Nouveaux modèles d'organisation - Congrès PCF

le parti dans les entreprises : rien que des avantages pour peu qu'on sache innover sur les formes
Contributeurs :

Recreer le lien du parti aux entreprises me semble primordial et tres avantageux : -afin de savoir ce qui s'y passe -afin d elaborer, sur la base de la reflexion collective des camarades salariés, groupés par bassin d'emploi, filiere etc..un projet "travail" reellement ancré dans la réalité (les camarades PCF syndiqués s'accordent dans leur grande majorité a dire que notre projet est vraiment hors sol) Nous avons completement deserté les entreprises et cela se ressent. Comment expliquer qu'alors que notre discours est parfois aussi superposable a ce qu'on entend en rapport d'introduction de congres de la CGT, seul 7% des syndiqués CGT votent PCF? Reinvestir d'une façon ou d'une autre le domaine des entreprises nous permet de faire d'une pierre un deuxieme coup : nous souhaitons nous adresser aux classes populaires. Or les classes populaires en mouvement (les plus immediatement mobilisables) sont dans les entreprises, syndiqués pour certains. Allons aux portes des entreprises et nous rencontrerons les quartiers qui veulent que ça change, ceux qui relevent la tete...Et qui peuvent faire le relais apres chez eux, dans leur famille. Concernant l'organisation que cela doit prendre, evidemment il peut etre compliqué aujourd'hui de considerer s'organiser comme il y a 40 ans, pour des question d'effectif evidente et aussi pour ne pas exposer le camarades salariés dans leur boite. Mais d'autres formes sont possibles et efficaces: reunion interentreprise, en bassin d'emploi ou par filiere pour nous pemettre de construire des projets communistes pertinents integrant verticalement des activités d'un meme secteur, en lien avec les sections locales pour relais et distribution de tract adhoc devant les entreprises, etc. l'entreprise est enfin un excellent espace pour le debat politique : -les salariés peuvent discuter entre eux 8 a 10h par jour, jamais ailleurs dans la cité cette concentration n'a lieu. -en lien avec les orga syndicales pas trop hostiles il est aussi possible de proposer des reunions (entre midi et deux) aux salariés sur des sujets transverses "securité sociale/ retraites/ code du travail" ou certains de nos camarades fort opportunément "economistes aterres" , "medecin" , "inspecteur du travail" peuvent intervenir en binome avec un syndicaliste. -et enfin cela permet pour nos militants en charge familiale d'avoir une action militante (reflexion collective, redaction de tract pour relais aux sections locales..etc) sur le temps de travail et non sur le temps familial... bref , rien que des avantages!

Les commentaires

  • a commenté 2018-08-12 02:57:41 +0200
    Je suis d’accord sur le principe du redéploiement du Parti au plus près du réel. Dans ma commune (Mérignac 33700), il y a 50000 actifs (seconde commune de l’ex. région Aquitaine) et nous sommes organisés en une seule section communale (plus de 50 camarades sont à jour de cotisation – un total de 70 si on ajoute les non à jours mais qui fréquentent encore nos activités). Seulement, notre section est vieillissante et à 47 ans je suis un des plus jeunes… Par le passé, il y avait des cellules soit de quartiers, soit d’entreprises (importance de l’aéronautique Dassault etc.). Les cellules ont disparu souvent parce qu’ils n’y avait plus grand monde mais aussi parce que ce fut décidé en haut lieu… Le congrès de Martigues en 2000 a entériné cette logique. Cela a renforcé la dé-liaison du Parti avec l’entreprise, que les contacts ponctuels pour appuyer une action syndicale ne suffisent pas pour assurer une continuité. Comment y revenir ? Il faut d’abord une volonté affirmé au Congrès. Tous les textes qui seront soumis à notre vote n’en font pas une priorité… Ensuite, il faudra les faire vivre, on ne construit pas une cellule ou une structure par magie. Le mieux dans un premier temps n’est-il pas de déléguer à des camarades qui ont des liens professionnels ou personnels la mission de mettre en place au moins une relation de type “réseaux” même informelle au départ, en utilisant les avantages du numérique et en programmant des réunions régulières (quitte à faire venir des retraités) sur une ou deux grandes entreprises cibles (établir un carnet d’adresses). Cela nécessitera des animateurs une connaissance de l’entreprise et une certaine modestie car implanter quelque chose est toujours difficile. Nos actions sont d’autant plus crédibles que nous maitrisons le sujet et que nous nous efforçons de mettre à disposition de toutes et de tous nos moyens (communication, location de salle de réunion etc). C’est plus difficile que de rester dans nos sections sur des actions en direction des habitants. Mais les lieux de travail sont des lieux de la politique et quand ils ne le sont pas c’est une carence pour la démocratie, ils doivent le redevenir. Cette question pour moi doit être l’une de nos priorités, si nous voulons continuer à faire vivre et renforcer le PCF sur des bases marxistes.
  • a pris position favorable 2018-08-12 02:57:41 +0200
  • a publié dans Nouveaux modèles d'organisation 2018-03-24 20:15:48 +0100