Amendements - Congrès PCF

Redonner au communisme toute sa dimension émancipatrice
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Le dépassement du capitalisme et de tous les systèmes de domination : une nécessité historique. Le capitalisme qui place en son cœur le profit et l’accumulation de richesse pour quelques-uns devient un obstacle au développement de l’humanité. Il devient une source de chaos qui peut à l’échelle du siècle entrainer l’humanité et la planète vers le pire. Réchauffement climatique, pollution inédite, pillages des ressources, exploitation forcenée des femmes et des hommes, production inutile vont de pair avec la non prise en compte de besoins fondamentaux. Logique discriminante à l’égard des femmes et de tous ceux qui visent le racisme, la xénophobie, le rejet de la différence, la chausse aux migrants… Concentration des pouvoirs économiques, sociaux, politique privant le plus grand nombre de la maitrise de son destin. En France Macron attaque les conquêtes de classe pour reconfigurer notre pays dans ce nouvel âge du capitalisme mondialisé. Entre dangers et nouveaux possibles Les convulsions de ce monde sont marquées à la fois par une puissante crise systémique avec tous les dangers que cela génère mais également des possibilités d’alternative qui pose le besoin, comme jamais, de dépassement du capitalisme et des systèmes de domination. Ainsi les savoirs et savoir-faire accumulés permettent aujourd’hui d’entrée dans une civilisation répondant durablement aux besoins, au développement de l’humanité. Mais la réalisation de ces possibles, la révolution écologique ne peut se conjuguer avec le maintien de la domination de classe. Celles et ceux qui créent les richesses ne peuvent plus rester prisonnier des ordres irresponsables des possédants préoccupés de leur seul profit. Ils doivent s’emparer du pouvoir de décider de notre devenir commun. C’est dans le mouvement que se construit le dépassement du capitalisme, posant au concret la nécessité d’un processus continu de construction de communisme. Un communisme de nouvelle génération et une nouvelle civilisation Nous savons combien l’idée de révolution de société nouvelle a été abimé par les dérives et les échecs qui ont marqué de nombreuses tentatives de transformation sociale au 20e siècle. Nous devons poursuivre et amplifier cette redéfinition d’un communisme de nouvelle génération affirmant radicalement son caractère démocratique. Parce que « le libre développement de chacun et la condition du libre développement de tous » nous portons un communisme liant indissociablement dépassement de la société de classe et libre développement de la personne humaine dans toutes ces dimensions. Une stratégie cohérente avec le communisme de nouvelle génération Notre option stratégique est « la mise en mouvement consciente du plus grand nombre pour des objectifs de conquête ». Nous rejetons toutes les options autoritaires et délégataires. « L’émancipation des travailleurs est l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » notre démarche de conquête des pouvoirs ne se limite nullement à l’Etat, d’autres échelles sont nécessaires du quartier au Monde en passant par les communes ou l’Europe. D’autres lieux sont également décisifs comme l’entreprise, la dimension culturelle et idéologique. 7 chantiers de transformations révolutionnaire à l’ordre du jour • Libérer le travail de l’exploitation : la conquête de droits nouveaux et formes de socialisation. • Protéger et développer les services publics. • Prendre le pouvoir sur la finance • Une 6e république pour une démocratie citoyenne • Engager la révolution écologique • Faire reculer les dominations patriarcales, raciste… sans hiérarchiser les luttes émancipatrices. • Agir pour la transformation de l’Europe comme levier du combat pour une alternative à l’ordre capitaliste mondial dans une démarche de rassemblement s’opposant au libéralisme et au nationalisme qui se nourrissent mutuellement. Vers un front social et politique Notre stratégie ne peut consister à refaire ce qui a échoué dans différentes formes depuis le programme commun de gouvernement. Il s’agit, à partir des contradictions du mouvement de la société, de soutenir et d’impulser en permanence les mouvements de lutte a visé transformatrice en articulation avec notre stratégie électorale. C’est dans les luttes concrètes, sur le terrain et dans l’action pour y porter des alternatives que s’encre notre stratégie. C’est à partir de ces mouvements que se construit un large rassemblement pour battre en brèche et dépasser les politiques de dominations quel qu’en soit la nature de genre de classe. Du combat contre la précarité de l’emploi en passant par Parcour’sup, aux contrôles au faciès, à la violence, au sexiste, aux banlieues et territoires ruraux délaissés qui rêvent d’égalité républicaine, les enjeux écologique, etc… NOTRE OBJECTIF N’EST PAS DE FAIRE POUR MAIS DE FAIRE AVEC EUX. Aujourd’hui, pour faire reculer le pouvoir de LREM et du patron pour ouvrir des brèches et construire des avancées d’avenir. Notre stratégie est faite de débat idéologique, de lutte permanente, de front partiel à élargir dans des constructions programmatique ou électorales au regard des situations et des avancées des mouvements. Sans cet encrage le rassemblement des forces de gauche ne serait encore une fois qu’aléatoire et fragile dans un paysage politique chamboulé où la gauche sociale et politique est durablement divers. Son rassemblement est nécessaire mais ne serait suffire à lui seul a créer une dynamique d’intervention sociale et politique citoyenne. Ainsi face aux dangers comme aux possibilités nous ne renvoyons pas à plus tard la question des alliances, nous proposons le débat politique entre forces disponible sans partenaire privilégié a priori pour favoriser l’unité d’action politique en laissant à chacun sa liberté d’initiative. Notre stratégie s’articule sur trois dimensions : 1. Celle de l’initiative communiste ; 2. De la construction d’un front d’unité populaire ; 3. D’alliance à gauche Le parti de l’initiative communiste Pour sortir du chaos où nous enfonce le capital et promouvoir une alternative révolutionnaire un mouvement populaire conscient est nécessaire. Les changements à opérer dans le parti ont pour but d’être le parti de cette ambition. Ceci suppose de travailler à ces changements à partir de plusieurs axes : 1. Développer le caractère d’intellectuel collectif qu’est notre parti pour produire et échanger des savoirs et des expériences : pour développer la formation des militants et l’éducation populaire – pour développer notre apport dans la recherche théorique et la bataille idéologique – pour contribuer à un large partage des connaissances et des compétences participant de cette conscience sur laquelle se construit la prise en main par les exploités et les dominés de leurs affaires dans tous les domaines. C’est une nécessité du présent posé dans chaque lutte. 2. Être présent et actif dans ces débats, dans ces actions suppose un parti de masse profondément encré la société en prise avec ces souffrances, ces luttes, ces espoirs. Pour construire dans ces rapports de proximité cette mise en commun des refus de subir, les recherches de moyen d’action, les objectifs à construire. C’est-à-dire à s’attaquer à la dépossession de nos vies, de notre devenir que nous impose le capital pour décider par nous même et ensemble de ce que nous voulons et de ce que nous entreprenons. Cette réappropriation de nos vies qui est au cœur de l’initiative communiste qui de fait s’oppose aux logiques de délégation de pouvoir, au rejet de domination, d’exploitation, c’est le levier pour construire une culture de leur nécessaire dépassement. C’est à partir d’elle que se pose la nature de notre intervention, de notre communication, nos batailles de solidarité concrète. La construction d’une plateforme de réseau numérique, le lancement de l’université permanente. 3. Ceci pose aussi la nécessité d’une vie démocratique toujours plus riche fondée sur la souveraineté des adhérents et le besoin d’une conception renouvelée des directions pour impulser, faire converger, donner cohérence au développement de l’initiative communiste.

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