Amendements
Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d'unité populaire - Congrès PCF

Le rôle irremplaçable du parti communiste
Contributeurs :

P 18 – Ligne 8 à 9. Il faut viser des objectifs sociaux audacieux, travailler sans cesse les contradictions pour faire grandir la conscience de la nécessité pour les réaliser, de bouleverser la logique du système, aussi bien en ce qui concerne les moyens financiers que les pouvoirs institutionnels. Ligne 11 / (Ajouter) « Ce qui suppose de rompre avec la logique de ralliement et les pratiques délégataires qui l’accompagnent, développer une pratique politique concourant à reconquérir individuellement et collectivement du pouvoir sur nos vies ; c’est indispensable. » Ligne 17 / Pour contribuer à leur dépassement, nous développons un corps d’idées et de propositions qui, avec l’apport (supprimer) « du marxisme vivant permettent de » (remplacer par) « des travaux de Marx contribuent à » ne pas subir...

Les commentaires

  • a commenté 2018-11-02 15:39:36 +0100
    Je ne vois pas à quoi se réfère “la logique de ralliement” dont tu parles. Si tu as à l’esprit le soutien à Mélenchon en 2017 dans le cadre d’une “campagne constructive et critique” (résolution à 94% de la conférence nationale), cette décision, ratifiée par 53% des communistes, l’a été dans des circonstances compliquées, ce dont témoigne le contraste entre le vote de la conférence nationale et celui des communistes qui l’ont inversé. La question posée par le PCF était comment déjouer le piège de l’élection présidentielle, qui risquait d’aboutir à un second tour Le Pen/Fillon, et à l’élimination de la gauche. Le quinquennat Hollande avait discrédité toute la gauche, et affaibli le PC, malgré son combat contre le libéralisme de Hollande. C’est pourquoi le PCF a alerté toutes les forces de gauche sur l’urgence de rechercher un accord sur un programme pour une candidature unique des forces de gauche: c’était le mandat donné par le 37ème Congrès, qui n’excluait pas la participation d’un candidat PCF, dans le cadre de la recherche d’un candidat unique, mais n’imposait pas sa candidature.

    Il se trouve qu’à part le PCF, tous les partis de gauche ont joué un jeu politicien dangereux, et ont manoeuvré pour repousser la proposition du PCF. Leur responsabilité dans l’élimination de la gauche et l’élection de Macron est claire. Au moment où il a fallu prendre une décision, Mélenchon avait déja le soutien d’environ 8% de l’électorat, en particulier dans la jeuness. Par ailleurs son programme, quoiqu’insuffisant et en rupture avec plusieurs points de “l’Humain d’abord”, était de nature progressiste. Décider dans ces circonstances de présenter une candidature communiste eut été renier notre proposition unitaire, et serait apparu comme un acte de division, scellant l’élimination de la gauche au 2ème tour. La décision a été compliquée et douloureuse, mais ce n’était pas une “logique de ralliement”: elle était finalement l’application de la stratégie de rassemblement. Les quasi 20% obtenus par Mélenchon sont largement dus à l’activité communistes dans la campagne. Que Mélenchon, fidèle à la stratégie de Mitterand qu’il admire, se serve de ce résultat pour nous affaiblir, le disqualifie comme dirigeant de gauche fiable. En revanche ces résultats, sur un programme assez proche du nôtre, montrent les possibilités de rassemblement de nos idées; ils sont un atout pour l’avenir, une fois que le vrai agenda politique de Mélenchon apparaîtra à ses supporters, ce qui d’ailleurs est en train de se passer.
  • a publié dans Amendements
    Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d'unité populaire
    2018-10-25 17:27:01 +0200