Amendements
Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d'unité populaire - Congrès PCF

5.7 De nouvelles relations avec le mouvement social
Contributeurs :

Nos rapports avec le mouvement social (syndicalisme, associations, mobilisations écologistes, ZAD, Nuits debout…) doivent être repensés. Il part de revendications concrètes pour la satisfaction desquelles il réclame des pouvoirs d’intervention, dans une dimension non-délégataire qui lui fait refuser de se couler dans le jeu des alternances politiques. Le PCF se propose, lui, de faire reculer l’étatisme, la délégation de pouvoir. Il veut s’inscrire dans la construction d’une véritable alternative aux formes politiques du libéralisme en crise. Il lui est donc nécessaire et possible de construire de nouvelles relations avec le mouvement social, syndical, associatif. Nous devons à chaque fois chercher le dénominatif commun entre les revendications particulières émanant de la société civile. Montrer comment des catégories que le capitalisme oppose a priori ont des intérêts convergents : salariés et retraités, grévistes et usagers, étudiants et actifs, travailleurs étrangers et français, enseignants et parents d’élèves, zadistes et habitants des villes. La recherche d’alternative serait impuissante sans jonction avec celles et ceux qui luttent sur des objectifs concrets. Et se pose, aux composantes du mouvement social, la question de relier leurs luttes à la visée d’une alternative d’ensemble sans laquelle elles ne peuvent pas déboucher sur des victoires durables sur le camps capitaliste.

Les commentaires

  • a commenté 2018-11-02 14:16:50 +0100
    En quoi cette recherche d’alternative signifie-t-elle de nouvelles relations avec le mouvement social? Les syndicats réunissent les salariés sur la base de la défense de leurs intérêts matériels et moraux, par delà la diversité de leurs convictions politiques, religieuses, etc.. Le PCF réunit sur une base idéologique. La prise de conscience des salariés de leur intérêt à une transformation politique progressiste, à la constitution d’alliances entre syndicat et partis politiques pour y aboutir peut venir de deux choses :
    1) leur participation aux luttes revendicatives, avec l’apport des communistes syndiqués pour une participation de tous aux actions
    2) les propositions des communistes (la lutte d’idées), en particulier de ceux qui sont syndiqués, faites de l’extérieur du syndicat, sous le drapeau du PCF, pour démontrer comment la satisfaction durable des revendications exige une transformation politique, et pour cela un front réunissant organisations politiques progressistes et syndicats. Ce front ne peut se constituer qu’avec un appui très majoritaire des syndiqués, sauf à affaiblir le syndicat. Le PCF doit respecter l’indépendance syndicale. La réponse à la question, celle de la convergence de forces politiques et syndicales pour une transformation progressiste c’est surtout une implication accrue des communistes dans l’activité syndicale, avec une activité politique accrue des communistes à l’entreprise. Je ne vois pas là de changement qualitatif ou de “nouvelles relations”. S’il s’agit par cette formule de porter atteinte à l’indépendance syndicale, je dis non. Le syndicat courroie de transmission du parti a fait la preuve de sa nocivité.
  • a publié dans Amendements
    Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d'unité populaire
    2018-10-29 17:05:24 +0100