Le Parti et les classes populaires, au travail comme dans la cité - Congrès PCF

Un ancrage populaire et un apport historique à développer
Contributeurs :

Contribution collective de la section PCF de Saint-Maur-des-Fossés (94) : ++++++++++++++++++ 1 • COMMENT REDEVENIR LE PARTI DES CLASSES POPULAIRES ? a) Présenter plus systématiquement aux élections des candidats issus des classes populaires et de la « vraie vie » (employés, opérateurs, artisans…). b) Se questionner sur l’institutionnalisation du parti : Au fur et à mesure que les usines ont fermé dans les années 80, nous avons créé des postes de permanent du Parti et nous avons fait élire ces permanents pour qu’ils soient salariés dans le cadre de leur mandat. Nous sommes tombés dans l’électoralisme par ce biais et nous en sommes encore prisonniers à ce jour. Auparavant, les dirigeants du Parti n’étaient pas élus et avaient une activité professionnelle à côté du Parti. Les permanents aussi étaient issus du mouvement ouvrier. Nous devons revenir à une séparation plus claire entre organisateurs du parti et titulaires de mandats électoraux pour avoir un personnel politique plus ancré dans la réalité des masses laborieuses. c) Plus valoriser la spécificité et l’apport pour les classes populaires des politiques du PCF quand il est au pouvoir : * Rappeler plus souvent dans nos discours et dans notre communication ce que nous faisons et avons fait pour les classes populaires quand nous sommes ou avons été au pouvoir : Sécurité Sociale, services publics, logement, politiques culturelles et sociales dans les collectivités locales que nous administrons… Prévoir une exposition dédiée à ce sujet à Colonel Fabien ? * Faire plus souvent appel dans le discours de nos dirigeants aux figures historiques issues des classes populaires qui ont assumé des responsabilités au sein du Parti (Maurice Thorez, Ambroise Croizat, Marcel Cachin, Pierre Sémard, Charles Fiterman, Georges Marchais, Henri Malberg…). d) Viser à reconstituer une conscience de classe des salariés (du privé et du public), des travailleurs indépendants et des privés d’emploi en dévoilant les ressorts de l’exploitation et les intérêts communs de tous ceux qui s sont soumis à la domination d’un capitalisme qui les tire progressivement dans le « précariat » ou les exclue de la production pour servir d’armée de réserve et cliver la classe fondamentale. e) Renforcer nos liens avec les associations de jeunesse, notamment au sein des quartiers populaires, pour soutenir les mobilisations spontanées des jeunes et leur montrer que nous sommes à leur écoute. f) Généraliser au sein du Parti les dispositifs du type « voyages à la mer » en été pour les personnes défavorisées (en mettant à disposition des militants des conseils pour l’organisation). g) Remettre la question de la souveraineté du peuple français au cœur de notre discours. +++++++++++++++ 2 • QUELLE ORGANISATION DANS LES ENTREPRISES ET LES LIEUX DE TRAVAIL ? a) En finir pour l’instant avec l’utopie de reconstituer des cellules d’entreprise compte tenu du rapport capital / travail extrêmement défavorable actuellement et de la stigmatisation renforcée de l’engagement en entreprise (qu’il soit syndical ou politique). Tenir compte du fait qu’il devient trop dangereux professionnellement de s’exposer comme communiste. b) Essayer d’adapter nos modes de fonctionnement et de ciblage militant aux horaires éclatés des travailleurs (développement des 2/8 et 3/8) en allant les trouver sur leurs lieux de vie, d’achat (centres commerciaux) ou de loisirs plutôt que sur leurs lieux de travail pour les informer de leurs droits et les amener à questionner les pseudo-évidences qui ont contaminé les esprits. c) Être au côté des travailleurs et renforcer notre présence militante en dehors des périodes électorales. d) Soutenir sans faille la CGT et les syndicats de lutte et renforcer les liens avec les centrales syndicales pour se tenir au courant et se positionner en soutien des mobilisations locales et nationales.

Les commentaires