Notre démarche stratégique de transformation et de rassemblement, sur la base d'un bilan de la période écoulée et des enjeux de la période nouvelle - Congrès PCF

L'HUMAIN D'ABORD ? LA FRANCE EN COMMUN ?
Contributeurs :

ARRÊTONS DE NOUS BATTRE POUR UNE MEILLEURE RÉPARTITION DE LA VALEUR (QUI RESTE CAPITALISTE) MAIS REPRENONS LE COMBAT POUR UNE AUTRE PRODUCTION DE LA VALEUR (COMMUNISTE CELLE-CI) LA BATAILLE POUR L’EMPLOI EST PERDUE D’AVANCE ! REMMENONS CELLE VICTORIEUSE POUR LA COTISATION ET LE SALAIRE ! LE CAPITALISME NIE ET SUSPECTE EN PERMANENCE LE TRAVAILLEUR-PRODUCTEUR ! LE COMMUNISME LE RECONNAIT ET LE CONFIRME : C’EST ÇA « L’HUMAIN D’ABORD ! » L’ÉCONOMIE PASSE DU « ILS » au « NOUS » : C’EST ÇA « LA FRANCE EN COMMUN ! » L’URGENCE ÉCOLOGIQUE, L’URGENCE ANTHROPOLOGIQUE, LA GAUCHE EXSANGUE, TOUT EST RÉUNI POUR QUE LE PARTI COMMUNISTE RETROUVE UNE PLACE DÉCISIVE DANS LA POLITIQUE DE NOTRE SOCIÉTÉ. FIER DE SON HISTOIRE, IL DOIT CHANGER DE BRAQUET, REMENER LA LUTTE DE CLASSES, REPRENDRE L’OFFENSIVE, EN RENOUANT ACTIVEMENT AVEC LES COMBATS DE SES BÂTISSEURS RÉVOLUTIONNAIRES.

Les commentaires

  • a commenté 2018-04-10 18:41:21 +0200
    J’ai été quelques temps un peu déconnecté mais je reviens sur notre site.
    Vos remarques me conviennent parfaitement et je vois que notre camarade Bernard Friot est pas mal connu et écouté, c’est super !

    Sur le crédit je pense que pour aller plus loin et sortir du vocabulaire capitaliste et de sa novlangue, on devrait parler comme Bernard le fait de caisse d’investissement/financement qui serait géré par les salariés et les citoyens. On sort là du système bancaire capitaliste. On peut garder les idées défendues par nos économistes de favoriser dans les investissements les entreprises vertueuses d’un point de vue social, humain, écologique… Je trouve que l’avantage de sortir du crédit en mettant en place des caisses comme initialement la caisse du régime général permet aussi de responsabiliser les citoyens de ne pas déléguer à des experts qui profitent et font profiter leurs petits copains.

    Le sujet est vaste mais devrait vraiment être discuté !
  • a commenté 2018-03-28 17:51:28 +0200
    “ L’humain d’abord “ traine un relent un peu mou, tout le monde il est beau, tout le monde il est joli.
    Ce slogan exclut la lutte des classes : les patrons sont des humains, sont-ils aussi d’abord ?
    C’est vrai que 99 % n’est pas beaucoup mieux, le rapport de classe sous le tapis …
    Mais, parlons de choses vraiment sérieuses : LE SALAIRE A VIE par exemple !
  • a commenté 2018-03-08 16:23:53 +0100
    Oui Guillaume,
    se contenter de dire “la bataille pour l’emploi est perdue d’avance” ne peut être mobilisateur ;
    c’est pour cela que je me suis empressé de rajouter : “Remmenons celle victorieuse de la cotisation et du salaire !”, et là pour le coup, à la fois le RE de remmenons" (qui signifie qu’on a déjà amorcé cette bataille) et le “victorieuse” (qui stipule qu’elle fut en effet victorieuse) me semblent bien mobilisateurs.

    Comme tu le sous-entends, ce n’est pas de l’emploi qu’on veut, c’est du TRAVAIL (c’est-à-dire un statut de producteur reconnu et confirmé en permanence = qualification personnelle + salaire irrévocables).
    Ce n’est pas du pouvoir d’achat qu’on veut, c’est du SALAIRE !

    Du coup, le problème du financement des études (ou autres allocations) ne se pose pas puisqu’à 18 ans (par exemple), toute personne acquiert un premier niveau de qualification avec le salaire qui va avec et une carrière salariale qui s’ouvre (comme droits politiques nouveaux)… où que cette personne en soit dans son parcours professionnel (études en cours, dans un collectif de travail, dans une administration, etc.), quels que soient ses éventuels handicaps.
    À 18 ans, comme l’on devient un majeur politique avec le droit de vote, on devient aussi un majeur économique (avec droits à la qualification, au salaire, à la copropriété d’usage de lieux de travail, à la coresponsabilité dans les décisions et la gestion de la production, etc, etc).

    P.C. (je préfère à P.S., lol !) : j’aime bien envoyer quelques petites phrases choc, par exemple au verso (en espérant qu’elles glissent bientôt au recto) de tracts classiques qui manquent de pêche selon moi, ou sur des panneaux en pleine manif…
    Certains sont abasourdis, d’autres me prennent pour un illuminé… mais cela ne laisse jamais indifférent
    et me permet à tous les coups d’engager le débat :

    Exemple d’un tract avec un recto pour un pôle public bancaire
    Au verso : “et si on supprimait le crédit à l’investissement en le remplaçant par une cotisation économique ?”

    Exemple d’un tract avec un recto pour un SMIC à 1700 €
    Au verso : “et si on attribuait à tous 1500 € dès 18 ans avec une carrière salariale de 1500 à 6000 € ?”

    Exemple d’un tract avec un recto pour la défense du code du travail
    Au verso : “et si nous sortions de l’emploi ?”

    Exemple d’un tract avec au recto : “Le service public, on l’aime, on le défend !”
    Au verso : “Nous sommes fonctionnaires. Tout le monde a droit à notre statut privilégié : un salaire à vie déconnecté du lieu de travail !”

    Exemple d’un tract avec au recto la défense de retraites décentes…
    Au verso, une parole révolutionnaire d’enfant : “Quand je serai grand, à ma majorité, je veux être pensionné, comme papi !”

    Exemple de tract avec un recto pour défendre les droits des travailleurs dans les entreprises…
    Au verso : “Et si on supprimait les patrons ?”

    Exemple de tract avec un recto pour défendre les emplois aidés…
    Au verso : “Pour supprimer le chômage, supprimons l’emploi ! Il n’y a pas de chômage dans la fonction publique parce qu’il n’y a pas d’emploi !”

    Une CGT, une FSU ou un PCF qui ne se contentent que de dire aux travailleurs “Vos revendications sont les nôtres”, sont des organisations syndicales ou politiques démissionnaires.
    On doit absolument articuler des revendications “défensives” spontanées “de terrain”, avec des revendications offensives qui ouvrent des perspectives, suscitent l’étonnement (au sens étymologique du terme) et provoquent le débat…

    (Re)Construire des tracts qui nous obligent à engager le débat sur un terrain qui n’est pas la conscience spontanée des travailleurs me semble une priorité aujourd’hui, au risque de se laisser enfermer pour longtemps dans l’agenda de l’adversaire !

    Merci pour ton commentaire.
    Stéphan.
  • a commenté 2018-03-08 15:44:11 +0100
    Vu sous cet angle je l’entends beaucoup mieux.

    Juste pour la sémantique:
    Dire qu’une bataille est perdue sans donner d’autres issues n’est pas mobilisateur.

    Je dirais que dans nos expressions si nous parlons d’une “bataille de l’emploi perdue” il faut immédiatement rajouter que “pour autant le travail existe pour tous, un travail sans employeur, sans exploiteur”.

    Je pense aussi que le financement des études (on peut le dire comme cela) est aussi une nécessité, il s’agit d’un financement, d’un pari sur l’avenir. L’expérience Cubaine avec leur financement de leurs étudiants notamment en médecine est à analyser de très près.
  • a commenté 2018-03-07 23:39:19 +0100
    Merci Guillaume pour ton intérêt.

    Juste pour rajouter qu’il n’y a rien de pessimiste dans mon “La bataille pour l’emploi est perdue d’avance”.
    Il s’agit simplement de dire cette évidence qu’il est contreproductif (pour ne pas dire suicidaire) de se battre pour conforter son adversaire ; or, l’emploi (comme je l’explique dans un autre commentaire), même s’il fut certainement une avancée dans le combat salarial, reste aujourd’hui une institution capitaliste majeure du travail puisqu’il signifie ni plus ni moins que “soumission à un employeur”…
    Se battre pour le plein emploi, c’est se battre pour avoir plein d’employeurs auxquels se soumettre, plus ou moins… (et la classe dirigeante rigole).
    D’où l’idée de dire : battons-nous plutôt pour le plein travail… sans employeur (et puis sans prêteur, sans actionnaire, sans tous ces parasites qui nous sucent le sang)… juste avec notre salaire… enfin libres, en toute coresponsabilité sur nos lieux de travail…

    Par ailleurs, je défends le fait que (à 18 ans, par exemple) toute personne peut et doit être considérée comme contributive à l’Économie (productrice de valeur économique et pas simplement utile socialement) et de fait, doit se voir attribuée, comme droit politique, une qualification personnelle et un salaire qui va avec.
    On est là, en plein, dans l’enjeu majeur, celui de toute lutte de classes : définir ce qui est travail, ce qui a valeur économique… et qui ne peut être fait que politiquement, comme une convention sociale… et dont la classe dirigeante a la primeur.
    Tu auras donc compris que dans “ma” définition, la classe dirigeante n’est plus la bourgeoisie capitaliste mais bien l’ensemble des travailleurs organisés, coresponsables, ayant conquis la maîtrise sur ce qu’il sont les seuls à produire.
    Et ça, c’est bien de l’optimisme ou de l’enthousiasme, que je puise tout simplement dans l’analyse de l’Histoire passée (le succès de la bourgeoisie capitaliste sur l’aristocratie féodale…. ; les conquêtes de la classe ouvrière au 20e siècle et les prémices d’une alternative communiste…), et dans l’observation de l’existant, un déjà-là révolutionnaire sur lequel on peut et on doit s’appuyer et rebondir.

    Rien n’est simple, rien ne s’est fait en claquant des doigts… rien ne se fera en claquant des doigts…
    Mais si déjà on s’embarquait dans l’aventure avec la bonne boussole…

    Encore merci pour ton commentaire.
    Stéphan.
  • a commenté 2018-03-06 20:41:07 +0100
    Je partage une très grande part de cette contribution.

    Pour autant la bataille pour l’emploi n’est pas perdue d’avance, si nous abolissons ce système capitaliste ! La diminution du temps de travail, la diminution de l’age de la retraite sont des éléments qui font avancer la bataille de l’emploi, le salaire à vie en considérant qu’un étudiant, un retraité peuvent aussi produire de la richesse (par forcément une production mais par exemple une richesse intellectuelle par la formation).

    Sinon oui nous pouvons, en réaffirmant clairement nos idées, en étant revendicatif, révolutionnaire, oui nous pouvons reprendre la place que nous devrions avoir et gagner des batailles et des luttes !
  • a pris position important 2018-03-06 20:41:06 +0100