La révolution numérique - Congrès PCF

Numérique ou robotique ,
Contributeurs :

Il faudrait parler de la révolution robotique qui fera disparaitre de nombreux emplois. Face à ces grandes menaces et à la grande souffrance que connaissent beaucoup dans le monde du travail ou du non travail le parti doit s'inscrire avec d'autres forces dans la mise en place d'un revenu universel. Ce sera une réponse concrète à cette question lancinante de la souffrance sociale. Cette possible disparition partielle du mode du salariat ne doit pas inquiéter si le parti s'inscrit dans cette protection de la population par ce revenu. Le marxisme prône la disparition du salariat. Le revenu universel peut être utilisé comme avancée sociale dans la lutte des classes et la marche vers le communisme.

Les commentaires

  • a commenté 2018-03-07 15:33:12 +0100
    #Guillaume emesge

    Tu devrais sans doute trouver ailleurs dans ces ateliers quelques éléments de réponses sur mon souci de bien mesurer quelques petites différences notables entre salaire et traitement, ou revenus de remplacement. Et tout autant sur la problématique de l’usage intégral des richesses, vieux problème auquel Marx a donné quelques éléments de réponses en son temps.

    Mon seul problème: attendre la réponse à ma question sur la théorie de la valeur qui permet de théoriser ce salaire à vie et ses différentes caisses…

    Me rappeler que les retraités touchent de l’argent pour aller faire leur course sur le marché des biens et services, voire pour accéder à une valeur d’usage produite par le service public auquel est prêtée un prix, ne suffit pas à mon immense curiosité.
    Que les fonctionnaires perçoivent traitement et non salaire ne me pose aucune problème particulier. Mais là encore cela ne me dit rien de la théorie de la valeur. Mais je suis certains que eux aussi ont besoin d’argent pour faire leurs courses…

    Avoir cette curiosité sur la valeur ne signifie en rien que je confonds le salaire à vie avec d’autres propositions de droite et de gauche de revenu garanti, universel etc.

    Je n’ignore pas non plus que toute les valeurs d’usages produites pour les marchés marchands ou publics ne retournent pas au monde du travail et que le travail payé ne représente qu’une partie du temps de travail consacré à produire de la richesse marchande.
    Mon seul souci, c’est la solidité de la théorie de la valeur, à moins que la valeur du salaire à vie ne repose sur aucune théorie de la valeur. Pour le coup, la proposition serait irrecevable jusqu’à ce que ce point soit éclairci.

    Excuse moi du ton de ce propos mais j’ai l’impression que nos échanges continuent de tourner en rond.
  • a commenté 2018-03-07 13:31:38 +0100
    @Francis Velain
    En complément.

    Le salaire à vie existe de fait déjà:
    -les fonctionnaires,
    -encore actuellement les salariés d’EDF sous statut, les salariés de la SNCF
    -le personnel médical
    -les retraités…
    Et je pourrais pour une petite période me mettre de dans: les personnes en arrêt de travail (c’est super enrichissant d’avoir aussi du temps pour soi pour apprendre…).

    Comment ils sont payés ? Pour une part par des cotisations, par des caisses que nous devons gérer à nouveau et pas avec le patronat ou les capitalistes ! Les cotisations sociales sont un moyen de vie, de partage il ne s’agit pas de salaire différé mais bien d’investissement du réel au présent !

    Et ne pas faire la confusion du salaire à vie avec le revenu universel de Hamon. Une solution qui reste dans le système capitaliste, qui le maintien surtout en période de crise.

    Je pense vraiment que c’est une idée très belle à défendre et on peut montrer que c’est possible puisqu’il existe déjà.

    Il faut aller encore plus loin contre les crédits et banques privée ou nationale, elles ont un fonctionnement capitaliste se basant sur de l’argent qui n’existe pas mais qui pourrait exister (le remboursement des dettes).

    Défendons des caisses d’investissement comme la caisse de la sécu. Avec des cotisations modulables en fonction de la politique de l’entreprise: elle achète de nouveaux outils, elle engage des salariés, participe à des développements sociaux alors ses cotisations peuvent baisser.
  • a commenté 2018-03-07 09:26:13 +0100
    #Guillaume emesge #Christelle Olivier

    Oui, dans le mode de production du capital, les machines suppriment plus d’emplois qu’elles en déplacent disait Marx! C’est même la condition de leur usage par le capital, au niveau des capitalistes individuels et du système dans son ensemble quand les forces productives sont en crises structurelles.
    Nous sommes dans une telle phase. Le modèle de la machine outil, de la révolution industrielle, est à bout de souffle; Il faut changer de système technique. Les termes révolutions numérique, informationnelle nomment insuffisamment l’enjeu mais le pointe chacun à leur matière.

    La réduction du temps de travail est en tout cas d’actualité pour avancer vers le communisme.

    De là, au nom du besoin d’avancer vers cet autre mode de production, proposer de retenir le salaire à vie au titre qu’il serait meilleur revenu universel que d’autres propositions de même ordre, appelle au moins à énoncer la théorie de la valeur qu’il sous-entend pour en juger.

    J’ai beau insister sur ce besoin dans ces ateliers. Je n’ai pas encore eu la moindre réponse. Changer les règles d’usages des moyens de production ou les modalités de l’investissement n’autorisent pas à contourner le problème. C’est d’ailleurs la théorie de la valeur qui servira de juge de paix final!

    Ce dont je suis certain, c’est que pour échanger les biens et services proposés sur le marché des marchandises, voire certains par la fonction publique, il faut de l’argent. Ce qui nécessite de participer soi même au moins une partie de sa vie à la production de valeurs d’usages soit dans le privé soit au titre des services publics.
  • a commenté 2018-03-06 21:37:59 +0100
    Je ne partage pas cette idée qui de fait ne se bat pas contre les impacts du capitalisme. Je suggère ici de relire Marx qui déjà parlait de ce genre de situation.

    La révolution industrielle a fait la même chose. On a pu tant bien que mal la dépasser en restant même dans ce système capitaliste. Et pour reprendre Marx, c’est logique que le système capitaliste trouve des solutions à ce problème qu’il engendre: pour faire des profits le seul moyen qu’à le capitaliste c’est d’exploiter un peu plus le salarié. Il ne peut pas le supprimer complètement. Pire remplacer le salarié par des machines condamne le capitaliste à voir son taux de profit diminuer ce qui n’est pas appréciable pour lui.

    Évidemment nous devons proposer d’autres solutions.

    Concernant le “plein” emploi, il faut se battre pour le partage du travail et diminuer le temps de travail, diminuer l’age de la retraite. Les améliorations de la productivité doivent être un progrès pour la société et donc permettre de diminuer notre temps de travail et les contraintes qu’il engendre.

    Concernant le revenu universel, défendu par Hamon qui à ma connaissance ne souhaite pas abolir le capitalisme est une solution discutable. Je lui préfère le salaire à vie défendu entre autre par notre camarade Bernard Friot.

    Cela se ferait par des cotisations comme les cotisations sociales de la sécurité sociale. Un salaire qui dépend des qualifications que nous acquerrons au fil de notre vie. C’est quelque chose qui existe déjà pour plusieurs millions de personnes en France (les fonctionnaires, les retraités, le personnel médical y compris les indépendants que sont les kiné les personnes en arrêt maladie…).
  • a pris position défavorable 2018-03-06 21:37:59 +0100
  • a commenté 2018-02-14 19:53:56 +0100
    Je pense qu’il faut revoir notre modèle social face à la révolution numérique et robotique en cours (ça s’appelle aussi gain de productivité). Même si le numérique crée des emplois, au final il en détruira plus qu’il n’en crée. Je pense qu’il faut accompagner cette évolution et non pas la subir. Le revenu universel s’inscrit dans cette démarche d’accompagnement, sans compter qu’il permet aussi de modifier les rapports de force employeurs/employés. La proposition de salaire à vie de Bernard Friot me semble intellectuellement plus séduisante mais elle implique un changement beaucoup plus radical de notre modèle social et c’est la raison pour laquelle elle me semble plus difficile à mettre en oeuvre.
  • a pris position important 2018-02-14 19:53:56 +0100
  • a commenté 2017-12-22 15:45:28 +0100
    Je connais cette idée défavorable au revenu universel qui voudrait le comparer à des mesures du passé. Il convient de rappeler que nous sommes en crise depuis des décennies alors que la productivité est en croissance. Le peuple doit pouvoir commencer à jouir des fruits de la productivité. Cela n’est qu’une étape comme je l’avais précisé dans la marche vers le communisme.
    Quand le peuple verra qu’on œuvre à des propositions concrètes pour faire face à sa souffrance sociale, il se joindra au mouvement. La réalité du salariat est directement menacée par la révolution robotique. Tous dans cette situation doivent avoir un matelas de sécurité. A son époque Marx a déblayé le terrain théorique pour avancer dans la transformation sociale. Nous devons faire;le même travail face à la révolution robotique en réfléchissant avec d’autres sur des outils comme le revenu universel.
  • a commenté 2017-12-22 11:04:00 +0100
    A chaque fois que les sociétés de classes attisent de trop grandes contradictions sociales qui menacent leur stabilité, les idées de types revenus universels surgissent.

    L’empire romain inventa le pain et les jeux pour la plèbe romaine, financé par les tributs des peuples conquis. Quand ses doux moutons se mirent à manger les hommes, l’Angleterre institua les 1ères Poor Laws (1601) et créa les conditions d’un pré-salariat qui ira finalement dans des ateliers de tissage précapitalistes (ou émigra…). Durant le révolution française, Thomas Paine proposa une réforme agraire et un revenu universel pour protéger les nouveaux propriétaires (puis les années 1830 connurent les ateliers nationaux, 1ers emplois aidés du capitalisme…). Machines ou pas, le débat se réinvite donc assez systématiquement : sans doute à cause des divers modes de production eux-mêmes, donc de leurs rapports sociaux, leurs formes de propriété…

    S’il s’agit d’assurer l’urgence sociale, la solidarité nationale a appris depuis à faire mieux, dans la douleur. Alors n’oublions pas les leçons de l’histoire. Solidarité charitable ne fait pas révolution mais au mieux apaisement de la tension sociale. Pas condamnable en soit mais les problèmes du mode de production et de classes restent entiers… D’ailleurs quelques libéraux savent jouer, y compris dans cette période de capitalisme débridé.

    Il faut donc commencer à définir le salaire et le profit correctement. Les deux expriment des temps de travail plus ou moins “productifs”. Aussi, Marx notait déjà que le capital n’avait guère de problème pour faire payer aux exploités en situation de travail les faux frais des exploités en situation de chômage. Remettons en perspective et en articulation le mouvement du capital et des forces productives.
    Ne nous trompons donc pas de projet de société : le communisme n’est pas une société de consommation mieux partagées des richesses du monde mais le développement d’un mode de production qui assure à la fois la production du règne de la nécessité et les conditions de l’émancipation de tous, dans d’équilibres bien compris de l’homme avec la nature, et du temps de production social et du temps libre.
  • a pris position défavorable 2017-12-22 11:03:59 +0100
  • a commenté 2017-12-16 15:35:39 +0100
    Bonjour Hervé. Il me semble que tu abordes un vocabulaire pointu sur le numérique et je ne suis pas sûr que dans un avenir proche l’ensemble de la population maitrise ces données ou ait cette éventuelle expertise. J’ai voulu surtout aborder les conséquences sociales de la révolution robotique et penser à des réponses rapides à ces conséquences. L’avancée vers le communisme se fera par une moins grande centralité du travail
    Pour ce qui est du numérique j’avoue ma perplexité et pour résumer je n’ai aucune conscience de mon degré de connaissance et d’ignorance en ce domaine. Je ne dois pas être le seul dans cette situation. A te lire, je me suis demandé si j’étais ignorant du sujet ou du jargon utilisé. A moins ce qui est possible, que toute une génération accède à ce qui semble être ton expertise dans le numérique et je ne sais pas en combien de temps et à quelles conditions cela pourrait se faire. Il faudra penser rapidement à la manière de faire face à ces conséquences. Tu fais bien de penser aux savoirs du passé à mobiliser en cas de catastrophe.
    Dans un revenu universel décent je vois la possibilité de s’émanciper en dehors du travail, d’échapper à un monde qui tourne autour de lui.
  • a publié dans La révolution numérique 2017-12-15 17:29:49 +0100