Amendements - Congrès PCF

"Pour une "abstebtion révolutionnaire" à l'élection présidentielle de 2022."
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Titre 5 du Document : "Pour une nouvelle stratégie de rassemblement...etc" 5-3 ligne 25 :"Être présents avec nos propres candidats "aux" élections à la place de "à toutes les élections" ligne 31 : "Le parti doit travailler à créer les conditions...etc...etc..." Remplacer par : "Le parti doit-il travailler à créer les conditions d'une candidature communiste à l'élection présidentielle de 2022, dans le contexte actuel et à l'analyse des précédentes ? Nous posons les équations de la problématique : - 1) Nous sommes farouchement opposés à l'élection du Président de la République au suffrage universel - 2) L'expérience a largement validé ce déni de démocratie, qui plaçant l'élection législative après la présidentielle, aggrave de surcroit le présidentialisme en légitiment le programme du président, qui ne recueille pourtant au premier tour, qu'une faible minorité de suffrages (24 % pour Macron) - 3) La v ème république est à bour de souffle, ce régime est en faillite politique et démocratique ; il faut le remplacer par une VI ème république, dont nous nous proposons de définir les contenus avec les forces politiques de gauche qui se prononcent en ce sens, sur la base d'une valorisation exclusive d'un Exécutif élu par l'A.N, seule représentation plurielle du peuple. - 4) Ainsi, le parti peut-il et doit-il s'investir dans une élection dont il combat l'existence et les contenus, illégitimes, selon lui ? - 5) Alors, faut-il soutenir d'autres candidats ? Outre que notre positionnement de fond resterait le même, on ne peut ériger cette option, ni en principe, ni en contre-principe ; "Analyse concrète d'une situation concrète". Cependant, en l'état, l'expérience n'est guère satisfaisante et a contribué à un effacement préjudiciables de nos idées, au seul bénéfice de la F.I, par exemple, lors des précédentes. - 6) Nous ne pouvons pas , par conséquence, pour toutes ces raisons, considérer qu'une participation directe de notre parti à l'élection présidentielle, serait pour nous, un critère fort de notre identité communiste ; le P.C.F est un parti d'essence révolutionnaire, d'abord d'actions et d'idées, il ne cultive pas l'électoralisme et surtout pas, celui qui n'a pour destination que d'assurer la survie du Libéralisme et du système au profit de la finance et des oligarchies, par un jeu de distribution des rôles, un coup à droite, un coup à gauche, voire au mélange des deux. - 7) Nous nous prononçons, exceptionnellement à l'occasion de cette élection truquée d'avance, pour une "abstention révolutionnaire", ou vote blanc, un remake du "Bonnet blanc et Blanc bonnet", afin d'appeler notre peuple à ouvrir la voie d'une VI ème république.

Les commentaires

  • a commenté 2018-10-23 08:54:15 +0200
    Merci à tous mes aimables contradicteurs, dont je voudrais les assurer de ma connaissance et reconnaissance de leurs argumentations, parfaitement fondés. Qu’en d’autres temps je partageais et dispensais avec cette même conviction. J’ai bien dit : “Abstention Révolutionnaire à titre exceptionnels”, donc pas de résurgence gauchiste en mon moi secret soixanthuitard, ni d’un quelconque “culte” de l’abstention, ni de son caractère "révolutionnaire, auquel je ne crois pas, en temps “normal”. Mes camarades, je considère cette temporalité politique très exceptionnelle, peut-être un tournant dans notre histoire ; en effet, plusieurs expériences humaines viennent ces dernières années de s’accomplir et décevoir fondamentalement nos concitoyens : La “Gauche” socialiste élue pour battre la finance et tourner casaque à son profit, l’effondrement des possibles alternatifs, la déception, plus profonde qu’il n’y parait, d’une forme de gouvernance des alliances idéologiques du “en même temps” et de la jeunesse pour faire du neuf, qui s’avère du vieux, à l’usage. Quel recours pour notre peuple ? L’extrême droite ? C’est possible…Les communistes ? ça se saurait et ne se verra pas de si tôt…il faudra du temps pour se faire “voir” autrement que ce que nous fûmes. Alors ? Alors je pense que la seule issue est un combat pour changer, sinon de régime, mais au moins de mode électoral, nous donnant des points d’appuis pour avancer, avec tous ceux qui le veulent, à gauche et “vers” les écologistes. Pour ce faire, mobiliser les opinions pour saborder l’élection présidentielle et lui donner un score négatif jamais vu en France, remettant en cause sa crédibilité et, pourquoi pas sa légitimité. Une campagne publique et “unitaire”, si possible, sur le thème d’une VIème République, par et pour le peuple. Tant qu’à dépenser de l’argent, à notre compte, qui ne sera pas remboursé, ni, à mon avis, rentabilisé utilement, car nous ne serons jamais valorisé par les médias, en dehors des temps officiels, autant le mettre au service d’une cause d’avenir et poser des jalons démocratiques, semer de la révolte dans les esprits. Un combat hors sol, inédit et rompant avec un électoralisme mortifère, en cette circonstance là, celle-là seulement, mais au combien importante.
    Un “sutémi”, en quelque sorte, le “sacrifice” d’un équilibre pour faire chuter l’adversaire…
  • a commenté 2018-10-23 02:26:09 +0200
    Je ne partage pas l’idée de boycotter l’élection présidentielle de 2022, pas plus que les autres. Cela risquerai de favoriser la poursuite de l’effacement du Parti. Je n’ai jamais cru au caractère révolutionnaire de l’abstention. Pour exister, faire entendre ses idées et les partager, un parti politique doit participer à toutes les élections en y présentant des candidats. Cela vaut aussi pour les élections présidentielles car la campagne électorale associée est la plus mobilisatrice de nos concitoyens. Evidemment, la conquête du pouvoir politique n’est qu’un aspect du projet d’un parti révolutionnaire qui doit oeuvrer à la conquête de tous les pouvoirs et pas seulement par le biais des élections. Que nous soyons en désaccord avec le mode de désignation, avec les modalités du scrutin, avec le traitement de l’information qui est profondément inégal, nous ne pouvons pas pour autant nous abstenir. Veut-on revenir au vieux slogan gauchiste : “élections, piège à con” ? Il est vrai que 50 ans après mai 1968, ce pourrait être un vrai clin d’oeuil ! Néanmoins, il est essentiel d’être présent. On ne peut pas mobiliser un électorat pour des élections législatives si on ne l’a pas déjà préparé et mobilisé pour une élection nationale qui se déroule juste avant (selon l’inversion du calendrier électoral) : l’élection présidentielle.
  • a commenté 2018-10-15 08:44:49 +0200
    J’espère, mon cher camarade, que tu ne doutes pas que cette observation ne m’a pas échappée…Elle est une solution de l’alternative, évidemment.
    Mais tout bien pesé, y compris la place qui nous est et nous serait dévolu, y compris dans cette élection, par les médias, aussi bien dans la part officielle, mais surtout, hors champs ; je persiste et signe, l’investissement humain et financier ne vaut pas le résultat attendu, inférieur à 2 % prévisible, au contraire, il nous marginalise encore plus, aux yeux des gens, y compris les “nôtres” que ces scores découragent, et “politiquement”, pour une influence faussée par ce type d’élection, qui nous dessert, a priori.
  • a commenté 2018-10-14 18:59:11 +0200
    Je partage l’idée de boycotter l’élection présidentielle pour marquer notre désaccord avec les institutions de la 5ème République de manière forte et symbolique. Plus exactement, je partage cette idée d’un point de vue idéal déconnecté de la vie politico-médiatique mais cela revient à persister à demeurer quasiment invisible médiatiquement puisque hélas leur seule référence sont les orga qui ont présenté un.e candidat.e à l’élection qu’ils considèrent majeure: la présidentielle. J’ai soutenu les choix de 2012 (avec enthousiasme) et de 2017 (avec réticence) espérant en la sagesse de l’électorat qui saurait différencier les élections législatives et présidentielles. Espoir déçu surtout en 2017 avec les manœuvres et comportements de LFI clairement anti-communistes. Hélas la “grève” quasi générale dans la campagne présidentielle pour porter notre spécificité PCF par les tenants d’une candidature communiste poursuivie lors des législatives pour nos propres candidats par les mêmes auxquels se sont ajoutés les communistes “pro LFI” (notamment lors des parachutages LFI contre les candidatures de rassemblement PCF/LFI n’a pas aidé!!!!!
    Pour conclure, je pense que dans la situation actuelle, notre présence à toutes les élections est incontournable.
  • a publié dans Amendements - Préambule 2018-10-14 16:59:27 +0200