La révolution numérique - Congrès PCF

Défendre la neutralité du web
Contributeurs :

Le 14 décembre, le gouvernement étasunien vote l'abrogation de la neutralité du web. Ainsi, au delà même des GAFAM, il y a une vraie volonté des pouvoirs publiques étasuniens (mais pas que) de verrouiller le web, d’en finir avec la neutralité du web. Cette neutralité, il me semble important de la défendre à tout prix puisqu’elle contribue à la libre expression de la pensée et au droit à l’information notamment. Elle implique également des principes et valeurs qui touchent au commun et au partage, qui sont des mots qui feront écho au sein du Parti je pense. Il y a donc là un enjeu capital pour le Parti Communiste. Mon avis est que nous devrions porter la revendication de faire entrer la neutralité du web dans la Constitution Française de façon à la protéger durablement des appétits capitalistes qui souhaitent en voir la fin.

Les commentaires

  • a commenté 2018-03-10 17:29:30 +0100
    #silvio Lauro

    Il est rare qu’un problème ait un seul visage.

    Ce que tu cites est en effet un des enjeux de la nouvelle législation américaine qui va et vient en fonction de rapports de forces où les groupes capitalistes se divisent et n’hésitent guère à en appeler au public. Mais mon commentaire portait sur bien d’autres enjeux.

    Ta réponse porte-t-elle sur la seule défense de la Net-etiquette en soi ou par exemple sur le besoin de nouer une stratégie de reconquête du service public à la française en matière de droit à la communication et à la confidentialité de celles-ci ?
    Et, à travers cette piste, de s’affranchir de l’idéologie de la Net-étiquette, es tu prêt à affronter quelques autres problèmes de manière ni marchande, ni capitaliste, mais publique (en tout cas le plus possible)?

    Par exemple pour un meilleur développement et financement des infrastructures?

    Ou un usage intelligent des données qui pourrait donner une fantastique efficacité aux forces productives, et donc ouvrir à d’immenses perspectives de progrès social et d’émancipation, sans sombrer dans les pires marchandisations. Car de ce point de vue, les producteurs marchands capitalistes qui sont favorables à la Net Étiquette comme ceux qui y est opposés, n’auront pas plus de scrupules les uns que les autres! Tous feront avec l’option politique qui prévaudra.

    Quant aux producteurs qui se veulent marchands et non-capitalistes, je pense qu’il serait sage de relire le manifeste
    1. en prenant acte que le développement des forces productives obligent à étendre la liste des activités stratégiques devant relever de la sphère publique doit être élargie
    2. en prenant acte que le communistes n’ont nullement à se soucier de la petite entreprise privée que le capital fait disparaitre.
    3. Ou qu’ils ne survivront qu’en se faisant pleinement capitalistes, donc géants. Cf le Talon de fer de J. London. Un chapitre illustre mon propos.
  • a commenté 2018-03-10 12:58:54 +0100
    Qu’est ce que la neutralité du Net ?
    Les Etats-Unis sonnent la fin de la"neutralité du net"
    Le régulateur américain des communications a mis fin jeudi au principe de
    “neutralité du net”, l’accusant de freiner l’investissement et l’innovation, une
    décision qui attise les craintes d’un “internet à deux vitesses”.
    La Commission fédérale des communications (FCC) revient ainsi sur une
    réglementation passée en 2015 à l’instigation de l’administration Obama,
    obligeant les fournisseurs d’accès internet (FAI) à traiter de la même manière
    les contenus passant dans leurs “tuyaux”.
    Désormais, la FCC les autorise théoriquement à moduler la vitesse de débit
    internet à leur guise: les tenants de la “neutralité” craignent donc que ces
    opérateurs ne fassent payer plus cher pour un débit plus rapide, ou bloquent
    certains services leur faisant concurrence, comme la vidéo à la demande, la
    téléphonie par internet ou les moteurs de recherche.
    Avec cette décision, “nous restaurons la liberté d’internet” et “nous aidons les
    consommateurs et la concurrence”, a assuré jeudi le président de la FCC Ajit
    Pai, nommé par le président républicain Donald Trump. Selon M. Pai, le
    principe voté en 2015 a “empêché l’innovation” et “était mauvais pour les
    clients”.
    Cette décision “ne va pas tuer la démocratie” ni signifier “la fin d’internet tel
    que nous le connaissons”, a-t-il ajouté, faisant allusion aux arguments des
    tenants de la neutralité.
    La FCC “donne les clés d’internet” à “une poignée d’entreprises
    multimilliardaires”, a regretté pour sa part Mignon Clyburn, membre de la FCC
    qui a voté contre la décision.
    Avec cette décision, les FAI “auront le droit de (…) favoriser le trafic
    d’entreprises (qui ont les moyens de payer)” et celui “de laisser toutes les
    autres sur une voie lente et cahoteuse”, a insisté Jessica Rosenworcel, l’autre
    membre de la FCC (qui compte cinq membres) opposé à la décision.
    Le débat autour de la “neutralité du net”, très vif, dure depuis une dizaine
    d’années aux Etats-Unis.
    Une centaine de personnes, défenseurs du principe, ont encore manifesté
    1 sur 4
    17/12/2017 12:59[echanges] Les Etats-Unis sonnent la fin de la "…
    jeudi matin devant le siège de la FCC, installant un mini-mausolée à la
    mémoire d’internet “comme on l’a toujours connu”.
    ‘Cadeau de Noël’
    La décision “va affecter les pauvres, les marginalisés, les Noirs, les femmes
    (qui) n’auront plus accès aux communications, à l’information”, a affirmé à
    l’AFP l’artiste et réalisateur Damon Davis.
    Juste après le vote, le procureur général de New York, Eric Schneiderman, a
    annoncé son intention d’attaquer, avec d’autres Etats, la décision de la FCC,
    “coup dur porté aux consommateurs de (l’Etat) et à quiconque est attaché à
    un internet libre et ouvert”. Selon lui, “la FCC vient d’offrir leur cadeau de Noël
    en avance aux géants des télécoms”.
    Le sénateur démocrate Ed Markey espère pour sa part qu’une action des
    parlementaires puisse annuler cette décision.
    Les fournisseurs d’accès combattaient fermement la “neutralité du net”,
    considérant que cette règle les assimile à des services publics et empêchent
    les investissements dans de nouveaux services comme les vidéo-conférences,
    la télé-médecine et les véhicules connectés qui ont besoin du haut débit.
    Les gros FAI américains avaient d’autant plus d’intérêt à voir la fin de la
    “neutralité du net” qu’ils sont eux-mêmes créateurs de contenus et donc en
    concurrence avec des entreprises technologiques comme Netflix, Amazon ou
    Apple: ComCast possède par exemple NBCUniversal (chaînes télé et studios).
    AT&T cherche de son côté à racheter le groupe Time Warner (qui possède des
    studios mais aussi des chaînes comme CNN ou HBO).
    Et si les FAI imposent des frais supplémentaires aux entreprises qui
    fournissent du contenu gourmand en bande passante -comme les films ou les
    séries
    - ces derniers pourraient alors décider de répercuter cette hausse des
    coûts sur les abonnements.
    De leur côté, les FAI promettent de gérer leur réseau de façon ouverte et
    transparente tandis que la FCC assure que les plaintes éventuelles seront
    traitées par une autre agence, la Commission fédérale de la concurrence
    (FTC), spécialisée dans la protection des consommateurs et les règles
    anti-monopole.
    “Il est illusoire de penser que ces entreprises ont pu dépenser des millions en
    lobbying (en faveur du projet de la FCC) sans qu’elles aient l’intention
    d’utiliser leur puissance sur le marché pour récupérer ces sommes auprès des
    clients”, a réagi Ed Black, du lobby des géants technologiques comme Google
    ou Facebook (Computer & Communications Industry Association).
    Le débat sur la “neutralité du net” concerne indirectement de nombreux
    autres pays qui fondent leurs législations internet sur le modèle américain.
  • a commenté 2018-03-07 08:17:23 +0100
    La neutralité du net est liée au caractère d’ouverture total des communications dans un cadre libéral prenant en compte le modèle cybernétique comme base de fonctionnement du système technique, de l’économie, de la vie sociale et politique. Ce modèle exige un collectage massif et généralisé des données. (D’où par exemple, ces innombrables réseaux sociaux gratuitement mis à disposition…). De manière général, le modèle cybernétique a besoin qu’il y ait beaucoup d’informations faites communes. Là encore, il faut décrypter plus précisément ce renouveau de l’idéologie des communs…

    Dès lors il fallait rompre avec le principe de la confidentialité des données du service public à la française par exemple. Et ce fut fait dans les années 80…
    Ors dans le monde du réseau des réseaux, aucune nécessité technique n’interdit de penser un réseau avec les mêmes fonctions qu’internet, connecté aux autres réseaux, mais préservant dans son espace cette confidentialité. Le fameux protocole Darknet élaboré par des acteurs majeurs d’internet à première vocation à rendre possible cette confidentialité et tout autant à contourner certaines restriction politique des communications. Il y aussi des solutions simples, plus limitées comme la possibilité d’avoir des navigateurs qui ne donnent pas à voir de l’historique, des cookies, des VPN etc.

    Le problème alors posé devient alors comment préserver l’usage possible du modèle cybernétique dans ce qu’il peut apporter à l’efficacité productive du travail, en matière industrielle, économique, de gestion des grands enjeux sociétaux et sociaux (mobilité, santé, gestion des risques, des catastrophes etc…). On devrait pouvoir ici isoler les problématiques!

    Là encore, les bases de réflexions au niveau de la recherche et des services publics pour préserver l’anonymat tout en exploitant les données, existent que la technique moderne de collectage des données vers des bases de données n’invalident pas.
    En tout état de cause, il est possible à l’échelle d’un territoire donné que les informations de ce territoire ne circulent pas en dehors de lui par la construction d’infrastructures judicieuses.

    S’accrocher à la neutralité du net, c’est prendre le risque de ne pas pouvoir poser et mener jusqu’au bout ces réflexions. Autre chose est d’être exigeant sur le droit et à l’égalité d’accès à l’information et à la communication.
  • a commenté 2018-03-06 21:41:20 +0100
    Je ne partage pas l’expression de neutralité du web. Que veut dire neutre ? Objectivité ? Démocratie ?

    Pour autant, je pense, comme je l’ai écris dans ma contribution (mal formatée hélas) que des contrôles du net sont très importants. Je donne dans cette contribution (contrôle du net) quelques points de contrôles mais il en existe d’autres à définir.
  • a pris position important 2018-03-06 21:41:20 +0100
  • a commenté 2018-01-08 11:42:12 +0100
    Il faut sur ce sujet faire la part des choses et ne pas confondre un concept forgé dans le pays très peu communiste que sont les USA, et le service public type PTT forgé en France au titre du droit aux communications (y compris la réception de la presse nationale et politique dans le moindre village) et à la confidentialité de ces communications.

    La difficulté ici est de mesurer que le réseau des réseau est un support à communication et tout autant un moyen de travail qui participe du déploiement d’un capitalisme cybernétique, qui est l’Immense enjeu et défi stratégique que les communistes ont besoin de mieux appréhender …

    A défaut, sachons remarquer qu’un Google s’est affiché au coté de Obama pour faire voter la précédente loi américaine sur cette neutralité. Il y a ici sans doute quelques possibles contradictions à agir au coté d’un Google que l’on ne cesse de qualifier d’entreprise prédatrice… Ca devrait éveiller quelque peunnotre sens critique!

    Si on regarde dans les angles qui restent trop souvent dans l’ombre, la neutralité du net est avant tout:
    - Un dispositif libéral anti-trust établis, anti services publics,
    - mais libre moyen à fabriquer des Gafa,
    - s’appuyant sur un « couteux moyen de travail » à collecter librement les données pour nourrir des machines numériques intelligentes,
    - couteux moyen de travail qui tout autant permet de déployer le(s) marché(s) parfait(s), libre(s) et concurrentiel(s), omniscient(s), et omnipotent(s) dont n’osait rêver Adam Smith…

    Ce qui est d’actualité, c’est la construction d’un modèle internet et des infrastructures nécessaires, en phase avec notre tradition éclairée des services publics et le développement d’une économie “cybernétique” de rupture avec la logique libérale. Pas la soumission, ni le soutien servile à une domination idéologique quelconque type Neutralité du Net ou autre…
  • a pris position important 2018-01-08 11:42:12 +0100
  • a commenté 2017-12-23 09:49:53 +0100
    BONJOUR

    Je suis d’accord que se soit inscrit dans notre constitution afin de ne pas en laisser la gestion par de multi national qui ne pensera qu’aux profits
  • a pris position favorable 2017-12-23 09:49:53 +0100
  • a publié dans La révolution numérique 2017-12-21 10:53:31 +0100