Communication - Congrès PCF

Communication: utiliser toutes les armes disponibles
Contributeurs :

La communication doit être par essence un échange. On ne peut pas balancer des idées en vrac sur les gens en leur disant « c’est votre intérêt, adhérez ! » Il faut que le parti soit ancré dans la réalité quotidienne des classes populaires. Des travailleurs oui, mais aussi des chômeurs, des allocataires du rsa, des retraités... Comment ? Il faut savoir écouter les gens. Avant même de vouloir diffuser « nos idées » il faut être attentifs aux réalités de notre « public ». Avant de demander à quelqu’un de s’engager, il faut lui montrer, lui prouver qu’il ou elle a intérêt à s’engager, et pour ça nous devons être exemplaires. Accompagner et soutenir le mouvement social : être présent dans les manifestations, les piquets de grève, les évènements associatifs, nous devons être de toutes les luttes qui correspondent à nos idées! Organiser des événements propres au parti, être le fer de lance des luttes sociales, s’engager dans les batailles qui nous semblent justes, en dehors de toute visée « électoralistes », ce n’est pas parce que « ça fait bien » qu’on doit être dans les batailles, mais parce que « c’est bien », c’est, selon nous, dans l’intérêt du prolétariat. 2) visibilité et communication Pour être visibles, nous devons être nombreux. Pour cela, les pistes précédentes me semblent prioritaires. Mais aussi, et surtout, nous devons être très attentifs à la façon dont nous communiquons. Il est impératif de reprendre à notre compte les théories de communication. On ne peut plus remplir une page de petits caractères en espérant qu’ils seront lus. Dans le cadre du « PCF 2.0 » nous devons revoir notre copie, être plus percutants dans nos tracts et nos affiches, intégrer des QR codes (liens internet pour les Smartphones), utiliser tous les outils que nous pouvons avoir à disposition pour améliorer notre visibilité au quotidien.

Réponse du PCF

Merci THibault pour ta contribution.

La question des "cibles" (à qui parlons-nous ?) est en effet une des questions de ce chantier. Au delà de la légitime question, il faut que nous parvenions à y apporter des réponses précises et concrètes. De la même manière en ce qui concerne le militantisme digital. Un gros travail doit être mené pour former et informer les camarades afin de mettre notre puissance militante en action sur les réseaux sociaux et développer un véritable militantisme digital.

Nous t'invitons donc à préciser ta contribution. 

Fraternellement.

L'équipe com'

Les commentaires

  • a commenté 2018-03-05 18:49:17 +0100
    Merci à l’équipe com’ de sa réponse volontariste…Mais quand pourra-t-on savoir via le site du Pcf ce que font les commissions de travail? Quand les bulletins que nous nous efforçons de rédiger le plus régulièrement possible seront-ils accessibles via ce site? C’est très décourageant de ne pas savoir comment faire connaitre à TOUS les communistes le fruit de nos réflexions.
  • a pris position important 2018-03-05 18:49:16 +0100
  • a pris position favorable 2018-03-05 18:49:16 +0100
  • a commenté 2018-02-25 16:34:33 +0100
    Je trouve très juste que tu rappel l’importance d’écouter ce que les gens ont à dire avant de leur proposer nos idées, de facto, pour permettre de construire notre stratégie de communication en retour. Comme tu le souligne la communication est un échange et pour cela il faut savoir écouter les attentes “d’en bas” pour construire un projet “vers le haut” de communication globale.
  • a pris position important 2018-02-25 16:34:33 +0100
  • a pris position favorable 2018-02-25 16:34:33 +0100
  • a commenté 2018-02-02 14:40:25 +0100
    Bonjour

    Au moins 2 conceptions du militantisme cohabitent dans notre Parti.

    La conception A, largement connue de tous, correspond grosso modo au raccourci suivant : faire le rassemblement à partir des idées produites par les communistes

    La conception B, difficile mais semblant recueillir l’assentiment de la majorité des camarades :
    comme le font les enzymes dans notre corps le Parti Communiste (donc les communistes) participe à l’élaboration de la conscience politique de la société sans, en tant que tel, entrer dans la société.
    Il apparait alors une sorte de contradiction puisque la constitution Française précise que les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Comment concilier notre volonté d’élever la prise de conscience politique de ceux qui ne sont pas nous et le fait, par exemple, d’être nous-même des représentants de tous?

    C’est sans aucun doute possible mais, dans ce cas, quelle réponse apporter, ou à porter?
  • a pris position important 2018-02-02 14:40:25 +0100
  • a commenté 2018-01-26 11:59:59 +0100
    Je vais donc tenter de préciser:
    Pour la façon de communiquer en interne, je pars du constat que nous ne disposons pas de la maîtrise des outils numériques qui nous permettraient une communication plus fluide. Pour cela, je vous renvoie à ma contribution dans le chantier “révolution numérique”, intitulé “Communication Interne, vers un PCF 2.0 : le réseau social du PCF”.

    L’axe central de ma contribution n’était pas sur la question “à qui parlons nous”.
    Le véritable enjeu que je soulève ici est notre attitude, en tant que communistes, vis à vis de nos concitoyens.
    Ce n’est pas “à qui parlons nous?” Mais “savons-nous écouter?”
    Je m’explique. Notre façon de communiquer à l’extérieur consiste le plus souvent à balancer nos belles idées toutes ficelées et à organiser des simulacres de consultation populaire pour les légitimer (par exemple, la grande consultation citoyenne ou les états généraux du progrès social). Inviter les citoyens à discuter sur la base de nos propositions, c’est biaiser le débat. Si nous voulons vraiment être un parti populaire, ça demande un travail considérable, mais il faut respecter un ordre logique: d’abord on discute avec le maximum de personnes des thèmes qu’on aborde, ensuite on dégage les grands axes de préoccupation populaires, ensuite on discute avec le maximum de personnes de ces préoccupations et des solutions à apporter, enfin, on synthétise tout ça et on formule des propositions sur la base de ce que veulent les gens. Avant d’être taxé de “populiste”, je précise que nous restons, nous, parti communiste, ce que nous sommes, il est donc évident que même si nous abordons des sujets houleux, comme l’immigration, ou l’insécurité, nous allons les aborder du point de vue de la lutte des classes. Lors de nos restitutions, nous allons évidemment utiliser le prisme de notre idéologie pour présenter les choses, et apporter des propositions. Mais nous aurons au moins le mérite d’une démarche honnête.

    Prenons pour exemple les “états généraux” : une très bonne idée mais un agenda intenable: deux mois et demi pour organiser une consultation populaire, sur un si grand nombre de sujets(qui n’ont pas été débattus) les fêtes de fin d’année (pendant lesquelles mêmes les camarades ont d’autres chats à fouetter), à raison d’une réunion de section par mois, une petite section ne s’en sort pas. Que fait une section avec 5 militants actifs en 2 mois? ça va bien quand on est à Vitry-Sur-Seine, mais il faut prendre en compte la réalité du terrain dans l’ensemble du pays pour organiser une telle démarche de façon intègre (il y a des fédés avec quatre fois moins d’adhérents que la section de Vitry, je ne parle même pas de militants actifs…).
    Cependant, l’idée d’organiser des états généraux et hyper intéressante, il faut juste revenir au sens même des états généraux: faire état des aspirations sociales de nos concitoyens. Cela doit être un constat. Et c’est sur la base de ce constat que nous pouvons appeler les citoyens à formuler des propositions et des pistes de réflexion. Etant nous mêmes partie prenante, nous formulons aussi nos propositions et nos réflexions, mais elles auront la même valeur que celles d’un citoyen lambda. Enfin, nous synthétisons et restituons un “programme de progrès social ET écologique” basé sur l’ensemble des contributions et adopté par les communistes.
    Une telle démarche aurait offert l’avantage de l’honnêteté intellectuelle, et aussi de ne pas passer à coté de bonnes idées qu’on entendra pas si on est trop occupés à s’écouter parler nous mêmes. L’inconvénient est évidemment le calendrier, puisqu’il faut beaucoup plus de temps pour mener la démarche, et qu’on a d’autres choses à faire parallèlement (notamment organiser un congrès, se battre contre les plus grosses attaques jamais connues sur la sécurité sociale, les services publics ect, les problématiques locales…)

    Bref, ça n’est pas simple, mais pour résumer mon propos: la communication, ça marche dans les deux sens. Il faut savoir parler mais aussi (et surtout) écouter. La réponse “j’men fous” est souvent révélatrice de notre propre incapacité, soit à aborder un sujet qui intéresse vraiment, soit à formuler les problématiques de façon à à les rendre intéressantes.

    Je s
  • responded with submitted 2018-01-18 16:37:29 +0100
  • a publié dans Communication 2018-01-14 17:38:01 +0100