Amendements
Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste - Congrès PCF

Création d'un 4.3 Pour une France hospitalière et fraternelle, une Europe solidaire
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page 15 ligne 41 et suivantes (l'actuel 4.3 "Une autre construction européenne" devenant 4.4) Les mouvements migratoires font partie de l'histoire de l'humanité. A l'échelle planétaire, les migrants internationaux représentent aujourd'hui 3,3 % de la population mondiale ; ils représentaient 5 % en 1900 en raison de la densité des flux européens. 68,5 millions de personnes dans le monde, dont pour moitié des enfants, sont des « déplacé-e-s » ; Seuls 10 % d'entre elles et eux sont accueilli-e-s par les pays riches dont les pays européens. Parmi les déplacé-e-s, le HCR recense 25,4 millions de réfugié-e-s qui, pour 85 % , se trouvent dans des pays « en voie de développement ». L' « Europe forteresse » se révèle la destination plus dangereuse puisque, depuis 2014, près de 17 000 migrant-e-s, de tous âges, ont trouvé la mort en Méditerranée. Le refus de les accueillir conduit la France à renier ses engagements. Alors qu'elle prétendait recevoir 19 000 en 2015, c'est mois de 4 500 qui ont été accueillies fin 2018. Les enjeux migratoires sont au coeur des défis de notre temps qui appellent de nouvelles solidarités et un devoir d'hospitalité. L'Union européenne et ses Etats-membres ont la capacité d'y répondre. Les milliards consacrés à la "sécurisation " des frontières précipitent les migrant-e-s dans les griffes des passeurs, dans le travail forcé, dans les pires violences et dans la mort. Nous affirmons la nécessité de l'ouverture de voies légales et sécurisées d'entrée en Europe (visas, droits d'asile, cartes de résidents...) afin de lutter contre les réseaux de trafic d'êtres humains, les mafias et tous ceux qui profitent du travail illégal qui se résume dans certains secteurs ou régions à de l'esclavage. Une Europe solidaire abrogera les règlements de Dublin faisant peser le poids de l'accueil sur les pays d'entrée. Elle établira les conditions de droit d'asile identiques dans tous les pays de l'UE respectant la convention de Genève, assurera la protection des mineur-e-s isolé-e-s et accordera des visas humanitaires à celles et ceux qui fuient les zones de conflits. Elle permettra l'extension du statut de réfugié-e aux migrant-e-s climatiques. La responsabilité de la France est d'accueillir dignement les migrant-e-s dans le respect des droits internationaux et des conventions des droits de l'enfant et droits humains. L'hospitalité, la fraternité et la solidarité sont parties intégrantes de notre conception du communisme. Nous proposerons à toutes les forces de transformation sociale et associatives disponibles de co-organiser une Rencontre internationale sur les migrations. (Lien de la contribution du PCF sur les enjeux migratoires publiée en avril 2018 : http://international.pcf.fr/sites/default/files/manifeste-web_1.pdf)

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