Conception et rôle de nos directions - Congrès PCF

Lors du congrès : faire un bilan des CSP des délégués
Contributeurs :

Notre parti n'est pas imperméable aux inégalités qui traversent la société. En France, en 2016, les ouvriers constituaient 20% de l'ensemble des actifs, et plus de 30% des actifs ayant entre 15 et 24 ans. Les employés constituent près de 30% des actifs, et sont pour moitié dits "non qualifiés" par les statistiques de l'INSEE. Chez les 15-24 ans, ils sont là aussi sur-représentés, avec 38% des actifs de cette classe d'âge. Ces chiffres nous montrent d'abord que la classe "laborieuse" n'a pas disparu, malgré une désindustrialisation du pays et un chômage croissant. Pourtant, ces classes sociales, celles qui subissent le plus l'exploitation capitaliste, sont extrêmement sous-représentées dans les institutions nationales et locales. Le nombre d'élus ouvriers est en chute libre depuis plusieurs décennies, et cela ne s'explique pas uniquement par la baisse électorale du parti : le parti lui-même investit moins d'ouvriers, et même d'employés, parmi ses candidats. Nous en arrivons à un point où les ouvriers et employés sont sous-représentés dans nos instances de direction par rapport à leur place dans la société. Le PCF, "parti de la classe ouvrière", ou du moins parti des travailleurs, connait la situation paradoxale où ces catégories socio-professionnelles sont de moins en moins représentées dans ses instances de direction à tous les échelons. Les études sociologiques sur la composition du parti attestent de la disparition progressive de ces catégories dans nos instances, mais également dans nos congrès. Le PCF ne peut pas revendiquer le qualificatif de communiste s'il n'agit pas en son sein pour redonner la parole aux travailleurs. Nous devons nous doter d'outils et d'une politique volontariste de promotion de cadres issus de la classe ouvrière, dans un sens élargi aux employés. Une première étape en ce sens est de fournir un compte rendu détaillé de la composition sociale de notre congrès extraordinaire, comme outil qui servira à notre direction pour prendre la mesure de l'invisibilisation des ouvriers et employés dans notre parti.

Les commentaires

  • a commenté 2018-08-13 18:32:01 +0200
    Pour redevenir un parti de classe, il faut que la classe ouvrière soit mieux représentée dans notre parti. Très bonne contribution !
  • a pris position important 2018-08-13 18:32:01 +0200
  • a pris position favorable 2018-08-13 18:32:01 +0200
  • a commenté 2018-03-08 11:11:59 +0100
    Non seulement il est primordial que le parti prenne en compte ses adhérents, avec leurs spécificités, mais qu un véritable ascenseur social démocratise la vie de nos instances dirigeantes , on ne peut écouter les classes populaires dont nous sommes éloignés,si nous faisons pas d’actions concrètes vers eux, particulièrement fragilisées par la mondialisation d’un capitalisme acharné , cette catégorie se tourne vers l ’extrême droite qui leur donne le sentiment d’être mieux entendus Catherine Chevalier élue paris 14 eme
  • a pris position favorable 2018-03-08 11:11:58 +0100
  • a commenté 2018-01-11 19:32:23 +0100
    Sur cette question, il est indispensable que nous disposions d’un graphique, depuis 60 ans, des catégories sociaux-professionnelles des militants du Parti. Avec ce type d’outil, nous commencerons à réfléchir concrètement, en bons matérialistes. J’ai proposé une contribution sur ce sujet nommée Méthode partagée qui a été publiée sur Contributions hors chantier.
  • a pris position favorable 2018-01-11 19:32:23 +0100
  • a commenté 2018-01-06 16:22:38 +0100
    Le PCF, s’il veut mériter son nom, doit être le parti du prolétariat organisé.
  • a pris position favorable 2018-01-06 16:22:37 +0100
  • a publié dans Conception et rôle de nos directions 2017-12-28 21:01:43 +0100