Amendements - Congrès PCF

Ma contribution
Contributeurs :

Préparation du congrès Rédacteur : Francis Rogard section de Rueil Malmaison / Garches Remarque préliminaire (j’ai voté pour la proposition « Pour un printemps du communisme ») : Des analyses et remarques sont communes aux 4 propositions mais il m’est difficile d’amender une proposition qui ne correspond en rien globalement à la prise en compte de la situation pour définir un communisme du 21 ème siècle. Le parti ne peut prétendre à être le point unique au niveau idéologique et surtout opérationnel des différents courants « de gauche » pour une nouvelle société, ou se situe notre dialectique de progrès ?. Le projet retenu est pour moi une fermeture sur un « éternel communiste » qui n’existe en rien et est en opposition avec le marxisme pour qui c’est l’évolution de la société qui constitue la base d’une démarche révolutionnaire. Tout ce qui est défini dans le texte comme nouveau ,n’est qu’une réécriture du passé : communiste de notre temps en tant que répétition des définitions traditionnelles d’une société communiste ; un nouvel internationalisme avec aucune position claire sur l’Europe ; une nouvelle stratégie qui consiste à avoir nos candidats à chaque élection (nous avons 2,5 % aux législatives sur nos candidats) ; un parti communiste qui n’a de nouveau que des « il n’y a qu’à ... » Et je reproche aussi que beaucoup d’analyses ne sont pas faites et se résument à dire : « c’est la faute de la direction... » En opposition le projet que j’ai soutenu (quoique trop marqué par des appels du pied à la FI en tant que structure au lieu d’analyser l’électorat de la FI qui est aussi notre électorat en particulier moins ouvrier. Mais l’ouvrier du 21 ème siècle ne correspond en rien à l’avant garde ouvrière du 19 ème siècle pour de multiples raisons à analyser, son vote devient majoritairement celui du FN) proposait : Une société qui libère le travail (salaire à vie) ; une 6 ème république ; une horizontalité du parti (et non une bataille contre la direction comme le texte proposé) avec l’importance des sections et des regroupements locaux et intersections ; porter un éco-communisme ambitieux ; faire de la transformation de l’Europe un levier pour une alternative à l’ordre mondial capitaliste. Il me semble indispensable d’amender le texte pour éviter d’être réduit à un groupuscule gauchiste. Tous les communistes ne sont pas membres du parti, il faut que nos idées soient en débat dans la population pas derrière une porte même dorée. La section doit être un tout : un lieu de réflexion avec tous, un lieu d’apprentissage, de culture, de diffusion et le moteur du changement révolutionnaire. Aucune révolution même latente n’a été décrétée par une direction. La hiérarchisation du parti a pour rôle l’animation de la vie du parti et la synthèse du travail des sections pour confronter et diffuser au niveau national les idées de transformation. Il existe de nombreuses expériences locales surtout sur les problèmes écologiques mais aussi au niveau international par exemple avec le logiciel libre, expériences qui sont pour moi souvent révolutionnaires dans le sens de la construction de solutions solidaires hors du circuit du profit, ces expériences doivent constituer la base réaliste du mouvement révolutionnaire et de notre politique pour une république française moteur d’un nouvel humanisme basé sur : la liberté, l’égalité et la fraternité. Ma grille de lecture est : Quelle société nous proposons Comment on y arrive Quelle rôle doit jouer le parti et ses militants Ma contribution sur le texte retenu  Le Résumé Il faut retirer du texte toutes les attaques inutiles contre la direction. Il indique comme objectif « un changement profond de la direction nationale …. », il pose la question mais en argumentant sur la nécessité de changer la direction, donc certains veulent donc la place ????. La direction doit être démocratiquement le résultat du texte du congres dans la mise en œuvre des résolutions et non définie à priori comme base de discutions comme si le changement de direction était l’élément de redressement de notre parti, ceci me semble une absurdité et même un refus de faire les analyses indispensables. Il est évident que ceci a été retenu comme seul argument par les médias pour discréditer non Laurent mais évidemment le parti. Pour autant attaquer la direction ne me semble en rien résoudre le problème du communisme au 21 ème siècle, le problème des personnes n’est d’aucun secours. Cette démarche aussi de raisonner sous forme hiérarchique ( la direction et les autres) ne me semble pas correspondre à la nécessité d’évolution de l’organisation sous forme horizontale avec responsabilité forte au niveau des sections et des actions locales en responsabilité. Dans Notre 38 ème Congrès Il faut retirer «  Un changement profond … est-il nécessaire . Quel engagement ...l’action ? » et ne conserver que « Quel engagement du parti et de ses responsables pour un effort d’adaptation des idées, des pratiques et des actions ?» Dans le bilan critique, les directions semblent les principaux responsables de la situation, ceci est un peu court.’écrit en gras!) Dans relever les défis de la crise On parle de « nouvelle civilisation » ??? et non nouvelle société, une civilisation n’est pas une donnée du futur mais du passé, de l’existant. On ne souhaite pas changer la société dans ses racines culturelles et ses structures sociales solidaires existantes ou nouvelles. L’écologie n’est pas indiqué comme défi central et mortel de notre civilisation en tant que fruit direct de l’exploitation capitaliste à tous niveaux et sur tous (hommes, femmes, jeunes …). Les résultats catastrophiques écologiques du capitalisme sont évidents, compréhensibles et visibles par tous Nous seront morts avant la mise en place de notre nouvelle société. Les problèmes sont urgents et le parti doit être en première ligne pour sauver « l’humain d’abord ». Il faut proposer un chemin révolutionnaire de survie humanitaire et pour cela prendre en compte les mini réalisations existantes basées sur la coopération et le refus du profit comme moteur (les communs gratuits pour tous «(transports, eau, air, énergie …), les Scops …) car le grand soir ne sera que justement la coordination socialiste de ces expériences pour construire la nouvelle société. On parle (2.4) des propositions communistes, encore ce communiste absolu, inné qui n’est que la proposition des communistes. Que signifie « une proposition communiste » ??? en quoi une proposition est communiste ou pas ? Sinon par rapport aux rapports de force, aux progrès pour les gens, aux évolutions sociales mais tout ceci est concret, historié. Nous avons une grille de lecture, le marxisme, de l’évolution de la société de classes mais notre nouvelle société ne peut être que la conséquence de la prise de conscience des possibles par la population. Nos certitudes doivent être partagées dans la cadre d’un confrontation permanente, aucune société ne peut être immobile au niveau économique mais surtout idéologique. La société communiste doit être définie à partir des réalités et non d’une idéalisation idéologique qui a donné les résultats connus comme, pour prendre un exemple, la génétique pseudo-scientifique de Lyssenko. Dans le communisme de notre temps On parle de luttes, mais pas de ce qui existe et pourrait être les éléments de la nouvelle société (la Sécurité sociale, le statut du fonctionnaire avec salaire à vie, les exemples multiples de vie « en communiste » ..) et donc compréhensibles par tous. On parle d’une transformation radicale donc d’un grand soir différé qui permet de rester pure mais irréaliste car pour toute révolution le problème est le lendemain matin. Il faut donc construire dans le cadre de nos objectifs. Un nouvel internationalisme Le texte sur l’Europe est incompréhensible (le développement plus loin aussi) on reste ou pas ? Quelle est la position actée par nos précédents congrès ? Positon juste ou pas ? Et on reparle de grandes batailles populaires illusoires pour résoudre le problème, des grandes batailles sur quoi ? Pour quoi ? Pour une nouvelle stratégie de développement On conditionne visiblement le rassemblement par le fait d’être le chef et non par le regroupement pour faire majorité sur des objectifs. Nous seront candidat d’un rassemblement que si cela est une évidence sinon nous serons le rassemblement de nos 2,5 % des législatives. Pour un parti ...et révolutionnaire Tout est très joli dans les « il y a besoin ... » Le pré-préambule Retirer « changement de direction » qui est incompréhensible en tant que question de fond, en quoi un changement de direction est fondamental pour définir un communisme du 21 ème siècle. Préambule Retirer la partie sur le direction nationale et poser la question Quelle vie démocratique dans le parti ? Un bilan critique Analyse incomplète de la raison du vote sur nos candidats. Pourquoi 11 députés ? Simplement parce que la FI a été gentille ou parce que la FI et nous avons le même électorat et donc il faut analyser cet électorat et son évolution … La faute ce sont les dirigeants donc si on change les dirigeants, nous aurons 50 député-e-s ???? Je pense que les problèmes de l’URSS ne sont pas historiquement inintéressants mais il me semble inutile de remettre encore cette question à l’ordre du jour pour définir un nouveau communisme alors que cette référence ne dit plus rien à plus grand monde. On ne comprend pas le renoncement DES DIRECTIONS, le renoncement à quoi ? Une analyse de l’évolution des pays de l’est ou quoi ? ou simplement comme l’indique le texte l’abandon de la bataille des entreprises comme facteur de non réussite des pays socialistes ? Relever les défis Il manque un chapitre sur les Exemples d’expériences « communistes » 3 Le communisme de notre temps 4 Un nouvel internationalisme Russie pays émergent comme le Brésil ??? La bataille sur le climat et globalement sur l’écologie ne peut être que mondiale, le nuage radioactif de Tchernobyl ne s’est pas arrêter aux frontières. 5 pour une nouvelle stratégie de développement 5-3 Il semble que des candidats non communistes mais qui adoptent nos idées et ne sont pas membres de parti soient exclus 6 Le parti 6.1 dans les entreprises Rien de concret sinon un vœu pieu 6.4 La formation C’est quoi le marxisme vivant et le marxisme mort ????? On forme les militants pour être hégémonique, pour diffuser une connaissance hégémonique ? Ou on forme les militants pour leur donner les capacités d’analyse, d’adaptation aux contextes et d’organisation. Le marxisme est une grille d’analyse surtout basée sur les rapports économiques mais d’autres approches en particulier philosophiques voir sociétales sont évidemment fondamentales pour le militant. Et je ne parle pas des évolutions scientifiques et technologiques qui doivent permettent aux militants de comprendre pour construire une société nouvelle. Le parti doit être un parti de vulgarisation des évolutions en liaison avec les rapports sociaux. Il faut former les militants à travailler ensemble en utilisant en particulier les nouvelles technologies. 6.5 Nouvelle organisation du parti Il faut faire apparaître la transversalité sous ses différentes formes : le regroupement de sections (centaines ont 3 ou 4 militants) non structurellement mais pour mener des actions locales au sens larges (un hôpital qui ferme par exemple), pour élaborer des propositions, pour diffuser …) Il faut évidemment que les propositions « d’en bas » soient prises en compte, ou au moins étudiées par les responsables à tous niveau avec un retour. Que deviennent les gens qui sont proches de nous ? Ils peuvent participer à la vie de notre parti ? Par exemple dans ma section à chaque occation (fêtes, muguet, formation …) nous doublons le nombre de militants avec des non membres du parti. Les adhesions font suite justement à ce travail en commun Il faut « etre connu » ceci permet d’effacer toutes les idées qui circulent sur le parti. Il ne faut pas que l’organistion soit une exclusion de ceux qui sont proches de nous. 6.7 L’information et communication La partie nouvelles technologies n’est pas développée dans son sens fondamental de mise en place d’une démocratie de proximité indépendamment des lieux, du temps et des hiérarchies.

Les commentaires

  • a commenté 2018-10-27 10:17:07 +0200
    Je partage bon nombre de tes critiques à la base commune du “Manifeste”. Il me semble qu’un point fondamental qui a motivé les camarades pour ne pas choisir le “Printemps” est celui que tu évoques: une critique insuffisante de Fi et de ses dirigeants. Il me semble établi que Mélenchon veut exercer une hégémonie sur la gauche et qu’il travaille à la disparition du PCF. Sa référence constante à Mitterand est un signal à la couche dirigeante: il est social démocrate et il ne s’en prendra pas à la domination du capital et des seigneurs de la finance, mais au PCF. Son succès politique est fondé sur son charisme de tribun, sur l’image de gauche qu’il a reçue du soutien PCF en 2012 et 2017, et qu’il retourne comme arme contre notre parti. Or une question centrale, qu’enseigne à mon avis le bilan de nos actions depuis 1964, de leurs succès et de leurs échecs, est celle des conditions de durabilité et d’efficacité d’une union (indispensable) des forces politiques progressistes autour d’un programme lui même progressiste. Pour moi, cette condition, sur laquelle insistait le texte du CN, est qu’une telle union doit reposer sur un rassemblement dans les luttes de citoyen-nes conscient-es . La confiance en un tribun, aussi talentueux soit-il, n’est pas, en général, une adhésion consciente à un contenu . C’était vrai pour Marchais, c’est vrai pour Mélenchon. Je pense comme toi que la posture de la base commune, qui est une stratégie de rassemblement populaire autour du parti “qui a l’ambition d’être à l’avant-garde des luttes et des idées” est une stratégie d’échec annoncé. Je pense comme toi que ceux qui ont fait confiance à Mélenchon en 2017 font potentiellement partie d’un rassemblement populaire progressiste que le PCF doit travailler à réaliser. Mais cela passe par un progrès de leur perception des mécanisme de la domination du capital: le rôle du PCF me semble irremplaçable pour ça. Un point de désaccord avec toi est ta critique du terme “proposition communiste”. Une proposition énoncée par le PCF est une proposition communiste, non? La Sécu était une proposition communiste, n’est-ce pas? Seras tu d’accord que le PCF, riche des apports du marxisme, mais aussi de tous les apports des courants progressistes, humanistes, marxistes ou non, dans la société, est en mesure de faire des propositions capables de catalyser des luttes populaires progressistes pour faire reculer le capital? Un gros défaut du “Manifeste” est son repli sur sa prétention d’exercer “son hégémonie culturelle sur la gauche et la société”: une formulation qui rejoint sa nostalgie du “parti d’avant garde”…Incidemment, cette formule, dans ma section qui a voté à 78% pour le “Manifeste” a été supprimée à l’unanimité et remplacée par (P 22 ligne 37): “(Le PCF.)…à l’ambition de participer à faire grandir l’influence des idées progressistes et révolutionnaires dans la société”…Ce qui montre que le débat peut faire avancer les idées.
  • a commenté 2018-10-15 11:28:30 +0200
    aucun
  • a publié dans Amendements - Préambule 2018-10-15 11:24:51 +0200