Initiatives - Congrès PCF

La bataille de l'emploi
Contributeurs :

Sur un petit bassin de vie comme une petite ville de province et son espace d'échanges proches, il me semble possible de dynamiser et faire mieux approprier les tenants et aboutissants des questions d'emplois locaux. En s'appuyant par exemple sur deux composantes : d'une part, les emplois supplémentaires dont le besoin est identifié et les possibilités de création reconnues, et d'autre part, la récession en cours des emplois aidés. On a pu sur ces deux aspects faire un premier inventaire qui au bout du compte correspond à un nombre considérable d'emplois (plusieurs centaines) et de familles concernées. C'est un autre tissu social qui peut commencer à s'écrire ainsi. Pour cela, il paraît nécessaire de parfaire l'inventaire et la description de ces boulots avec la population. Et il me semble que le mieux serait de réussir une sorte d'animation autour de ces revendications gagnables : pose de panneaux sur les lieux en question en faisant vivre ces différentes actions (responsabilités dans l'état actuel, éléments de solution ...). Pour le terrain en cause dans ces idées, il nous faudrait sans doute, savoir embarquer large (syndicats, associations, autres forces politiques) autour des citoyens qui seront de mieux en mieux concernés. C'est encore une envie, y compris à cause de notre frilosité. A discuter et à suivre.

Les commentaires

  • a commenté 2018-03-08 15:48:41 +0100
    D’accord avec tous les développements de Stephan M. Je n’avais dans mon petit mot qu’essayé d’aborder une possibilité concrète d’"embarquer" la population qui ressent les conséquences de l’austérité tous azimuts et qui sans doute est la plus à même d’identifier les nécessités. Alors le fond de la bataille sociale et économique (c’est à dire politique) pour construire les réalisations permettra effectivement de poser des alternatives à l’emploi salarié actuel : nouvelles structures, démocratie et responsabilité .. des constructions communistes maintenant !!
  • a commenté 2018-03-08 12:22:58 +0100
    Bonjour Gérard et merci pour ta contribution.

    C’est ton titre qui m’a interpelé.
    Se battre pour l’emploi, c’est se battre pour l’adversaire… pour plein d’employeurs, auxquels il va falloir se soumettre…
    Je pense que nous avons inventé beaucoup mieux… avec par exemple le statut de la fonction publique… (grade + salaire, déconnecté du lieu de travail)…
    Ne peut-on pas étendre cela à tous ? N’est-ce pas souhaitable de tous avoir les mêmes droits sur l’Économie…. d’être tous libérés du carcan capitaliste du marché du travail avec ses emplois… ?
    Moi j’ai envie de penser que oui.

    On doit pouvoir se débrouiller comme des grands, comme des majeurs, sans être assujetti en permanence au chantage à l’emploi, au chantage au chômage… Être enfin reconnus et confirmés dans notre statut de producteurs (de valeur économique).
    Le travail est infini si on le définit comme on l’entend, sorti des ornières capitalistes, et si on l’organise collectivement, en toute coresponsabilité face aux divers enjeux écologiques, territoriaux, anthropologiques, etc.
    Nous produisons, nous gérons.
    Ce n’est plus ILS, c’est enfin NOUS.

    Cela ne veut pas dire anarchie… Il y aura des contraintes, des règles, des obligations, des conflits, de la violence encore… des institutions (certaines existantes à consolider et d’autres à inventer) pour réguler, etc. ; mais de tout ça, nous en serons les codécideurs, les cogestionnaires, les coresponsables.

    Comment penser que nous ferions moins bien que ce qui se pratique actuellement sur le plan économique, quand l’appât du toujours plus de gain pour une poignée de gens est le principal moteur ?
    [D’ailleurs nous avons déjà fait beaucoup mieux : pensons à la qualité de la production de Santé du temps où les cotisations rentraient et où les soignants travaillaient pour leur utilité sociale et non pour rembourser une dette…]

    Bien sûr beaucoup de choses restent à construire, à inventer, à maturer (je pense notamment à tout ce qui concerne “la division sociale du travail”…) mais l’aventure à poursuivre est tellement émancipatrice, enthousiasmante…

    À mort l’emploi, vive le travail émancipé :
    - qualification personnelle et cotisation-salaire
    - copropriété d’usage des lieux de travail et cotisation-investissement
    - politique nationale + institutions horizontales de régulation
    - …

    Ni l’URSS… ni la Yougoslavie… ni je ne sais quel autre modèle dans lequel on voudrait nous enfermer.
    Seulement la poursuite, l’extension, l’actualisation du déjà-là révolutionnaire français conquis au 20e siècle : le régime général de la sécurité sociale, le statut de la fonction publique.

    En France, la révolution communiste a déjà commencé, poursuivons-là ; car, en face, nos adversaires ont entamé eux une contre-révolution qu’ils s’acharnent à bien mener, comme on peut le voir aujourd’hui avec tous ces conquis subversifs qui sont attaqués :
    - le statut de la fonction publique avec ses fonctionnaires aux salaires à vie, sans employeur
    - les allocations familiales comme salaire des parents, producteurs d’éducation… hors emploi
    - les retraites comme salaire continué (hors emploi)
    - les indemnités chômage comme salaire continué hors emploi

    Reprenons l’offensive pour honorer activement tout ce déjà-là émancipateur.
    Stéphan.
  • a commenté 2017-12-30 08:56:10 +0100
    La bataille pour l’emploi est une action fondamentale, mais qui tire les ficelles, qui détient le pouvoir de vie et de mort sur l’emploi? Comment se fait-il qu’on ne mobilise pas massivement sur le sujet, dans la fonction publique, comme dans le privé? Proposons-nous des solutions? Certes les SCOPP répondent dans une certaine mesure à ces questions économiques et d’emplois, mais les grandes entreprises, les multinationales qui se gargarisent de dividendes et qui licencient massivement et externalisent la création de valeur ajoutée à l’étranger ont les mains libres, d’autant qu’elles sont directement au pouvoir politique! Il nous faut trancher la tête de l’Hydre financière en proposant, comme nous le faisons encore timidement dans les milieux financiers. Parle-t-on encore de nationalisations réelles? Que proposons nous dans le cadre d’un société socialiste?
    Je pense que tous les secteurs d’activités méritent des solutions adaptées, concrètes en lien direct avec les questions d’emplois actuels.

    Guy Vianey PCF Cannes
  • a pris position favorable 2017-12-30 08:56:10 +0100
  • a publié dans Initiatives 2017-12-29 10:09:05 +0100