Initiatives - Congrès PCF

non au français en afrique
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Nous devrions faire en sorte que dans les anciennes colonies française que les langues locales parlées par la majorité soit utilisés dans tous les domaines (éducation, armée, politique...) et que se soit les étrangers qui doivent s'adapter aux changement et non le contraire. traduire les formation donnant à la fin un diplôme français dans la langue locale pour la réussite du plus grand nombre, un pays avec moins d’illettrisme est un pays gagnant. le seul fait de continuer a imposer le français dans ces pays, une langue qui n'est pas la langue naturelles du pays est le symbole même d'une soumission.

Les commentaires

  • a commenté 2018-01-06 17:25:12 +0100
    L’imposition du français en Afrique est évidemment l’expression de l’impérialisme tricolore. Toutefois, je ferais quelques remarques :

    Le PCF a déjà bien du mal à survivre en France, alors imaginer qu’il puisse changer les choses en Afrique me fait un peu sourire.

    Traiter de l’impérialisme français en Afrique (et ailleurs), implique de reconnaître (ce que le PCF ne fait pas) “nos” anciennes colonies comme Etats semi-coloniaux, semi-féodaux, au capitalisme bureaucratique fascisant. Car il s’agit de bien comprendre ces sociétés-là. En France, la bourgeoisie nationale s’est imposée, en unifiant le pays autour de la langue française (écrasant, notamment, l’occitan), en éliminant le féodalisme et en imposant le capitalisme. En Afrique, du fait de la colonisation européenne, la révolution bourgeoise n’a pu avoir lieu. Dès lors, l’analyse marxiste démontre que s’y est développé un capitalisme bureaucratique, portée par une fraction de la bourgeoisie autochtone se plaçant au service de l’impérialisme étranger. De plus, la révolution bourgeoise-capitaliste ne s’y étant pas produit, le féodalisme s’est également maintenu. C’est pour cela que l’on parle d’Etats semi-coloniaux, semi-féodaux. Enfin, l’unification linguistique des nations africaines ne s’est pas non plus produite. C’est la principale raison pour laquelle il n’existe pas de mouvement suffisamment puissant pour imposer une langue autochtone à la place du français. Les langues locales sont, pour certains états, trop variées pour qu’une d’entre-elles puisse prétendre remplacer le français.

    L’élimination du français en Afrique, qui est souhaitable, devra passer par une révolution nationale-démocratique. Cependant (et j’en reviens à ma première remarque), c’est principalement au prolétariat africain de mener cette lutte, aux côtés des secteurs progressistes anti-bureaucratiques de la bourgeoisie (un allié stratégique un peu encombrant mais utile, dans ce cas). Le PCF, s’il doit mettre en avant la nécessité de la révolution, n’a pas pour vocation de mener la révolution en Afrique, mais en France.

    Quant aux mesures que tu proposes, cher camarade, si elles vont dans le bon sens, elles demeurent des mesures réformistes que seuls les gouvernements africains peuvent mettre en place. Imaginons le PCF au pouvoir en France (peu crédible, aujourd’hui, évidemment) : serait-il juste qu’il impose ce genre de réformes aux pays d’Afrique ? Ne serait-ce pas là une nouvelle forme d’impérialisme ?

    Le rôle du PCF à l’égard de l’Afrique et d’appuyer, de soutenir, de mettre en avant, de collaborer avec les forces organisant le prolétariat africain pour la Révolution et le Socialisme.

    Vive la Révolution prolétarienne, en Afrique, en France, et dans le monde !

    Bien amicalement.
  • a pris position important 2018-01-06 17:25:12 +0100
  • a commenté 2018-01-04 02:18:09 +0100
    chaque pays a une langue que toutes les ethnies peuvent comprendre, il suffirait de la trouver et d’en faire la langue dominante avec quelques dialecte en langue secondaire.
    Haiti est un exemple avec le créole qui est la langue officielle de cette île.
    Des cours de médecine en lingala ou en berbère serait une ouverture vers une autre manière de pensée et de faire.
  • a commenté 2017-12-31 17:48:30 +0100
    Bonsoir Stephen,

    Je ne connais pas du tout l’histoire des langues de chacun des pays africains qui historiquement sont devenus francophones, au moins pour une grande partie de leur population.

    Hormis certains pays comme la Suisse, il apparait nécessaire d’avoir une langue privilégiée pour unifier un pays ou du moins avoir au minimum un commun administratif, compris par tou-te-s.

    En tant que Français, je défends notre langue face à la domination de l’anglais et cela passe par tous les pays africains francophones qui en plus devraient faire partie de ceux du monde qui vont voir leur population s’accroître dans l’avenir proche.

    On ne mesure pas suffisamment les subtilités et les richesses de chaque langue: ma pratique professionnelle me pousse à croire que l’anglais dispose de moins de nuances que le français.

    Mais peut-être faut-il que nous intervenions pour la mise en place d’une langue mondiale commune – et surtout pas unique- comme le font les soutiens de l’espéranto?
  • a publié dans Initiatives 2017-12-26 10:08:08 +0100