Amendements
Pour un Parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire - Congrès PCF

introduction aux transformations du Parti
Contributeurs :

en lieu et place de l'introduction de la partie 6 : p20 ligne 22 à 49 et p21 lignes 1 à 26 Il y a une confusion qui doit d'être clarifiée : nous devons mieux le Parti de l'initiative communiste et pas uniquement celui de la parole communiste. Sébastien Laborde, Emilie LEcrocq Le communisme est le mouvement réel qui abolit l’ordre existant. Les prémisses de ce mouvement existent dans la société “. Pour donner chair à cette ambition, il nous faut une organisation de proximité, à l’écoute de ces prémisses : de Etat et l’évolution des consciences comme de ces nouvelles aspirations émancipatrices. Il nous faut un parti dont le rôle est d’identifier au cœur du combat de classe les obstacles et les leviers pour le changement réel. Il y a besoin d’un parti révolutionnaire, un Parti qui se fixe comme objectif la maîtrise des enjeux, des rapports de force dans la société par le plus grand nombre; un parti qui contribue à ouvrir des perspectives politiques de changement réel, de transformation de la société. Il doit pour cela s’organiser dans la durée pour développer en son sein le travail d’analyse et d’élaboration politique, théorique et d’échanges nécessaires. Il doit s'organiser dans la proximité, le lieu de vie et le lieu de travail en mettant au cœur de tous les processus de construction politique, la démocratie directe, l'élaboration et l’initiative politique. Il ne s’agit donc pas d’être à l’avant garde ou à la remorque du mouvement social, des luttes, mais de construire dans la société actuelle les conditions du changement de société en faisant de la démocratie le but et le moyen de notre action et du changement. C'est sur cela que nous avons échoué par le passé, et c'est cela que doivent permettre aujourd'hui les transformations de notre Parti. Cela implique de travailler à l’élévation des savoirs, du niveau de conscience, comme au rassemblement autour d’aspirations communes et de propositions qui répondent au mouvement des luttes émancipatrices. Pour rendre notre parti plus utile pour ce combat et en prenant en compte la situation politique non stabilisée dans laquelle nous sommes, nous devons franchir un cap quantitatif et qualitatif. En partant des avancées théoriques déja en notre possession, nous devons travailler à la maîtrise par un grand nombre d’adhérents des propositions du PCF afin qu’ils puissent se lier à la réflexion collective, à la traduction populaire de nos propositions afin qu'elles soient largement mise en débat la société. Parti de proximité, nous devons partir des préoccupations des habitants, des salariés afin de relier dans la durée ces campagnes locales aux grandes campagnes nationales pour le partage des pouvoirs, des savoirs et des avoirs. Une grande campagne sur le coût du Capital, l’utilisation de l’argent, qui pose la question de qui décide, devra s’inscrire dans la durée et s’appuyer sur les nombreuses luttes qui émergent aujourd’hui, qu’elles soient à notre initiative ou non. Sur le travail, le développement des services publics, de nouveaux modes de développement, la lutte contre toutes les dominations, nous devons prendre notre place afin de montrer que, sans illusion et utopisme, d’autres choix sont possible. Cela implique de transformer l’outil indispensable qu’est le Parti communiste. Il s'agit de partir de notre état d’organisation, et de poursuivre deux objectifs qui doivent guider notre réflexion. Nous devons libérer l’initiative communiste localement et en direction des salariés sur les lieux de travail et en même temps travailler à une cohérence d’ensemble de nos initiatives guidée par une stratégie politique claire et lisible. A moyen terme, nous visons le rassemblement du monde du travail et de la création pour l’alternative à Macron et aux politiques d’austérité et à l’échelle d’une vie humaine le dépassement du Capitalisme et de ses contradictions qui conduisent l’humanité à des catastrophes. Nous devons donc ouvrir jusqu’à notre prochain congrès une phase d’analyse et expérimentation en prenant appui sur ce qui marche en terme de mobilisations populaires, d’organisation des communistes et de prises d’initiatives. Il ne s’agit pas d’opposer pratiques anciennes et nouvelles mais de réinventer la politique et d’ouvrir dans la société des espaces démocratiques de réflexion, d’analyse et d’élaboration politique pour la mise en mouvement populaire. Cela concerne l’organisation des communistes sur les lieux de travail, et localement, la mise à disposition d’outils d’éducation populaire, d’information et de formation des adhérents afin de permettre à chacun et chacune de comprendre et d’agir, et enfin de mener la réflexion sur les lieux pertinents de souveraineté des communistes pour la mise en mouvement et le rôle des directions, nationale, fédérales et des sections. Cela implique enfin d’engager une grande campagne de renforcement de notre Parti en direction de la jeunesse et des salariés. Plus que le parti de la parole communiste, nous voulons et devons être le parti de l’initiative communiste.

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