Conception et rôle de nos directions - Congrès PCF

Travaillons collectif
Contributeurs :

Secrétaire départementale de l’Aude, ce que j’attends de ma direction nationale, la question posée de la sorte n’a pas pour moi de sens. Par contre je pense que les communistes doivent échanger construire ensemble. Se nourrir de rencontres, dans et hors parti et c’est à partir de ces échanges tout « horizons » que la direction nationale, les directions départementales peuvent entendre ce qui se dit, ce qui se pense et en faire un fil rouge. Il me semble aussi que l’apport théorique des camarades qui travaillent plus spécifiquement sur des thèmes est aussi primordial pour tisser ce fil rouge. Je vais donc essayer de développer un peu mon propos. Pour les camarades qui sont dans des commissions qui publient ou qui nous relaient des textes. Il faut continuer ce travail là. Pas une semaine passe sans que j’aille relire telles publications, rechercher telle proposition du parti pour faire un communiqué de presse, un tract, porter nos propositions ou simplement me nourrir. Lorsque nous construisons nos initiatives nous allons chercher dans ce « vivier » de communistes pour animer nos débats. Du coup, continuons, il nous faudrait mener aussi un travail plus poussé dans nos départements, pour pointer ses camarades si utiles à notre réflexion et les recenser pour un partage de nos savoirs. (Internet facilite bien des choses). Sur nos campagnes nationales, je sais bien que ce sont des campagnes nationales, alors pour certaines nous les avons exploitées, relayées, pour mieux porter les propositions du parti, je pense à celles sur l’évasion fiscale, celles sur la santé. Mais d’autres, soit faute de moyens humains, de moyens matériels, de temps ou bien éloignées de nos préoccupations n’ont pas été exploitées. Du coup peut-être, mettre un facteur intermédiaire, comme l’outil régional ou autre pour vérifier la pertinence de ces campagnes nationales. Sur les directions j’entends dire quelquefois que nous n’avons pas de ligne politique. En préambule, je regrette quelquefois que nous ayons à nous justifier de telles ou telles positions, oui nous sommes toutes et tous des communistes qui sommes dans une réflexion pour faire progresser nos idées dans une organisation politique et nous sommes parfois d’accord et parfois en désaccord, c’est le débat. Nous avons aussi des « bagages » des cultures différentes et nous devons toujours être bienveillant.es pour que tout le monde trouve une place dans notre organisation. Je pense qu’un fil rouge ou socle commun doit se dégager et ensuite c’est toujours dans l’échange que nous devons construire au plus près des communistes. Sur des échéances électorales par exemple, nous sommes pour un rassemblement à partir d’un projet. Je prends mon département qui ressemble à d’autres, nous sommes face à des organisations (y compris la nôtre), des syndicats, des associations implantés différemment sur le territoire. Nous ne partons pas de rien, nous avons une histoire, des camarades aussi avec des sensibilité.es différentes. Alors, ok pour des rassemblements larges autour de projets construits par des citoyens souvent acteurs dans la vie de la cité, donc pour la plus part, syndicalistes, impliqués dans des collectifs, associations…mais qui prenne en compte la réalité de terrain. Nous devons faire avec les forces en place cela peut impliquer des photos différentes dans un même département alors que la stratégie est la même. Dans le même temps, veiller du coup à ce que les impératifs lorsqu’il y en a au niveau national ne viennent pas percuter les logiques départementales. Toujours ce lien étroit à avoir entre local et national pour notre organisation mais aussi en lien avec les autres organisations. De l’indulgence, j’aimerai davantage en ressentir envers les responsables quels qu’ils ou elles soient dans notre organisation. Non je ne crois pas que la faute repose sur quelques un.es, je crois aux responsabilités collectives qui sont-elles mêmes à confronter au réel. Nous sommes dans un système qui est à l’opposé de ce que nous voulons et qui a tout construit (finance, travail…) dans ce sens. Nous avons l’habitude d’entendre autour de nous «si quelqu’un a la réponse » qu’il nous la dise…je pense que c’est pareil pour notre organisation, nous devons partir des réalités de nos territoires pour construire notre organisation, les possibles à faire, avec nos moyens humains. Ce qui ne veut pas dire de ne pas faire l’analyse de nos différentes stratégies ou pratiques. La formation a été mise dans notre congrès et c’est très important. Nous sommes des milliers de militant.e.s qui ont bien sûr des valeurs, des savoirs mais nous manquons cruellement de base, sur l’histoire du parti. Enfin, il me semble primordial de réfléchir à l’adhésion pour notre organisation. Comment nous construisons nos initiatives, tracts, et pour qui ? Comment sont « penser » nos réunions, les heures, les sujets ? Comment nous construisons nos assemblées pour permettre à un plus grand nombre d’intervenir. Comment nous tissons des liens avec les autres ami.es, compagnons de luttes. Et là j’avoue que comme les mauvais coups pleuvent, beaucoup, tout le temps, on ne prend pas assez de temps pour la réflexion, se poser. Donc peut-être appuyer un peu ce « thème » là de l’adhésion à notre parti, en tout cas je serai partante pour être dans la réflexion avec d’autres. Voilà quelques mots en amont de notre congrès de l’indulgence entres nous, de la confiance en notre collectif. Mylène Vesentini

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