Elections Européennes 2019 - Congrès PCF

SOYONS LISIBLES
Contributeurs :

Je ne vois pas comment nous pouvons nous allions avec la France Insoumise pour les Européennes, dans la mesure où 1) ils ne veulent pas s'allier avec nous et 2) nous n'avons pas la même conception de l'Europe (ie pour moi en tout cas, nous pensons que la justice sociale, la lutte contre le capitalisme n'ont de chance de marquer des points qu'à la SEULE échelle européenne ou internationale, alors que pour la FI, on peut toujours sortir de l'Europe - plan B - et faire notre petie révolution de notre côté, ce qui n'a aucune chance d'aboutir, comme le montre l'exemple de la Grèce, moins puissante que nous, certes, mais justement, ILS ne nous laisseront encore moins de marge manoeuvre pour cette raison!). Je pense que nous devons trouver des alliés sur la base d'une plateforme commune (dépasser le capitalisme à l'échelon européen), que ce soit en France ou en Europe, avec le plus de gens possible, le mouvement de Hamon compris. Pour cela, il ne faut pas être rigide sur la stratégie (changer les traités ou rien), mais plutôt sur l'esprit (infléchir les traités en tenant compte du fait que, malgré leurs allégations d'irresponsabilité, les chefs d'Etat ont une vraie marge de manoeuvre pour cela). Il ne faut donc pas recommencer l'erreur des présidentielles avec la FI. Il faut être CLAIRS et lisibles. Ils le seront pour nous de toutes façons.

Les commentaires

  • a commenté 2017-12-21 20:53:04 +0100
    Que l’on ait du mal à envisager de faire liste commune avec LFI après les expériences accumulées de 2009 à 2017, cela peut s’entendre. La stratégie de JLM depuis la création du Front de Gauche a été la même que celle que Mitterrand proclamait à Vienne en 1972 (il faut dire que JLM a été à bonne école, et qu’il affirmait encore récemment avec des trémolos dans la voix son extrême dévotion envers le bonhomme Mitterrand) : siphonner le PCF en maniant une phraséologie « de gauche ». C’était un peu couillon de ne pas le voir venir et de ne pas s’en prémunir. Certes « l’Union est un combat », encore faut-il mener le combat de l’Union avec efficacité, tenir la corde dans la bataille d’idées, imposer les contenus transformateurs à chaque étape, entrainer les gens à agir pour gagner des droits sans attendre le grand soir, et être le garant évident de l’unité d’action et du rassemblement durable. Bref, être réellement le Parti de la transformation démocratique de la société, sinon le Front de Gauche ne pouvait relever que de l’opportunisme électoraliste et ne pouvait que servir de marchepied à la carrière de JLM et de sa cour. Mais si ce Congrès remplit son rôle, les leçons devraient être tirées et on devrait s’éviter de sombrer à nouveau dans les errements des Européennes de 2009 et tout ce qui s’en est suivi.
    En revanche, considérer que « la justice sociale et la lutte contre le capitalisme n’ont de chance de marquer des points qu’à la SEULE échelle européenne ou internationale » et qu’il serait illusoire de vouloir « faire notre petite révolution de note côté », cela ne tombe pas sous l’évidence, et ne se décrète certainement pas avec quelques formules péremptoires. C’est comme prétendre qu’il ne faut pas se battre pour les salaires dans l’entreprise, ou pour les loyers dans la cité, ou à l’école pour les postes d’enseignant, parce que les choses se décideraient ailleurs. C’est cultiver une vision délégataire de l’action politique, une vision « de sommet », et refuser par avance d’accorder à l’action collective des gens le rôle prééminent pour changer cette société, dépasser le capitalisme, imposer la justice sociale. Conquêtes de position où on peut et quand on peut, ce n’est pas incompatible avec solidarité des travailleurs à l’échelle européenne et mondiale (car vous l’avez remarqué, dans notre vie quotidienne, les enjeux de solidarité à l’échelle mondiale débordent déjà largement le petit cadre européen, qu’il s’agisse des migrations, des droits sociaux, des salaires, de normes de sécurité, etc). Bien au contraire, la première des solidarités c’est de mener partout des combats qui vont profiter à tous.
    Quant à l’exemple de la Grèce de Tsipras, franchement c’est malvenu : là où Tsipras a capoté, ce n’est justement pas en cherchant des solutions dans un « plan B » qui s’affranchirait des diktats de Bruxelles et du racket des banques, c’est en cédant à leur chantage d’exclusion de l’UE et en acceptant un nouveau train d’austérité drastique sur le dos du peuple grec.
    Mais je ne veux pas accabler Justine, car au fond elle porte une vision très partagée des choses, qui résulte de nos errements des dix dernières années (pour ne pas remonter plus loin). Dans ce qu’elle évoque, je vois surtout notre gros déficit stratégique : quelle est visée communiste concrète et quelle stratégie pratique de transformation sociale ? Si notre Congrès ne s’attelle pas à cela et ne répond pas clairement à la question, je ne vois pas comment nos solutions pourraient être pertinentes, que ce soit en matière de modes d’action, d’organisation, d’alliances ou en quoi que ce soit.
  • a pris position défavorable 2017-12-21 20:53:03 +0100
  • a commenté 2017-12-21 14:50:55 +0100
    Entierement d’accord avec votre article ! De plus nous ne pouvons continuer à “tendre l’autre joue” alors que l’autre force de gauche en question n’a de cesse de nous “battre froid” !
  • a pris position favorable 2017-12-21 14:50:54 +0100
  • a publié dans Elections Européennes 2019 2017-12-20 19:21:23 +0100