Nouveaux modèles d'organisation - Congrès PCF

Démocratie dans le Parti et dans la société
Contributeurs :

La Démocratie est une question centrale. Des débats doivent déboucher des actions politiques et économiques. La Démocratie libérale canalise l'opinion publique par l'effet de l'électoralisme, ces votes sont stériles. Cette Démocratie des Classes dominantes, ce n'est pas la Démocratie du Prolétariat. C'est d'un travail politique et économique collectif conséquent que doivent découler les votes, ils ne doivent servir qu'à renouveler les responsables, les dirigeants, les cadres et les élus pour activer les meilleures idées. Les grandes messes électoralistes mènent à l'abstention, l'électeur se sent manipuler, sa parole n'est pas prise en compte. Le drame c'est que la confiance a été rompue entre le PCF et les classes populaires. Dans le Parti, à partir du moment où la désignation se fait du haut vers le bas, forcément les idées moulinent sur elles-mêmes et le mécontentement s'installe, les divergences sont de plus en plus grandes et de plus en plus nombreuses. Ici d'est le potentiel politique de chaque camarade qui n'est pas pris ici en considération. Si les directions qui désignent ceux qui doivent les remplacer, dans ce cas c'est le pape qui élit le pape. C'est extrêmement paralysant pour le Parti. Pour contrer cela, des tendances se forment, s'organisent en détruisant la fraternité et le Parti à petit feu. C'est comme cela que nous sommes passés d'un Million d'adhérents au sortir de la guerre à 50 000 adhérents aujourd'hui. C'est bien notre Démocratie interne qu'il nous faut théoriser de fond en comble pour qu'elle devienne utile non seulement au Parti mais à toute la société. Pour reconstruire un Parti de masse, c'est en passer par la reconnaissance du potentiel politique de chaque Camarade. La priorité c'est de privilégier de débat d'idées, mais cela ne suffit pas car il doit déboucher sur de la concrétisation politique, sur la construction du communisme, c'est la circulation des meilleures idées qui est alors déterminante. C'est bien le renouvellement des responsables cadres et dirigeants qui est déterminant pour que le brassage des idées se démultiplie. Dans ce cas c'est à l'adhérent de dire qui il veut voir assumer tel ou tel type de responsabilité. En effet peu importe qui les assume à partir du moment où c'est un jugement collectif qui en est le porteur. Cela implique de faire basculer le Parti Cul par-dessus tête, cela implique de changer nos statuts. C'est le seul moyen de prioriser le mouvement des meilleures idées et de renouveler les responsables, les cadres et les dirigeants avec le maximum d'efficacité et maximum de reconnaissance vis-à-vis d'eux. Les camarades qui seront reconduits dans leur fonction en diront long sur l'excellence de la politique qu'ils portent. Être Désigner par des jugements collectifs d'étape en étape et d'étage en étage est extrême prometteur pour produire une politique d'excellence, pour que les meilleures idées puissent satisfaire l'ensemble des couches populaires, c'est ainsi que la confiance se réinstallera durablement vis-à-vis du PCF. De plus ainsi nous allons démultiplier les camarades qui auront acquis de l'expérience politique tout au long de leur parcours politique et qui sera alors fort utile pour la formation permanente de tous et à toutes les nouvelles générations, et cela dans tout le Parti. Donc c'est bien de donner la responsabilité à chaque adhérent dans le Parti, mais aussi partout dans la société, à chaque salarié, à chaque citoyen et même à chaque actionnaire (car sa caution morale ne peut pas être l'épaisseur de son portefeuille) de dire qui il veut, en désignant par reconnaissance sur un bulletin secret pour préserver l'intime conviction de chacun et ne blesser personne qui est déterminant, pour que le Mouvement réel des idées puisse dépasser le Capitalisme. La Démocratie Communiste balayera alors d'un revers de main alors la Démocratie Libérale. Aline Béziat – Rochefort – 22 février 2018 -

Les commentaires

  • a commenté 2018-03-21 21:49:34 +0100
    Bonsoir Aline. Nous partageons la même analyse. Et j’ai bien conscience que mes mots sont violents… mais entre ces mots et bureau exécutif, je ne trouvais rien qui pouvait exprimer clairement ma pensée. Vous m’avez éclairé et j’utiliserai désormais le terme de “dirigiste” qui me convient bien.
    Sur le fond, on en revient aux échanges qui ont eu lieu voilà 150 ans, dans les années 1870, au moment de la scission entre communisme autoritaire et communisme libertaire. Seulement le 20e siècle et les expériences de communisme autoritaire sont une démonstration par l’absurde que cette voie ne mène nulle sauf à créer une classe privilégiée de dirigistes… Seule une décentralisation des lieux de décision peut nous mener sur le bon chemin et responsabiliser tout le monde.
  • a commenté 2018-03-20 09:41:36 +0100
    Bonjour Bertrand
    Si la Démocratie Communiste était acceptée lors de ce Congrès, forcément les statuts permettraient de changer profondément des pratiques qui n’ont plus lieu d’être. Le sectarisme, le carriérisme et les reliquats du Centralisme Démocratiques pourront alors enfin disparaître. Désigner par Reconnaissance à bulletin secret pour respecter l’intime conviction de chacun et ne blesser personne de bas en haut et dans chaque structure permettra alors de faire passer le Parti cul par-dessus tête. De plus, tout cela va redonner confiance à tous, car c’est la reconnaissance des uns vis-à-vis des autres qui permettra une régénérescence de la fraternité dans le Parti. Inévitablement tout cela va améliorer le relationnel entre camarade, puisque c’est d’un jugement individuel qu’un jugement collectif va faire force de loi découlant du dépouillement de l’ensemble des bulletins. Tes mots « mafia » « Parrains » ne me conviennent absolument pas car ils ne permettent pas de dépasser les aigreurs d’estomac des uns et des autres. Nous en avons tous et j’en ai eu ma part, mais j’ai décidé d’en sortir. Je ne veux couper la tête à personne, par contre j’estime que chacun peut se remettre en question et c’est possible si de nouvelles idées voient le jour. Le Sectarisme c’est la parole qui ne tient pas compte de la parole de l’interlocuteur, c’est rester figé sur les positionnements du National s’en libérer sa propre parole et donc sans pouvoir s’ouvrir aux autres. Le Carriérisme de certains, démontre qu’ils sont tellement sûrs d’avoir raison qu’ils jouent des coudes pour accéder aux postes clefs, ceux-là sont totalement contre productifs, car ils sont des freins aux renouvellements des dirigeants dans le Parti. Le sectarisme se nourrit de lui, tout cela est stérile, car ils moulinent tous sur eux-mêmes. Quant au Centralisme Démocratique tant qu’il dégoulinera sur nos épaules nous n’avancerons pas d’un pouce. Cependant c’est la Dem Com qui permet d’en finir avec lui, car avec la Cohérence Démocratique qui le remplace, cela permet de mettre en cohérence l’Économie Communiste avec des Politiques Communistes qui se construisent en Commun. C’est elle qui dans chaque structure va permettre de se concentrer sur les idées qui viennent de partout, de les analyser, de les mettre en Cohérence Démocratique « Économie/politique » pour la construction du Communisme. Tout cela impulsera de l’innovation par le dépassement de soi-même, tout cela deviendra un atout considérable pour que la société puisse se transformer d’elle-même. C’est alors que nous allons permettre aux couches populaires et aux mouvements sociaux de travailler la politique avec nous, et en commun. Cela change tout, puisqu’alors l’Unité, politique sociale et économique, pourra alors s’agréger. Nous ne serons plus alors dans l’incantation de vouloir l’Union mais dans sa réalisation concrète. Un Dirigeant ne doit surtout pas être dirigiste, mais au contraire il se doit de capter au mieux ce que veut le Parti et ses alliées les couchent populaires et le Prolétariat, pour nous en restituer, après analyses en commun, ce qu’il convient le mieux de faire. Aline Béziat Rochefort 20 mars.
  • a commenté 2018-03-19 09:54:00 +0100
    La question des statuts est primordiale. Il ne s’agit pas de pondre de nouveau statuts mais simplement de respecter et faire respecter ceux qui existent. Le renouvellement, l’alternance et le non-cumul sont déjà écrits dans nos statuts. Mais les parrains locaux en place depuis des décennies ne respectent pas les durées maximales de mandat et font ce qu’ils veulent, imposent leur candidat que ce soit aux élections françaises ou aux élections internes au parti. Il n’ya aucun débat, aucun travail possible sur ces sujets. Et quand on saisit la commission nationale de médiation et de réglements des conflits pour signaler de graves manquements au respect des statuts, celle-ci, soit reste muette soit prend parti pour les chefs de la “mafia” locale qui, je le répète, ont pris l’habitude de ne pas respecter nos propres statuts. Résultats: les forces vives sont écoeurées quittent le parti ou rejoignent les insoumis.
    Je ne parlerai même des accords passés entre parrains “communistes” et parrains “sociaux-démocrates” dans la plus grande opacité et sans la moindre consultation de la base.
    Changer les statuts ne permettra pas de changer ces pratiques; il faut commencer par nous appliquer nos propres statuts.
  • a pris position important 2018-03-19 09:53:59 +0100
  • a pris position favorable 2018-03-19 09:53:59 +0100
  • a publié dans Nouveaux modèles d'organisation 2018-02-22 07:59:34 +0100