La formation des communistes - Congrès PCF

Formation marxiste
Contributeurs :

Pour moi, être communiste, c’est un engagement, c’est une façon de se comporter dans la vie publique et dans la vie privée, cela implique d’avoir un idéal, l’Idéal communiste. C’est pourquoi la formation est très importante.

Partant du principe que jamais rien n’est jamais acquis, tant au niveau politique que dans la tête des gens, on ne doit jamais oublier que la vie sociale et politique est une lutte permanente. C’est pourquoi la formation des militants est indispensable, primordiale.

En quoi consiste cette formation ?

1°) étudier les textes de base : - MARX, LENINE.

                                              - THOREZ, COGNIOT, ARAGON, …

                                              - tous les textes, témoignages des Résistants : BONTE, OUZOULIAS, … 

2°) étudier l’Histoire de France

                   l’Histoire de l’URSS

                   les grands mouvements et les grandes dates :

                             * les Jacqueries, 1789, 1830, 1845, la Commune de Paris 1871,

                             * 1936

                             * Seconde Guerre mondiale, CNR, 1945, 1968

Cette formation permet au quotidien d’avoir les armes pour comprendre, réagir, comprendre et agir en fonction des situations auxquelles nous sommes confronter, avec , toujours en tête, la nécessité d’agir pour le bien de tous. En cela nous montrons ce qu’est un communiste et ce qu’est le Communisme.

Qu’on se rappelle, dans les geôles fascistes, dans les camps de prisonniers de guerre, dans les camps de concentrations, seuls les communistes ont pu organiser la lutte, la résistance, apporter le soutien moral aux autres, leur permettant de survivre, de réagir. Et pourquoi ? Parce qu’ils avaient l’Idéal Communiste, parce qu’ils étaient communistes.

J’entends aussi l’idée selon laquelle on devrait redéfinir le Communisme à l’aide des communistes et de non-communistes. Pour moi, c’est non ! C’est à nous de traiter du Communisme. Nous devons amener les gens sur nos propositions. Rappelons-nous Aragon qui, avant, après, mais aussi pendant la guerre, a lutté avec acharnement pour réunir autour du Parti des artistes aux horizons différents. Cette lutte opiniâtre qui a donné ses fruits, a permis d’avoir dans et près du Parti, dans ses rangs et ses actions,, les noms des plus prestigieux (de l’époque, et d’aujourd’hui encore) de la Littérature, de la Peinture, de la Musique, de la Poésie, du Monde scientifique, … Force est de constater qu’aujourd’hui ce n’est plus le cas, et ce, depuis pas mal de temps.

Retrouvons la fierté d’être communiste, possesseur fier de notre passé, de nos grandes personnalités qui ont marqué l’Histoire. Rendons également aux travailleurs la fierté de l’être.

Pour être plus audible, il faut redéfinir le terme de Prolétariat. Pour moi, c’est l’ensemble des femmes et des hommes qui vendent leur force de travail contre un salaire, que ce soit un travail manuel, intellectuel. Ceci dit, cette distinction devrait tendre plutôt à disparaître, car un ouvrier, un employé du tertiaire ne sont pas des machines, mais utilisent aussi leurs facultés intellectuelles. C’est pourquoi, il faut redéfinir le terme de Prolétariat pour que la population puisse prendre en main la Dictature du Prolétariat.

Les commentaires

  • a commenté 2018-05-25 08:08:54 +0200
    #René Rispoli

    “Cela ne répond pas aux préoccupations du temps présent: le communisme c’est le mouvement perpétuel des choses, par un retranchement ni historique, ni idéologique”. ?

    On ne répond pas aux “préoccupation du temps présent: le communisme, le mouvement (perpetuel ou pas…) des choses” si on ne sait pas quelles sont les forces, ou la force qui l’expliquent…

    Quitte à prendre appui sur l’idéologie allemande, ne tronquons pas un peu trop tôt le texte… C’est ce qu’on fait depuis la mutation des années 90. On voit où cela mène.

    Nous devrions au moins reconnaitre à cette contribution qu’elle renvoie à ce souci d’examiner cette force en posant la question de la définition du prolétariat…

    Nous devrions d’ailleurs remarquer que d’autres forces tentent de faire mouvement … Sans cela, il serait d’ailleurs impossible de concevoir que l’histoire des hommes est celle de la lutte des classes… Et qu’il vaut mieux ne pas faire comme si cela était anodin…
  • a commenté 2018-05-24 20:50:36 +0200
    Cela ne répond pas aux préoccupations du temps présent: le communisme c’est le mouvement perpétuel des choses, par un retranchement ni historique, ni idéologique
  • a pris position défavorable 2018-05-24 20:50:36 +0200
  • a commenté 2018-04-22 18:34:15 +0200
    Les prolétaires vendent leur force de travail, celle-ci étant l’ensemble de leurs capacités intellectuelles et physiques. Impossible de séparer le cerveau et la main semble-t-il encore aujourd’hui.

    Pour le reste “globalement d’accord” sur une formation de base “académique”, c’est à dire en appui sur les “classiques” pour leur manière d’avoir problématiser les enjeux qui nous intéressent.
    Matérialisme/Idéalisme compris…

    Bien poser un problème, c’est en partie l’avoir déjà résolu…
  • a publié dans La formation des communistes 2018-04-20 10:58:04 +0200