La formation des communistes - Congrès PCF

formation sur les questions d'autisme et de neurodivergence
Contributeurs :

J'écris cette contribution car concerné par un syndrome d'asperger (trouble autistique) et que je pense que nous ne nous sommes peut être pas assez pencher sur ces questions. Tout d'abord, on parle de neurodivergence pour désigner les différences de fonctionnement neurologique du cerveau. Les TSA (troubles du spectre autistique), les TDAH (troubles de l'attention / hyperactivité), les troubles dys font partie de se qu'on appelle la neurodiversité (neurodivergence). La particularité des militants et militantes neurodivergent.e.s est qu'ils et elles peuvent avoir des difficultés à comprendre certains codes et relations sociales aux sein d'un groupe social (une réunion/cellule/section du parti...). Par ailleurs les mécanismes d'oppression psychophobe (oppression visant les personne avec handicap mental ou, en l’occurrence neurologique.) ne sont pas absent de notre parti et c'est pourquoi je pense que la formation est nécessaire. 1) Je pense qu'une formation interne des camarades est nécessaire, afin d'une part de dépasser les mécanismes d'oppression, présent dans l'organisation et d'autre part créer des cadres capables d'intégrer les profils neurodivergents, de plus en plus nombreux au sein du parti de part les vagues d'adhésion, notamment chez les jeunes. Créer des cadres signifie sensibiliser suffisamment les militants pour dépasser les systèmes d'oppressions. 2) Je pense également qu'une formation politique aux enjeux sociaux de la prise en charge du handicap, des TSA, des neurodivergences en général est nécessaire afin de construire un argumentaire solide sur ces questions pour faire avancer la bataille idéologiques et d'établir un programme revendicatif digne des valeurs sociales portées par notre parti Mathys BOUCHERIE, fédération de l'Ille et Vilaine, section Rennes métropole, cellule Le Rheu - Chavagne

Les commentaires

  • a commenté 2018-05-24 21:12:58 +0200
    Les différences de fonctionnement du cerveau, dites-vous, mais deux cerveaux fonctionnent toujours différemment. Certes, on ne peut nier l’origine neurologique de certains comportements qui empêchent le sujet de vivre sereinement, mais, sans oublier les excès passés de certains praticiens en psychanalyse, un communiste est en droit de poser la question des pratiques cliniques trop normatives. Et il y a bien aussi des excès dans certains praticiens comportementalistes). On ne se construit pas en tant que sujet dans une cadre normatif. Si vous préférez, on ne répare pas un cerveau comme on fait de l’orthodontie. De plus les pratiques “réparatrices” de la société de consommation sont bien souvent dominé par le libéralisme du marché. Dans ce cadre effectivement, il devrait pouvoir se mener au parti une réflexion sur ces problèmes d’autisme en général.
  • a publié dans La formation des communistes 2018-03-24 22:51:31 +0100