusieurs contributions qui s’interrogent sur la nécessité de faire un état des lieux et de prendre en compte les évolutions sociétales et le besoin de démocratie. Comment faire évoluer notre organisation sans au préalable nous demander avec qui nous voulons construire une force politique influente ? Allons-nous rester tournés sur nous-mêmes ou nous ouvrir vers toutes celles et tous ceux qui veulent une autre société mais aussi, une autre façon de faire de la politique ? Il faut prendre en compte les évolutions sociétales comme le suggère Bernard Cois mais aussi faire l’analyse de ce qui vient de se passer avec le plébiscite par les jeunes à droite comme à gauche de deux « mouvements » LRM et FI, qui disent vouloir faire de la politique autrement. Aujourd’hui, on voit ce que cela donne, dans un cas comme dans l’autre : une absence totale de démocratie et la croyance en un homme providentiel, l’un parce qu’il est jeune et qu’il a fait l’ENA, l’autre parce qu’il a une gouaille qui plaît. Les désillusions risquent d’être à la hauteur des espoirs initiaux. Néanmoins, il faut prendre en compte la défiance des jeunes envers les partis « historiques », à laquelle le PCF n’échappe pas. Il y a chez les jeunes une demande pressante de démocratie. Voir l’attrait des jeunes au budget participatif de la ville de Paris par exemple. Aujourd’hui, leur voix ne compte nulle part, ni à l’école, ni au travail, ni dans la cité (ou si peu). La question centrale pour notre organisation est celle de la démocratie, une démocratie qui permette que chacune et chacun puisse s’exprimer, faire des propositions, participer à la construction d’ensemble et retrouve ensuite ce qu’il y a mis (en partie) dans les décisions prises collectivement. Il faut des lieux d’échange, de projets et de décisions de proximité, de quartier (et sûrement pas d’entreprise, tant il est difficile de militer à l’entreprise !). Des lieux ouverts aussi. De quoi a-t-on peur à inviter des non adhérents à réfléchir et à construire des projets avec nous ? Si nous ne voulons pas rester à 2% d’influence et mourir debout, il faut bousculer nos habitudes. Il faut que le parti soit tourné vers la jeunesse. Et il faut une efficacité à notre organisation. Les jeunes n’ont pas le temps de perdre du temps… sauf si cela aboutit à quelquechose de concret. Pourquoi pas des plate-formes internet locales pour préparer les réunions, en invitant chacune et chacun à dire de quoi elle ou il veut parler, quelles propositions elle ou il veut faire, et ensuite, on décide tous ensemble dans la réunion, d’un plan de travail, on le fait vivre, on responsabilise chacun-e, et on partage avec d’autres.

Les commentaires

  • a commenté 2018-01-17 21:51:35 +0100
    Je suis entièrement d’accord avec toi. J’ajouterai que nous avons des locaux servant uniquement de lieu de réunion ou de stockage de matériel de militant. Ces lieux pourraient être utilisés pour créer des liens avec la population. Cela peut se faire en étant lieu de petits services (soutien scolaire, amap, écrivain public, aide à la création d’entreprises partenaires…), de convivialité et d’inscription dans le quartier. L’ancrage local quitte à recommencer de zéro est un moyen de nous inscrire dans la durée et non au gréé des échéances électorales ou d’un leader plus ou moins charismatique.
  • a pris position favorable 2018-01-17 21:51:35 +0100
  • a publié dans Nouveaux modèles d'organisation 2017-12-19 19:44:31 +0100