Amendements
Pour un Parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire - Congrès PCF

Pour un Parti de la proximité et de la solidarité
Contributeurs :

6) Pour un Parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire. Amendement n° 32, dans le titre, remplacer « agissant » par « à l’offensive ». Amendement n° 33 : ligne 22 « Il y a besoin d’un parti révolutionnaire », rajouter « pour qui le dépassement du capitalisme, le communisme est à l’ordre du jour » Amendement n° 34 : ligne 27 à 47 de « La rupture mal conduite … à … coût du capital » : supprimer ce passage. Page 21 Amendement n° 35 : ligne 20 à 26, de « L’expérience montre … à … 39ème congrès », supprimer le paragraphe. Amendement n°36 : titre 6.2 « Relancer l’organisation du parti à l’entreprise », rajouter « et sur tous les lieux de travail ». Commencer le chapitre par le paragraphe suivant : « Si de nouvelles formes d’exploitation apparaissent (« ubérisation », « auto-entreprenariat » …), l’entreprise demeure le cadre essentiel de l’opposition capital-travail. Des millions de salarié·e·s y sont confronté·e·s aux bas salaires, à la précarisation, la mise en concurrence, l’exploitation. C’est aussi le lieu où, par l’activité syndicale, se construit la solidarité revendicative, où prend corps la force du mouvement social. » Amendement n° 37 : supprimer le paragraphe allant de la ligne 28 à 31 de « Portons le combat … à …jamais eu lieu ». Amendement n° 38 : supprimer les lignes51 à 55, de « Il est donc vital … à … dans la citée ». Les remplacer par le paragraphe suivant : « Il nous faut donc impérativement retravailler la question de l’intervention communiste à l’entreprise. Les difficultés sont grandes mais nous devons être sensibles aux dynamiques positives enregistrées notamment parmi les cheminot·e·s dans le cadre de leur grande mobilisation : des cellules se sont créées, renforcées, redynamisées. Nous relancerons, avec volontarisme, un secteur national dédié à l’activité dans les lieux de travail. Sans tarder, un Conseil national sera convoqué pour avancer sur cette question. » Pages 22 et 23 Amendement n° 39 : supprimer le paragraphe 6.2 « Faire vivre les batailles politiques dans les territoires ». Le remplacer par : « 6.2 « Pour un parti de la proximité et de la solidarité » « Le Parti communiste doit être un parti de masse, proche des gens qui a constamment le souci de faire vivre la solidarité en actes. Parce que le combat politique ne se résume pas, pour nous, au maniement de grands mots et de petites phrases, nous voulons un parti de solidarités concrètes. Le communisme, ne saurait être réduit à une vague « visée », à un avenir lointain, à des lendemains qui chantent. Le communisme c’est aussi le combat au quotidien, en prise avec les réalités d’ici et de maintenant. Comment peut-on prétendre changer le monde quand on n’est pas capable d’obtenir de l’OPHLM que l’ascenseur fonctionne, que la porte du hall soit réparée ? Voyages à la mer, ventes de fruits et légumes à prix coûtants, banquets républicains, marches gourmandes, rencontres entre voisins… permettent aux milieux populaires de se retrouver, de s’investir à nos côtés, d’avoir la preuve de notre utilité. Comme le dit Willy Pelletier, sociologue et coordinateur de la Fondation Copernic, dans l’Humanité du 24 août 2018 : « Nous plaidons… pour que les permanences des partis de gauche servent aux milieux populaires et que s’y organisent des aides et secours concrets : des aides aux devoirs, à la manipulation des ordinateurs et d’Internet, des covoiturages, des échanges de services (régler un problème de plomberie ou d’électricité…), des prêts d’outils, des consultations médicales gratuites, des bilans des droits sociaux non utilisés, une assistance pour remplir des formulaires, des micro prêts monétaires en situation d’urgence absolue, des bourses de vêtements gratuits, des interventions auprès des bailleurs sociaux, d’ERDF, des banques, des élus, des impôts, des CAF, des accompagnements à Pôle emploi, des préparations d’entretiens d’embauche, etc. Les équipes militantes en sortiraient renouvelées, renforcées par leur utilité populaire, rehaussées dans leur légitimité. Les partis, à présent désinvestis, ­seraient peut-être réinvestis ». 9 millions de Français dont 3 millions d’enfants vivent mal avec des revenus parfois nettement en dessous du seuil de pauvreté. Il y a 6 millions de chômeurs dont plus de la moitié ne sont plus indemnisés. Dans l’un des pays les plus riches du monde, la détresse sociale et le désespoir des plus démunis sont partout visibles, dans la rue, sous les ponts, devant nos portes. Les gens ont besoin de luttes qui gagnent pour améliorer la vie quotidienne. Ils ont droit au respect et à la dignité. » 6.4 La formation Amendement n°40 ligne 25 à 36 réécrire le chapitre : « La formation doit répondre à deux nécessités, deux ambitions politiques : obtenir un intellectuel collectif le plus élevé possible et un parti qui appartienne réellement à ses adhérent·e·s. Le Parti doit donner à tou·te·s les camarades les outils idéologiques et pratiques qui leur permettent de repartir à l’offensive. Le PCF est un outil de conquêtes politiques pour notre temps mais il est également le fruit de l’accumulation de réflexions, de théorisations et d’expérimentations depuis près d’un siècle. Il faut impérativement qu’il y ait transmission, que ce soit d’un·e militant·e à l’autre, d’un collectif à un autre, ou d’une génération à l’autre, appropriation par toutes et tous d’un héritage collectif à faire vivre et confronter au présent (stages, débats, conférences thématiques, université d’été…) Si la formation est interne, son objectif est tourné vers l’extérieur. Il s’agit de donner des outils aux militant.e.s pour qu’ils puissent s’en servir dans le débat politique permanent qu’organise le parti. Se former, c’est clarifier nos positions. Les comprendre pour les assimiler, c’est pouvoir argumenter sur les marchés, aux portes et dans les entreprises, dans les discussions... Sur de bien nombreux sujets particuliers, des analyses très pointues sont produites par les commissions et les revues du PCF. Celles-ci gagneraient à être davantage partagées. Nous devons nous en donner les moyens. Utilisons le fichier national des adhérent-e-s pour permettre que CommunisteS, Cause commune, Economie et Politique, Progressistes…les publications des collectifs du parti, les interventions des dirigeants nationaux, soient mis systématiquement à la disposition des adhérents. L’Humanité et l’Humanité Dimanche dont la diffusion militante est un enjeu majeur, participent à cette démarche d’éducation populaire indispensable pour combattre l’idéologie dominante, l’idée qu’il n’y aurait pas d’alternative au capitalisme mondialisé. » 6.5 Travailler à une nouvelle organisation du Parti et à son renforcement Amendement n° 41 : Réécrire ce chapitre jusqu’à la ligne 16 de la page 23, avec un titre nouveau : « Pour un parti de « l’intelligence collective » et de la souveraineté militante » La structure pyramidale qui subsiste dans notre parti, qui permet de faire « descendre » » le savoir et les décisions de haut en bas doit laisser la place à une forme beaucoup plus ambitieuse d’organisation permettant à chacun·e de celles et ceux qui sont engagé·e·s de contribuer à l’intelligence collective et de prendre ensemble toutes les décisions. Il s’agit donc aujourd’hui de donner un sens très concret à l’idée de l’émancipation des travailleurs par eux-mêmes. Leur souveraineté ne doit pas être déléguée : partout et à tous les niveaux, du local au national et au-delà, la conduite du mouvement de transformation révolutionnaire de la société doit se trouver directement entre les mains de celles et ceux qui sont engagé.e.s dans l’action. Pour une autonomie renforcée des sections, dans le respect des orientations nationales La section est le niveau le plus décisif de notre organisation. C’est elle qui se trouve directement en relation avec le terrain, les mobilisations et les luttes C’est là qu’il est possible d’en apprécier les conditions concrètes pour participer aux choix des objectifs et des formes d’action, d’en mesurer les résultats et d’en tirer les leçons. C’est aussi à ce niveau que peuvent se tisser les relations personnelles qui sont aujourd’hui comme hier une dimension-clé du lien de confiance qui doit se construire entre un parti révolutionnaire et les classes populaires. C’est là que tout doit se débattre et se décider démocratiquement, depuis les choix concernant l’action immédiate et locale jusqu’aux orientations politiques fondamentales rassemblant toutes celles et ceux qui entendent faire vivre un parti communiste. C’est pourquoi il faut donner aux sections une place plus importante. L’échelon départemental doit jouer son rôle de coordination et de mutualisation de l’activité des sections. Les Fédérations doivent permettre l’échange, être une aide efficace à la prise de décision, être un point d’appui permettant de coordonner l’action sur le département. Les sections et les communistes en lien avec elles agissent dans le respect des orientations fondamentales et des choix stratégiques décidés nationalement lors de nos congrès ». Amendement n° 42, supprimer le texte allant des lignes 40 à 44 de « Le congrès précédent…à…mise en œuvre ». Amendement n° 43 : ligne 45 : « Le conseil national … est la seule instance » supprimer « seule » Amendement n°44 : à la fin de la page 23 : rajouter un paragraphe : Une contribution collective au congrès intitulée « C’est le moment ! » a été signée par 33 jeunes cadres dirigeants de notre Parti. « Jeunes dirigeant.e.s et élu.e.s du PCF, écrivent-ils, nous sommes convaincu.e.s que notre parti peut et doit redevenir une force politique nationale influente au regard de l’évolution du monde. Nous n'avons pas toujours fait les mêmes choix stratégiques par le passé mais nous nourrissons ensemble de grandes ambitions pour le combat communiste. C'est le moment de notre propre révolution pour hisser le PCF à la hauteur des défis de notre temps. Il faut saisir ce moment car il ne reviendra pas… Dans le grand débat politique qui s’ouvre, toutes les questions doivent être sur la table, sans céder aux tendances qui rétrécissent le débat et sans tabou aucun sur notre projet et notre stratégie, jusqu'aux femmes et aux hommes qui se verront confier la tâche d'animer la nouvelle ambition qui sera fixée. Sans quoi nous nous serons payés de mots, en l’occurrence du beau mot de révolution. Notre parti est à un moment clé de son histoire. L'idée communiste, qui a été le moteur de l'engagement de générations de militants, frappe à la porte du XXIe siècle. C'est le moment d'en prendre pleinement la mesure, d'écrire un nouveau manifeste ». Cette génération, entrée en politique après l’effondrement de l’URSS et du mur de Berlin, est celle qui, sans attendre davantage, doit prendre les rênes de notre parti et aller de l’avant ! » Page 24 Amendement n° 45 : « 6.7 Partage d’informations, communication et bataille pour l’Humanité ». Dans la mesure où nous avons traité une partie de ce chapitre dans « la formation ». Dans « La bataille pour l’Humanité ». ne conserver que les lignes 11 à 19 supprimer tout le reste. Rajouter à la suite le paragraphe qui suit : « Libérer les médias Notre démocratie ne se porte pas bien ; les questions de la libre information, de son indépendance vis-à-vis des puissances d’argent et de son pluralisme réel, et non seulement de la pluralité des canaux d’informations, sont au cœur de cette crise démocratique. La liberté, l’indépendance et le pluralisme de médias qu’ils soient publics et influencés par l’Etat ou privés et le plus souvent dirigés par les patrons du CAC 40, est une question centrale pour notre démocratie mais aussi, en ce moment, de l’un de ses maillons faibles. Donner à toutes les intelligences libres les moyens de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde » : ce principe, ce droit fondamental énoncé par Jean Jaurès dans l’éditorial du numéro fondateur de L’Humanité devra impérativement être assuré à tous nos concitoyens. » Amendement n° 46 : ligne 24 : réécrire le surtitre « Donnons-nous… ». Il devient : « Donnons-nous deux priorités immédiates : • Affirmons dans nos écrits et dans nos actions que la bataille première des communistes du XXIème siècle est le dépassement du capitalisme. Que ce dépassement est à l’ordre du jour maintenant. • Engageons-nous, pour le centenaire de notre parti, à écrire « Le Manifeste du Parti communiste du XXI ème siècle. »

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