La formation des communistes - Congrès PCF

Se former à la guerre civile
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Sans donner dans l'exagération on peut craindre le pire pour le pays. Les moyens de la polices sont de plus en plus guerriers : nous comptons de plus en plus de blessés graves et de morts lors des manifestations ou des occupations. Les policiers ne s'embarrassent plus : ils font la chasse aux étudiants dans les facultés ; et quand ce ne sont pas les flics, ce sont des milices néonazis qui, pour le compte de la direction, ratonnent les étudiants, comme à Montpellier. Sans parler des "disparus" des banlieues, ceux qui n'ont pas eu la "chance" de n'être "que" humiliés et blessés comme Théo qui a subi un coup de matraque "accidentel" de 10cm... En plus de tout cela il faut ajouter la mort lente de la démocratie. Le projet constitutionnel de Macron, allié à l'utilisation de plus en plus systématique du 49-3 et des ordonnances ne laissent aucuns doutes : la démocratie est une source d'emmerdes pour les capitalistes et un frein à leurs réformes. La justice, de plus en plus ridicule à force de constater son 2 poids 2 mesures : Cahuzac n'est toujours pas en prisons, les Balkany sont toujours élus, Sarkozy n'a pas encore été exécuté pour avoir déclenché une guerre personnelle. Cette justice n'est ni populaire, ni républicaine, elle est grossière et répressive. Elle n'est ramené à la raison que face aux démonstrations de force menaçante des travailleurs ou de l'opinion publique. Le fascisme s'organise. L'Europe sombre peu à peu dans la dictature, la course aux armements et la destruction des conquêtes sociales et démocratiques. Mais en plus, des groupuscules néonazis s'organisent en milices pour faire la chasse aux syndicats, aux communistes, aux immigrés, aux réfugiés, aux religions minoritaires, aux athées, etc. Ils se préparent à une guerre civile, ils apprennent à se battre, à manier les armes et à tuer. Pour toutes ces raisons, le parti devrait envisager, à minima : la formation de tous ses adhérents aux arts martiaux de défense comme un droit du militant. Plus encore, nous devrions mettre en place nos propres milices, des unités combattantes utilisant des tactiques de combat groupées. Ces unités pourraient être mobilisées lors des manifestations, lorsque la police pratique les nasses. Elles pourraient également sécuriser les lieux de grèves et d'occupations. Enfin, et je sais que pour l'heure cela parait saugrenue : elles pourraient former une première ligne de résistance, voire de contre attaque en cas de coup d'état ou d'attaque organisée de la part d'une police dictatoriale ou d'une milice fasciste. Cette milice, cette garde rouge ne parait pas absolument nécessaire pour le moment, mais le jour où elle deviendra vitale, il sera trop tard pour la mettre sur pieds. Etant donné la tournure politique des événements, nous devons dès aujourd'hui nous préparer et nous former au combat voire à la guerre. La guerre, la guerre civile, les coups d'état, les génocides, ne font partie ni du passé, ni des mondes lointains. Ils ont été des réalités bien concrètes pour nos anciens, ils le sont pour certains de nos contemporains ; nous n'y sommes pas immunisés. PS : bien évidemment, cette formation ne doit intervenir qu'en complément d'une formation politique/historique/économique/idéologique/pratique dispensée par des écoles régionales du parti.

Les commentaires

  • a commenté 2018-04-12 18:13:49 +0200
    L’état de la société actuelle me semble tangent : des institutions qui fonctionnent, et je ne cautionne pas vraiment le sentiment de brutalité policière de notre camarade, mais se manifeste aussi une énorme défiance de la part de nos concitoyens, notamment de part le désintérêt qu’ils manifestent à chaque élection.
    L’apparition de groupuscules fascistes est un symptôme plutôt alarmant d’une société qui s’étiole …
    Face à cela, notre stratégie doit être double :
    1- privilégier l’action républicaine qui consiste à obtenir par les urnes la légitimité de nos combats. Cela s’avère long et fastidieux mais c’est à mon sens le seul moyen de parvenir à un résultat durable
    2- se tenir néanmoins prêt à faire face à une crise majeure susceptible d’aboutir à une “révolution” ou un coup d’état. Il me semble qu’il serait naïf de croire que cela ne peut pas arriver.
    C’est dans ce cadre-là qu’il nous faut nous doter d’une stratégie et de moyens propres à pouvoir faire face et exploiter la situation pour faire émerger une alternative à une initiative fasciste.
    Alors, oui, et dans cette optique uniquement, il me semble que nous devrions nous doter d’une structure “révolutionnaire” avec une stratégie anticipée. Quand bien même nous n’en aurions jamais besoin, ce pour quoi nous œuvrons au quotidien.
    Il est en revanche hors de question de s’en servir comme milice pendant les manifestations contre les forces de l’ordre…
    Alors je suis plutôt favorable à l’émergence d’une structure d’action, mais pas exactement comme celle que propose le camarade Quentin
  • a pris position favorable 2018-04-12 18:13:48 +0200
  • a commenté 2018-03-31 16:18:29 +0200
    Ne devrions-nous pas plutôt porter la revendication d’une formation civique pour tous, voire d’un service civique où tous les citoyens et citoyennes, à égalité, apprendraient “les gestes qui sauvent” ? La meilleure anticipation “défensive”, c’est la popularisation de nos propositions “républicaines s’il en est”: porter aux gens en butte à la crise économico sociétale les arguments permettant d’entrer en résistance avec des “munitions morales républicaines” ! alors, déjà la “sécurité” deviendra meilleure, tandis que la pitoyable mise en opposition interne de nos “solutions communistes” crée un désarroi citoyen propice aux insécurités.
  • a pris position défavorable 2018-03-31 16:18:29 +0200
  • a publié dans La formation des communistes 2018-03-23 10:57:59 +0100