Elections Européennes 2019 - Congrès PCF

Europe des peuples unis pour un même idéal de progrès
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La section communiste du Plessis-Trévise (94), dans le cadre de la préparation du prochain congrès, a débattu longuement de la question de l’Union Européenne. Faut-il chercher à la transformer de l’intérieur ou en sortir si on juge qu’elle n’est pas transformable ? Telle serait l’alternative. Nous la rejetons ainsi que la problématique qu’elle implique dans laquelle trop d’entre nous se laissent enfermer. Certains camarades en effet pensent qu’il serait dangereux de sortir de l’UE, que le cadre national est désormais trop étroit pour mener une politique de progrès social, que ce serait avoir une vision rabougrie de notre avenir, qu’il est d’ailleurs impossible de revenir en arrière, mais qu’il est en revanche possible de transformer l’UE de l’intérieur en s’appuyant sur certains articles qui le permettent, que les contraintes des traités ne sont pas telles qu’aucune marge de manœuvre ne soit possible. D’autres camarades sont convaincus au contraire qu’il est vain d’espérer quoi que ce soit de l’UE, que tout est verrouillé, que ses traités, ses lois, ses directives imposent la politique ordolibérale, c.a.d. autoritaire, austéritaire, antisociale que nous subissons actuellement, que toute velléité d’y faire obstacle est vouée à l’échec, la Grèce l’a éprouvé à ses dépens car, comme l’a déclaré Junker, la démocratie ne peut rien contre les traités. Donc on n’a pas d’autre choix que de sortir de ce guépier, que la façon d’en sortir prenne la forme des plans A et B de Mélenchon, ou du « Frexit » dont se réclament Asselineau et bien d’autres. Notre position est qu’on doit échapper à cette problématique du ou bien dedans, ou bien dehors. Sortir de l’UE supposerait que sans la France l’UE subsisterait ? Or sans la France il n’y aurait plus d’Union européenne ! Sortir ce serait faire un cadeau inutile à tous ceux qui souhaiteraient notre départ. D’ailleurs il n’y a pas de procédure de sortie, voire d’expulsion prévue par les traités Nous n’avons pas à négocier avec la commission européenne ou toute autre instance de la politique que nous voulons mettre en œuvre(donc pas de plans A-B), mais nous devons nous donner les moyens de la mettre en œuvre.(Cf. à ce sujet les mesures préconisées par la CADTM soutenues par tous les partis de gauche européens) Nous devons adopter une attitude offensive à l’égard des maîtres actuels de l’UE, dénoncer la catastrophe à laquelle leur politique nous conduit et nous présenter comme les sauveurs de l’idéal européen. Nous lancerons un manifeste en faveur d’une autre Europe, celle qui préserverait les intérêts et la souveraineté de chacun de ses membres. De quoi mobiliser les peuples et les gouvernements concernés (Italie, France, Portugal, Grèce, etc.). Il ne faut pas se dissimuler que cela risque de conduire, dans un premier temps, à une cassure de l’Europe. Nous avions commencé à 6 ; la nouvelle Europe, l’Europe des peuples unis par un même idéal de progrès et de justice sociale sera plus forte, plus nombreuse et nous n’excluons pas qu’à terme elle s’ouvre à tous.

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