Le défi politique de l’anti racisme - Congrès PCF

Nouvel antisémitisme? antisonisme et antisémitisme
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A l’occasion de l’agression violente et insupportable contre un petit garçon portant kippa a ressurgi le thème du « nouvel antisémitisme ». Cette notion n’est pas nouvelle et a nourri de nombreux débats. Ceux qui partagent cette idée d’un nouvel antisémitisme, considère qu’il rompt avec la judéophobie chrétienne et l’antisémitisme racialisé porté par les nazis et s’appuie désormais sur l’antisionisme et la diabolisation d’Israël. Il ne serait plus le fait principal de l’extrême droite mais a contrario de l’extrême gauche pro palestinienne et des islamistes qui n’auraient jamais condamnés les versets antisémites du Coran. "La logique du “nouvel antisémitisme” peut être formulée comme un syllogisme : i) l’antisémitisme est la haine des Juifs, ii) être Juif c’est être sioniste, iii) donc l’antisionisme est antisémite. L’erreur a à voir avec la seconde proposition. Prétendre que sionisme et judéité sont identiques, ou qu’un lien de continuité peut être établi entre l’État d’Israël et le peuple juif, est faux. Beaucoup de Juifs ne sont pas sionistes. Et le sionisme présente de nombreux traits qui en aucun cas n’appartiennent ou ne sont caractéristiques de la judéité, mais émanent plutôt des idéologies nationalistes et coloniales des trois derniers siècles. La critique du sionisme ou d’Israël n’est pas nécessairement le produit d’une animosité à l’encontre des Juifs ; inversement, la haine des Juifs n’implique pas nécessairement l’antisionisme." mercredi 3 janvier 2018 par Neve Gordon UJFP et mediapart traduction Neve Gordon article « Le nouvel antisémitisme » publié dans mediapart et sur le site de l’UJFP (Neve Gordon est un politologue et historien israélien né en 1965. Il enseigne à l'Université Ben Gourion du Néguev où il dirige également le Département de sciences politiques et gouvernementales.) Nos dirigeants politiques semblent valider cette notion. Je pense qu'il faut la déconstruire pour garder notre droit à critiquer la politique d'Israël (nous reconnaissons son existence) nous ne sommes pas seuls à subir l'amalgame (Pascal Boniface) tout en regardant en face les ravages de l'islam radical qui jettent la suspicion sur les musulmans en génhéral et les jeunes des quartiers populaires en particulier. Devons nous exprimer sur ce sujet en tant que Parti (déjà fait en partie).?

Les commentaires

  • a commenté 2018-03-14 21:47:11 +0100
    Le distingo est plutôt à faire entre antisémitisme et critique de la politique du gouvernement d’Israël.
  • a pris position important 2018-03-14 21:47:11 +0100
  • a commenté 2018-03-06 19:53:43 +0100
    Je pense en effet qu’il ne faut pas faire l’amalgame entre les sionistes et les sémites et qu’il faut dénoncer ce parallèle entre anti-sionistes et anti-sémites.

    Mais au delà je pense qu’il serait prudent de faire y compris la distinction entre les sionistes et la politique du gouvernement Israélien. Je ne pense pas que tous les sionistes (qui veulent revenir sur la terre de Jérusalem) ne soient juifs, il y a aussi des sionistes chrétiens.

    Par contre il y a bien une politique d’un gouvernement en Israël que nous devons combattre, une politique de droite qui développe une colonisation et qui ne veut rien entendre de fait de l’existence d’un état palestinien. Un gouvernement qui sous des prétexte religieux fait des choses que nous condamnons fermement.

    Il faut peut-être avoir à nouveau une lecture des politiques religieuses (de toutes les religions) et des dégâts et guerres qu’elles provoquent, “l’opium du peuple”…
  • a pris position important 2018-03-06 19:53:43 +0100
  • a commenté 2018-02-09 21:45:29 +0100
    Le gouvernement israélien met en place des moyens considérables pour faire taire un peu partout dans le monde la contestation de sa politique, c’est la criminalisation de la campagne BDS boycott désinvestissement sanction qui serait discriminatoire et inciterait à la haine raciale avec la circulaire alliot marie en 2010, C’est la même logique qui consiste à faire l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme. Il s’agit d’une véritable stratégie menée en particulier par les néo conservateurs, Manuel Valls a joué un rôle majeur dans cette offensive. Macron poursuit dans la même direction. Il faut mener une lutte sans concession contre l’antisémitisme et en même temps défendre le droit de critiquer la politique d’Israel et refuse l’importation du conflit israélo palestinien sur le sol français
  • a pris position favorable 2018-02-09 21:45:29 +0100
  • a commenté 2018-02-07 20:01:04 +0100
    Je pense qu’il faut en parler, se battre pour que les Palestiniens aient leurs terres, pour que cessent les brimades et exactions de l’armée israélienne ne font pas de nous militants des antisémites. Il faut redéfinir, encore une fois, enfermer par des mots permet de stigmatiser et de dénigrer des combats pourtant essentiels.
  • a pris position favorable 2018-02-07 20:01:04 +0100
  • a publié dans Le défi politique de l’anti racisme 2018-02-05 12:28:51 +0100