Écologie, enjeux de classe et projet communiste - Congrès PCF

transition énergétique
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ANTI-NUCLÉAIRE – PRO-NUCLÉAIRE Voilà bien un titre qui ne veut rien dire, concernant un élément vital pour la vie : l’énergie. La principale question étant : Comment répondre aux besoins en énergie, à chaque instant, quelque soit le lieu et les saisons ? Le sujet est donc trop sérieux pour que le débat énergétique se résume à sortir du nucléaire. La loi de transition énergétique a rendu obligatoire la production d’un document : PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie). Ce document doit être renouvelé pour la période 2019 – 2023. La PPE est un document stratégique de pilotage de la transition énergétique pour la croissance verte. Elle « exprime les orientations et priorités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie sur le territoire métropolitain... ». Nous avons donc un besoin de débattre sur une question, réponse aux besoins en énergie, dont les enjeux sont planétaires. La réponse aux besoins pour tous ne peut, en aucun cas, être une réponse individualiste comme le suggère certains écologistes avec des visées de production autonome en énergie renouvelable. C’est de solidarités nationales, européennes, internationales dont nous avons besoin pour répondre à la fois aux besoins énergétiques et aux problèmes environnementaux. Il n’y a pas de baguette magique pour faire face aux enjeux planétaires que nous avons déclenché. Mais dans le débat , plusieurs éléments sont incontournables : - Création d’un pôle public énergie, pour un pilotage par la réponse aux besoins et pas aux profits. - La place du nucléaire dans le MIX électrique. - La limitation à 40 % des énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire), pour des raisons de stabilité du réseau. - Le développement des réacteurs à neutrons rapides est nécessaire, afin de transformer les déchets des combustibles usés actuels en nouveaux combustibles, et donc la diminution des besoins de stockage des déchets. Avec le stockage Français des déchets (uranium appauvri et plutonium), transformés en combustible, nous nous assurerions une indépendance énergétique pour des décennies. Classification des déchets : - Les déchets à vie courte (< 30 ans) proviennent de l’exploitation et de la déconstruction. (volume 90 % ; radioactivité 0.1%) - Les déchets à vie longue (> 30 ans) sont contenus dans le combustible nucléaire usé. (volume 10 % ; radioactivité 99.9%) Ce sont ces déchets à vie longue qui seraient utilisés dans les réacteurs à neutrons rapides. 150 000 m³ de ces déchets seraient réduit à 13 000 m³ , donc d’un facteur > 10. Réduisant d’autant le besoin de stockage. (Je vous invite à voir la version longue de cette contribution en pj) Fraternellement Gérard Miroux

Les commentaires

  • a commenté 2018-03-07 01:47:06 +0100
    Pour ceux qui pensent encore qu’on peut passer au 100% l’éolien & solaire, je vous conseille d’aller voir la production au jours le jours de notre énergie électrique:
    http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

    L’hydroélectrique produit une grande quantité d’électricité, mais le nombre de barrage à construire est plus que réduit actuellement.

    On y voit que le solaire n’apporte quasiment rien. Pour l’éolien il ne faut ni avoir trop de vent ni pas assez… Assez aléatoire.

    Le charbon la lignite ? Ils recrachent des produits polluants dont des produits radio-actif plus qu’une centrale nucléaire.

    La biomasse ? Pour la production d’énergie le mot bio devrait être à supprimer vu la production de CO2 méthane et autres produits négatifs.

    Pour la production énergétique ne pas oublier que même pour avoir de l’eau potable il faut de l’énergie. Que les TGV nécessite une grande quantité d’énergie. Ils sont pour autant sans doute plus écolo que les camions (polluant) sur des routes en bitumes (autre polluant). D’autres exemple ont été évoqués dans ce débat.

    Le nucléaire un poison ? Et dans les hôpitaux ?

    Il faudra bien changer de forme d’énergie, personne ne le conteste ici. D’autant que le nucléaire est un combustible que nous ne pouvons pas reproduire. Pour pouvoir passer à d’autres formes d’énergie fusion et autres il faut se donner le temps de la recherche et de trouver ces solutions.

    En attendant les centrales très vieilles et ultra dangereuses peuvent nous rendre encore bien des services. Pour info Fessenheim est moins vieille que ses voisines Allemandes et Suisses qui nous donnent des leçons.

    On parle de l’énergie nucléaire. Oui mais ne faudrait-il pas parler de l’énergie nucléaire utilisée dans les portes avions, les sous marins … qui transportent en plus de l’armement nucléaire. Si nous sommes ici sans aucun doute tous d’accord pour condamner tout cela, je trouve que ces discussions ne sont pas souvent évoquées par certains écolo anti-nucléaire.

    Même si personne ici ne défend ce qui suit, il faut porter les informations suivantes à la connaissance de tous. Dans la privatisation à grand pas qui est entrain de se faire (et que nos amis EELV ne condamne pas, voir encourage), nous allons avoir des économies qui seront faites par le sacrifice des plus pauvres qui vont devoir couper leur chauffage. Est-ce raisonnable ? Savez vous que la suisse achète la nuit l’électricité (nucléaire) française pour remonter l’eau dans leur barrage et revendre aux heures pleines les plus chères de l’électricité écologiquement “responsable” (avec donc double bénéfice) puisque produite par leurs réseaux hydroélectrique.
  • a pris position important 2018-03-07 01:47:05 +0100
  • a commenté 2018-01-31 13:45:03 +0100
    En France le nucléaire s’est construit, de la recherche à l’exploitation, au travers des services publics (pas d’actionnaires).
    Il existe donc une forte culture de sécurité et sûreté. Ce qui est une garantie de ne pas faire d’impasse sur les investissements nécessaires que ce soit techniques ou de formation des personnels avec des droits de haut niveau.
    Je ne vois donc pas en quoi, aujourd’hui, nous devrions nous passer d’une source d’énergie non intermittente. Car il faut alors arrêter toutes les usines chimiques (privées) pour leur dangerosité.

    Rappel : Catastrophe de Bhopal (Inde), usine de production de pesticide de la multinationale américaine UCC.
    Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, explosion et dégagement toxique au dessus de la ville sur 25 km².
    Bilan de cette catastrophe :
    25 000 morts et 200 000 handicaps graves.
    Cette multinationale a privilégié la rentabilité à la sécurité.
    Ce n’est pas tout, durant toute l’activité de l’usine ils ont enterré les déchets toxiques sans aucune protection et d’autres déversés dans un lac près de l’usine. Cette toxicité s’est retrouvée dans la nappe phréatique. On parle de 30 morts par mois à cause de la toxicité de l’eau. Et la tragédie continue toujours.

    Alors OUI certaines activités humaines sont dangereuses. Ce qu’il faut c’est de ne prendre aucun risque en matière de sécurité et sûreté. En ce sens, les salariés avec leurs organisations syndicales ont un grand rôle à jouer. Mais aussi la population, car il existe des commissions sur les risques industriels et les nuisances.

    Mais on pourrait parler aussi de la sécurité alimentaire pour la santé. Surtout avec la malbouffe des géants de l’agroalimentaire.

    Au travers de ce débat, il est donc évident que les gens ne doivent pas resté passif mais devenir les acteurs de la nécessaire transformation de la société.

    Je veux maintenant revenir sur ces fameux écoquartiers qui seraient « autonome en énergie ».

    LES CONFUSIONS
    Ce qui explique qu’on arrive à se tromper, c’est qu’en matière d’énergie peu de gens ont le sens des échelles et font la différence entre 1, 10 et 100 (et c’est compréhensible, tout le monde n’est pas familier avec le sujet).
    La simple perception d’un panneau solaire sur un toit, la publicité aidant, le temps d’un reportage de deux minutes au journal de 20 heures, peut conduire à penser que l’autonomie est possible. Ce faisant, on néglige toutes les interactions sociales liées à une division du travail tellement poussée à l’échelle planétaire qu’on ne les perçoit même plus. C’est ce qui rend pour le moins problématique d’essayer de fixer une frontière territoriale à l’intérieur de laquelle on aboutirait vraiment à une autonomie. En fait, on se rend compte qu’on a désespérément besoin de ses voisins.
    L’idéologie dominante, individualiste, a beau essayer de les cacher, les nier, les mépriser, rien n’y fait, on a besoin d’eux, on est lié au reste de la société, au reste du pays et même à l’appareil productif mondial : cachez-moi cette usine polluante qui consomme de l’énergie que je ne saurais voir ! On s’aperçoit ainsi que cette quête de la bulle autonome est problématique, pour ne pas dire vaine, la société est incontournable, l’humain est d’abord et avant tout un être social.
    Pour les valeurs communistes que nous partageons, c’est plutôt une bonne nouvelle.

    LES ÉCOQUARTIERS, VERS UNE PRATIQUE GÉNÉRALISÉE
    Pourtant, il y a là une idée très intéressante si on la sort de l’idéologie ci-dessus, si on en fait le point de départ d’une vraie préoccupation d’économie des ressources et de réduction des atteintes à l’environnement, d’une pratique nouvelle intégrée dès la conception des bâtiments, dès les études d’urbanisme (ce qui est aujourd’hui presque toujours le cas).
    Mais ces réelles avancées ne doivent pas nous conduire à verser dans le discours individualiste du type :
    « On peut se passer des autres, on peut vivre dans une bulle, dans le mirage de l’autonomie de notre quartier, dans l’entre-soi », en somme la version dite autonome des tristes quartiers résidentiels, hautement sécurisés, entourés de quartiers pauvres qu’on rencontre aux États-Unis, en Amérique du Sud et maintenant en France.
    En résumé: oui aux innovations techniques, y compris aux innovations sur le plan de l’organisation sociale ;
    non aux mirages et aux conclusions rapides conduisant à une nouvelle forme d’entre-soi.
  • a commenté 2018-01-26 11:28:46 +0100
    dans un premier temps , pour repondre à odile , ayant bossé dans le batiment toute ma vie active , je puis dire qu’en ce qui concerne le bati , heureusement , on est loin de tout importer d’Asie ; et pour le souci , legitime de confort , je ne sais quelle est sa region d’habitation , mais il existe des solutions , simples pour avoir un confort correct dans une habitation : 1 : isolation et controle des flux ; 2 : chauffer et faire de l’eau chaude avec de l’electricité n’est pas la solution !3 : s’eclairer ? suivant la region , avec quelques panneaux solaires , un petit parc batteries , et un eclairage adapté et economique , c’est bon ! la maison à energie positive , c’est un reve ou ça existe ? et pour pousser le bouchon : une eolienne de 2 mw produit de l’electricité pour 2000 personnes , il n’y aurait pas une petite place sur nos 36681 communes pour une eolienne ? et ce n’est pas tout : France metropolitaine : 3427 km de cotes ( ne parlons pas de l’outre mer ) , energie hydraulique : potentiel à revoir à la hausse ! et meme pour les biens de consommation , ou là aussi , la societé consumeriste nous a emmené vers du jetable importé , alors que nous avions les structures de production de qualité , avec l’energie , oui , ok , fossile , mais n’aurait il pas eté judicieux et revolutionnaire de se battre beaucoup plus , pour les energies renouvelables ? admettons que le capitalisme a eté ( momentanement ) plus fort que la capacité consciente de luttes du proletariat ! mais ou sommes nous , nous les communistes , pour lutter pour ramener ce debat et ces realisations ( qui se font ! ) dans le sens d’une societé communiste !
    Pour en revenir aux dangers liés au capitalisme , Gerard ; nous sommes bien d’accord , il y a risque , on ne peut le nier ; si on regarde les consequences des deux plus grandes catastrophes impliquant des centrales nucleaires : tchernobyl et fukushima ; meme si beaucoup de resultats contradictoires nous arrivent de tous bords , et nous n’en parlerons pas pour ne pas rentrer dans des batailles de chiffres ;les realités sont : deplacement massif de populations , avec retour impossible sur un territoire , somme toute relativement important ; avec toutefois des problemes graves au plan psychologique , santé , etc ; impact important sur l’environnement , agriculture , peche , etc ( le nuage de tchernobyl ne s’est pas arreté à la frontiere , on en a reçu un peu quand meme , quoiqu’on en dise ) ; prenons l’exemple de golfech , et lisons simplement les implications qu’aurait une catastrophe nucleaire sur ce site ( exemple pris car plus proche de mon lieu d’habitation ) : Toulouse , montauban , carcassonne , perpignan , sous les vents dominants : Toulouse atteint en 3 heures ! Catastrophe impossible ? et si on parlait de ce systeme capitaliste dont on sait que pour sortir des crises generées par ses propres mecanismes , d’accumulation , de domination , les seules solutions sont la division des forces proletariennes , la repression , l’austerité , et comme ce n’est jamais suffisant , le fascisme et la guerre ; et ce scenario , malheureusement , est de complete actualité , là devant nous , si criant d’horreur ! et , me trouverez vous caricatural : mais pour moi , une bombe tombant sur des panneaux solaires ou des eoliennes n’aura pas les memes consequences qu’une bombe tombant sur une centrale nucleaire ! ( si c’est une bombe atomique ou autre invention de mort , la question ne se posera plus ! )
    Rappelons Albert einstein : " je ne sais pas comment la troisieme guerre sera menée , mais je sais comment sera menée la quatrieme , avec des batons et des pierres ! " puis : je ne sais comment sera la troisieme guerre mondiale , mais je sais qu’il n’y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrieme ! " " avouez que c’est la meme idée qui est derriere ! ""
  • a commenté 2018-01-25 16:35:20 +0100
    Pour répondre à Denis et Julien

    On peut se retrouver sur :
    - La nécessité de créer un pôle publique de l’énergie.
    - Poursuivre les travaux d’isolement des bâtiments et la recherche sur des appareils moins consommateurs d’énergie.
    - sortir des énergies carbonées.
    - Poursuivre le combat pour une transformation sociale de la société afin d’ en finir avec ce capitalisme créant le ravage de notre planète et les pires inégalités en France et dans le monde.

    Première remarque :
    Penser que l’on peut réduire rapidement la consommation d’électricité, pour pouvoir se passer du nucléaire est une erreur :
    - C’est ne pas voir les immenses besoins qui sont nécessaires pour réduire les inégalités en France et de par le monde.
    - la nécessité de réduire, impérativement, la production de gaz à effet de serre va nous conduire à modifier en profondeur les moyens de transports, notamment nos marchandises, en utilisant le train qui va nécessité de l’énergie électrique, même en relocalisant un maximum de production.
    - Les besoins en énergie électrique augmenterons aussi pour nos déplacements individuels et collectifs (recharge des batteries).
    - Les besoins en acier sont important (éoliennes, solaire, trains, wagons, péniches, bâtiments…), pour diminuer l’emprunte carbone de cette production il faudra changer les méthodes de production. Avec, notamment, des fours à électrodes, comme pour l’aluminium ici à Dunkerque.

    Ce n’est donc pas dans les décennies à venir que nous verrons la croissance de la demande d’énergie électrique s’arrêter.

    Deuxième remarque :
    La limitation à 40 % des énergies renouvelables ne concerne que les intermittentes (éolien et solaire). C’est pour une question de stabilité du réseau et donc de sécurité d’approvisionnement en énergie du pays et de la population. Les autres énergies renouvelables étant : hydraulique,utilisation des marées et de la houle, biomasse, géothermie.
    Effectivement on peut développer de la production de chaleur avec la biomasse, la géothermie mais aussi le solaire thermique. Ce sont là des pistes très intéressantes.

    Troisième remarque :
    Julien dit : « Nous ne pouvons pas considérer le nucléaire uniquement en terme d’énergie. C’est aussi une question de sécurité publique. Centrales vieillissantes, déchets toxiques sur des temps longs si on rajoute à ça l’armée d’intérimaire qui fait le sale boulot, il y a de quoi être inquiet. ».
    - Parlons donc sécurité.
    Nous avons actuellement 437 réacteurs nucléaires en exploitation dans 32 pays du monde produisant 16 % de l’électricité. 34 réacteurs sont en cours de construction et autant en projet.
    Depuis le début du nucléaire (milieu des années 1960 aux Etats Unis), 4 accidents majeurs ont eu lieu dans le monde :
    - 1979,Three Mile Island (États Unis) : Technologie de type eau pressurisée (PWR) avec enceinte de confinement, nos réacteurs en France sont de ce type. Cet accident a entrainé la fonte presque totale du cœur du réacteur, sans conséquence pour l’environnement. L’enceinte de confinement ayant parfaitement tenu. Cela prouve, en grandeur réelle, la sûreté de cette technologie.
    - 1980, St Laurent des Eaux (France) : Technologie de type graphite gaz. Ce sont nos premiers réacteurs mais sans enceinte de confinement. Le cœur a fondu partiellement mais sans conséquence grave pour l’environnement. Cependant après l’accident de Tchernobyl, ci-dessous, la France a décidé d’arrêter ses réacteurs graphite gaz (Bugey1, Chinon 1et2, St Laurent 1et2).
    - 1986,Tchernobyl (Russie) : technologie de type graphite gaz sans enceinte de confinement avec les conséquences graves que l’on connaît.
    - 2011,Fukushima (Japon) : Technologie de type eau bouillante, avec enceinte de confinement légère qui n’a pas résisté aux explosions d’Hydrogène. Pourtant, quelques temps auparavant, Areva avait proposé des recombineurs d’Hydrogène que TEPCO (l’exploitant privé) a refusés, les jugeant trop chers.
    Tous nos réacteurs Français en sont pourvus. On ne transige pas avec la sécurité.

    La formulation,« si on rajoute à ça l’armée d’intérimaire qui fait le sale boulot, il y a de quoi être inquiet ».
    Dit comme ça effectivement ça fait peur !
    Que représente cette « armée d’intérimaire » ? Environ 20 % du total des salariés de la sous-traitance.
    C’est trop ? OUI !
    Après la catastrophe de Fukushima, nombreux sont ceux qui, légitimement, se pose la question de la sûreté de nos installations nucléaires.
    Suite à cette catastrophe, le gouvernement a demandé à l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire, indépendante) de procéder à un audit général des installations à la lumière de cet accident.
    Voici ce que dit le rapport :
    « A l’issue des évaluations complémentaires de sûreté des installations nucléaires prioritaires, l’ASN considère que les installations examinées présentent un niveau de sûreté suffisant pour qu’elle ne demande l’arrêt immédiat d’aucune d’entre elles. Dans le même temps, l’ASN considère que la poursuite de leur exploitation nécessite d’augmenter dans les meilleurs délais, au-­‐delà des marges de sûreté dont elles disposent déjà, leur robustesse face à des situations extrêmes. ». Il s’agit du « grand carénage ».

    Or tous ces avis d’experts s’appuient sur des connaissances rigoureuses et reconnues dans les domaines techniques et scientifiques. La sûreté nucléaire ne repose-­‐t-­‐elle alors que sur les dimensions techniques ?

    Depuis maintenant plus de vingt ans, la FNME-­‐CGT affirme que d’autres dimensions interviennent dans la sûreté nucléaire: les dimensions sociales, les dimensions organisationnelles et les dimensions Humaines.De plus, le recours de plus en plus massif à la sous-­‐traitance pose ces dimensions de manières encore plus déterminantes.
    C’est pourquoi la CGT a demandé, et obtenu, que ces évaluations complémentaires de Sûreté intègrent ces facteurs sociaux, organisationnels et Humain, ainsi que la question du lien entre sous-­‐traitance et sûreté nucléaire.
    Comme le risque zéro n’existe pas, je dirais comme mon Camarade de la CGT chimie, qui a travaillé sur le projet Hydrogène pour la reconversion du site Total Dunkerque, « l’Hydrogène ce n’est pas dangereux, c’est très très dangereux, ce qu’il faut c’est ne prendre aucun risque. ».

    Quatrième remarque :
    Denis dit :« le nucléaire c’est loin d’être la panacée ; du minerai , avec des conditions d’extraction loin de chez nous , donc pas d’indépendance ! et stock limité ! ».
    Oui, dans les conditions actuelles, le nucléaire n’est pas une énergie renouvelable. Mais les réacteurs de génération IV vont permettre d’utiliser les déchets des réacteurs actuels et nous donner du combustible pour des décennies. De plus, un autre type de réacteur dit à « sels fondus en cycle thorium » est en développement au CNRS. Ce type de réacteur, encore plus sûr et réduisant de manière drastique la quantité et la dangerosité des déchets, est susceptible de faire passer l’horizon des ressources à des milliers ou dizaines de milliers d’années. Ce qui donnera largement le temps à la recherche sur la fusion nucléaire.

    Mais puisque l’on parle, pour l’uranium, de « minerai exploité loin de chez nous…et stock limité », regardons ce qu’il faut pour l’éolien, solaire, vague…, ces ressources sont réputés inépuisables mais qu’en est-il de leur exploitation ?
    Il serait trop long d’expliquer l’ensemble des besoins, mais les énergies renouvelables sont tributaires de matériaux rares pour la construction des machines qui ne sont donc pas inépuisables.

    Que le débat continue !
  • a pris position important 2018-01-25 16:35:20 +0100
  • a commenté 2018-01-22 20:33:40 +0100
    Sinon, désolée mais le confort n’est pas un gros mot. Vous caricaturez en l’associant d’emblée à “la vie à l’américaine” et à la société de consommation. Ce n’est pas de ça que je parle. Dans confort j’entends pouvoir se chauffer en hiver et s’éclairer chez soi la nuit, et ce en toute saison, se déplacer d’un point à un autre sans voiture. Bref des choses modestes mais qui seraient loin d’être évidentes s’il l’on décidait de céder aux sirènes démago d’un 100% renouvelable.
  • a commenté 2018-01-22 16:45:48 +0100
    Dans ce sens , j’inviterai à lire , en soulignant , que ces exemples sont dans le cadre de la societé capitaliste , avec malheureusement participation importante privée ( dans un but capitaliste bien sur ) , mais cependant ces exemples sont interessants ; par contre , ou en sommes nous d’une presence politique de classe , dans de tels projets ? comme je ne sais mettre un lien ici : www. ecologique-solidaire.gouv.fr des projets exemplaires participatifs dans les territoires
  • a commenté 2018-01-22 16:39:12 +0100
    @Denis il est évident qu’il ne s’agit pas d’industrialiser pour industrialiser, l’industrialisation n’est pas une fin en soi. Mais il s’agit tout de même de pouvoir répondre aux besoins de notre population et à l’heure actuelle, nous ne sommes plus en capacité de le faire. Moi aussi je suis contre le gaspillage, mais nous avons tout de même des besoins matériels élémentaires et ceux-ci ne sont plus couverts par des industries sur notre sol mais en Asie, ce qui est un comble à l’heure actuelle puisque cela augmente la production de gaz à effets de serres. Que l’on prenne les hôpitaux, les transports (et là je pense au train notamment), les écoles, les maisons, les établissements culturels, et à échelle individuelle les vêtements, les vélos, les brosses à dents, que sais-je encore, tous ces objets de notre quotidien sont importés. Oui il faut axer la production sur es besoins de la population: on pourra réduire la consommation au maximum en évitant le gaspillage, il n’en reste pas moins que pour y pourvoir nous aurons besoin du nucléaire dans le mix énergétique. Et cette question de l’énergie est un enjeu crucial justement pour changer de société, a fortiori dans un projet communiste.
  • a commenté 2018-01-22 16:09:54 +0100
    plutot que nous opposer tel ou tel rapport officiel , scientifique , etc , pour essayer de prouver dans un sens ou dans l’autre , en tant que militants communistes , comme pour d’autres sujets ( economie , industrie , services publics , agriculture , etc ) remettons les cellules , les sections , en perspectives d’actions , avec les citoyens , pour trouver des solutions , dans le cadre d’une societé communiste ; quelle societé dans quel monde ? confort ? quel confort ? à l’americaine , ou repondant aux besoins reels dans un souci d’economie et non pas de gaspillage( à savoir qu’en france les 20% les plus electrivores consomment 6 fois plus d’electricité que les 20% les moins electrivores ) ; habitat à energie positive , lieux de travail idem , au maximum ; energies renouvelables locales ( on en a , gratuites : soleil , vent , geothermie , etc , plus d’autres à developper ) ; voyez la difference de consommation electrique d’une maison avec ou sans production eau chaude utilisant l’electricité ; problemes de transport et de stockage ? et en choisissant des energies complementaires ( et il arrive souvent qu’il y ait vent et soleil en meme temps ! par exemple ) , et avec production locale et bien repartie ; d’ailleurs , certaines communes ou collectivités , sans parler de particuliers , ont avancé avec benefice pour tous sur des solutions de production locale d’electricité energies renouvelables
    pour ma part , je donne grande importance au vecu et à l’experimentation , dans une vision communiste de la societé ; un peu comme fut un de nos precurseurs en la matiere , j’ai nommé Elisée Reclus , voyageant , d’une façon plus moderne , en camping car , je me trouve souvent en contact direct avec les elements naturels ( par exemple en ce moment , me faisant balloter par un vent furieux et constant , et voyant des torrents d’eau devaler les pentes , avec toutefois un soleil trés present ) eh bien que de potentialités d’energies renouvelables ! et le confort ? l’energie ? eh bien dans un tel choix de vie , on s’apperçoit bien vite qu’on vit aussi bien avec moins de depense electrique ou autre energie !
    La reindustrialisation , direz vous ? là aussi , c’est un choix de societé ! quelle industrie , pour quels besoins reels ? l’armement , l’automobile , les energies carbonnées , sont ce des industries à developper ou reduire ? par contre , oui , recherche et industrialisation sur les energies renouvelables , le bati ecologique , les services publics , qui , elles sont plus demandeuses en energies humaines intellectuelles et manuelles , mais moins electrivores , doivent etre developpées .
    L’agriculture doit etre aussi organisée , dans un plus grand respect de la nature , de l’humain , et moins energivore , et les industries agro alimentaires , la distribution , doivent aller dans le meme sens
    Mais , cela ne pourra se faire qu’avec une prise de conscience , dans notre parti , des efforts à faire en matiere d’education politique , pour etre present de nouveau , sur le fond , dans le debat avec le proletariat , sur l’exigence , que dis je l’urgence d’un changement de societé , et non pas se perdre dans des debats de places , à savoir avec quelle tendance de la social democratie on va s’allier pour sauver quelques elus dans les assemblées bourgeoises , vouées au systeme capitaliste !
  • a commenté 2018-01-22 09:08:38 +0100
    @Julien Justement le rapport de l’ADEME est très contesté par les spécialistes. Il table sur une réduction de la production d’électricité alors même qu’à l’heure actuelle tout le monde n’y a pas accès, sans parler du fait que la population va augmenter. En outre, faire face au changement climatique nécessite d’abandonner les énergies fossiles, ce qui nécessite un gros investissement dans des infrastructures de transports électriques (donc plus d’électricité). On ajoute à cela le fait que nous devons réindustrialiser le pays pour des raisons aussi bien écologiques que sociales et économiques, ce que l’ADEME n’envisage pas. Donc les besoins en électricité seront sans commune mesure avec ce que prévoit l’ADEME dans son rapport. Enfin, le rapport fait des spéculations purement théoriques sur le progrès technique en matière de stockage et de transport de l’électricité, sauf que même avec le budget et la volonté politique pour faire avancer la recherche, ce paramètre demeure très aléatoire (pour l’instant, on est quand même loin du compte). Sur le sujet, je te mets en lien l’article de “Progressistes”, la revue scientifique du parti, qui commente le rapport de l’ADEME.
    https://revue-progressistes.org/2015/06/15/ademe-le-scenario-aux-pieds-dargile-jean-claude-cauvin/
  • a commenté 2018-01-21 23:48:29 +0100
    @Odile Planson Certains pensent que c’est faisable, avec une volonté politique et un pilotage public. Au cas où, je laisse le lien de l’Ademe http://www.ademe.fr/mix-electrique-100-renouvelable-analyses-optimisations. Le gros problème reste la redéfinition des réseaux et leurs interconnexions.
  • a commenté 2018-01-21 22:29:33 +0100
    @Julien de Benito Le 100% renouvelable n’est pas réalisable pour ce qui est de la production d’électricité, sauf à accepter un bouleversement de notre mode de vie et de notre confort. “La bataille culturelle sur le nucléaire a été perdue par ses tenants”. Là est bien le problème: on mène le débat à la manière d’une bataille culturelle sauf que ça n’a rien de culturel, il faut ramener le débat dans le giron scientifique et rationnel.
  • a pris position important 2018-01-21 22:29:33 +0100
  • a commenté 2018-01-21 18:52:17 +0100
    Les dangers du nucléaire sont grandement sur-estimé, y compris au sein de nos rang, et pourtant le développement de cette technologie est la condition sine qua non d’une transition énergétique réussie.
  • a pris position favorable 2018-01-21 18:52:17 +0100
  • a commenté 2018-01-21 12:29:41 +0100
    Je rejoins le commentaire de Denis Choquet. Nous ne pouvons pas considérer le nucléaire uniquement en terme d’énergie. C’est aussi une question de sécurité publique. Centrales vieillissantes, déchets toxiques sur des temps longs si on rajoute à ça l’armée d’intérimaire qui fait le sale boulot, il y a de quoi être inquiet. Après Fukushima (la centrale a quand même résisté à un tremblement de terre de magnitude 9), il faut admettre la dangerosité de la filière.
    Cependant le droit à l’énergie est une nécessité permettant des possibles : du chauffage chez soi à l’alimentation des hôpitaux, l’accès à l’énergie pour tous doit être une priorité.
    S’il faut fixer des objectifs politiques, la lutte contre le réchauffement climatique et donc la sortie des énergies carbonées doit rester notre priorité
    Je pense ici à la production d’électricité, mais aussi à une baisse de la consommation en améliorant l’isolation des habitats, à favoriser les transports en communs, le fret ferroviaire, les transports doux…
    J’appelle cependant aussi de mes vœux une sortie du nucléaire pour aller vers du 100 % renouvelable. C’est un objectif à plus long terme mais réalisable, tant les progrès techniques en matière de stockage de l’énergie vont vite.
    http://www.cea.fr/comprendre/Pages/energies/renouvelables/essentiel-sur-stockage-stationnaire-energie.aspx
    Si je peux me permettre, je pense également que la bataille culturelle sur le nucléaire a été perdu par ses tenants
    Je ne comprends pas qu’il faille encore la mener au sein du parti.
  • a pris position important 2018-01-21 12:29:40 +0100
  • a pris position défavorable 2018-01-21 12:29:40 +0100
  • a commenté 2018-01-20 12:54:27 +0100
    ok , pour un pole public , oui , il faut un grand service public de l’energie dans ce pays , tant pour la production de l’electricité , en passant par une vraie politique pour un habitat , des batiments à energie positive , revoir au fond les besoins reels en electricité ( dans l’idée d’une societé moins energivore telle que dans cette societé capitaliste consumeriste dans laquelle nous sommes formatés malgré nous ! ) ; un debat , une recherche de solutions locales , au plus pres des besoins , et alors on constatera surement que l’idée de limiter à 40 % les energies renouvelables ( si on s’y met vraiment , intermitentes ok , mais complementaires entre elles ok aussi ) n’est pas la bonne , les energies renouvelables , il faut en jouer la carte à fond ! car le nucleaire , (quite à encore me faire traiter de bobo , ou autres amabilités pour tout communiste qui ose se positionner pour la fin de l’utilisation du nucleaire pour la production d’electricité) , c’est loin d’etre la panacée ; du minerai , avec des conditions d’extraction loin de chez nous , donc pas d’independance ! et stock limité ! exploitation qui n’est pas sans risque majeur (surtout ne pas dire impossible , aprés tchernobyl , puis fukushima ) , et les dechets , à vie longue et hautement radioactifs ,qui , meme dans le meilleur calcul de l’auteur de ce sujet : 13000 m3 , ce n’est quand meme pas une paille ! on les refile gentiment aux generations futures ? ; Personellement je demande un grand debat , initié par le parti , dans une demarche revolutionnaire , democratique , avec des intervenants de tous horizons , la participation citoyenne maximum ; ce debat doit s’organiser localement , dans les communes , les quartiers , lieux de production , au plus prés des citoyens , et concerner tous les problemes d’energie , passant par la production et l’utilisation electrique , le chauffage , les transports ( et j’en oublie ) ; et là on s’appercevra que finalement , on peut reduire rapidement , si les moyens necessaires sont mis en oeuvre , considerablement,la part du nucleaire , voire à terme s’en passer !
  • a pris position important 2018-01-20 12:54:27 +0100
  • a pris position défavorable 2018-01-20 12:54:27 +0100
  • a publié dans Écologie, enjeux de classe et projet communiste 2018-01-17 20:36:31 +0100