Nouveaux modèles d'organisation - Congrès PCF

Comment donner force et efficacité à notre action militante?
Contributeurs :

Le Parti communiste dispose, encore, d’une capacité d’action importante. En effet quel parti peut produire autant d’« initiatives individuelles et collectives » au niveau local ? Quel parti est encore aujourd’hui capable de mener autant d'actions de solidarités concrètes dans toute la France ? A ceci nous pourrions ajouter le travail de nos élu-es, en matière sociale et écologique. Et ceci tout au long de l'année. Pourtant, toutes ces initiatives manquent souvent de visibilité. Comment leur donner force et efficacité ?

 

Nous devons réfléchir à comment déployer, avec force, notre potentiel militant en permettant à chaque adhérent·e de travailler, de s’engager à partir de ses combats, ses centres intérêts en développant une démarche horizontale.

 

Dans le même temps, nous devons aussi, nous interroger sur les modes d’organisation pour donner une cohérence et une visibilité nationale à notre action militante, et pour permettre à chaque adhérent·e de participer au choix collectif.

 

Le sociologue Julian Mischi, écrit : « Le PCF est devenu l'un des partis de France les moins centralisés ». Si nous sommes d’accord avec cette affirmation, quelles conclusions en tirons-nous pour mener nos actions avec plus d’efficacité et de cohérence ?

 

Lucien Sève disait la « centralité prémunit contre la verticalité ». Si nous sommes d’accord avec cette phrase, quelles conséquences dans notre mode d’organisation ?

 

 

Les commentaires

  • a commenté 2017-12-13 13:51:37 +0100
    lA POLITIQUE MACRON se conjuque à tousles nicveau de la société . Mais sa racine ou la tête c’est le capital . Ya t’il un seul camarade qui croit que nus allons gagner sur des problèmes tel l’école , l’APL la suppression des emplois aidés etc dans nos sections . Notre visibilité n’est pas une fin en soi , c’est gagner l’objectif . Peux t’on croire que l’on va faire revenir sur l’APL en signant dans une section des BDR par exemple . Nous avons besoin pour être réellement visible de camapgne nationale tous en même temps sur le même sujet . Il faut absolument arrêter de partir en ordre dispersé . Cela dit les problèmes purement locaux ne manquent pas . La suppression de la taxe d’habitation en est un car chaque commune n’a pas les mêmes taux etc etc Les problèmes liés à la vetusté des écoles a une grande importance à Marseille , j’espère beaucoup moindre ailleurs !
  • a commenté 2017-12-10 07:47:59 +0100
    centralité ok, mais qui est au centre ? l’adhérent me direz-vous. Il s’agit alors plus que de centralité, de parler de concentralité(s), voire de concentricité(s).
  • a pris position important 2017-12-10 07:47:59 +0100
  • a pris position favorable 2017-12-10 07:47:59 +0100
  • a commenté 2017-12-08 23:29:25 +0100
    important
  • a pris position important 2017-12-08 23:29:25 +0100
  • a commenté 2017-12-08 16:07:54 +0100
    favorable
  • a pris position favorable 2017-12-08 16:07:54 +0100
  • a commenté 2017-12-07 12:48:45 +0100
    Cette question de la centralité me parait très importante. Il faut bien sûr la concilier avec la liberté pour chaque structure du parti d’avoir une activité propre. Mais sans centralité, on perd en efficacité et cela peut être décourageant. Prenons le cas d’une campagne avec une pétition : c’est souvent décourageant car on en fait signer mais on ne sait pas ou on est au niveau national, quelle suite est donnée, etc… Avoir une vraie animation nationale avec des bilans réguliers du nombre de signatures permet la motivation des militants, d’avoir du poids si le nombre de signatures est significatif. On pourrait par exemple avoir une vraie campagne centralisée sur le pouvoir d’achat, en se fixant un objectif modeste par rapport à notre projet global, mais qui apparaitrait comme atteignable et nécessaire pour la plupart des gens et serait un vrai plus pour la vie quotidienne de millions de Français : une augmentation immédiate de 100 euros du SMIC, des minimas sociaux et des petites retraites. Une campagne de pétition sur ce point ou nous nous fixerions un objectif ambitieux de nombres de signatures d’au moins un million voir plus me parait réalisable, si il y a animation nationale, avec des objectifs par fédérations, sections et avec des bilans réguliers. J’insiste sur le fait que cela ne voudrait pas dire que nous pensons qu’une augmentation de seulement 100 euros serait suffisante, mais il faut se fixer des objectifs intermédiaires permettant de faire bouger les rapports de force.
  • a pris position important 2017-12-07 12:48:45 +0100
  • a pris position favorable 2017-12-07 12:48:45 +0100
  • a commenté 2017-12-05 16:24:50 +0100
    c
  • a pris position favorable 2017-12-05 16:24:50 +0100
  • a commenté 2017-12-04 17:59:11 +0100
    Il est essentiel de se reconnecter avec les travailleurs et donc de changer nos pratiques.
    Inviter des personnes lambda a un discours n’attirera que des vieux qui ne connaissent aucune autre forme d’organisation. Il est temps de se rendre compte que les nouvelles générations sont tout aussi militantes que les anciennes. Simplement elles se mobilisent dans des espaces où elles cherche à recréer une conscience collective. Le Parti Communiste a la responsabilité d’offrir se genre d’espace avec en bonus les outils pour créer une CONSCIENCE DE CLASSE.

    Il faut pas se leurrer l’adhésion à un discours ne se fait que par l’adéquation à un imaginaire collectif. Si la culture dont est imprégnée notre audience est capitaliste, alors seul un discours social-démocrate les interpellera. Il est là le dilemme dans lequel se place le PCF depuis 40 ans. Et depuis 40 ans il ne se démène entre volonté communiste et discours social-démocrate pour attirer les sympathisants. Résultat il perd en clarté. Aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon incarne le discours social-démocrate beaucoup mieux que nous et nous prend donc nos sympathisants. Certains le voient comme un obstacle, moi je le vois comme une opportunité, un service qu’il nous rend.

    Grâce à lui, pour moi, le chemin communiste redevient clair, nous devons d’abord travailler à recréer une conscience de classe et ensuite mener nos campagnes à partir de ce qui en émergera.

    Conséquences pour nos pratiques: Il y en a marre des conférences interminables dans lesquelles 90% du tps de parole est donné à des élus et la salle ne peut que les interpeller. Il est temps de revenir à des ateliers d’éducation populaire où tout le monde à égal confronte ses expériences de vie. Elus ou pas élus, les 2 en ressortiront grandis. Sur le contact avec les gens sur l’espace public, on n’est pas obligé de toujours être là pour distribuer des Tracts qui seront lus par une minorité. A l’heure ou l’information submerge tout le monde, ce qu’attendent les gens c’est de créer leur propre information avec nous. Quels sont les meilleurs moments d’une distribution de tracts par exemple? Le moment où quelqu’un s’arrête et débat. Alors pourquoi ne pas aller directement à ce moment là? Interpeller les gens avec une grande pancarte disant “Avez-vous réussit ou êtes-vous rien?” et être une 6zaine de militants disponibles pour discuter autour d’un jus de fruit par exemple.

    Beaucoup d’autres formes d’interpellations et de construction politique existent et sont pratiquées tous les jours par des jeunes mobilisés dans des collectifs éphémères qui galèrent par manque de moyens ou de locaux. Le parti a tout ça. Il ne lui manque plus que la volonté de changer ces pratiques, et organiser de la formation pour les mettre en application. Et tout ça n’a pas besoin d’être hyper horizontal, avec des outils numériques adaptés, toute la démarche peut s’inscrire dans une recherche-action engagée sur le long terme.
  • a pris position important 2017-12-04 17:59:11 +0100