La révolution numérique - Congrès PCF

Mettre le numérique au service de l'espèce humaine
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Hier au soir, il était annoncé que Valérie Pécresse depuis la CES à Las Vegas (USA-Texas) avait décidé du haut de sa présidence de la région Ile de France de lancer un concours, entre start-ups de l'intelligence artificielle (IA), qui décernerait un prix de 1 million d'euros au gagnant. S'il est inacceptable de prendre cette sorte princière de décision quant à l'usage de l'argent public, il y a bien d'autres raisons de s'y opposer. La première à laquelle nous sommes habitués est de ne pas donner prise à la concurrence qui implique souvent le suivisme, ce qui n'est pas preuve d'intelligence. La seconde raison est l'absence de politique nationale claire en ce domaine qui doit faire que toutes les collectivités lorsqu'elles veulent participer tirent dans le même sens pour être le plus efficace possible. Et on pourrait imaginer que la Communauté Européenne s'organise de façon coopérative pour couvrir un maximum de voies possibles. La troisième raison vient de ce qu'aucun débat national n'est mené sur ces sujets si importants pour notre avenir. Et donc il existe encore moins d'informations et de formations de nos concitoyen-nes pour appréhender les contenus et les enjeux qui sous-tendent ces questions. Et la quatrième raison est justement que les rares données qui nous sont présentées se cantonnent à 2 voies possibles que j'identifie avec mon peu de connaissances sur le domaine d'une part à l'humain augmenté et d'autre part au transhumanisme, ce que dans la littérature florissante actuelle on appelle respectivement IA Faible et IA Forte. Jamais il n'est question de mettre les avancées scientifiques et numériques au service de l'espèce humaine, d'une part en concevant et développant des machines qui viennent nous suppléer et pas nous remplacer notamment sur des tâches simples, longues et/ou pénibles nous libérant du temps et d'autre part pour changer nos modes d'éducation en nous apprenant dès le plus jeune âge à coopérer, càd à mettre en commun tous nos cerveaux pour amplifier à la fois les capacités de chacun et celles de l'ensemble. Et si les neuro-sciences peuvent être utiles, c'est dans cette voie qu'elles doivent travailler et non pas servir à mettre de côté les causes sociales des difficultés et des retards de plus en plus grands de nombre d'enfants dans leur scolarité. Jamais il n'est question non plus de révéler que les financements des recherches sont aujourd'hui apportés par les multi-milliardaires qui ont ponctionné la plus-value résultant du travail de tous les autres, sur la base de leur intérêt propre et de leurs lubies. Même s'ils créent des fondations pour cela, cherchent à faire rêver, il reste que comme Valérie Pécresse ils décident seuls de l'avenir de notre planète et avant tout du futur de l'espèce humaine, exigeant d'elle toujours plus de sacrifices!

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