Amendements
Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste - Congrès PCF

4.2 Pour un monde de coopération et de paix
Contributeurs :

page 14 ligne 50 à page 15 ligne 17 : La crise de 2007-2008 qui a frappé à des degrés divers l'ensemble des pays capitalistes a fragilisé l'image du capitalisme sans que pour autant ne surgisse clairement la possibilité d'alternatives. Elle a cependant accélérer l'émergence des populismes et de régimes autoritaires dans lesquels les despotes prospères à l'image de V. Orban, V. Poutine ou de R.T. Erdogan. Sur la base de crises institutionnelles, d'absences d'alternatives tangibles, de négation des idéologies et de la politique au sens classique du terme, le populisme se cristallise sur la défense de l'ethnie, du racialisme, de l'identité sous toutes ses formes promouvant une vision néoconservatrice de la nation. Celle-ci devient un espace de repli et de privatisation des droits. Dans sa version xénophobe, elle rejette les migrants, les minorités et la mondialisation. La course aux armements, la prolifération nucléaire, la remise en cause d'accords internationaux comme, celui de l'Iran, nourrissent les conflictualités meurtrières comme au Yémen, en Irak ou en Syrie.

Les commentaires

  • a commenté 2018-11-05 14:54:11 +0100
    Analyse quelque peu simplificatrice et souvent erronée . Ce n’est pas la crise de 2008 qui est à l’origine de l’arrivée au pouvoir de Poutine, ni même d’Erdogan. Poutine était premier ministre en 1999 et président en 2000. A l’origine , il est un libéral inspiré par Sobtchak et s’il s’est replié sur des positions nationalistes, c’est avec l’assentiment du peuple russe et en réaction à des agressions atlantistes incessantes. Est-ce une “vision néoconservatrice de la nation” que de refuser le bradage des industries pétrolières ou métallurgiques nationales aux intérêts occidentaux comme l’a fait Poutine? Est-ce une “négation des idéologies” que de soutenir des combattants ukrainiens en lutte contre un putsch fasciste et l’intégration de force à l’Union Européenne? On peut reprocher à juste titre beaucoup de choses à Poutine, l’autoritarisme, la corruption, le retour à la religion, mais le qualifier de despote est absurde. Sinon, comment qualifierons nous MBS ou bientôt Bolsonaro? La Russie reste un pays de démocratie représentative où le parti communiste n’est pas interdit, contrairement à beaucoup de pays “démocratiques” comme l’Ukraine. Mais Poutine a fait il y a quinze ans ce que Macron a réussi en 2017: réunir autour de lui (par conviction ou par intérêt ) l’essentiel de la composante sociale libérale de la société en isolant l’extrême droite d’un côté et les communistes de l’autre. Et il use et abuse de cette majorité. Mais, qu’on le veuille ou non, ce pays joue un rôle positif dans la préservation d’un monde multipolaire et dans la résistance à l’hégémonie américaine. Cessons ces anathèmes franco-franchouillardes, ces leçons droitdelhommistes sélectives et essayons de comprendre. Plutôt que de mettre tout le monde dans le même panier, essayons d’identifier où sont nos vrais adversaires et de trouver des convergences pour construire un monde de paix. C’est ce que propose la base commune. C’est une de ses idées les plus fortes, gardons nous de l’affaiblir en déroulant un chapelet de mots creux qui ne font qu’ajouter à la confusion
  • a commenté 2018-10-26 16:27:24 +0200
    Cf ma contribution (septembre) au choix de pause commune sur le fond de ce passage :

    1- La France doit sortir de l’OTAN, ce que tous les communistes portent comme exigence, mais pour aller vers « une nouvelle alliance avec les pays en voie de développement et émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Mexique, Turquie etc.) ».
    Cette approche – qui est aussi celle d’un E. Macron ou d’un J.-P. Raffarin qui en maîtrisent, eux, certaines conditions concrètes – fait tout simplement l’impasse sur le fait que ces rapprochements sont en cours, selon les dogmes libéraux, mais aussi que, par exemple, la Turquie est, après les Etats-Unis la 2e armée de l’OTAN… La place manque ici pour passer en revue la faisabilité de cette idée ; le plus important est de rappeler que le PCF travaille depuis ces 2 deux derniers congrès – et cela vient de plus loin ! – à faire grandir l’idée que la politique internationale et européenne de la France doit sortir de la logique des alliances (toujours opportunistes au final) pour lui préférer une démarche de partenariats bi- et multilatéraux, en sortant pour ce qui la concerne de l’OTAN mais en vue de bâtir des accords et espaces communs de coopération et de sécurité collective qui rendraient la dissolution complète de l’OTAN inévitable.
    2- Il est préconisé une « analyse sans a priori » de la Chine, une injonction qui fait fi des 2 délégations de 10 jeunes cadres PCF qui se sont rendus sur place depuis 2013, des ateliers à l’Université d’été du PCF, de la rencontre dans une section de Paris lors du Congrès de 2016 avec la délégation du PCC, et des forums, séminaires et colloques organisés tous les ans depuis 2013 au siège du Parti en partenariat avec le PCC, ses Ecoles, des centres universitaires chinois… tout cela en vue de développer des « analyses concrètes des réalités concrètes » de la société chinoise contemporaine. S’il s’agissait de se tourner vers Pékin, comme on dit que le PCF se tournât jadis vers Moscou comme vers un phare, il faut tout de même savoir que ce n’est même plus une conception que porte le PCC lui-même dans ses relations internationales de parti à parti…