Amendements
Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d'unité populaire - Congrès PCF

Un outil pour construire le rassemblement
Contributeurs :

Amendement adopté par la section de Saint Maximin (Var) Page 19 - lignes 22 à 38 : cette partie ne donne aucun élément sur la construction du rassemblement dont il est question. D'autre part, elle n'apporte aucun élément nouveau. Nous la remplaçons par la description de l'outil que nous proposons pour développer un rassemblement à la base. Amendement : remplacer par : Pour ce faire, les communistes proposent, au niveau local, aux citoyens-nes et aux acteurs de la vie syndicale, associative, écologique et de l’économie solidaire et sociale, de se retrouver pour échanger et agir au sein de réseaux de progrès. Il ne s’agit en aucun cas de remplacer le parti ou nos sections, mais d’ouvrir le cercle des acteurs du changement à des gens qui ne veulent pas, au moins dans un premier temps, s’impliquer dans un parti politique, quelques soient leurs raisons. Ces réseaux pourront être le lieu d’échanges, où chacun pourra soumettre aux autres ses idées et ses propositions, afin qu’elles soient débattues, critiquées et enrichies, d’élaboration d’initiatives culturelles et de diffusion du savoir, de mise en place et de réalisation de solidarités concrètes, d’élaboration et de réalisation d’actions revendicatives et de défense des conquis. Ces réseaux, sans adhésion ni engagement contraignant, où chacun doit pouvoir s’impliquer quand il veut, sur les thématiques ou les actions qu’il veut, sont l’outil d’un élargissement des groupes locaux de citoyens avec lesquels nous pouvons être impliqués dans des actions militantes, qu’elles soient revendicatives, culturelles, écologiques ou solidaire. Ils sont le lieu de potentiel disparition de la distance que de nombreux citoyens ont mis entre eux et nous, soit par rejet général des organisations politiques, soit par peur de l’endoctrinement, soit par l’opinion qu’ils ont de nous. Ils sont la possibilité que les participants nous voient tels que nous sommes, et non tels qu’on nous décrit, et qu’ils fassent connaissance avec la réalité de nos idées et de nos propositions. Ils sont l’opportunité pour les gens de gauche et écologistes de se réinvestir dans la vie de la communauté, jusqu’à élaborer ensemble des projets politiques, portés par des candidats émanant des réseaux, ou bien soumis à des candidats extérieurs déclarés. Pour que les participants à ces réseaux locaux s’y sentent bien, libres, pris en compte et respectés, plusieurs conditions impératives doivent être respectées. Il ne doit y avoir ni chef, ni autorité, ni groupe dominant, ni gens qui savent mieux que les autres, ni participant plus important ou représentatif que d’autres. La démocratie directe et intégrale doit y être le seul mode de fonctionnement, dans le plus grand respect de chacun, de sa parole et de ses idées. Les décisions doivent y être prises par consensus général et non à la majorité. Au cas où le consensus général ne pourrait être obtenu, les conditions de la prise de décision doivent être discutées ensemble et acceptées par tous. Les sections du parti peuvent y proposer les initiatives et les actions qu’elles souhaiteraient voir menées par ces réseaux, gardant bien sur la possibilité de les mener elles mêmes en cas de rejet. Jamais de récupération ou de manipulation, de confiscation du savoir ou de l’information, tout doit être clair, sincère et transparent. La critique doit y être entendue et les règles adaptées à chaque fois que nécessaire. Chaque réseau local doit être libre et indépendant, avec la possibilité de participer à une structuration nationale horizontale permettant l’échange d’informations et d’expériences et la potentielle coordination. Ils peuvent se concerter et agir ensemble, soit pour des initiatives et des revendications, soit pour l’élaboration de programmes électoraux et le choix de candidats tant au niveau local que national; le parti restant bien évidemment totalement libre de suivre ces choix ou d’en faire d’autres. Au niveau national, un réseau politique et social pourrait être constitué, associant l’ensemble des forces désireuses d’échanger, de construire et d’agir ensemble. Là encore, la participation à des campagnes revendicatives ou d’action, ou à l’élaboration de programmes ou de candidatures, devrait y être libre et pleinement consentie. Cette structure, laissant bien sur sa pleine et entière liberté d’initiative à chaque participant, pourrait être en contact avec les réseaux locaux, pour des échanges mutuellement profitables et pour éventuellement donner une dimension nationale aux constructions, revendications et actions locales.

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