Notre démarche stratégique de transformation et de rassemblement, sur la base d'un bilan de la période écoulée et des enjeux de la période nouvelle - Congrès PCF

Contribution section de Tarbes
Contributeurs :

BILAN ET AVENIR DE NOTRE DEMARCHE STRATEGIQUE

17 camarades présents


Introduction : Roland CAZENEUVE   (extraits)

 

             Le cœur étant la lutte des classes, il existe toujours les possibles d’opposer au capital un projet émancipateur et de réappropriation des moyens.

           Les luttes dans la rue sont insuffisantes, si elles ne posent pas la question de la perspective et du pouvoir institutionnel. Donc, du pouvoir sur l’économie banques etc..)

           Le dépassement du capitalisme se fera par étapes.

           Un rassemblement populaire majoritaire est incontournable.

             Quel type de rassemblement, quel type d’union électorale ?

             Nous devons faire un bilan propre au Parti et un du Front de Gauche. Quelle est notre part de l’échec et celle des autres ?

             Dans le FDG , nous n’avons pas été à la hauteur car pas assez initiateurs pour que l’activité se tourne vers le peuple et apparaitre comme force réelle de propositions. Le FDG est resté un « entre nous », un « entre«  soi ».   On a laissé manœuvrer Melenchon , le PGet la France Insoumise.

             Concernant toutes les élections : oui nous voulons des élus à tous les étages institutionnels (force de résistance, de propositions) . Mais nous semblons ne plus être devenus qu’une machine électorale. Notre activité sur le terrain se soit d’être permanente, visible.  

             Le nécessaire objectif est bien de faire progresser le niveau de conscience et la crédibilité d’une perspective.  

 

                       THEMES ABORDES DANS LA DISCUSSION

           Un camarade rappelle la raison de la tenue de ces réunions : à partir des quatre notes soumises au débat sera élaborée en juin la base commune. Ce sont les militants de base qui déterminent le contenu des débats du Congrès et l’efficacité est à accroitre.

  • Stratégie électorale, alliances et rassemblement populaire majoritaire sont complémentaires et permettront le dépassement du capitalisme par la voie démocratique. La question des pouvoirs est posée.

 

Cette partie des thématiques, sur les quatre abordées, montrera des approches différentes, mais à approfondir afin que nous demeurions pleinement communistes.

  • Un rassemblement ne peut se faire sans contenu crédible. Le capitalisme est triomphant et pourtant existe la richesse des luttes dans la diversité. Le constat es partagé que le capitalisme n’est plus la solution (pour la planète, pour l’Humain). Comment aborder la visée communiste, le projet alors que, même en luttes, les gens ne se tournent pas vers les communistes.
  • Les alliances sont nécessaires puisque nous ne sommes pas majoritaires.
  • Pour certains camarades, oui JLM et la FI sont populistes. Mais le PS et Jospin à l’époque idem. Le bilan peut partir de 2005, étape importante car il signe la rupture des alliances dites « naturelles ».Les élus ? Dans quelle configuration et pour quoi faire.
  • Les alliances avec le PS ont un mauvais impact sur nous. Et c’est cela qui a permis la candidature de JLM, porteuse de renouveau. Le FDG est malheureusement un échec après quelques réussites (adhésions, retour d’intérêt pour la politique).

Plusieurs camarades se demandent si nous avons encore une stratégie véritable et à long terme. Sommes-nous, ce que nous devons être, une locomotive ou une remorque ? Si nous n’avons plus à être le « parti-guide », il n’en demeure pas moins que nous devons être la principale force de propositions et de débat idéologique (cf : luttes des classes) et non tirer la remorque.

Nous nous positionnons trop en « stratégie de l’immédiateté », comme complexés par l’Histoire. Il nous faut demeurer : un parti , communiste, français.

Le fond n’est pas un problème de personne (JLM), mais l’analyse et les propositions tant sur l’économique que sur le politique et la question du rassemblement.

Capitalisme ? Libéralisme ? Communisme ? Rassemblement ? Il faut demander aux gens leur façon d’appréhender les choses et leurs définitions !

Il faut redéfinir le capitalisme. Il a changé : plus la production d’abord mais l’actionnariat et les dividendes.

Si les communistes sont en grande difficulté, la social-démocratie aussi (scission).

La réappropriation des richesses ou leur meilleure répartition n’est pas la même chose. Divergence entre nous et la FI et ce n’est pas le moindre des problèmes.

Nous devons réaffirmer que , pour nous, il s’agit bien de se réapproprier les biens de production. De plus en plus de gens cherchent une identification idéologique : JLM et le FN L’ont.

Et nous ? Quelle est notre identification ? Même si nous sommes très affaiblis, nous nous devons d’être à l’offensive. Si nous nous comportons en « mouvementalistes », rien ne fera bouger la perspective.

En 36, les communistes ont « poussé », soutenu, mais sans participer. Puis Blum et les caisses vides et les promesses du Front Populaire plus possibles ! Même chose en 81. Nous en revenons à la question des pouvoirs institutionnels, décisionnels pour les salariés, par rapport aux banques etc…

Il faut en conséquence enlever le pouvoir au capital et à ses serviteurs. Par la voie démocratique.

 

Il est impératif d’agir en constante et en amont des périodes électorales.

En travaillant avec d’autres, en recherchant les convergences car nous ne ferons rien tous seuls, mais sans « vendre notre âme » ? Rassemblement n’est pas ralliement.

Envisager de remettre en place des collectifs, oui, à condition de développer notre activité pleine et autonome de communistes.

Pour certains camarades, le bilan que nous devons faire remonte à bien plus loin que 2O05 Non pour se flageller mais redonner tout le sens à notre combat.

Entre ce que nous souhaitons et la situation à aujourd’hui, nous devons constater les contradictions, les trahisons et revenir à la notion de processus.

Ce n’est pas la finalité (le communisme) qui abattra le capitalisme : c’est la stratégie. Et cette stratégie, dans la complexité et les aspects contradictoires, nécessite des étapes et des alliances avec d’autres, moins révolutionnaires que nous .

En elle-même, bien sûr, la stratégie du rassemblement est juste. Mais en 36, comme en 81 ou dans le FDG, le grand manque est le rapport de force des idées, du combat idéologique. De même que le rapport entre le concret et les idées, l’action et les idées.

Il y a échec sur la bataille idéologique parce que nous ne sommes pas assez sur les deux jambes. Ce qui entraine à ce que les gens ne s’en tiennent qu’à une caricature du communisme et du poids des pays de l’Est.

 

Les alliances sont incontournables pour avancer dans le cadre d’un processus, mais la visée communiste reste identique même dans la redéfinition de notre démarche stratégique.

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