Initiatives - Congrès PCF

Révolution permanente des solidarités - Rémunération du Bénévolat
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Pour qu'une étape qualitative et forcément quantitative des solidarités il nous faut assoir un Communisme contemporain dans toute la société et quelque soit les actions que nous menons je suggère : Apport de la Démocratie Communiste dans la Révolution permanente du Prolétariat (1) C'est à la lumière des relectures des textes de Marx, que les intellectuels Marxistes contemporains, nous décortiquent ses théories et sa politique pour mieux en comprendre le sens et son étendue réellement possible au monde actuel. Ainsi nous pouvons et nous devons dorénavant enrichir notre politique du Marxisme contemporain et l'y inclure dans nos actions et notre pratique politique pour la transmettre ainsi, et la diffuser à la société tout entière. Dès lors, nous pouvons, nous devons impulser une Révolution en permanence prolétarienne inédite, pacifiquement, démocratiquement et économiquement viable pour tous. La pratique devançant toujours la théorie, le Manifeste pour une Démocratie Communiste n'est que la proposition d'un processus démocratique inédit, ou la théorie y est absente, mais qui se nourrit, se conforte et s'étoffe aujourd'hui à la lumière du Marxisme contemporain. Cette Démocratie a l'ambition au-delà du Congrès extraordinaire, d'aller vers une société sans classe ou le capitalisme (le Profit) disparaît et ou l'économie/politique du Prolétariat réinjecte le Profit qu'amassent les Capitalistes, dans le circuit de la socialisation de la société, pour que la Croissance Sociale s'active et évolue sans cesse, permettant ainsi à la société de devenir de plus en plus humaine. Pour que le prolétariat puisse prendre les commandes de l'État, en lieu et place de l'État centralisateur et oppresseur d'aujourd'hui, les classes populaires et les couches moyennes ont intérêt à pratiquer la Démocratie communiste pour activer une économie/politique ou chacun y est partie prenante, et de la même manière pour tous, que ce soit à l'entreprise, dans les milieux associatifs, dans la citoyenneté et dans les institutions de l'État. Le prolétariat, le plus conscient de l'être, pourra alors mener campagne lors des prochaines élections Européennes pour une Économie/politique, qui se doit de créer une Monnaie Commune Nationale à partir de l'Euro et qui par ricochet pourrait faire boule de neige dans toute l'Europe pour transformer la Monnaie capitaliste en une Monnaie Commune Européenne généralisée. Ainsi toutes les campagnes électorales à venir, pourront se poursuivre avec les mêmes perspectives, la même intensité, et les mêmes impulsions économiques, pour la prise de tous les Pouvoirs par le Prolétariat dans toute la société, et tout particulièrement à partir des Communes. Pour en finir avec les Classes Dominantes(2), le Prolétariat doit prendre son avenir économico/politique en main comme du temps de la Commune de Paris. Dès que les classes dominantes auront disparu, le Prolétariat n'existera plus, mais il aura transformé la Société, l'État, la Nation, la République, l'Europe, le Monde, sans que jamais plus le Capitalisme ne puisse se réapproprier la force du travail individuel et collectif de tous les peuples. Le dépassement des contradictions pourra alors s'activer dans des débats délibératifs démocratiquement organisés, s'appuyant sur la réalité, la nécessité et l'utilité d'une économie/politique en perpétuelle évolution. En procédant ainsi, nous allons balayer d'un revers de main et cela dès à présent, toutes les velléités des Classes Dominantes actuelles. En effet ces dernières sont à bout de souffle, elles ne sont plus en mesure d'être dans le dynamisme d'hier, du temps de leur Révolution bourgeoise contre l'Aristocratie et la Monarchie, qui ont quasiment disparu des écrans radar. À l'image de ce qu'à initier la Commune de Paris, à savoir prendre tous les pouvoirs économiquement et démocratiquement, le Prolétariat d'aujourd'hui s'il le veut, et s'il utilise partout la Démocratie Communiste pour s'unir et s'organiser va anesthésier les Classes dominantes actuelles, car elles ne seront plus, alors en mesure, d'imposer quoi que ce soit. Aujourd'hui la Croissance Capitaliste est à la hausse, et de fait, la Croissance Sociale reste toujours dans une Décroissance sociale terrifiante. Le chômage produit toujours ses ravages sociétaux, le pouvoir d'achat et les conditions de vie régressent très fortement, et avec la disparition progressive des Services Publics la paupérisation de la société ne peut que s'étendre. Cette société libérale, est à bout de souffle, elle ne peut plus tenir face à un Prolétariat déterminé, qui aspire, lui, à l'épanouissement humain et à une vie meilleure pour tous, il a tout à gagner. Elle ne sera même plus en mesure d'affronter violemment un Prolétariat qui en se dotant de sa propre démocratie, de sa propre économie/politique, n'aura nulle envie d'en découdre violemment avec elle. La meilleure des barricades aujourd'hui c'est la Dem Com. Pour faire la guerre il faut être deux à vouloir la faire. C'est en s'activant dans la Démocratie Communiste que chacun y trouvera la solidarité sociale et politique, la fraternité, le réconfort, l'épanouissement, la détermination, la volonté et le dynamisme révolutionnaire pour transformer en profondeur toute la société. 1. Prolétariat : couches sociales qui vivent du travail, soumises à l'exploitation terrifiante du Capitalisme. Depuis la Révolution Française, le prolétariat, c'est élargi, la Bourgeoisie n'a pas disparu, elle s'est prolétarisée, elle travaille. La classe ouvrière n'a pas disparu, elle s'est transformée, elle s'est élargie, elle travaille sur les claviers, mais elle est tout autant exploitée, sinon plus qu'hier au regard de la masse de l'accumulation des capitaux. La paupérisation, de toutes les couches sociales, s'élargit, les plus démunis, les couches populaires et les classes moyennes vivent moins bien aujourd'hui qu'hier. Le Prolétariat est totalement dépendant de l'économie capitaliste. Il n'a pas son économie propre. 2. Classes Dominantes : Celles qui prennent le Pouvoir en lieu et place du Prolétariat, dans une économie capitaliste mondialisée. La plupart des acteurs des Classes dominantes font partie du Prolétariat, mais la soif du Pouvoir pour protéger leurs biens, les contraints à agir en faveur de leur portefeuille d'actions, plus qu'en faveur de leur feuille de paye. Ils ne veulent pas voir disparaître leur magot. Un actionnaire dans la Démocratie Communiste comptera pour Un. En effet la caution morale, de l'épaisseur d'un portefeuille d'actions n'a aucun sens, c'est la conscience d'un actionnaire qui doit compter pour Un et non l'épaisseur de son portefeuille d'action, et quelles que soient les circonstances, cela change tout. Aline Béziat – Rochefort - 2 février 2018 Vous trouverez le Manifeste pour une Démocratie Communiste dans les textes Hors chantier. Il démontre qu'avec une monnaie commune nous pouvons et nous devons rémunérer le Bénévolat. Toute peine mérite salaire. Les solidarités ont une valeur, que l'on doit pouvoir échanger avec l'intermédiaire d'une Monnaie Commune.

Les commentaires

  • a commenté 2018-02-28 15:19:50 +0100
    Re Aline.

    Je partage bien évidemment tes constats, tes soucis, ta volonté, tes souhaits, …. notamment l’idée que les travailleurs organisés doivent être candidats à la conquête de la pleine souveraineté sur leur travail, leur production.

    En revanche, même si cela peut paraître simple posture dans un premier temps (avant que je m’en explique), je me refuse à me laisser enfermer dans le carcan des maux et des mots capitalistes :
    - je ne parle pas de “bénévolat”, mot capitaliste : personne n’est (ne doit être) bénévole à mes yeux ;
    - je ne parle pas de “pauvre”, mot capitaliste : personne n’est (ne doit être qualifié de) pauvre à mes yeux ;
    - je me méfie du mot “solidarité” dans sa version capitaliste : je l’emploie dans sa définition communiste de “coresponsabilité d’égaux en droits politiques et économiques” ;
    - je ne demande pas de “pouvoir d’achat” ou de “revenu” car je ne suis pas qu’un être de “besoins” auquel veut me cantonner le capitalisme : je suis un producteur de valeur qui contribue à l’économie et pour cela je revendique un salaire qui me reconnait et me confirme dans ce statut de majeur économique ;
    - je ne défends pas le “service public”, je défends le statut de la fonction publique
    - je ne défends pas le “revenu universel”, filet de sécurité utile au capitalisme et bientôt proposé par lui ; je revendique un salaire à la qualification personnelle déconnecté du lieu de travail, pour tous (comme cela existe déjà pour les fonctionnaires)
    - je vais préférer la cotisation (qui se prélève dès la production de valeur) à “l’impôt” (qui corrige une inégalité qui n’existe que parce que le capitalisme la génère, et qui légitime en plus ce qu’il taxe, comme le profit)
    - Je ne me bats plus pour une meilleure répartition de la valeur (qui reste capitaliste), je reprends le combat pour une autre production de la valeur (communiste celle-ci)
    etc.

    Tu auras compris qu’il n’est pas ici question pour moi de nier des réalités existantes… seulement de ne pas en faire les aiguilles de ma boussole….
    Je lutte pour me désaliéner justement et sortir du bac-à-sable du capitalisme, afin de l’emmener dans le mien, avec mes mots, mes conceptions, mes définitions…
    Pour ne plus nous contenter seulement de défendre des victimes mais bien d’être forts de propositions pour une alternative, Il me semble important de ne plus penser avec les mots de nos adversaires, condition pour démarrer une attitude offensive calée sur notre propre agenda de propositions, de luttes et de conquêtes nouvelles.

    Merci pour ta contribution.
    Stéphan.
  • a commenté 2018-02-28 14:20:08 +0100
    Bonjour Stéphan
    Il ne t’a pas échappé que « Toute peine mérite salaire » faisait suite à la Rémunération du Bénévolat. En effet dans une économie Communiste les échanges sont absolument indispensable pour justement en finir avec la pauvreté, et donc il faut une monnaie d’échange qui ne puissent pas faire de Profits. Actuellement s’il n’y avait pas les associations nous serions dans une misère noire. Mais le plus grave c’est que ce sont les plus fragiles qui ne peuvent même pas adhérer à une association manque de moyens. Cette désocialisation est dramatique. Alors oui il faut rémunérer le Bénévolat pour que tous ceux qui sont en difficulté puissent retrouver la dignité à produire ce qu’il veut et à son rythme, et ainsi pouvoir se resocialiser. De plus à partir du moment où on choisit son activité, cela ne devient plus une peine mais une valorisation de soi.

    Dans le Capitalisme, le capitaliste utilise la force de travail du salarié pour produire du Profit et gonflé son capital. Non seulement il spolie le salarié, mais il l’aliène. Il lui interdit de prendre le Pouvoir décisionnel pour le bien commun dans l’entreprise. Si ce n’est pas de la peine c’est quoi ? À l’heure actuelle il n’existe pas de Démocratie dans l’entreprise. Un salarié une voix, pour désigner qui il veut et dire ce qu’il veut, n’est pas encore à l’ordre du jour. Le Syndicalisme est là pour la défense des salariés, mais pas pour prendre le Pouvoir à l’entreprise. la Démocratie Communiste à l’intérieur de l’entreprise c’est la reconnaissance du potentiel politique par chacun des salariés pour constituer un Pouvoir collectif et ainsi se désaliéner collectivement et totalement de l’emprise des capitalistes, et dont de pouvoir s’épanouir dans l’entreprise. Mais pour faire cela, l’Économie Communiste dans un circuit bancaire spécifique et approprié est indispensable.

    Je suis tout à fait d’accord pour que tous ceux qui ne sont pas ou plus en capacité de s’activer pour subvenir à leurs besoins reçoivent une indemnité de solidarité nationale, c’est indispensable. Mais le fait de créer un Circuit bancaire qui ne peut pas faire de Profit grâce à la Démocratie Communiste et qui crée de fait une Monnaie Commune Nationale et pourquoi pas Européenne, permettra alors de dépasser le Capitalisme. En effet dans ce cas la Plus-value qui se créera dans cette économie Communiste va produire de la Croissance sociale en lieu et place de la croissance capitaliste. Dans ce cas les salariés changeront de banques ils n’alimenteront plus les banques capitalistes. C’est une première brèche dans ce système inique. Mais le fait que le Communisme se construise partout où c’est possible, les salariés du Privé vont finir par se désaliéner eux-mêmes du capitalisme en prenant les commandes des entreprises qui les exploitent.
    Fraternellement
    Aline
  • a commenté 2018-02-28 12:51:28 +0100
    Bonjour Aline.

    Tu écris “Toute peine mérite salaire”. C’est dommage, je trouve, d’assimiler travail à peine, si ce n’est de concevoir le travail uniquement dans son acception capitaliste.
    On peut aussi concevoir, dans une acception communiste, en même temps que l’on attribue à 18 ans la majorité politique, d’attribuer la majorité économique à tout citoyen : une qualification personnelle et le salaire qui va avec ; une façon (communiste) de reconnaître le citoyen comme contributif à l’économie du pays (indépendamment de ce qu’il est en train de faire concrètement dans sa vie active : étude, en entreprise, en administration, etc.).
    Quasi 17 millions de français ont déjà ce type de salaire, déconnecté de tout lieu de travail. Appuyons-nous sur ce tremplin révolutionnaire déjà-là.

    Ou,i comme le chantait MOUSTAKI, la révolution est permanente.
    On n’attend rien de demain. On chemine.

    Stéphan.

    Le mot de la philosophe :
    “Déconnecter le salaire de l’emploi, c’est-à-dire ne pas identifier Travail=Emploi, est décisif pour l’émancipation et la dignité humaine.”
    Cynthia FLEURY, Philosophe.
  • a publié dans Initiatives 2018-02-02 10:40:11 +0100