Conception et rôle de nos directions - Congrès PCF

Tirer les leçons des erreurs de 2017, être présent à la prochaine présidentielle
Contributeurs :

Peut-on continuer à être les seconds couteaux ? Peut-on continuer à être une force d’appoints ? La décision en 2012 de porter Mélenchon comme candidat à la présidentielle, n’a-t’elle pas été une grosse erreur, n’a-t’on pas joué avec le feu. En effet, déjà en 2012, Le personnage était bien connu sur la scène politique. Qui peut croire, que la Direction Nationale du PCF ne connaissait pas l’individu. En présentant Mélenchon, nous lui avons donné une légitimité. Je pense que le congrès doit réfléchir aux conséquences qui ont suivi, une perte de lisibilité en 2017, aucun accord pour les législatives avec FI. En 2017, nous avons avalé beaucoup de couleuvres, de la Direction qui a appelé à voter pour Mélenchon, sans expliquer pourquoi, à cette individu qui n’a cessé de nous ignorer, cette campagne a été pour le moins surprenante, une large majorité des militants zappant la campagne, avec le sentiment justifié que l’on leur avait imposé un choix. En effet, les militants à la conférence nationale avaient voté à 55% pour une candidature communiste. Choix d’autant plus fort, que la troisième proposition (pas de candidat) avait disparue. Ce choix de la direction a laissé des traces. Mon propos n’est pas de couper des têtes. Je pense qu’il faut tout simplement aborder ce sujet. L’esquiver serait prendre le risque d’être rattraper dans les débats du congrès qui pourraient ressembler à des règlements de compte, que les médias ne manqueraient pas de s’emparer. Prendre cette question très au sérieux de notre présence à la présidentielle, reconnaitre les erreurs de nos choix précédents, permettrait de rassembler les communistes. Nous avons perdu en lisibilité à ne plus être présent à la présidentielle. Cette élection coute chère. Sommes-nous obligés de faire des grandes messes, faisons comme les petits partis des réunions toutes simples, mais où nous pourrons faire avancer nos idées. Nous devons être présent à l’élection présidentielle.

Les commentaires

  • a commenté 2018-05-26 09:49:55 +0200
    Est-ce “le PCF” que nous cherchons à faire identifier, ou bien plutôt la nécessité urgente de la période historique ?
    La jeunesse , puisque nous regrettons “le déclin du PCF”, ne serait elle plus capable de reconnaître cette “nécessité du temps présent” ?
    Soyons rassembleurs et rallions nous nous mêmes s’il le faut aux "revendications "…Mais aussi, soyons porteurs de réponses, fruits de notre propre “travail théorique révolutionnaire” : sans théorie révolutionnaire, pas de revendication révolutionnaire, dirai-je pour paraphraser comme il se doit :
    Les présidentielles ne sont pas autre chose qu’un leurre général, tant que nos propositions concrètes de “gouvernance alternative” (pour de nouveaux critères de gestion etc etc…car travail de Paul Boccara & d’Economie & politique est un trésor de guerre) ne sont pas portées au débat national devant le suffrage universel, justement à cette occasion dite “Présidentielles”, sachant que de telles occasions de les faire connaître sont bien rares…MAIS, tout ceci n’a de chance de porter à conséquence “dynamique” que si nous sommes bien présents dans les convergences de LA MISE EN MOUVEMENT DES MASSES POPULAIRES ! Déjà le “Raz de Marée Populaire du 26 Mai”, devra faire un pied de nez à Monseigneur Météo… “à tout à l’heure”, donc !
  • a commenté 2018-05-25 12:07:30 +0200
    Comme je le dis dans “Sur une analyse nécessaire de la politique du PCF depuis 1980” il faut cesser de se dire “avec qui -t-on va s’allier ?” quand on prépare une élection, il faut d’abord élaborer notre programme, et celui-ci ne sera entendu, en particulier par la jeunesse, que s’il est révolutionnaire.
    Je crains que l’on reproduise pour les élections européennes les même erreurs que par le passé, au lieu d’aller de l’avant, de proposer une liste avec une tête de liste jeune et charismatique, la direction du parti commence par solliciter des alliances. Va-t-on encore ressortir des groupuscules type PG ou autres pour faire croire à un large mouvement ? Va-t-on encore attendre, et encore attendre comme pour les présidentielles qu’une illusoire alliance se fasse, pour se retrouver contraints et forcés de choisir de s’effacer. Les camarades qui ont voté pour se rallier à Melenchon, l’ont fait sans illusions, parce qu’ils savaient qu’il était trop tard pour se lancer dans la course.

    J’attends du prochain conseil national qu’il propose liste et programme pour les européennes, sinon il signera notre disparition et fera le jeu de ceux qui veulent un ralliement à FI.
  • a commenté 2018-04-25 16:43:44 +0200
    La 5ème république existe encore , malgré nous , pour défendre le capitalisme Français à la ramasse tant sur le plan économique que politique face aux capitalismes anglo-saxon et asiatique . Notre bourgeoisie , depuis la fin du gaullisme avec son capitalisme monopoliste d’Etat , a réussi à se maintenir au pouvoir grâce à la complicité de la social-démocratie et à l’affaiblissement du courant révolutionnaire en la personne du PCF . Depuis les années 80 cette bourgeoisie a réussi à nous marginaliser électoralement avec l’assentiment fataliste de certains dirigeants du PCF de l’époque Marchais suivie par l’équipe Hue-MGB-Laurent . Ces directions successives que nous avons mis en place au fil des congrès ont acté par la forces des choses notre recul électoral et ont cherché des pis aller de rassemblement comme le FDG ou autres rassemblements plus ou moins opportunistes pour freiner la dégringolade . Pourtant l’électorat populaire et ouvrier était toujours là dans l’abstention de masse et le vote FN qui prenait notre place dans des quartiers qui votaient autrefois communiste en masse . De nombreux camarades ont analysé les causes de cette défection de nombreux électeurs communistes et ont proposé des solutions plus ou moins fiables pour remonter la pente . Je pense que l’erreur originelle c’est le programme commun avec Mitterrand qui nous acoquiner avec le PS et nous a fait partager la responsabilité d’une gouvernance antisociale au service d’oligarques qui s’en sont mis plein les poches en réorganisant tout le tissu industriel du pays à leur profit . La crise de 2008 a démontré la faiblesse du capitalisme français et même américain , ce qui a plombé l’influence dite libérale des capitalistes et les a entraîné dans une fuite en avant encore plus antisociale avec les gouvernances Sarkozy-Hollande et maintenant Macron . Le déroulement de l’histoire est souvent tragique pour les peuples comme nous le voyons au Moyen-Orient et notre peuple dérouté par ses choix électoraux depuis De gaulle est prêt à se jeter dans les bras de n’importe qui pour sortir de l’impasse d’avenir où il se trouve . Le choix communiste est la seule réponse au capitalisme en crise permanente et il nous faut retrouver la tête et le cœur d’une grande majorité des citoyens pour redonner un nouvel espoir à la population et au pays .
    La réponse ne sera pas seulement électorale avec le système plombé des institutions de la 5ème république . La colère populaire peut s’exprimer par une grève générale insurrectionnelle qui mettra par terre la 5ème . La bourgeoisie fera à coup sûr une faute devant la montée de cette colère par une répression non contrôlée . De plus le système financier peut s’écrouler à tout moment aggravant encore plus les tensions politiques et sociales . Notre tour viendra pour faire avancer l’histoire humaine à condition que nous restions au corps à corps avec le peuple dans toute sa diversité . Pour cela redonnons un contenu encore plus révolutionnaire à notre organisation , recrutons de nombreux militants surtout dans la jeunesse , réorganisons plus efficacement notre outil-Parti de lutte de classes pour le rendre encore plus performant dans les masses populaires . La bourgeoisie a fait son temps , à nous de “réciter” le mouvement historique du 21 ème siècle pour que les peuples deviennent plus fraternels . La prise du pouvoir par le peuple en action exige des millions de citoyens dans la rue avec des militants chevronnés et courageux . Cela peut advenir bientôt car la bourgeoisie n’a plus de solutions pour s’en sortir , car la violence lui portera préjudice comme nous le voyons à NNDL ou dans les Facs . Bernard SARTON , section d’Aubagne
  • a commenté 2018-04-25 15:49:39 +0200
    La 5ème république existe encore pour défendre le capitalisme Français qui est à la ramasse vis à vis des capitalismes anglo-saxon et asiatique . Notre bourgeoisie a réussi depuis le fin du gaullisme et son capitalisme monopoliste d’ Etat à se maintenir au pouvoir grâce à la complicité de la social-démocratie et à l’affaiblissement du courant révolutionnaire en la personne du PCF . Depuis les années 80 cette bourgeoisie a réussi à nous marginaliser avec l’accord plus ou moins explicite au fil du temps de certains dirigeants du PCF comme Marchais-Hue-MGB-Laurent . Ces camarades n’ont eu
  • a commenté 2018-04-25 15:49:37 +0200
    La 5ème république existe encore pour défendre le capitalisme Français qui est à la ramasse vis à vis des capitalismes anglo-saxon et asiatique . Notre bourgeoisie a réussi depuis le fin du gaullisme et son capitalisme monopoliste d’ Etat à se maintenir au pouvoir grâce à la complicité de la social-démocratie et à l’affaiblissement du courant révolutionnaire en la personne du PCF . Depuis les années 80 cette bourgeoisie a réussi à nous marginaliser avec l’accord plus ou moins explicite au fil du temps de certains dirigeants du PCF comme Marchais-Hue-MGB-Laurent . Ces camarades n’ont eu
  • a commenté 2018-04-20 18:46:50 +0200
    Elections présidentielles

    Le système présidentiel est voulu pervers, pour contraindre les citoyens à se soumettre à sa logique.
    Il faut donc d’entrée présenter un candidat qui annonce la priorité inverse :
    Rendre aux citoyens leur dignité républicaine !

    Nous n’avons qu’été pris de vitesse en 2017 par un tribun ayant intitulé « France Insoumise » son appareil de promotion personnelle, (le virtuel aidant…)…

    il aurait fallu " anticiper", car nous étions prévenus tant par son passé « socialiste » que par son sulfureux passage au PG…

    Mais pourquoi donc sommes-nous si longs à la détente ?
    Il était déjà bien tard quand le Conseil National a voté, et carrément trop tard quand les adhérents ont été consultés :
    Il ne leur restait plus qu’à s’aligner derrière le seul « leader promettant la fin du Pouvoir personnel » !

    Chacun a donc répondu personnellement, par “devoir de résistance sans grand choix”…mais…JUSTEMENT :

    Les adhérents veulent-il être de nouveau mis dans cette situation d’avoir peur de participer à l’échec de la seule alternative présente en temps et en heure au “combat constituant” !
    Non, j’espère !

    Donc, il faut donc dès à présent trouver Notre leader promettant la fin de cette perversité constitutionnelle et dont les comportements en matière de respect des citoyens confirment qu’il n’est pas un pur produit du système monarchique confisquant leur dignité républicaine.

    Jacques Duclos en fut le modèle hélas peu étudié dans nos réflexions : avons-nous un héros fiable aujourd’hui pour garantir son engagement total contre “le pouvoir personnel et le carriérisme” ?

    M’est avis qu’il faudra le trouver vite, parmi les générations militantes aujourd’hui engagées “physiquement” dans le front social actuel, au train où vont les choses !
  • a pris position favorable 2018-04-20 18:46:50 +0200
  • a commenté 2018-04-02 09:40:26 +0200
    Je ne crois pas que la question doive être posée en terme “d’avoir avalé des couleuvres de la direction nationale”. Je n’ai pas rencontré de communistes qui se faisaient des illusions sur l’individu Mélenchon. Tous se posaient des questions sur la meilleure stratégie de rassemblement des gens pour une autre politique. Lorsqu’on discute avec eux c’est ce qu’ils veulent. Nous n’avons pas choisi de nous effacer devant la France Insoumise, pour autant. La question est importante, loin de se poser de manière figée. Il nous faut être attentifs, attentives à tout ce qui bouge. Etre utiles pour être reconnus comme utiles.
  • a pris position important 2018-04-02 09:40:26 +0200
  • a commenté 2018-03-11 16:46:52 +0100
    Bonjour Philippe,

    Je crois que tu inverses les évènements et donc les responsabilités que je ne transforme pas en culpabilité.

    Le Conseil National a voté à une courte majorité le refus de soutenir JLM

    Ce sont les adhérent-e-s communistes appelé-e-s ensuite à s’exprimer pour ceux et celles à jour de leurs cotisations qui ont voté à 55% pour le soutien à la candidature de JLM.

    Personnellement je n’ai pas été surpris par ces votes qui correspondaient bien à la situation dans ma section.

    Par contre, je n’ai pas du tout compris le choix de Pierre Laurent, notre secrétaire national, exprimé la veille du CN, parce que je n’ai pas eu connaissance de ses motivations exactes.
  • a commenté 2018-03-06 19:39:46 +0100
    Même si je ne digère pas le “radeau de la méduse” ou les “tambouilles avec les coco”… je pense qu’il faudra avoir une discussion claire avec d’éventuels partenaires mais ce n’est pas ce qui nous fera sortir de cette impasse et cela ne nous rendra pas pour autant plus appréciés.

    Selon moi, nous devons continuer à défendre les unions mais sur des bases, des programmes partagés au moins sur des lignes importantes.

    Ce qui nous a touché ce n’est pas à mon avis de s’être associé de près ou de loin avec LFI et JML, mais de ne pas avoir parler plus clairement de nos revendications de notre aspiration à changer de société à abolir le capitalisme (et non pas le dépasser).

    Nous devons défendre clairement un programme révolutionnaire d’origine Marxiste (avec les évolutions de la société d’aujourd’hui).

    Nous devons marquer nos différences et désaccords. Une union ce n’est pas effacer les points de désaccords mais bien de les identifier les revendiquer sans en faire des points de cassures. C’est aussi comme cela que les gens pourront comprendre que nous ne sommes ni des socialistes ni des gens de LFI ou autres organisations politiques même si nous pouvons les rejoindre sur certains sujets.

    C’est comme cela que nous redeviendrons lisible et visible. Pas en faisant un procès chez nous et chez d’autres organisations politiques.
  • a commenté 2018-03-04 10:14:09 +0100
    Georges Thin a commenté
    La présidentielle est une élection particulièrement perverse et nous le savons. D’où l’importance que je partage d’examiner l’attitude que nous devrons avoir. L’importance aussi de rappeler que déjà en 2012… la candidature Mélenchon avait posé problème, entre autres compte tenu de son positionnement pour un “front de gauche”à sa botte et “à gauche de la gauche” et non pas rassembleur. En 2012, les communistes dans leur majorité ont certes adoubé la& candidature – malgré des résistances et des positionnements plus profonds favorables à une candidature Chassaigne parlant rassemblement à gauche. Mais sous la houlette de Mélenchon, nous sommes tombés dès le soir du premier tour au degré zéro de la politique dans une campagne minable pour “chasser Sarko” Quel objectif enthousiasmant! Avec la catastrophe aux législatives à la clé.
    En 2017, Mélenchon avait annoncé la couleur: plomber le PC comme les autres partis. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Sa candidature n’a été soutenue que par une minorité de communistes. Dommage, tout cela qui nous fait perdre beaucoup de temps.
  • a commenté 2018-03-04 10:07:50 +0100
    La présidentielle est une élection particulièrement perverse et nous le savons. D’où l’importance que je partage d’examiner l’attitude que nous devrons avoir. L’importance aussi de rappeler que déjà en 2012… la candidature Mélenchon avait posé problème, entre autres compte tenu de son positionnement pour un “front de gauche”à sa botte et “à gauche de la gauche” et non pas rassembleur. En 2012, les communistes dans leur majorité ont certes adoubé la& candidature – malgré des résistances et des positionnements plus profonds favorables à une candidature Chassaigne parlant rassemblement à gauche. Mais sous la
  • a commenté 2018-03-04 10:07:50 +0100
    La présidentielle est une élection particulièrement perverse et nous le savons. D’où l’importance que je partage d’examiner l’attitude que nous devrons avoir. L’importance aussi de rappeler que déjà en 2012… la candidature Mélenchon avait posé problème, entre autres compte tenu de son positionnement pour un “front de gauche”à sa botte et “à gauche de la gauche” et non pas rassembleur. En 2012, les communistes dans leur majorité ont certes adoubé la& candidature – malgré des résistances et des positionnements plus profonds favorables à une candidature Chassaigne parlant rassemblement à gauche. Mais sous la
  • a commenté 2018-03-04 10:07:49 +0100
    La présidentielle est une élection particulièrement perverse et nous le savons. D’où l’importance que je partage d’examiner l’attitude que nous devrons avoir. L’importance aussi de rappeler que déjà en 2012… la candidature Mélenchon avait posé problème, entre autres compte tenu de son positionnement pour un “front de gauche”à sa botte et “à gauche de la gauche” et non pas rassembleur. En 2012, les communistes dans leur majorité ont certes adoubé la& candidature – malgré des résistances et des positionnements plus profonds favorables à une candidature Chassaigne parlant rassemblement à gauche. Mais sous la
  • a publié dans Conception et rôle de nos directions 2018-02-28 17:15:50 +0100