Amendements
Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste - Congrès PCF

Si on ne peut changer l'UE alors changeons D'Europe
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Page 15 et 16 partie 4.3 Modifier le paragraphe comme suit. Il faut en finir avec la construction européenne actuelle conçue au service de la domination du capital, avec en son cœur la BCE soutenant les marchés financiers, les multinationales et les grands capitaux monopolistes. Loin de la promesse d’une Europe de coopération et d’unité des peuples, on lui doit un chômage colossal, la désindustrialisation, l’agriculture familiale sacrifiée, la mise en cause des services publics et l’austérité généralisée, l’autoritarisme, le martyre du peuple grec, une fragmentation entre le nord et le sud, des fractures internes à chaque pays. On lui doit aussi la montée des populismes et de l’extrême droite, jusqu’à des positions de pouvoir comme en Italie, une domination renforcée des États-Unis et du dollar. Il n’est donc pas étonnant qu’elle concentre la colère populaire comme en a témoigné le résultat du référendum de 2005. Notre responsabilité est de donner une perspective à cette colère. Mais comment construire une rupture politique en France dans le cadre de traités établis pour la mondialisation capitaliste ? Comment construire une rupture politique dans une Europe partagée entre les fédéralistes néo liberaux et les nationalistes non moins néo liberaux ? Pourtant, l’actualité en fait chaque jour la démonstration, la responsabilité des pays européens est devenue considérable pour une véritable coopération mondiale de co-développement avec les pays pauvres, les émergents et pour la paix. Un choix a prévalu depuis plusieurs congrès : transformer radicalement l’Union européenne et ses traités ; agir pour une refondation de la construction européenne avec des propositions alternatives. Il s’est agi de se situer sur le terrain européen et de se saisir de l’aspiration à une construction européenne, tout en considérant que le terrain national est fondamental et que ce sont bien les exigences du capital qui modèlent la construction européenne. Mais cette stratégie butte sur les réalités des traités européens, du fonctionnement de l'UE et du rapport de forces politique aussi bien dans l'UE qu'au niveau national. Un important travail d’analyse pour reconstruire la cohérence de notre position internationaliste en Europe est donc nécessaire ; sur la nature de la construction européenne ; sur les conditions nécessaires pour transformer ses institutions ou reconstruire de nouveaux cadres de coopérations ; sur les conditions pour chaque nation permettant de respecter sa souveraineté populaire ; sur la possibilité ou non de désobéir aux traités sans sortir de l’Union européenne, sur l’enjeu de coopérations internationales au delà des accords mondiaux et des institutions européennes existantes; sur la construction d'une monnaie commune mondiale. C'est en partant de, et en définissant précisément, notre projet alternatif à cette europe du capital, que nous pourrons dialectiquement construire le chemin de son dépassement. Ce travail théorique et politique nécessaire doit se poursuivre dans le temps avec les communistes et les progressistes d'europe et au delà. Mais nous devons affirmer avec force nos objectifs politiques, notamment dans le cadre des prochaines élections européennes, et proposer (comme notre candidat Ian Brossat) de rompre avec les traités européens, interdire les délocalisations, mettre un terme à la concurrence entre les travailleurs ! C’est dans le mouvement social, en portant la colère du monde du travail, la critique des stratégies des multinationales, les nôtres et celles des autres pays, la critique des directives européennes que nous pourrons construire de grandes batailles populaires permettant à la fois de porter la colère et de remporter des victoires. C’est justement pourquoi, Nous refusons de céder aux sirènes du fédéralisme. Nous combattons la fuite en avant dans l’intégration renforcée sous la houlette du duo Merkel-Macron. Nous refusons une Europe forteresse. Une autre construction européenne est nécessaire, face à l’agressivité de l’impérial-libéralisme des États-Unis, pour relever des défis colossaux : le chômage, la concurrence exacerbée, la dictature du dollar et de la finance mondiale, le réchauffement climatique, le recul de la biodiversité, les migrations de survie massives, les fractures sociales et territoriales, la paix… C’est indispensable pour contrecarrer les pertes de souveraineté effectives engendrées par la mondialisation capitaliste, promouvoir les nations de façon ouverte dans l’égalité et le respect de leur diversité. Battons-nous, en France, en Europe, avec les forces progressistes, avec les partis communistes : Pour porter la perspective d’un développement des services publics à la hauteur des défis de notre siècle dans tous les pays d’Europe. Ce qui suppose de mobiliser la monnaie au service de l’emploi, des services et biens publics et de la protection sociale, et donc pour un autre rôle de la BCE ; ; Pour une lutte sérieuse contre l’évasion fiscale et une taxe sur les transactions financières conséquente. Pour une transformation de la PAC en Politique Agricole et Alimentaire Commune (PAAC), pour la souveraineté alimentaire et la transition écologique de l’agriculture avec des mesures structurelles (garantie des prix d’achat et de revenus pour les actifs agricoles, une stratégie assumée de montée en gamme, le développement de nos productions sous signes officiels de qualité et d’origine) contre la militarisation du bloc européen accélérant la course folle vers des conflits majeurs ; Nous refuserons la constitutions d'une armée européenne pour rompre avec les traités et en écrire d’autres permettant des coopérations solidaires entre nations égales et peuples souverains. Nous voulons changer d’Europe pour changer de monde.

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