Le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité - Congrès PCF

La question des questions! Commençons d'abord par un état des lieux très schématique
Contributeurs :

Il y a tant à dire qu'il est difficile de savoir par où commencer et donc d'évidence il est encore plus compliqué de savoir où aller, comment y aller, qui doit y aller ... Ici je vais donner mon idée de l'état dans lequel nous nous trouvons. 30 ans d'ultra-libéralisme, presque autant depuis la chute du mur de Berlin puis la disparition de l'URSS et des pays du bloc soviétique présentant en Europe aujourd'hui des visages réactionnaires et pire encore, une Chine soit-disant communiste entièrement tournée vers le système capitaliste que nous dénonçons et dont la concurrence organisée au départ par les multinationales elles-mêmes participe à la suppression de nos emplois, une Corée du Nord militarisée dirigée de façon ubuesque, un modèle social français combattu farouchement de l'extérieur comme de l'intérieur entrainant aussi un chômage massif qui pèse sur les salaires et qui enferme chacun-e dans son micro-cocon individuel, une éducation à l'Histoire qui ne cesse d'assimiler nazisme et communisme, des médias et des informations permanentes qui censurent sans vergogne notre parti, etc , etc , etc Il n'est pas étonnant alors que les classes populaires soient aujourd'hui dans une situation de conscience au ras des pâquerettes, ce qui n'est pas contradictoire avec des sentiments d'injustice, ces derniers étant au passage malheureusement dévoyés aussi en mettant l'accent vis à vis des autres, de ses proches pour différentes raisons, résultat du rôle dévolu dans notre pays au FN pour la partie xénophobie. Nos adversaires ont des moyens colossaux, tant quantitativement que qualitativement et surtout ils ont décidé il y a quelque temps déjà d'abandonner la démocratie: référendums jetés aux orties, sondages très négatifs et manifestations non pris en compte, renforcement de l'autoritarisme dans tous les domaines justifié sur la base du terrorisme, ... Alors que cette année nombre de médias et de politologues, du fait de leur proximité politique avec des forces mises en difficulté, ont avancé l'idée que cette fois les élections législatives étaient au moins aussi importantes, voire plus importantes que l'élection présidentielle, les classes populaires ont massivement boudé les urnes bien que 61% de ceux qui ont participé au second tour de la présidentielle disaient qu'ils n'appréciaient pas le programme de Macron dont beaucoup d'électeurs avaient aussi fait ce choix par défaut au premier tour pour éviter un duel Fillon-Le Pen. Sans oublier la position suicidaire, inacceptable à mes yeux, de JLM et LFI basée à l'évidence sur un anticommunisme primaire des militantes PG, il faut dire que la campagne de LFI et du FN pouvait être interprétée comme la volonté de rejouer la présidentielle, avec des affiches et des spots uniquement tournés sur les leaders battus JLM et MLP. Avec tout cela, n'ayant pas fait le geste simple et sans frais d'aller voter de façon secrète dans un isoloir pour des législatives, comment peut-on espérer rassembler des foules contre la loi Travail XXL du nouveau gouvernement alors que ce type d'actions montre depuis des années (que je remonte à 1995 lors de la grève des cheminots qui se sont retrouvés délégués des autres salariés) qu'il ne fait plus la place souvent qu'aux militant-e-s les plus convaincu-e-s. Tout ces militant-e-s le savent et nombre d'adhérent-e-s le ressentent: pour mettre un frein au rouleau compresseur qui dévale la pente du libéralisme, prenant toujours plus de vitesse et aujourd'hui plus d'accélération en vue d'en finir avec notre modèle social inédit dans le monde, il faudrait arrêter le pays pendant plusieurs semaines comme en mai 1968, avec au bout du compte plus de risques de dégâts collatéraux qu'à cette époque où la concurrence mondiale n'était pas aussi exacerbée qu'aujourd'hui. Je vais terminer ce tableau noir sur une anecdote: un camarade engagé dans sa ville depuis très longtemps m'a dit très récemment que maintenant il n'irait plus au porte à porte dans les résidences populaires car aucun échange n'y était possible et qu'il se cantonnerait donc aux quartiers pavillonnaires où il trouvait encore ici et là quelques foyers où une véritable discussion pouvait être engagée, y compris d'ailleurs au delà des électeurs communistes traditionnels. Voilà où nous en sommes selon moi: c'est de ce constat qu'il faut d'abord établir le plus finement possible que nous devons partir pour élaborer le plus largement possible entre nous tout ce que nous devons faire: quoi, comment, à quel rythme, avec quelles priorités, avec qui, avec quelle organisation de notre parti, ... Toutes mes excuses pour un texte si long qui va devenir un pavé imbuvable à l'affichage de ce site ouvert au monde: ce qui amplifie peut-être la désaffection de la part de nos camarades puisque pour l'instant nous devons être seulement une petite trentaine à y être intervenu et qu'il n'y a quasiment plus de suggestions depuis plusieurs jours.

Les commentaires

  • a commenté 2018-01-16 09:43:13 +0100
    @Claude Nastorg Tu as raison d’ajouter qu’il est nécessaire de faire AUSSI un état des lieux des politiques du PCF, de ses alliances notamment la dernière en date pour la présidentielle, de l’action des dirigeants à tous les échelons de la structure donc “pas d’évitement des responsabilités de chacun”. D’accord
  • a commenté 2018-01-16 09:13:57 +0100
    Etat des lieux? oui mais quels lieux? Politiques du PCF ? depuis quand ? Objectifs atteints ou non ?
    Il faudrait un cadre et pas un évitement des responsabilités de chacun…
  • a commenté 2018-01-15 19:51:47 +0100
    Bernard,
    Nous voilà au moins deux à exiger un vrai état des lieux précis, détaillé, débattu, accessible et partagé !
    Autrement, la réflexion ne pourrait-être que superficielle et la stratégie résultante en deviendrait incertaine.
  • a commenté 2018-01-15 19:31:57 +0100
    Un “état des lieux schématique” peut s’interpréter comme rapide, bâclé, peu approfondi… Attention au sens des mots. Un état des lieux, donc, précis, détaillé, argumenté, débattu, et partagé me convient mieux.
  • a pris position important 2018-01-15 19:31:56 +0100
  • a commenté 2017-12-22 16:37:25 +0100
    Hervé,
    J’ai retenu de ta contribution son titre très clair :
    Il est évident que nous ne pourrons pas bâtir une réflexion stratégique sérieuse sans un vrai BILAN
    de la situation économique, sociale, politique et idéologique. Il y va de l’existence même du Parti.
    Au contraire du schématique que tu suggères, je souhaite des graphiques statistiques, une trentaine suffirait.
    Les paroles s’envolent, les dessins font sens et preuve.
    Ainsi, nous obtiendrons au moins un référent commun pour figurer l’avenir.
    Comme le mot COMMUN devient à la mode, construisons le, ici et maintenant !
    La façon attentive de préparer notre congrès enverra un signal fort.
  • a commenté 2017-12-22 15:32:25 +0100
    @ Hervé
    Tu as toi-même introduit la discussion sur l’URSS et la Chine, les rebonds ne sont donc pas étonnants, ni injuste parce que éclairer le passé, c’est aussi une façon d’éclairer l’avenir…
  • a commenté 2017-12-22 08:08:49 +0100
    @Vassili Krassakis
    Sur la NEP je conseille de consulter les OC de Lénine (T42,32,33,45,35,36) où vous trouverez, après un tri un peu fastidieux, les conceptions exactes de Lénine sur le sujet que vous pourrez rejeter , ou, comme moi, approuver suivant l’état de vos préjugés sur le sujet. Par exemple vous y découvrirez que Lénine a proposé de céder le Kamtchaka (1/2de la France) en exploitation totale à un consortium de capitalistes américains, avec une base militaire pour se protéger des japonais, pour 60 ans, et au taux d’imposition de 5%par an.
    A une objection, dans une réunion publique, Lénine répond:
    -Que rapporte actuellement le Kampchaka à la République ? rien !
    – Que rapportera-t-il ? un peu, et surtout des milliers de prolétaires soviétiques iront là bas se frotter avec les techniques les plus modernes….
    Vous négligez, c’est votre droit, l’accumulation primitive du capital et vous méprisez le gigantesque transfert de technologie qui s’opère en Chine en faveur des prolos (niveau de vie quadruplé depuis 1980) qui, selon vous, vivent dans un régime de type mussolinien….
    Amicalement et excusez-moi de vous contredire…
  • a commenté 2017-12-22 06:44:29 +0100
    Chers Claude et Vassili,

    Permettez-moi d’attirer à nouveau votre attention sur le fait que ce site n’est pas le lieu pour refaire l’histoire du communisme mais pour apporter des suggestions concrètes précises et novatrices qui nous permettraient d’être écoutés et entendus par la grande majorité de nos concitoyen-ne-s qui souffrent et semblent perdu-e-s politiquement avec la conséquence pour nombre d’entre eux-elles de ne plus se rendre du tout aux urnes. Avec l’objectif de réussir d’abord à les mobiliser et ensuite à ce qu’ils-elles s’engagent de façon permanente dans des projets qui les concernent de près, ne restant pas spectateurs des évolutions du monde que d’autres s’empressent de leur imposer.
  • a commenté 2017-12-22 00:04:05 +0100
    @ Claude Nastorg
    Votre première phrase est un non-sens. Staline disait qu’il fallait démocratiser le pays et, en effet, ça n’a pas été appliqué. Cependant, ça n’a pas été appliqué parce qu’il n’a pas eu la majorité et que le projet a été rejeté par les bureaucrates qui avaient peur de perdre leur place. Critiquer les bureaucrates semble au dessus de vos forces. Votre soutien à la Chine héritée de Deng Xiao Ping le montre bien. Vous irez expliquer au peuple chinois la chance qu’ils ont de vivre dans une dictature aussi progressiste.
    Vous parlez de mon “refus de comprendre que la force de travail ne dépends pas que du nombre de bras à la tâche, mais aussi beaucoup, énormément, des compétences et des outils utilisés”… Où avez-vous vu, dans mes messages, une telle chose ?
    Quant au “je ne sais quel masochisme”, il montre que c’est vous qui avez du mal à comprendre ce qu’on vous explique. Comme Boukharine, vous dissociez Staline de Lénine(*) sur la base d’une défense acharnée de la conciliation avec une forme de capitalisme (une constante, chez vous, après Jaurès). C’est une réécriture de l’histoire. La NEP a été abandonnée car les conditions commerciales plus libérales avaient permis aux couches les plus favorisées de la paysannerie de profiter d’affaire plus juteuses avec des commerçants privés, plutôt qu’avec l’Etat et qu’il était nécessaire que l’URSS s’industrialisât. Ce que vous ne comprenez pas, c’est que la NEP et la production stalinienne (appelons-la comme cela) ne sont pas deux systèmes comparables car ne correspondant pas au même niveau de développement de la société.
    En soi, le travail forcé n’est pas une conséquence de la centralisation et de la collectivisation. Il est une conséquence du modèle de production lié à un volontarisme irréaliste et un productivisme dégagé de tout bon sens. Ajoutons à cela un système répressif particulièrement brutal et on obtient le tableau que l’on connait.

    Enfin, vous liez la “cata finale de 1991” à Staline, oubliant, fort opportunément, toute la période révisionniste et social-impérialiste de 1953-1991. Une fois de plus, vous évitez soigneusement d’attaquer la bureaucratie militaro-industrielle du pays. En fait, vous choisissez la solution de facilité : tout est de la faute de Staline (encore une fois, je précise que je ne le décharge pas de toute responsabilité, loin de là). Vous niez les rapports de classe existant dans l’URSS post-53 et sa logique social-fasciste.
    Vous dites que Staline a “réussi pour les canons” en oubliant que la production militaire de l’URSS a été la plus forte sous le régime post-53. C’est comme si vous accusiez Jacques Duclos d’être responsable du soutien à Mélenchon. C’est absurde.

    L’URSS de Staline consistait en un socialisme sincère mais brutal et d’un productivisme insensé. La Chine de Mao a d’ailleurs répété cette erreur. L’URSS de Khrouchtchev/Brejnev et la Chine de Deng Xiao Ping et ses successeurs furent (et sont, pour la Chine) des dictatures qui n’ont de socialistes que le nom. Un social-fascisme impérialiste, en somme. Une honte pour tout communiste.

    (*)vous noterez que, si Lénine jugeait Staline “trop brutal”, il ne remettait pas en cause sa juste compréhension du communisme, contrairement à Trotsky dont il disait qu’il n’était “pas des nôtres”.

    Malgré mes critiques un peu virulentes, je vous salue avec amitié et respect, cher camarade. Le débat est utile.
  • a commenté 2017-12-21 18:35:17 +0100
    @ Vassili Krassakis
    Il y a ce que dit Staline et ce qu’il fait concrètement. En 36 Il annonce la meilleure constitution du Monde, mais ne l’applique pas puisqu’il aurait fallu renoncer au parti unique…
    Vous avez relevé: "la terreur est “le seul moyen de réaliser rapidement l’accumulation primitive du capital” mais j’ajoutais: “quand on est incapable de payer la force de travail”, ce qui était le cas de l’URSS en ce temps là !
    Vous refusez de comprendre que la force de travail ne dépends pas que du nombre de bras à la tâche, mais aussi beaucoup, énormément, des compétences et des outils utilisés. Bref du capital mort que le système stalinien avait décidé de négliger en coupant (socialisme dans un seul pays…) les ponts avec les capitalistes occidentaux, seuls propriétaires à ce moment là, de ce capital qu’ils pouvaient vendre, avec profits (NEP..), mais jamais le donner gratuitement… Le travail forcé est donc la conséquence de ces choix et pas de je ne sais quel masochisme !
    Le socialisme ne peut se construire que sur une accumulation primitive sérieuse du capital, Marx, Lenine et Deng savent cela, mais pas Staline…d’où la cata finale de 91 ! Le système stalinien a réussi pour les canons, mais pas pour le beurre; or les peuples veulent d’abord du beurre….!
  • a commenté 2017-12-21 16:00:00 +0100
    @ Claude Nastorg
    Quelques remarques concernant votre message :
    -“Le moins que l’on puisse dire est que Staline a assumé cette période”. Sans lui retirer toute responsabilité, je me permet de vous rappeler qu’il ne prenait pas les décisions tout seul et qu’il arrivait qu’il soit en minorité. Par exemple, en 1936, il défendait un retour à un parti d’avant-garde devant mobiliser les masses mais pas diriger le pays, ainsi que la possibilité que des non-membres du PCUS d’accéder aux fonctions officielles dans l’Etat soviétique, à travers des élections “au suffrage direct, égal universel et secret”. Il s’agissait de débureaucratiser l’URSS par la démocratie et de rendre au PCUS sa fonction d’origine : l’avant-garde. Staline fut en minorité et son projet échoua. Cela ne le dédouane pas de toute responsabilité dans la répression mais permet de sortir de prisme stupide du dictateur sanguinaire qui décidait de tout, avec une bureaucratie à sa botte.

    Vous avez parfaitement raison d’établir un lien entre l’utilisation massive du goulag et la production (notamment votre remarque sur les quotas et les “voleurs de poules”). Cependant, vous présentez ce rapport à la production d’une manière erronée. Vous dites que “Staline tablait sans doute sur l’oubli” et que la terreur est “le seul moyen de réaliser rapidement l’accumulation primitive du capital”. Cela sous-entend deux choses : encore une fois que c’est simplement Staline le machiavélique qui voulait cela, en sachant pertinemment et cyniquement qu’il faisait souffrir son peuple ; que le développement de la production qu’implique le communisme (cf. Marx ou Engels, par exemple) ne peut se faire par la terreur. (Ce deuxième point explique votre vénération pour Jaurès et votre défense, comme lui, de la propriété privée : le communisme est, pour vous, trop facilement violent.)

    Vous attribuez ce modèle de production à l’abandon de la NEP qui, elle, aurait permis un essor plus démocratique et plus vaste. Vous en appelez, pour cela aux mânes de Deng Xiao Ping et à la Chine actuelle. Serait-ce que le social-fascisme chinois d’aujourd’hui soit votre modèle ? Si c’est le cas, vous me permettrez de frissonner un peu. Toujours est-il que la NEP devait être une situation transitoire et que ses résultats avaient été mauvais. L’abandonner (comme Lénine l’avait d’ailleurs prévu) fut une décision juste, s’opposant aux deux “déviations” majeure : celle de “gauche”, trotskyste, qui appelait à une gestion complètement militarisée de la production et celle de “droite”, portée, entre autres par Boukharine, qui défendait une libéralisation plus poussée que ce que permettait la NEP, en “s’alliant au petit capitalisme”. La terreur n’est pas inhérente au développement socialiste de la production, mais au productivisme tel qu’il fut conçu par Staline, certes, mais par l’ensemble de la direction du pays. Ce n’est pas l’abandon de la NEP, ni l’accroissement de la production qu’il faut condamner, mais la vision volontariste et anthropocentrée (dans le sens où il s’agissait de dominer la Nature ne manière irréaliste). C’est de cette vision que provient la nécessité d’avoir recours à la brutalité.
    -Votre diagnostic sur la chute de l’URSS révisionniste en 91 nie, là encore, tout un aspect de la question. A la mort de Staline, c’est la bureaucratie militaro-industrielle qui prend le pouvoir. Elle rétablit un certain libéralisme pour les petites entreprises, désormais plus autonomes (et en concurrence) et dirige le pays selon ses intérêts. N’existant que par son emprise sur l’armée et l’industrie lourde, cette bureaucratie avait tout intérêt à changer le pays en une force impérialiste (relisez Lénine et Dimitrov pour comprendre ce mécanisme) agressive. C’est là le sens du passage à un productivisme complètement anti-scientifique (cf. la cybernétique) et centré sur l’industrie militaire. Cette production étant stupide et uniquement centrée sur le domaine guerrier, l’économie se fragilise de plus en plus. La lutte croît entre le capitalisme qui se reforme par en-bas et la bureaucratie militaro-industrielle. La libéralisation institutionnelle lancée par Gorbatchev visait justement à permettre au capitalisme renaissant de s’affirmer et à sortir du carcan bureaucratique qui avait mené le pays à la ruine. On connaît la suite.

    Bref, tout ça pour dire (et pas plus à vous qu’à d’autres :) ) que :
    -Il faut sortir de “Staline fut une ordure et toutes les horreurs viennent de lui”.
    -Il faut raisonner en communistes, de manière matérialiste dialectique, et non pas idéaliste.
    -Il faut effectuer un travail idéologique et historique important si on veut relancer le communisme : sans a priori, avec objectivité et de manière vraiment communiste

    (Je vous prie de m’excuser si je suis parfois un peu véhément ou si mon propos est confus. Je manque de temps pour une argumentation plus construite, en ce moment)

    Amicalement.
  • a commenté 2017-12-20 21:31:38 +0100
    @ Vassili Krassakis et Hervé Radureau
    1- Staline seul ?
    Bien sûr Staline n’était pas seul, mais le moins que l’on puisse dire est que Staline a assumé cette période, en particulier les principaux faits à partir de 27, abandon de la NEP, Collectivisation agricole, industrialisation, procés de Moscou, le pacte et la guerre. Sur tous ces évènements il a trouvé un majorité pour le suivre dans le PCUS. En particulier en 27 où les inégalités générée par la NEP heurtait beaucoup de jeunes communistes dont le marxisme était trop sommaire pour comprendre la nécessaire entente avec les capitalistes y compris étrangers. Ces camarades (dont Kroutchev..) ont appuyé le “socialisme dans un seul pays”.
    2-La terreur
    Elle est évidente et elle est le seul moyen (NEP exeptée) de réaliser rapidement l’accumulation primitive du capital indispensable pour construire un état socialiste capable de résister à un agression des capitalistes qui vont s’unir contre cet état, autarcique, qui menace l’existence de leur système. Pour obtenir du travail quand on ne peut pas le payer il faut recourir aux volontaires, puis au bagne (Il y a des camps du goulag auprès de tous les chantiers, y compris dans la banlieue de Moscou, Leningrad etc…). Comme il n’y a pas assez de “voleurs de poules”, on a recours aux quotas que les collectivités de base sont tenue de remplir. En Occident l’accumulation primitive fût l’oeuvre des enfants, des paysans miséreux (voir Dickens, Zola, Ferrat…) en URSS ce fût le goulag! Staline tablait sans doute sur l’oubli, mais au 20°siècle il y a les informations de masse….que toutes les mises en scène (libérations massives..) ne pouvaient masquer.
    3-Le rapport “K”
    C’est d’abord une opération politicienne classique pour faire porter au prédécesseur les difficultés du moment, mais Kroutchev sait que les placards sont plein de cadavres qui concernent aussi sa génération, il charge donc un max Staline qu’il a lui-même servi pendant 25ans ! Mais aucune rectification de la politique économique n’est engagée (hormis disparition du goulag). L’URSS a assez accumulé de capital industriel pour doter son armée mais pas assez pour satisfaire les besoins de produits manufacturés, c’est, à mon sens, les raisons de la chute de 91, bien avant les pb de démocratie. Aujourd’hui encore, les produits russes militaires, ou para militaires, sont au top du marché mondial, mais le reste n’est toujours pas là !
    4-La guerre 41-45
    Sur ce terrain le rapport K est odieux. Il a d’ailleurs été démentit par la plupart des généraux, notamment Joukov. Staline l’a préparée et conduite à sa façon, brutale, mais c’est la guerre. Jamais il n’a été dépassé par un évènement qui était, semble-t-il, dans ses plans dès 27. Le T34 est arrivé sur les tables à dessin en 34, et tout est à l’avenant. Mais Staline, contrairement à Lénine, ne parle pas et écrit peu, ce qui n’aide pas à une clarification sûre et rapide.
    5-Le PCF
    Il a appuyé la politique stalinienne, c’est un fait historique. Mais il est incontestable que c’est d’abord la Révolution d’Octobre qui était vénérée à Paris et pas le Goulag qu’on n’imaginait même pas. Ici on pensait au solo de la Commune tuée par défaut de solidarité internationale. Mais maintenant il est temps de regarder l’histoire de l’URSS en face. Les futures victoires se construisent par l’analyse tranquille et objective des échecs du passé !
    6- Lenine
    Quand la guerre civile s’achève il invente la NEP: “nous avons assez de pouvoirs mais pas les savoirs que nous n’obtiendront pas par surprise, il faut les négocier avec la bourgeoisie”….Je médite cette phrase à la lumière de la formidable poussée de l’économie chinoise actuelle, basée sur la NEP, actualisée par Deng Xiao Ping…

    Amicalement
  • a commenté 2017-12-20 18:10:34 +0100
    @ Hervé Radureau

    Bonsoir, camarade.

    Vous avez raison de recentrer le débat. Le sujet de l’URSS ravive quelques tensions et il est facile de s’échauffer un peu trop.

    Je dirais donc que la reconquête du prolétariat (encore un terme oublié par les mous-du-genou de la direction) passe par les points suivants :
    -une étude approfondie de la société française, réalisée de manière matérialiste dialectique, évidemment
    -la reconstruction d’une théorie universelle, réellement communiste et clairement identifiable
    -un militantisme actif (et pas une simple “adhésion”, comme dans un vulgaire PS) de la part des membres
    -des organisations du Parti au plus près des masses, leur permettant de s’organiser, autour d’une culture de combat de classe et de la science communiste (il faut arrêter de prendre -et faire passer-le socialisme scientifique pour une simple “méthode” ou une “philosophie” coupée des masses)
    Cela sous-entend également qu’il faut arrêter de s’adresser au “peuple” (terme vague au possible qu’on peut laisser à Mélenchon) et représenter réellement le prolétariat. En outre, il ne s’agit pas d’aller à la pêche opportuniste aux électeurs, mais d’être l’avant-garde permettant au prolétariat français de s’organiser pour mener la révolution socialiste et instaurer la dictature du prolétariat. Certains vont trouver ça trop radical pour leurs âmes sensibles, habituées au syndicalisme gentillet et ses saucisses-merguez, mais du moment qu’on se dit communiste, c’est notre devoir. Ceux qui le refusent peuvent aller voir chez Hamon ou Mélenchon (ou chez les trotskistes, pour les moins futés !).

    Débarrassons-nous de l’électoralisme, du réformisme et de la couardise ! Nous sommes communistes ! Notre parti doit être un parti de classe, de masse et de science !

    Bonne soirée, camarade.
  • a commenté 2017-12-20 17:49:18 +0100
    Bonsoir,

    Chers Claude et Vassili,

    Je n’ai aucun doute quant à la capacité de notre parti, grâce à des membres comme vous, de faire une autre présentation de l’Histoire que celle qui est faite dans les médias et aussi malheureusement dans notre système scolaire. Le sujet de ma suggestion, qui était un constat personnel sur certains points qui nous éloignent ou nous tiennent éloignés des classes populaires et des classes moyennes, était que chaque élément soit corroboré, évalué, pesé, priorisé et que l’on identifie les actions à prendre pour apporter notre point de vue.

    Ainsi faut-il que nos camarades enseignant-e-s prennent à bras le corps la question de l’Histoire de l’URSS et du communisme pour aller vers leurs collègues dans les établissements où ils-elles travaillent? Faut-il que nous parvenions à produire des documentaires et/ou des formations de type FLOT/MOOC pour traiter en grand de cette question et ainsi mener la bataille idéologique qui pour l’instant est loin d’être en notre faveur?

    Sachant qu’en parallèle il nous faut encore et encore aller vers ces gens des classes populaires pour qu’ils nous disent pourquoi nous ne les séduisons PAS, plus que la question pourquoi nous ne les séduisons PLUS puisque nous avons à faire face pratiquement à 2 nouvelles générations de concitoyen-ne-s depuis le début de notre descente aux enfers.

    Mon souci est bien que nous soyons dans l’action, au plus près de nos concitoyen-ne-s, pour mener avec eux-elles des projets concrets même s’ils-elles n’ont pas toutes les armes théoriques et même pratiques: nous devons tou-te-s apprendre sur le tas, en faisant, en revoyant et en s’adaptant.

    (SVP, éliminez le commentaire juste précédent publié trop vite suite à une manip pas vraiment identifiée!)
  • a commenté 2017-12-20 17:40:54 +0100
    Bonsoir,

    Chers Claude et Vassili,

    Je n’ai aucun doute quant à la capacité de notre parti grâce à des membres comme vous de faire une autre présentation de l’Histoire que celle qui est faite dans les médias et aussi malheureusement dans notre système scolaire. Le sujet de ma suggestion qui était un constat personnel sur certains points qui nous éloignent des classes populaires et des classes moyennes était que chaque élément soit corroboré, évalué, pesé, priorisé et que l’on identifie les actions à prendre pour apporter notre point de vue.

    Ainsi faut-il que nos camarades enseignant-e-s prennent à bras le corps la question de l’Histoire de l’URSS et du communisme pour aller vers leurs collègues dans les établissements où ils-elles travaillent? Faut-il que nous parvenions à produire des documentaires et/ou des formations de type FLOT/MOOC pour traiter en grand de cette question et ainsi mener la bataille idéologique qui pour l’instant est loin d’être en notre faveur?

    Sachant qu’en parallèle il nous faut encore et encore aller vers ces gens des classes populaires pour qu’ils nous disent pourquoi nous ne les séduisons pa
  • a commenté 2017-12-20 16:52:19 +0100
    @ Claude Nastorg
    La critique de l’URSS sous la direction de Staline doit évidemment être faite, oui. L’excès de violence et le volontarisme anthropocentré doit être sévèrement jugé, oui. Cependant, il s’agit de le faire en communistes. Pas en reprenant, comme vous le faites, la vieille théorie bourgeoise du dictateur sanguinaire responsable de tout personnellement ! Vous résumez trente ans d’histoire soviétique à une seul homme, en attribuant les erreurs commises au “socialisme dans un seul pays”, sans réaliser qu’il était parfaitement compatible avec Lénine (qui jugeait que ceux qui appelaient à la Révolution mondiale et rejetaient l’établissement du socialisme “par étapes stratégiques” étaient des “enfants croyant aux contes de fées”). De plus, Staline a toujours exprimé cette théorie en précisant qu’il s’agissait d’établir le socialisme dans sa forme la plus poussée en URSS mais que “la victoire finale ne pourra être que mondiale”.
    Il est facile de traiter Staline de dictateur. La bourgeoisie passe son temps à nous le dire, pourquoi ne pas la croire ? Comment alors expliquer qu’il ait souhaité établir des élections proportionnelles à bulletin secret dans le projet de constitution de 1936 ou qu’il ait écrit aux responsables administratifs de la collectivisation agricole pour les enjoindre à ne “pas s’imaginer que c’est par la force que le socialisme s’imposera” et que “le socialisme est condamné s’il s’impose uniquement par la violence” ? Vous allez sûrement nous dire, comme dans le film “Apocalypse”, qu’il était schizophrène. Ca règle la question et ça évite de trop réfléchir, c’est pratique.
    Concernant le goulag, il est vrai que des millions de gens y ont été envoyés, que les conditions climatiques étaient très difficiles et que le productivisme insensé du pays rendaient les cadences de travail infernales, au point que les gardiens devaient travailler avec leurs prisonniers pour atteindre les objectifs. C’est un fait objectif, et il s’agit de ne pas l’ignorer. Cependant, il ne faut pas oublier qu’à l’occasion de la fête nationale et de jours fériés, de nombreux prisonniers étaient amnistiés (jusqu’à 700 000 d’un coup).

    Je précise qu’il ne s’agit pas, pour moi, de nier les épisodes terribles qui ont eu lieu en URSS à cette époque là. Cependant, j’aimerais attirer l’attention sur le fait que résumer toute une période à un seul homme est d’une bêtise sans nom. Avez-vous étudié les écrits de Staline ? Y auriez-vous lu quelque incompatibilité avec Lénine ? Un travail honnête révèle que non.

    Quant à l’accabler (non pas que je tienne à le sanctifier), c’est une tradition, désormais, au PCF, depuis le fameux “Rapport Khrouchtchev”. Comme c’est curieux, Khrouchtchev… C’est lui qui, le premier (si on excepte Goebbels) a dénoncé les “crimes de Staline”. Assez curieusement, une étude plus poussée de l’histoire révèle qu’il faisait justement partie de “la clique de bureaucrates” dont Staline redoutait l’influence grandissante. Staline avait essayé de le mettre à l’écart, mais sans succès (mince… un dictateur qui ne fait pas ce qu’il veut dans son pays… mais où va le monde !). Après la guerre, le personnel d’Etat avait grandement changé : entre ceux qui sont morts et ceux qui avaient été nommés dans l’urgence, sans formation idéologique autre que servir l’Etat, la bureaucratie industrialo-militaire s’était renforcée, et Khrouchtchev le sanguinaire (selon les paysans ukrainiens) y était bien placé. Une fois Staline mort (sa fille raconte d’ailleurs que Staline a eu un accès de paralysie après un repas en tête-à-tête avec Khrouchtchev et que, mourant et incapable de parler, il aurait néanmoins pointé Khrouchtchev du doigt, quand les médecins déclaraient ne pas savoir exactement la cause de son mal), Khrouchtchev a, fort opportunément, dénoncé les fameux crimes staliniens. Etait-ce une critique communiste ? Non ! Par la suite, l’industrie et l’Etat étant totalement aux mains de la bureaucratie, le capitalisme a été réintroduit (et s’est développé jusqu’en 90), la science a été utilisée pour des besoins politiques et l’URSS est devenue social-impérialiste.
    Le PCF était communiste quand la Comintern lui disait de l’être et le guidait, il devint révisionniste quand l’URSS de Khrouchtchev le lui commanda. Depuis 1956, le PCF accepte officiellement le révisionnisme et n’est plus en mesure de critiquer l’URSS autrement que par le prisme révisionniste, voire carrément bourgeois (pensée émue pour Pierre Laurent).

    Bref, l’URSS de Staline doit être critiquée, mais de manière communiste. Et l’URSS post-1955 doit être condamnée avec fermeté. Si le “stalinisme” fut un socialisme sincère mais trop productiviste et, dès lors, violent (il aurait pu être pire sous Trotski, ceci dit), le social-impérialisme post-1955 est plus proche du fascisme.

    Votre défense de l’étude historique objective est louable et j’en soutiens le principe avec vigueur, cher camarade. Cependant, il vous faudrait être un peu plus rigoureux dans vos arguments (votre défense, l’autre jour, de la propriété privée et du réformisme a révélé quelques lacunes). Sinon, on est parti pour vingt ans de plus à courber la tête quand on évoque Staline et à défendre des révisionnistes sous prétexte qu’ils furent nos alliés à l’international. Nous sommes fiers d’être communistes : cela implique d’être lucides et objectifs sur notre Histoire, et de ne pas reprendre les arguments de l’ennemi !
    Vive le matérialisme historique, vive le matérialisme historique, et vive le communisme !

    Amitiés révolutionnaires, camarade.
  • a commenté 2017-12-20 10:45:39 +0100
    @ Radureau
    L’histoire est importante dans tous les engagements personnels. Mais ce n’est pas toujours une vérité intangible et parfois incantatoire. Celle de L’URSS est même capitale pour nous, communistes français. S’en tenir à la version stalinienne, et post stalinienne est forcément réducteur.

    L’amalgame Hitler-Staline ne résiste pas à 30 seconde d’examen, mais cela ne saurait dispenser les communistes de critiquer Staline. Et d’abord de désigner correctement le régime installé en URSS par Staline à partir de 27 jusqu’en 91 que pour ma part je qualifie de : dictature-anti-capitaliste; dictature puisque la direction est totalement dans les mains d’un individu; anti-capitaliste puisque la propriété des moyens de production n’est pas privée, différence essentielle avec le capitalisme, même hitlérien. Ceci étant dit, ce système diffère profondément de celui préconisé par Lénine après la guerre civile, et désigné par lui comme un “capitalisme d’état” où l’état commande au capital alors que le capitalisme classique, décrit par Marx, dominait lui, l’état. Lénine avait, pour le coup, repris la formule qu’il avait, en 1918, assénée sur Kaustky, lorsque celui-ci reprochait aux bolchevics d’avoir prix le pouvoir dans un pays où l’accumulation primitive du capital était, à peine, entamée, Lénine rétorquant que le capitalisme russe, du fait de l’arrivée des bolchevics au pouvoir d’état, avait “changé de nature”. Lénine avait, ainsi, installé la NEP pour “plusieurs générations” disait-il, mais qui, faute de défenseurs résolus (Trotsky ou Boukhrine…), allait s’effacer, en 27, devant le “socialisme dans un seul pays” de Staline. Mais qu’est-ce que ce socialisme “dans un seul pays”? C’est autarcie + volontarisme + autoritarisme dont: - exode rural forcé (collectivisation agricole) - Travail volontaire puis forcé si les volontaires sont trop rares (goulag…) - Terreur pour faire taire les critiques (procés-spectacles de Moscou-780 000 exécutions)

    A ce prix, l’accumulation primitive permet l’installation d’un industrie lourde conséquente qui permettra la victoire de 45, mais pas une industrie légère capable se satisfaire les besoins du peuple quand la paix reviendra. D’autant que l’autarcie têtue du système débouche sur la coûteuse “guerre froide” et la crise fatale de 91. Nous n’avons aucun intérêt à diaboliser Staline et son système mais pas davantage à masquer la vérité. Nous sommes même les seuls désintéressés dans ce cas, la critique ne doit pas nous paralyser, y compris sur l’opportuniste rapport K de 56. L’histoire, un jour, remettra son dû à chacun. Les valets bourgeois du Staline=Hitler, comme les thuriféraires bornés de Staline, auront, c’est sûr, les plats de couleuvre à déguster qu’ils auront mérité.
  • a commenté 2017-12-18 16:00:33 +0100
    La révolution sera faite par des gens cutivés ; c’est approximatif ce qu’a dit un de nos illustres penseurs . Alors si on tient compte de ce que tu écris les plus "atteints par la bataille idéologique " ne sont plus réceptifs , à mettre en lien avec le rôle moteur de la classe ouvrière .Se pose donc inévitablement la question : A qui doit on s’adresse en
    priorité ? Quels seront les acteurs du changement ( dans la rue comme dans les urnes ) ? Les inégalités sont énormes mais non figées et certains redoutent la chute sociale . Comment en faire des acteurs ? Je crois surtout pas en les considérants comme des " pauvres " !
  • a pris position favorable 2017-12-18 16:00:32 +0100
  • a commenté 2017-12-18 10:49:20 +0100
    Bonjour Dominique,

    Je ne jette pas du tout la pierre à mon camarade dont je comprends très bien la réaction puisque j’ai la même: militer ne doit pas être un calvaire, une source permanente d’insatisfactions, une utilisation contre-productive de nos forces. En d’autres termes, ce ne sont pas des ingénieurs comme nous le sommes qui sont les mieux placés pour aller discuter avec des gens en difficulté. La mixité sociale doit donc plutôt être renforcée au sein de notre parti pour avoir un ensemble de militant-e-s à un niveau partagé important tout en ayant des spécificités inhérentes à chaque individu: cela signifie qu’il faut faire adhérer beaucoup plus d’ouvriers et d’employés, des chômeurs et autres galériens pour qu’ils prennent en charge concrètement leur situation. Ce qui pose donc de savoir comment on s’y prend pour cela car pour moi je n’ai pas de recette toute faite, même auprès de mes homologues, étant tombé dans la marmite dès ma naissance!
  • a commenté 2017-12-18 10:39:21 +0100
    Bonjour Vassili,

    Personnellement, j’ai toujours milité sans avoir vraiment besoin de grandes théories. Je préfère le pragmatisme, l’analyse de cas concrets, l’expérimentation et son corolaire le retour d’expérience, fondés sur des principes et des valeurs qu’il faut donc rendre réels dans chaque domaine, dans chaque sujet que nous voulons aborder et traiter.

    En ce sens, je rejoins totalement la dernière partie du commentaire de mon ami Dominique puisque effectivement, prenant l’exemple de ma section avec une moyenne d’âge supérieure à 60 ans, notre activité se résume à quelques réunions par an, un repas annuel avec des sympathisants eux aussi vieillissants, la participation à la Fête de l’Huma (mais cette année nous n’avons pas eu de stand!), la vente du muguet et pour une commune sur les six de la section la vente hebdomadaire de l’Humanité Dimanche. Ce qu’on peut appeler un entre-soi qui en dit long sur notre situation! Avec un nombre de militant-e-s de la section bien en-dessous de ce qu’il était pour chacune des 20 cellules que comptait la section il y a plusieurs dizaines d’années.

    Donc c’est cet état des lieux qu’il faut partir pour redynamiser l’action de ma section et je pense de beaucoup d’autres au travers du pays.
  • a commenté 2017-12-17 15:23:30 +0100
    Ce constat est triste mais particulièrement juste. Il appelle notamment à une réflexion sur la lente déliquescence du Parti communiste qui, depuis sa fondation, a toujours eu des velléités révisionnistes. De l’abandon des structures révolutionnaires, au plus près du prolétariat, quand l’euphorie du Front Populaire a donné l’impression que la réforme pouvait mener au socialisme, à l’abandon pur et simple des principes de prolétariat, de lutte des classes, de marxisme-léninisme, du centralisme démocratique et des “Outils”… C’est toute l’histoire de notre parti qu’il faut remettre en cause et analyser objectivement. Nous devons repartir de zéro en nous basant sur une analyse de nos erreurs, de la situation actuelle. Toutefois, ce travail de réflexion ne saurait être fait sans étude approfondie et sérieuse de l’Histoire mondiale du communisme et de sa théorie. Il nous faut, par exemple, étudier l’URSS de Staline et la Chine de Mao à la lumière du matérialisme dialectique, et non plus à travers le prisme bourgeois (Staline = Mao = Hitler = criminels psychopathes et paranoïaques). L’Histoire de ces pays de se résume pas à des hommes mais à une réalité matérielle et des rapports de classe que les mensonges capitalistes et la couardise révisionniste de notre direction nous empêchent d’étudier.
  • a pris position favorable 2017-12-17 15:23:30 +0100
  • a commenté 2017-12-17 12:41:50 +0100
    Hervé, je souscris à ton constat de façon générale, mais le camarade que tu as rencontré ne va plus dans les quartiers populaires. Il a tort. Je viens d’en faire l’expérience. Pendant la période électorale bon nombre de portes se fermaient ou ne s’ouvraient même pas à cause du ras de bol de la politique spectacle. Depuis septembre, je ne sais pas pourquoi les gens nous causent. Il faut le dire nous sommes les seuls sur le terrain dans le coin ou presque lutte ouvrière je les ai vu. Les autres sont absents. Je suis dans la Sarthe. Peut-être d’autres pourraient nous donner la réalité de leur terrain. Pas beaucoup d’intervenants sur le site. Certains préfèrent la polémique dans les grandes salles de congrès pour préparer des “alternatives” plutôt que s’engager dans un débat fraternel et à bâtons rompus et chercher à se rassembler. Certains se reconnaitront… Ils devraient engager le débat… Les camarades désabusés me fendent le cœur car ils ramènent tout à des questions de direction politique alors que le problème vient de nous-mêmes et de l’abandon du terrain. Ils se mentent à eux-même par perte de repères et de convictions.
    La remise en question ne doit pas être que collective mais individuelle aussi. Quelle priorité dans notre activité quotidienne ? Aller voir les gens dans les cités ou aux sorties d’usines ou se faire une série de réunions en cercle fermées ?
  • a commenté 2017-12-17 12:41:49 +0100
    Hervé, je souscris à ton constat de façon générale, mais le camarade que tu as rencontré ne va plus dans les quartiers populaires. Il a tort. Je viens d’en faire l’expérience. Pendant la période électorale bon nombre de portes se fermaient ou ne s’ouvraient même pas à cause du ras de bol de la politique spectacle. Depuis septembre, je ne sais pas pourquoi les gens nous causent. Il faut le dire nous sommes les seuls sur le terrain dans le coin ou presque lutte ouvrière je les ai vu. Les autres sont absents. Je suis dans la Sarthe. Peut-être d’autres pourraient nous donner la réalité de leur terrain. Pas beaucoup d’intervenants sur le site. Certains préfèrent la polémique dans les grandes salles de congrès pour préparer des “alternatives” plutôt que s’engager dans un débat fraternel et à bâtons rompus et chercher à se rassembler. Certains se reconnaitront… Ils devraient engager le débat… Les camarades désabusés me fendent le cœur car ils ramènent tout à des questions de direction politique alors que le problème vient de nous-mêmes et de l’abandon du terrain. Ils se mentent à eux-même par perte de repères et de convictions.
    La remise en question ne doit pas être que collective mais individuelle aussi. Quelle priorité dans notre activité quotidienne ? Aller voir les gens dans les cités ou aux sorties d’usines ou se faire une série de réunions en cercle fermées ?
  • a pris position important 2017-12-17 12:41:48 +0100
  • a pris position favorable 2017-12-17 12:41:48 +0100
  • a publié dans Le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité 2017-12-17 06:50:40 +0100