Notre démarche stratégique de transformation et de rassemblement, sur la base d'un bilan de la période écoulée et des enjeux de la période nouvelle - Congrès PCF

Nous vous l'avions dit, et nous n'avons pas été entendus !
Contributeurs :

C'est pour cette raison qu'un des points essentiels que nous devons affronter lors de ce 38ème congrès du Parti Communiste, pour qu'il soit extraordinaire, c'est que tous les communistes s'interrogent et fassent le bilan de nombreuses années de fonctionnement (ce qui n'a jamais été fait en profondeur), sur sa stratégie passée et actuelle depuis le Congrès de Martigues (2000).

Il s'agit d'en tirer des leçons afin de décider du contenu de la prochaine base commune qui doit être très ouverte prenant en compte les propositions de la base.

Un constat s'impose: le PC ne parvient plus à représenter une alternative aux problèmes que rencontrent les couches populaires.

Au fil des années et des choix politiques impulsés par les directions successives, j'ai vu les résultats électoraux fondre comme neige au soleil, beaucoup de camarades militants nous quitter et le PC s"affaiblir régulièrement jusqu'à son presque effacement aujourd'hui!

Nous avons dans notre Fédération, dans nos sections du biterrois, tiré pendant de nombreuses années la sonnette d'alarme sans aucun résultat!

J'ai assisté, en total désaccord, à la perte d'identité de notre Parti, de sa conscience de classe, de ses fondamentaux marxistes devant nous amener vers la "société socialiste" à la française qui avait motivé notre engagement depuis plus de 40 ans pour devenir une force d'appoint, d'accompagnement des partis sociaux démocrates, défendant une idéologie capitaliste (Union de la Gauche, Gauche plurielle, CUALS, Front de Gauche, Robert Hue, ex secrétaire du PC étant aujourd'hui adhérent à la République en Marche!!!) A méditer!

En 2012 et 2017, le PC n' aura plus de candidat communiste aux élections présidentielles, c'est le renoncement total avec une stratégie plus que discutable pour les élections législatives face à J. L. Mélenchon, qui oeuvre à notre disparition.

Le peuple est orphelin du PC révolutionnaire et il est frappant, dans la période que nous vivons, d'attaques sans précédent de tous nos services publics, créés à l'époque de la Libération par des ministres communistes qu'il faut décider d'une rupture avec le système capitaliste, qui conduit notre pays à la ruine, à la désespérance, et au développement des idées d'extrème-droite.

Jaurés disait: " Pour qu'il y ait lutte de classe, il faut que les salariés espèrent l'avènement d'une société nouvelle." Le moment est arrivé.

Le PC doit revenir ce qu'il était: Un parti révolutionnaire avec des communistes unis sur un projet de rupture avec le système capitaliste clairement énoncé, en finir avec l'exploitation, se saisir de tous les leviers économiques productifs, préserver notre bien commun la planète et bien d'autres choses pour construire cette " société socialiste"!

Camarades, il faut réagir, il y a le feu à la maison!!

Les commentaires

  • a commenté 2018-04-12 12:02:23 +0200
    Oui, “favorable”, mais “critique”…Car, cessons de nous auto-flageller, cessons de proclamer qu’une fraction d’entre “nous” avait raison et que c’est “la faute aux autres si”, etc…!

    La disparition du mot “communiste” de la surface médiatique planétaire n’est que le reflet du fameux “oui, il y avait bien une lutte des classes, mais c’est nous autres les milliardaires qui l’avons gagnée”, lancé à la figure des peuples en butte aux drames de “la crise planétaire”…

    Ce n’est pas en rabâchant le mot “communisme” comme d’autres hurlent le cri de la mort “all at Snack Bar”, qu’on reprendra la main !

    “ON” ? oui, décidons de voir enfin qui nous sommes, car qui sommes-nous si non “le peuple” ?

    Alors c’est bien en tenant bon la présence partout d’un “PCF vaille que vaille”, que nous devons dépasser les frontières idéologiques non fondées , tout en aidant tout un chacun à bien repérer “l’enjeu de classe”, jamais aussi crucial qu’au stade actuel des contradictions “systémiques” ! Alors, oui, il fallait un parti qui s’il n’existait pas aurait dû être inventé…
    Il “disparaît” ? réinventons -le avec le plus large des rassemblements nécessaires ! Soyons communistes rassembleurs !
  • a pris position favorable 2018-04-12 12:02:22 +0200
  • a commenté 2018-04-02 11:28:48 +0200
    Oui, Viviane
    Re-tissons la révolution
    En trame et chaîne
    au quotidien !
    Autrement dit, je dessinais les mêmes élans
    avec CROQUIS EN STRATÉGIE situé dans le même Chantier Stratégie.
  • a pris position favorable 2018-04-02 11:28:47 +0200
  • a commenté 2018-03-31 23:46:13 +0200
    Je souscrit a cette analyse
  • a pris position important 2018-03-31 23:46:12 +0200
  • a pris position favorable 2018-03-31 23:46:11 +0200
  • a commenté 2018-03-30 10:30:22 +0200
    OUI, Viviane, oui !

    J’aurai juste changer le titre de ta contribution, un peu contemplatif, qui me rappelle trop les lendemains de manif, quand l’UNSA te dit : “Je vous l’avais dit qu’on ne serez pas nombreux à manifester…” ;-))
    Cela dit, le contenu de ton message est clair, marqué de lucidité et aussi enthousiasmant.

    Beaucoup de nos camarades (dirigeants surtout, peut-être) ont du mal encore à entendre cette critique. Il n’y a qu’à voir comment le feu aux poudres a été mis quand Bernard Friot a relaté comme toi, au Forum Marx il y a quelque temps, “la dérive sociale-démocrate” de notre parti… critique prise sur l"instant comme la pire des insultes…

    Pour ajouter à ton enthousiasme et y mettre peut-être en plus de l’optimisme…
    Je reste persuader aujourd’hui que nous avons un boulevard qui nous attend…
    Je ne dis pas qu’il est simple à emprunter, mais je dis qu’il y a un boulevard devant nous, tant les circonstances sont réunies :

    - La crise de la condition humaine, la crise écologique sont flagrantes et bouleversent une grande majorité de la planète…

    En réponses :

    - La droite, je ne sais plus bien qui c’est…

    - La gauche sociale-démocrate non plus…

    - LREM est calée au centre pour fédérer autour d’elle, finir de démolir les conquis communistes, et mener à bien le projet capitaliste, dans ce qu’il a de nouveau peut-être (la sortie de l’emploi par le bas avec l’auto-entreprenariat comme statut du travailleur ; le revenu de base comme assurance, mais qui ne t’exonère pas d’aller te battre sur le nouveau marché du travail ; le CPA, directement lié à tes performances sur ce dernier, pour construire ton petit pécule de retraite) ; bref, la nouvelle jungle dans laquelle, proie, tu te sens libre…

    - L’extrême gauche peut susciter de la compassion, du respect… mais n’est pas en mesure de redonner envie et espoir…

    - FI, essentiellement de par les qualités de tribun “de son chef”, a su remobiliser récemment. Mais JLM et ses compagnons de route, clivent par leurs paroles… L’idée de 6e république plait, mais avoir le pouvoir politique “trop vite” quand la société n’est pas prête sur le plan économique, peut inquiéter… Et puis le programme ne remet pas profondément en cause les institutions du capitalisme (régime de propriété – statut du travailleur – financement de l’investissement) : le profit on le taxe, mais il reste là – le crédit, on le rend public mais ça reste du crédit – on y parle d’emploi, et donc d’employeurs – on y parle d’impôts, mais peu de cotisations – etc.
    Révolution numérique, révolution fiscale, révolution écologique, … mais jamais la révolution tout court, c’est-à-dire s’attaquer au capitalisme là où il est : dans son pouvoir sur le travail.
    Cette faiblesse ou ce manque d’ambition de changer la société en profondeur en changeant le travail, a d’ailleurs été mise en évidence lorsque JLM, à qui l’on demandait ce qu’il pensait des idées de revenus universels, répondit : “Il y en a de plein de versions… la seule sérieuse, pleine, qui tient la route, et qui soit enthousiasmante, est celle de Bernard Friot ; mais il faut socialiser tout le PIB et je ne sais pas encore faire…”
    À travers mon poste de télévision, je lui répondais : “Normal, Jean-Luc, tu n’es pas communiste.”


    > Seul le parti communiste, comme tu le soulignes, parce que c’est son histoire, sa raison d’être, de par ce qu’il a déjà semé sous nos pieds comme institutions du travail, alternatives au capitalisme (le régime général de la Sécu et le statut du fonctionnaire), est grandement capable de ré-insuffler un vent d’optimisme, d’enthousiasme et d’espoir chez tout le monde…. et je suis certain qu’une belle majorité de gens, serait prête à s’embarquer avec lui dans l’aventure… confiante et heureuse.

    “Du passé ne faisons pas table rase”, mais au contraire éclairons les tremplins existants et servons-nous en !
    “Qu’il fera bon vivre demain” n’est plus une utopie quand on prend conscience que la révolution a déjà commencé !

    Stéphan.

    P.C. :
    Hier matin sur BFM TV, Martinez (CGT) a lancé : “Mettons tout le monde au statut de cheminot et tout ira bien !”
    Oui Philippe, oui !!!
    Enfin !
    Oui, oui !
    Ce qu’il y a de meilleur, réservé à certains, étendu à tout le monde !!!
    Exactement ! C’est ça, le progrès social !

    Bon… il peut encore un peu avancer le Phiphi…
    L’autre jour je l’ai entendu dire “L’emploi à vie devrait être la normalité”.
    Il change “emploi” en “salaire” et ce sera parfait ! ;-))