Communication - Congrès PCF

La sémantique et nous,
Contributeurs :

Feu sur la sémantique bourgeoise ! 1-La classe ouvrière (producteurs manuels salariés), même moins concentrée que par le passé, existe toujours, elle doit être désignée par son nom 2-Le prolétariat (ceux qui doivent travailler pour vivre) existe aussi, c'est une "immense majorité" et pas que dans le métro ! qui fait peur aux bourgeois mais pas aux communistes. On le désigne donc sans complexe. 3-La bourgeoisie (infime minorité qui vit, plutôt bien, du travail des autres) mérite aussi d'être désignée, sans pincettes, par son nom ! 4-Le capitalisme n'a rien à voir avec la liberté, ne mérite donc pas d'être désigné par "libéralisme" ! 5-Les "classes populaires", la "classe moyenne", le "peuple", les "riches", les "pauvres" sont des données sociologiques, étrangères à la lutte des classes. On utilise donc ces mots en conséquence. D'une manière générale, ne perdons pas de vue que la bourgeoisie conduit la lutte de classe aussi dans la sémantique et tend à promouvoir les expressions qui conviennent le mieux à ses intérêts. Pour devenir des "techniciens de surface" les balayeurs n'ont jamais eu besoin de se mettre en grève....

Réponse du PCF

Cher camarade,

Nous avons bien reçu ta contribution dont nous avons pris connaissance avec attention.
Fraternellement.

Le groupe d'animation chantier communication

Les commentaires

  • a commenté 2018-02-26 10:42:10 +0100
    “Notre peuple” comprend, selon moi, tous les habitants de la France, DOM-TOM compris, donc aussi les bourgeois dont la plupart vivent, contrairement au reste de la population, sans être obligés de travailler. Parler de “notre” peuple quand la totalité de celui-ci est menacé (ex par les nazis) est juste. Mais la situation actuelle n’est pas celle-là; une minorité bourgeoise accapare une trop grosse part de la richesse produite par la majorité prolétarienne qui est, elle, obligée de travailler pour vivre. Notre but est donc de réparer cette injustice, et pour cela, d’éviter les formules comme “peuple” qui ont tendance à brouiller, plutôt qu’à les éclairer, les pistes de la responsabilité !
  • a commenté 2018-02-26 09:16:19 +0100
    Bonjour,

    Je suis bien évidemment d’accord avec l’argumentation exposée par Benjamin concernant l’importance d’une sémantique et de pratiques adaptées !!!

    Mon souci était de dire que “notre peuple” pouvait finalement se révéler être un repoussoir, une expression qui ne laisse aucune chance d’ouverture à qui se pose la question de son appartenance sociale et/ou politique et qui cherche à entrouvrir la porte pour aider à “unifier un mouvement populaire” comme le souligne Patrick Le Hyaric dans sa dernière lettre.

    Je souhaitais donc qu’on discute sur le fait de maintenir ou non ces termes désuets dans notre panoplie verbale, à l’heure où définir “le peuple” relève du tonneau des Danaïdes !

    Malheureusement, personne n’accorde attention à mon questionnement, faut-il penser que tout le monde botte en touche ?

    Fraternellement à tout le monde.

    JPL
  • a commenté 2018-02-26 08:14:22 +0100
    @Benjamin Grosgeorges

    “la sémantique est évidemment une question centrale et je pense qu’une sémantique moderne adaptée aux générations actuelles ( et à venir ) est nécessaire”

    Le meilleur moyen d’oublier les ouvriers est de ne plus parler de la classe ouvrière. Qui sont les prolos si on ne désigne plus, ni ne défini, le prolétariat moderne? Comment parler de lutte de classes sans désigner la bourgeoisie par son nom? Comment être efficace contre Macron si on ne rappelle jamais que ses décisions servent toujours la classe l’a fait président ?
    La conscience de classe ne dépend pas de la mode sémantique du moment, elle dépend du sentiment d’exploitation. Encore un gros mot qui tend à disparaître du champ communiste, et un profit de plus pour la bourgeoisie…
  • a commenté 2018-02-25 17:29:57 +0100
    la sémantique est évidemment une question centrale et je pense qu’une sémantique moderne adaptée aux générations actuelles ( et à venir ) est nécessaire. Le débat sur les mots que l’ont utilise ou n’utilise plus doit être posé sur la table.

    Je prend l’exemple de ce qu’il ce passe dans notre section du val-de-marne. Nous avons lancé ce weekend notre première cession de conférence-débat, sur des thèmes politiques, économiques et sociétaux. Le choix du terme “conférence-débat” à été préféré au terme de “formation”, car le but était une appropriation populaire et personnel des thèmes abordés, avec le conférencier qui nous présentais les travaux et thèses communistes sur le sujet ( celui de l’argent pour bien commencer ^^ ) mais dans le but d’en débattre et de permettre à tous de s’approprier un savoir commun et une vision commune de la situation et des choix futurs.

    Ce qui ce rapproche de l’idée de @aurélien de créer des ateliers populaires de “conscientisation”. Mais je pense qu’il faut aussi que le parti en son sein relance tout son programme de formation de ses militants pour permettre une bonne diffusion de notre message.

    @claude et @odile : que pensez vous du termes de “classes exploités” ?

    @flore , je pense que la diffusion de tract, de journaux locaux, de lettre ( lettre RAPSE par exemple ) ainsi que de nouveaux moyens de com’ sont aussi important et nécessaire l’un que l’autre. mais je trouve que les initiatives peuvent avoir du mal à être promulguer au delà de ses frontières géographiques.
  • a pris position important 2018-02-25 17:29:57 +0100
  • a commenté 2018-02-23 10:56:59 +0100
    A propos du sondage Via-Voice (Huma du 21/02/2018)
    15% des sondés jugent positif le capitalisme
    22% des sondés jugent positif le libéralisme
    Reste à différentier capitalisme et libéralisme, comme c’est impossible, force est de constater que l’emballage “libéralisme” est nettement plus “vendeur” pour la bourgeoisie que “capitalisme”. Voilà pourquoi, sauf pour désigner certaines professions (toubib, avocats etc…), je n’emploie plus le mot “libéralisme”, et ses dérivés, pour désigner le capitalisme….
  • a commenté 2018-01-09 21:08:25 +0100
    @claude nastorg
    J’abandonne ! Trop subtil ! Je ne souhaitais rien de plus que le retrait de notre vocabulaire de l’adjectif “notre” accolé à “peuple”. Mais cela ne fait sans doute pas partie des questions à soulever. Dommage !
  • a commenté 2018-01-09 08:07:23 +0100
    Désolé, mais je continue de penser que les deux classes antagonistes définies par Marx, le prolétariat qui regroupe ceux qui doivent travailler pour vivre et la bourgeoisie qui vit, plutôt bien, du travail des précédents sont au centre de la société capitaliste. Et qu’on ne peut faire le bonheur des un sans “dévaliser”( K Marx) les autres. Et aucune feinte, coopératives comprises, ne peut, sans démagogie, combler les deux, ne serait-ce que parce que toute société est toujours dominée par une de ses classes. Et, pour ma part je préfère que ce soit celle qui est une “immense majorité” plutôt que que “l’infime minorité” bourgeoise……
  • a commenté 2018-01-08 21:22:29 +0100
    Rien à faire, c’est comme le nez au milieu du visage ! Et se référer à Jean-Luc Mélenchon, qui n’est pas adhérent du PCF, relève ni de l’analyse ni de la perspective politique. Exit donc, sur ce sujet, LFI tout du moins en ce qui me concerne.
    A dessein, je n’avais pas mis de guillemets, sachant qu’à coup sûr le piège se refermerait.
    Ce n’est pas le mot “peuple” qui me chiffonne, c’est l’adjectif “notre”. Qu’est ce qui m’autorise, moi militant communiste, à décréter que la classe ouvrière, les classes laborieuses, les classes moyennes (et pourquoi pas la bourgeoisie)- toutes catégories socialement, sociologiquement, politiquement à l’évidence “évolutives” et en évolution parfois incongrue, m’appartiennent au seul prétexte que je suis le meilleur pour leur montrer la voie de l’émancipation ? Pour démontrer la réalité et l’efficacité d’une telle ambition, il me faut davantage qu’une apostrophe et j’ai besoin d’apports multiformes, dans et hors de ma propre organisation, et surtout respectueux de l’opinion de chacun dans sa diversité.
    Qu’avons-nous fait réellement des coopératives – ou des tentatives similaires – et qu’à quelques-uns, ça et là, nous avions essayé de faire vivre ? Si les orties où elles furent jetées, leur furent presque mortelles, il nous faut à la fois courage, persuasion et détermination pour les rajeunir et leur donner les couleurs de la Rêvolution. (*)
    Ouvrons les yeux camarades, remettons l’imagination au pouvoir !
    • j’ai peut-être mal vu, mais je n’ai pas vu beaucoup de rappels de ce terme. Il s’agit quand même d’écrire bien autre chose que des “thèses” à l’usage des initiés !
  • a commenté 2018-01-08 11:53:40 +0100
    Employé de temps en temps le mot “peuple” peut “synonymiser” le prolétariat, mais quand çà devient systématique , comme chez Mélenchon, c’est une manière d’éviter toute référence à la lutte des classe, puisque la bourgeoisie, qu’on le veuille ou non, fait aussi partie du peuple !
  • a commenté 2018-01-07 18:06:41 +0100
    Je regrette de ne pouvoir écrire en rouge, en gras, en souligné … :
    Le débat engagé est fameux et surtout pas fumeux !

    Mais … si on supprimait enfin cette expression d’un autre âge , notre peuple ? Que peut penser et faire le citoyen lambda d’une telle apostrophe qui lui tombe dessus à chaque coin de tract, de communiqué, de discours, fussent-ils les meilleurs ? Il tourne le dos !
  • a pris position favorable 2018-01-07 18:06:41 +0100
  • a commenté 2018-01-06 10:15:55 +0100
    Employer les mots de Marx, ce n’est pas sombrer dans la ringardise, c’est faire remarquer, sans le dire, qu’il y a, ici, une classe dominante et que résister à son vocabulaire, c’est commencer à entraver sa domination. Par exemple nommer “libéralisme” le système de la bourgeoise, c’est introduire un valeur positive (liberté) dans l’exploitation capitaliste.
    Quand P Laurent emploie le mot “capitalisme” à la fête de l’Huma, j’approuve. Quand deux jours plus tard il parle de “libéralisme” sur LCP, je trépigne. Autant le mot “libéral” me parait convenable pour désigner mon dentiste ou mon toubid, autant il me parait “capitulard” pour désigner le système que nous voulons éliminer.
    En 1958 nous avons désigné, et montré en quoi De Gaulle était l’homme de la “bourgeoisie”, en 2017 nous sommes incapables de loger ainsi Macron qui n’est plus que le président des “riches”, mais pas celui de la “bourgeoisie”. Et ce, alors que chaque jour, les indices toujours plus probants de l’implication de la bourgeoisie dans les choix macroniens, s’accumulent.
  • a commenté 2018-01-05 23:40:37 +0100
    Dans tous les cas, ce débat démontre quand même l’enjeux crucial qu’il y a autour de la sémantique que nous utilisons.

    Et que vous parliez de prolétariat, classe ouvrière, “classe du travail”, ArbeithKlass, ou classe laborieuse, ces termes ont une importance est une signification forte pour l’identification de notre “audience” (J’aime pas trop le terme mais on est dans la rubrique communication alors je m’auto-pardonne). De plus, ce que j’apprécie particulièrement dans ces termes c’est que:
    1) Ils ont une identification internationaliste et universaliste. Ce qui n’est pas le cas termes comme “minorités apparentes”, “citoyens” (Très très à la mode), et autres.
    2) Ils nous englobe dans le groupe identifié. ce qui n’est clairement pas le cas de termes comme “pauvres”, “précaires”, “défavorisés”, ou encore “classe populaires” (On a carrément un chantier là-dessus qd mm…). Tout le monde est le pauvre ou la classe populaire d’un autre placé au-dessus de lui dans le mode de production. Ces termes ne servent qu’à désigner des gens qu’on fantasme comme étant en dessous de nous et que donc, peu importe qu’on souhaite les aider ou non, on méprise.
    3) Par l’appartenance claire à un groupe auquel on s’identifie, ils apportent une certaine fierté, une solidarité, une capacité d’agir et donc une dynamique favorable à l’émergence (ou ré-émergence) d’une conscience de classe.

    Au passage, tout le contraire de ce que les discours publics du parti véhiculent aujourd’hui. Donc moi ça m’intéresse en terme de réflexion pour inverser notre dynamique…

    Par ailleurs, Odile, je ne suis absolument pas convaincu que la difficulté sémantique soit un frein à la communication, de même que la radicalité.
    Franck Lepage est un des gauchistes les plus connus, reconnus et appréciés dans la sphère militante jeune (et moins jeune) alors que le mec est ultra radical. Mélenchon a fait son beurre avec des vidéos ou il prenait le temps d’expliquer tout ce qu’il ne pouvait pas dans les formats médiatiques cours. Bernard Friot est un des Marxistes les plus connu et suivit alors que le mec est hyper chaud à comprendre et incapable de parler moins de 20 minutes par argument. Bref, les mécanismes d’une communication efficace ne se limitent pas à facilité d’absorption et rapidité de compréhension. D’autant plus qu’on a aujourd’hui de nouvelles générations très éduquées, avides d’apprendre. Il faut jouer là-dessus tant qu’on le peut car la fenêtre risque de vite se refermer avec les réformes Macron sur l’université…
  • a commenté 2017-12-22 23:02:52 +0100
    J’ai l’impression que tu ne lis pas vraiment ce que j’écris et que tu déformes mes propos. T’ai-je dit quelque part que la classe ouvrière, que le prolétariat n’existait plus, que l’exploitation capitaliste n’existait plus? NON!! Mais les grandes concentrations ouvrières du monde industriel, elles, ont quasiment disparu du paysage français, c’est un fait! Maintenant, le monde ouvrier, prolétaire, travailleur, appelle-le comme tu veux, est morcelé. Bon, moi j’arrête, dialogue de sourds.
  • a commenté 2017-12-22 22:42:16 +0100
    @ odile Planson,
    Décidemment on a du mal à se suivre, le forum est poussé dans ses limites. Tu viens d’écrire:
    “Cette époque est révolue, en France du moins.”
    Habillé de bleue ou de blanc, avec un marteau à la main ou un ordinateur dans un aquarium, l’ouvrier, aujourd’hui comme hier, doit, comme un siècle avant, dans un temps déterminé produire une ou plusieurs pièces, “faire la production” ou rendre des comptes à la hiérarchie. Il est moins fatigué physiquement, en général, mais plus stressé que ses anciens. Quand aux techniciens, ingénieurs et même encadrants, prolétaires, non ouvriers, de l’usine, s’ils sont en général mieux payés, on les “drive” avec la “part variable” de la feuille de paye, les “objectifs”, les RTT “carotte”, les réunions hors horaire avec le patron. C’est le gibiers préféré des déprimes, ou de la “mode” des suicides a dit, un jour, un PDG
    Alors certes, Billancourt et ses 30000 prolos, Montbéliard (40 000) n’existent plus, mais les plus petites unités (moins de 1000) se sont généralisées, sous traitantes, souvent fragiles, variables d’ajustement de groupes impersonnels, sans pitié excessive quand il faut “adapter l’outil de production”. C’est pas le rôle du PC de traiter ces sujets ? Et de le faire avec les mots classiques de l’exploitation classique !
  • a commenté 2017-12-22 21:56:52 +0100
    @ Odile Planson
    “Ce ne sont pas les termes prolétariat/bourgeoisie qui permettent de faire comprendre les antagonismes de classe, c’est la démonstration qui les accompagne.”
    Tu as raison sur le fond, mais est-ce un hasard si tout, dans les médias, est fait pour éviter de nommer la bourgeoisie par son nom ? et que les prolos ne sont que des miséreux du fin fond des “cités populaires”….C’est pas, par hasard, une trace de la lutte des classes qu’on essaie de masquer.
  • a commenté 2017-12-22 21:47:34 +0100
    Oui, chez Marx la classe ouvrière ne désigne pas que les ouvriers de l’industrie mais historiquement c’est comme cela que la classe ouvrière s’est constitué, il y a eu sous l’impulsion de l’industrialisation une homogénéisation de la classe ouvrière qui a permis la constitution d’une conscience de classe, conscience liée fortement à cette réalité de l’industrie. Cette époque est révolue, en France du moins. Donc, le prolétariat porte une connotation industrielle du fait de ce processus historique et cela rend le terme difficilement opératoire d’un point de vue politique aujourd’hui. On ne peut pas faire abstraction de cela.
  • a commenté 2017-12-22 20:54:46 +0100
    @ odile planson
    “Petits industriels, marchands et rentiers, artisans et paysans, tout l’échelon inférieur des classes moyennes de jadis, tombent dans le prolétariat; d’une part, parce que leurs faibles capitaux ne leur permettant pas d’employer les procédés de la grande industrie, ils succombent dans leur concurrence avec les grands capitalistes; d’autre part, parce que leur habileté technique est dépréciée par les méthodes nouvelles de production. De sorte que le prolétariat se recrute dans toutes les classes de la population.

    Le prolétariat passe par différentes phases d’évolution. Sa lutte contre la bourgeoisie commence avec son existence même." (…) “Tous les mouvements historiques ont été, jusqu’ici, accomplis par des minorités ou au profit des minorités. Le mouvement prolétarien est le mouvement spontané de l’immense majorité au profit de l’immense majorité.” (Manifeste-1848-Chapitre 1)

    La classe ouvrière n’a jamais constitué une “immense majorité”, ni même une majorité simple, pas plus du temps de Marx qu’après !
  • a commenté 2017-12-22 20:38:03 +0100
    Encore une fois, le terme de prolétariat pour désigner l’ensemble des salariés dans leur diversité n’est pas en lui-même faux. Mais il est trop connoté historiquement, trop lié à la classe ouvrière qui émerge avec l’industrialisation, pour permettre aux gens de s’y reconnaître aujourd’hui. C’est tout ce que je dis.
  • a commenté 2017-12-22 20:30:17 +0100
    “Par bourgeoisie on entend la classe des capitalistes modernes qui possèdent les moyens sociaux de production et utilisent du travail salarié. Par prolétariat, la classe des ouvriers salariés modernes qui, ne possédant pas de moyens de production, en sont donc réduits à vendre leur force de travail pour pouvoir subsister” (Note d’Engels, édition anglaise de 1888 du Manifeste du Parti Communiste).
  • a commenté 2017-12-22 20:22:56 +0100
    @ Odile Planson
    Clarifions SVP, chez Marx la classe ouvrière (travailleurs manuels salariés) appartient au prolétariat (ceux qui doivent travailler pour vivre), c’est la classe qui a le plus d’intérêts à la révolution qui doit conduire à la prééminence des intérêts prolétariens sur les intérêts bourgeois. Les deux désignations, sont donc voisines mais pas synonymes.
  • a commenté 2017-12-22 20:21:00 +0100
    Trouve-moi un texte de Marx où c’est dit clairement, que la classe ouvrière et le prolétariat sont deux notions distinctes.
  • a commenté 2017-12-22 20:16:38 +0100
    @ Odile Planson
    Clarifions SVP, chez Marx la classe ouvrière appartient au prolétariat, c’est la classe qui a le plus d’intérêts à la révolution qui doit conduire à la prééminence des intérêts prolétariens sur les intérêts bourgeois. Les deux désignations ne sont donc pa
  • a commenté 2017-12-22 17:31:52 +0100
    Au fait, il est faux de dire que les ouvriers ne s’identifiaient pas au terme de “prolétariat” à l’époque de Marx. Et précisément, au moment où émerge ce mot, il correspond à la classe ouvrière. Quand Marx emploie le terme de “classe ouvrière”, c’est pour désigner le prolétariat. Les deux expressions sont alors synonyme. Depuis, le monde du travail a profondément changé. Le rapport de domination et d’exploitation est toujours d’actualité mais les situations sont extrêmement diverses. C’est précisément cette hétérogénéité du monde du travail qui rend la perception difficile par ses acteurs, qui ne voient pas qu’ils ont tous en commun d’être exploités.
  • a commenté 2017-12-22 16:22:43 +0100
    @Odile et Claude, la preuve est telle que même entre nous on n’arrive pas à se mettre d’accord ! C’est qu’il y a un vrai souci sur cette question !
  • a commenté 2017-12-22 16:17:55 +0100
    Mais je sais bien que Arbeiterklasse correspond en français à la classe ouvrière (d’ailleurs, je l’ai dit). Ce que je dis c’est que traduit littéralement, Arbeiter, c’est celui qui travaille. Et “arbeiten”, travailler, ne renvoie pas spécifiquement à la classe ouvrière. C’est la condition de tous ceux qui sont contraints de travailler pour vivre, et ça a l’avantage d’être un terme courant. Il faut revenir à une analyse de classe, c’est surtout ça qui a été négligé par le PCF. Je ne considère pas que ce qui fait l’analyse de classe ce soit le fétichisme terminologique. Ce ne sont pas les termes prolétariat/bourgeoisie qui permettent de faire comprendre les antagonismes de classe, c’est la démonstration qui les accompagne.
  • a commenté 2017-12-22 14:51:52 +0100
    @ Flora et Odile
    Marx est un allemand qui parlait couramment le français et l’anglais, c’est lui, avec Engels, qui traduisait ses écrits, Manifeste notamment, et c’est lui qui a choisi le fameux : “prolétaires de tous les pays, unissez-vous !” qui se traduit en allemand par … Prolétariat et en anglais par…prolétariat. En clair même mot dans les trois langues (Wikipédia)! Par contre, Abeiterclass en allemand et working class en anglais désignent la classe ouvrière le reste des travailleurs étant désigné par , Mitte class en allemand ou midle class en anglais. Mais l’ensemble se désigne bel et bien par “prolétariat” dans les trois langues.

    Mais soyons honnêtes, le mot “prolétariat”, jamais beaucoup utilisé en France, parcequ’il concrétise la contradiction par rapport à la bourgeoisie a été, discrètement, effacé de la sémantique du PCF à la suite du 22° congrès (1976) où fût abandonné le concept de “dictature du prolétariat” en vue de contrer le surprofit que tirait alors le PS de la signature du Programme Commun de 1972. Coïncidence, c’est à partir de ce moment que la courbe de l’influence communiste en France s’est inversée, alimentée aussi, plus tard, par la chute de l’URSS.
  • a commenté 2017-12-22 12:22:04 +0100
    100% d’accord avec Odile ! J’essaie de défendre le même point de vue que toi mais c’est pas évident..
  • a commenté 2017-12-22 12:09:29 +0100
    Donc Marx contribuait selon toi à la confusion idéologique quand il parlait de la classe des travailleurs? Non. Et nous sommes dans la rubrique communication, pas formation. On ne s’adresse pas de la même manière à des militants chevronnés qu’à une masse dépolitisée qui ne sait même pas ce que le mot prolétariat veut dire. Parler de classe du travail n’est en rien une dissimulation idéologique.